Le Pan Poétique Des Muses a la joie de vous annoncer la parution prochaine de l'œuvre dédiée à la créatrice romande Nicole Coppey intitulée « La poétesse Nicole Coppey : Récit de vie et de création artistique » par Mohamed Bouhouch. Nous publions ici ses première et quatrième de couverture en avant-première :
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES,« À paraître prochainement : « La poétesse Nicole Coppey : Récit de vie et de création artistique » », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 25 novembre 2025. URL :
Après avoir rendu hommage dans une précédente pièce de théâtre aux femmes méconnues qui ont marqué l’Histoire d’Haïti avec « Claire, Catherine etDéfilé : les 3 femmes les plus puissantes d’Haïti » en 2018, Éric Sauray revient cette fois-ci avec « Éloge funèbre de l’impératrice Claire Heureuse », épouse de Jean-Jacques Dessalines, premier empereur d’Haïti après l’indépendance de ce pays.
Un monologue écrit et mis en scène par le dramaturge et avocat. En incarnant Guillaume, Fabre, Nicolas Géffrard avec son éloquence et sa verve d’orateur bien trempé, dès son exorde, il a su capter l’attention de l’assistance sagement installée dans l’église Saint-Martin de Groslay dans le Val d’Oise.
En dix tableaux, Éric Sauray a brossé la vie de l’impératrice ClaireHeureuse qui, selon ses enseignements, était née sous une bonne augure, puisqu’elle a vu le jour à Léogane, la ville de naissance de la poète Anacaona, première reine d’Haïti. En outre, elle était porteuse de prénoms et de patronyme très significatifs : Marie-Claire Heureuse Félicitée Bonheur. Il nous a savamment instruits de sa vie en partant de sa naissance à sa mort en passant par ses amours, son couronnement, l’assassinat de son empereur de mari par ses pairs, sa noblesse de cœur et sa déchéance dans la dignité.
« Elle s’est endormie dans les bras de l’ange de la mort » ou encore : « Elle est plongée dans un sommeil éternel », dit-il, entre autres. Que de métaphores pour traduire ce passage de vie à trépas !
Éric Sauray a utilisé toute la richesse de langue française pour faire l’éloge de cette femme hors pair, hors série, qui a marqué l’Histoire d’Haïti.
Épouse, mère, infirmière, conseillère de son mari, diplomate née, elle avait tout pour retenir l’attention de son peuple mais elle avait fini par tomber dans l’oubli. Il a fallu l’entremise d’Éric Sauray pour faire revivre sa mémoire à travers cet « Éloge funèbre »
Il n’y a pas plus compatible que l’enceinte d’une église pour inscrire ce moment solennel. Eh oui, c’est dans l’église Saint-Martin qu’a résonné l’écho de la voix de l’orateur avec toute l’érudition qu’on lui connaît !
Aussi a-t-il convoqué les philosophes gréco-latins suivants : Épictète, Sénèque et Marc Aurèle pour définir la personnalité de Claire Heureuse qui a su bâtir sa vie sur fond de stoïcisme, d’éthique et d’altruisme.
« On ne se construit pas sans les autres », convient-il avec Sénèque.
Une vie fondée sur « dix rencontres, dix moments de séduction, dix moments de consécration, dix moments d’accomplissement ! »
Ces moments s’accordent avec :
« Dignité
Élégance
Beauté
Opiniâtreté
Raffinement
Aura
Humilité »
À cela s’ajoutent :
« Délicatesse
Finesse
Tendresse
Sagesse
Noblesse »
Autant d’attributs qui confèrent à l’impératrice : l’immortalité.
Un Éloge funèbre ponctué de citations bibliques, philosophiques et empreint d’une rhétorique digne d’une Oraison funèbre de Bossuet. Pendant une heure et demie, l’orateur debout devant son pupitre, s’est adressé à des spectateurs suspendus à ses lèvres, et touchés par les vifs instants d’émotion qui l’ont accaparé.
Maggy de Coster (texte & photographies), « Éloge funèbre de l’impératrice Claire Heureuse », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 23 octobre 2025. URL :
Pour citer ces poèmes engagés, féministes, élégiaques & illustrés
Carmen Pennarun (poèmes & photographies), « Francesca Woodman », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 23 octobre 2025. URL :
On connaissait « les œufs Bénédict » du nom de l’ inventeur de la recette à New York en 1930, nous avons maintenant « les œufs Bénédicte » au féminin proposés par la plasticienne Bénédicte Bach.
Ses œufs se déclinent sur six variations car de la naissance à la mort, les corps, avec lesquels ils ont partie liée, ne cessent de se transformer au fil d’un temps qui les fait et les défait.
Bénédicte Bach explore ces différentes métamorphoses depuis la petite fille qu’elle a été à la mère qu’elle est devenue en donnant naissance à son fils.
Pour ce faire et dans l’attente de la mise au monde de son enfant, c’est à Rome qu’elle est allée se ressourcer et qu’elle a trouvé la sérénité. Il en résulte une série de magnifiques photographies de sculptures en noir et blanc nimbées de luminescence.
Dans sa série de boîtes de Petri, l’artiste a observé l’évolution de micro-cultures, un univers en miniature où la beauté des images irradiantes de couleurs confine à celle d’une mort annoncée mais toujours joyeuse, pimentée de petits grains de folie et d’un zeste de poésie.
Car chez la femme qu’elle est devenue, la petite fille ne cesse de renaître dans un renouveau toujours recommencé qui accompagne la créatrice et qu’elle met en scène. C’est ainsi qu’on la voit donner le biberon à un immense ours en peluche. Ailleurs, son corps qu’elle photographie elle-même avec un déclenchement à retardement, devient cet obscur objet du désir, puis le temps poursuit son œuvre comme Bénédicte Bach s’adonne à la sienne.
Au-delà des images et de la magnifique vidéo qui invite à appréhender « le lait des rêves » qui se transmet de mère en fille, la plasticienne, également autrice, a rédigé un texte très intime « Egographie » qui raconte la « difficulté d’être mère », car écrit-elle, en parodiant Simone de Beauvoir « On ne naît pas mère, on le devient ».
Et c’est en faisant un pied-de-nez aux idées reçues concernant la maternité que Bénédicte Bach donne à entendre sa voix singulière et féministe dans le chœur universel des mères, le tout, bien évidemment, nimbé d’un léger et savoureux nuage de poésie !
Françoise Urban-Menninger (texte & photographies fournies), « Les œufs Bénédicte à la galerie la Pierre Large à Strasbourg », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 15 octobre 2025. URL :
Valérie ANTOINE : « La poésie est un moyen de transmission universel pour partager les messages de paix. »
Entrevue
Hanen MAROUANI — Comment définissez-vous votre cheminement d’autrice/poétesse : qu’est-ce qui vous a menée à la poésie et qu’est-ce qui vous y retient encore aujourd’hui ?
Valérie ANTOINE — Mon premier contact avec la poésie c’est le cours de français au collège. On nous a donné le goût des beaux textes. Aujourd’hui c’est un moyen d’exprimer mes sentiments ou ma vision / opinion de notre monde.
(H.M) — Y a-t-il des rencontres, littéraires ou humaines, qui ont marqué votre parcours d’écriture ?
(V.A) — Oui, lorsque j’ai rencontré mon compagnon lors d’une soirée. Il était l’un des poètes invités. C’est ma première rencontre avec la musicalité de la poésie arabe. C’est lui qui m’a poussée à écrire.
(H.M) — Quels auteurs, courants ou expériences de vie nourrissent le plus votre imaginaire poétique ?
(V.A) — Actuellement, ce sont plutôt des expériences dans mon parcours personnel mais aussi des faits d’actualité. Mais ce qui me donne le plus envie d’écrire ce sont les moments partagés avec la nature.
(H.M) —Dans votre nouveau recueil, qu’est-ce qui vous tenait le plus à cœur de transmettre, et en quoi cette œuvre représente-t-elle une étape particulière de votre chemin d’écriture ?
(V.A) — J’ai eu envie de transmettre mon regard poétique sur le monde. Lorsque je me promène dans la nature ou dans la ville, il y a toujours quelque chose, un bruit, un animal, un objet particulier, une ambiance que je trouve beaux, agréables et que j’ai envie de partager. J’ai beaucoup vécu de situations de stress et c’est encore souvent le cas maintenant, mais je veux continuer à voir le beau et le partager. La poésie est pour moi la plus belle manière de le faire.
(H.M) — Quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour ce recueil et en quoi se distingue-t-il de vos précédents ouvrages/textes ?
(V.A) — C'est mon premier recueil personnel. J’ai participé à plusieurs ouvrages collectifs sur différents thèmes.
Cet ouvrage rassemble quelques textes repris dans ces ouvrages collectifs et d’autres inédits.
Ce que je voudrais transmettre à travers ma poésie, c’est mon regard sur le monde et ce qui nous rassemble.
(H.M) — Comment souhaitez-vous que vos lecteurs reçoivent ce recueil : comme une confidence personnelle, un manifeste poétique, ou une ouverture vers l’autre ?
(V.A) — Un peu des trois… certains textes sont des confidences, d’autres des textes poétiques plus engagés, mais il y a toujours une ouverture à l’autre.
(H.M) — Quels ont été les principaux obstacles rencontrés lors de la publication de ce recueil, et comment les avez-vous surmontés ?
(V.A) — L’argent. Sans hésitation. J’ai dû attendre avant de pouvoir financer ce recueil.
(H.M) —Pensez-vous que les défis liés à la publication de la poésie renforcent, d’une certaine manière, la conviction de l’auteur dans sa démarche ?
(V.A) — Je ne sais pas, je crois que c’est plutôt décourageant. Mais ce qui me pousse, c’est vraiment cette envie de partager.
(H.M) — Dans quelle mesure l’édition indépendante ou alternative peut-elle représenter une solution pour les poètes d’aujourd’hui ?
(V.A) — Je pense que dans le monde littéraire il y a d’un côté trop d’offre de textes et un public qui se tourne de plus en plus vers le support dématérialisé, ce qui rend les éditeurs encore plus sélectifs qu’auparavant. Et il y a donc beaucoup d’auteurs qui ne sont pas édités. L’autoédition permet des petits volumes, plus accessibles, faciles à gérer par l’auteur lui-même. Le désavantage, c’est qu’on ne profite pas d’un réseau très étendu.
(H.M) —Quel rôle accordez-vous à la promotion et à la médiation culturelle (lectures publiques, réseaux sociaux, résidences) dans la diffusion de votre œuvre ?
(V.A) — Pour moi, les lectures publiques, festivals sont ma première source de transmission de mes poèmes. Je suis moins présente sur les réseaux sociaux mais je vais m’y remettre. Je n’ai pas encore fait de résidence.
(H.M) — Pouvez-vous nous dire comment est née l’idée de préparer des anthologies sur la paix et quelle en est la vision directrice ?
(V.A) — L’idée de cette anthologie est venue lors d’un voyage. Je participais avec mon collègue Valéry à un festival de poésie. Valéry est russo-ukrainien. La guerre venait de commencer et pour beaucoup c’était une déchirure, pris entre leurs deux pays. Nous est alors venue l’idée de proposer à nos amis poètes de partager un texte sur la Paix. Ils ont été près de 150 à répondre à notre appel. C’était vertigineux. Rien que de l’évoquer j’en suis émue. Notre idée était de publier les textes dans la langue d’origine et leur traduction en français, anglais ou néerlandais.
Nous avons dû y renoncer car nous avions trop de textes.
(H.M) —Quels critères guideront vos choix de textes et d’auteurs afin de donner une voix plurielle à cette thématique universelle ?
(V.A) — Le seul critère, c’est le respect de l’autre. Nous refuserons uniquement les textes trop agressifs ou discriminatoires. Nous tenons à garder une certaine nuance dans le propos.
(H.M) — Souhaitez-vous ouvrir ce projet à une dimension internationale, en intégrant des voix issues de différentes cultures et langues ?
(V.A) — C’était le cas pour la première anthologie et c’est encore le cas pour celle-ci. Les poètes viennent de différentes cultures.
(H.M) —Selon vous, quel rôle concret la poésie peut-elle jouer dans la construction ou la préservation de la paix, à une époque marquée par tant de fractures ?
(V.A) — La poésie est un moyen de transmission universel pour partager les messages de paix. Il faut la partager, la laisser circuler au maximum pour qu’elle ait un impact sur les gens. Favoriser la culture, lui donner tout l’espace dont elle a besoin, est certainement le meilleur moyen de préserver une paix durable. Le problème est que l’on néglige bien souvent la culture, particulièrement en politique.
(H.M) —Comment concilier la diversité des esthétiques poétiques avec une unité thématique aussi essentielle que celle de la paix ?
(V.A) — Je pense que la paix est certainement la thématique qui permet de concilier la diversité des esthétiques poétiques, particulièrement lorsque l’on s’inscrit dans une démarche de diversités culturelles et linguistiques.
La poésie est difficile à traduire et ne peut donc s’adapter aux exigences des poésies trop classiques. Ce qui rime en français ne rime pas forcément en anglais ou en chinois... Il faut donc être ouvert à une poésie plus libre.
(H.M) — Voyez-vous la poésie comme un espace de résistance, d’espérance, ou comme une manière de relier les êtres au-delà des frontières ?
(V.A) — La poésie est tout cela en même temps. Elle peut être révolte, espoir ou désespoir, bonheur ou colère ; et elle est universelle. On la retrouve dans toutes les cultures.
(H.M) — Enfin, comment aimeriez-vous que vos lecteurs — à travers vos recueils ou ces anthologies — prolongent votre démarche et participent eux-mêmes à ce dialogue de paix ?
(V.A) — Je pense que le meilleur moyen de prolonger notre démarche, c’est de la partager. Utiliser nos recueils et partager nos poèmes dans les activités culturelles, les écoles, partout où ils peuvent faire écho.
Hanen Marouani,« Rencontre entre Hanen MAROUANI et Valérie ANTOINE », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 10 octobre 2025. URL :
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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
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