22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 15:21

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception | Dossier mineur Articles & témoignages | Revue Matrimoine 

 


 

 

 

 

 

Emma Lazarus, La Liberté éclairant le Monde (Poésie au fil de la vie).

Sélection & traduction des poèmes-Annpôl Kassis, Constellations, 2026, 91 p. 17€
 

 

 

 

 

 

Article inédit par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Portrait gravé de la poète américaine Emma Lazarus (1849-1887). Gravure tombée dans le domaine public., image capturée par cette revue d'une photographie libre de droits.

 

 

Annpôl Kassis fait revivre la mémoire de la poète Emma Lazarus par la traduction des ses poèmes ses poèmes, écrits au XIXe siècle en anglais américain.

 

Féministe avant-gardiste, Emma Lazarus nous livre une poésie dense et riche, marquée par le sceau de l’émigration et la persécution transgénérationnelle liée à la judéité. Dotée d’une ouverture d’esprit et d’une grande générosité, elle plaide pour la liberté et verse dans l’humanisme. Elle dénonce toute sorte de préjugés qui divisent à la faveur desquels les forts écrasent les faibles. 

 

En faisant don de l’intégralité d’un Prix de poésie qu’elle a obtenu, elle a su contribuer au financement du socle de la Statue de la Liberté, située à l’entrée de la ville de New York. Et pour cause, un poème de son cru est gravé sur le socle. Donc, elle a fait entrer la poésie dans les annales de l’Histoire de l’Indépendance des États-Unis. 

Un extrait de son poème : La Nouvelle Colosse pour illustrer nos propos : 

 

« Une puissante femme tenant haut une torche dont la flamme

Est l’éclair enchâssé et son nom sera

Mère des Exilés. En sa main porteuse d’espoir

Brille le flambeau de Bienvenue au monde entier

Et son regard avenant surmonte

Le port aux ponts suspendus liant les villes jumelles. »

 

Il n’est pas toujours aisé de traduire de la poésie car il faut bien connaître les subtilités de la langue de départ et celles de la langue d’arrivée pour ne pas trahir l’auteur et aussi pour satisfaire les exigences de la langue d’arrivée afin d’être compréhensible à la lecture.

Annpôl Kassis qui manie avec dextérité  la langue de Shakespeare a su sublimer la poésie d’Emma Lazarus dans la langue de Molière tout en respectant les différences sémantiques des deux langues et les partis qui s’imposent pour rendre fluide sa traduction.

En effet, pour qu’une traduction littéraire soit valable, elle doit être menée par un ou une poète qui est le seul ou la seule capable de maintenir la rythmique, les assonances nécessaires dans la langue d’arrivée. Dieu merci, nous avons affaire à une poète qui sait bien s’y prendre. Ainsi, nous a-t-elle livré un travail de qualité que nous avons apprécié pour sa valeur sémantique et qui également nous renseigne sur la sensibilité d’Emma Lazarus y compris son engagement en faveur de la liberté.

Rappelons-nous que tout être humain est né libre et égal. En témoigne le premier cri d’un nouveau-né à la naissance. Ce cri n’est rien moins qu’un cri de liberté. Ce cri caractéristique de la liberté est identique chez tous les nouveau-nés du monde entier. N’est-ce pas là une preuve d’égalité entre les humains ? Il s’agit d’une innéité tangible de l’égalité. Hélas, il faut toujours se battre pour préserver cette liberté et faire valoir cette égalité, sans cesse confrontés à l’obscurantisme qui perdure dans ce  monde !

Elle est la chantre des héros disparus, elle rend hommage, aux preux de l’Histoire :

 

« Bienvenue en ce jour de Sabbat gris parfumé

Dédié à l’amour immortel et la noble bravoure ! »

 

« La Liberté éclairant le Monde », un recueil de poèmes qui vaut la peine d’être lu, car on en apprend tant sur la vie d’Emma Lazarus que sur L’Histoire des États-Unis.

 

© Maggy De Coster, septembre 2026.

 

***​​​​​​

  

Pour citer cet article engagé & inédit

 

Maggy De Coster, « Emma Lazarus, La Liberté éclairant le Monde (Poésie au fil de la vie). Sélection et traduction des poèmes-Annpôl Kassis, Constellations, 2026, 91 p. 17€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Voletmis en ligne le 22 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/mdc-laliberteeclairantlemonde

 

 

 

 

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21 septembre 2026 1 21 /09 /septembre /2026 17:30

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Dossier mineur | Florilège | Voix-Voies de la sororité 

 

 

 

 

 

 

 

Les chaînes de cristal


 

 

 

 

Écopoème engagé & féministe par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

 

© Crédit photo : Fleurs cristallisées par le froid. Capture d'écran d'une image libre de droits circulant sur un réseau social.

​​​​

 

Le mariage, ce « piège à con » 

fut souvent « une annexion » discrète 

de la puissance des femmes

dit le documentaire de Michèle Dominici, 

L’histoire oubliée des femmes au foyer (2021).

Esclavage drapé dans un rêve d’amour,

chaîne passée autour du cœur :

voici le destin qu’il faut fuir.

 

Quelle femme serez-vous mon enfant, ma fille ? 

 

Sous quel ciel marcherez-vous commandée par l’Intelligence virtuelle ? 

Redeviendrez-vous cruelle comme les reines du Moyen Âge 

martyre comme Jeanne d’Arc 

réduite au silence comme tant d’épouses, tant de mères

sans tête comme la géniale Olympe de Gouge

qui vous regarde encore depuis l’hécatombe de la Révolution.

 

Donnerez-vous votre bien le plus précieux, le temps

au mari volage, aux enfants sans gratitude

ou aux amis de verre qui palpitent dans votre téléphone 

et bientôt dans vos lunettes artificielles ?

Je vous vois déjà noyée dans le fleuve numérique, dans ce magma vitreux

où les chiffres ont remplacé les étoiles,

où la machine à force de tout connaître

ronge le règne animal, consume le règne végétal

et dévore le règne minéral !

 

La lumière froide des écrans et le glaive d’un pouvoir masculin 

atteignent notre front pur.

 

Ne buvez pas aux mamelles glaciales des nouvelles techniques !

Consacrée non plus au mari mais aux chiffres, refusez la condescendance 

d’une science habile à jongler avec la Nature.

 

Mon enfant, ma fille, c’est mon œuvre portée 

par une génération déchirée par deux dogmes.

Elle peut être décapitée par son fils Horus

comme le fut Isis à un moment donné. 

Elle peut être spoliée de ses biens, 

comme Christine de Pizan

comme les « hystériques » de la Salpêtrière, 

la plupart fortunées et violées par les psychiatres

qui lorgnaient d’un œil torve les danses sacrales

du génie féminin voué au leurre.

 

Sans le baume inestimable de l’encouragement, 

l’œuvre est là, impétueuse, intégrale, et bien au-delà

la puissance de ma tessiture, ma seule valeur 

de magicienne, hors mesure 

renouvelle le voyage d’un amour libre

ébauché de femme en femme.

 

© Camille Aubaude

 

 

 

* Ce poème s'inspire du passionnant et terrifiant documentaire de Michèle Dominici sur les femmes au foyer, que l’on peut et doit voir actuellement en replay sur la chaîne Public Sénat. Au lieu de « Tu seras un homme, mon fils », il faut dire « libère-toi, ma fille »….

Il s’agit donc d’un poème à force polémique et féministe dans la séquence de mes Folastries. Il transcende la chronique de film afin que la pensée surgisse comme une vision poétique.

 

***

  

Pour citer cet écopoème, engagé, féministe, illustré & inédit

 

Camille Aubaude, « Les chaînes de cristal », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 21 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/ca-keschaînesdecristal

 

 

 

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21 septembre 2026 1 21 /09 /septembre /2026 17:30

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Bémols artistiques | Critique & réception / Chroniques de Camillæ 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route des Princes voyageurs, de 1446 à 1560. Exposition au château d’Amboise, été 2026


 

 

 

 

Critique & photographies par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Edouard Toudouze, "Le Mariage d’Anne de Bretagne"», photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 1. ​​​​

 

La ville d’Amboise reçoit plus d’un million de touristes par an, sans être cependant affectée par la nuisance du « surtourisme ». 

Si vous voyagez là, retrouvez la route des Princes voyageurs ! L’exceptionnelle exposition dans les pièces du château royal s’ouvre par « l’usage raisonné de la guerre » du roi Louis XI pour réparer les malheurs de la guerre de Cent Ans. L’instabilité a renforcé des pouvoirs fragmentés auxquels personne ne comprend rien. L’œuvre de Louis XI consiste à stabiliser un pays en partie écroulé en fondant la Ligue du Bien. On note le clin d’œil à l’actualité.

Survient une floraison luxuriante nommée Renaissance. Le mariage de la duchesse Anne de Bretagne avec le roi de France Charles VIII scelle l’alliance des deux terres. Il les élève au-dessus de la guerre. « Le singulier voyage nuptial » de la duchesse Anne de Bretagne se déroule à la charnière des XVè et XVIè siècles. Son premier mariage par procuration avec Maximilien de Habsbourg a suscité la réaction du roi de France Charles VIII. Il assiège Rennes où réside la duchesse et finit par l’épouser. Elle est âgée de quatorze ans. Ce singulier mariage au château de Langeais est représenté sur un grand carton peint, commandé par le Parlement de Bretagne en 1901 : 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « objets et portraits d’Anne de Bretagne», photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 2.

 

Une somptuosité, avec les vêtements qui s’échappent d’un coffre. Le buste en bronze illustre la royauté et, symbole de la puissance et de la richesse de cette époque, un médaillon arbore le visage du roi et le visage de la reine. 

À la mort de Charles VIII, en 1498, la reine de France dispose à nouveau de son duché. Elle y accomplit un premier voyage. Le second, en 1505, a pour raison officielle un pèlerinage pour la santé du roi Louis XII, le troisième époux. Une gracieuse carte de la Bretagne en retrace l’itinéraire avec des croix. Il est judicieux de faire du pèlerinage d’Anne de Bretagne, devenue reine de France, à Notre-Dame du Folgoët le trésor de cette exposition. La Bretagne magique et spirituelle n’enjoint pas à se tourner vers la conquête mais à porter le regard vers le ciel. 

Débarqués au Brésil à la suite des Portugais (découverte de Cabral en 1500), les Français ont fondé en 1555 le fort de Coligny dans la baie de la future Rio de Janeiro. Malheureusement, le conflit intra-français entre catholiques et protestants induit l’échec, dès 1560, de ce « rêve d’une France Antarctique », dont l’héritage est singulièrement intellectuel : la fondation de l’ethnologie ! Ces retours de flamme, puissants appels de thanatos, s’accompagnent aussi de fêtes et divertissements à la française... Ainsi l’inoubliable parade de trois cents Amérindiens à Rouen, le 1er octobre 1550 :

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « À Rouen », photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 3.

 

La plupart sont des Français déguisés, mais une cinquantaine de Tupinikins ont fait le voyage. L’esprit léger, frondeur et incroyant des Français est alors dans les limbes. Cette exposition invite aussi à réfléchir aux expéditions scientifiques actuelles. Des pièces superbes sont prêtées pour l’occasion, telle une bourguinotte au griffon qui emblématise cette représentation du pouvoir des princes et princesses qui sont partis à la découverte du monde :

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Bourguinotte au griffon » de Giovanni Paolo Negroli (Milan, v. 1540), photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 4.

 

Le royaume de France, anéanti à la fin du XVIIIè siècle, est donc magnifié par le voyage. Les vertus n’étaient pas corrompues comme au temps de Charles VII, un règne de « collaboration » où Alain Chartier (Bayeux, v. 1385—Avignon v. 1430) ne voyait qu’une « larroniere » nourrissant le peuple d’hideuses chimères. « Défiance, Indignation, Désespérance » mettent à mal « Dame Nature ». Son Livre d’Espérance (1429) est illustré par ces expéditions lorsque le France s’est délivrée des malheurs de la Guerre de Cent Ans. 

Que l’on y réfléchisse à l’heure où : 

Les idolâtres du béton aiment la science ultra moderne.

Ils prennent l’avion pour étudier les civilisations « ancestrales »

et construisent des musées. Techniques des nouveaux Croisés, nouveaux colons, armes des bouchers de la Terre.  

 

© Camille Aubaude, été 2026.

***

  

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Camille Aubaude (texte & photographies), «  Sur la route des Princes voyageurs, de 1446 à 1560. Exposition au château d’Amboise, été 2026 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 21 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/ca-expo-surlaroute

 

 

 

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10 septembre 2026 4 10 /09 /septembre /2026 16:44

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Dossier majeur | Articles & témoignages | Revue Matrimoine & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Dictionnaire / Biographie

 

 

 

 

 

 

 

Vie & œuvre d'Anna Keiko – Portrait

d'une voix poétique universelle


 

 

 

 

Portait biographique suivi d'une critique littéraire & photo de la poétesse & peintre chinoise Anna Keiko par

 

Jesús Rafael Marcano Guzmán

 

Écrivain, poète & orientaliste vénézuélien, pratiquant le Xiulian

 

 

 

© Crédit photo : Portait de la poète Anna Keiko. image jointe à l'article.

​​​​

 

 

Anna 惠子 (nom de naissance Wang Xianglian), Anna Keiko, dont les noms, tant artistique que réel, portent des significations transcendantales, presque fantastiques et mythiques : la grâce qui vient d'en haut et l'enfant bénie qui sème la lumière à chaque pas. Anna Huizi : la bonté faite présence, la dame qui sème la vertu dans chaque vers. Wang Xianglian : le lotus qui naît de la boue, parfume le silence et élève sa corolle vers l'éternité. Trois noms, une même essence : la poète qui fleurit dans la parole.

 

Anna Keiko et Anna Huizi sont deux variantes du pseudonyme littéraire de la poète et peintre chinoise Wang Xianglian. Selon le contexte, elle utilise Anna Keiko dans les cercles internationaux ou Anna Huizi pour signer ses poèmes en chinois et se présenter lors de festivals littéraires. Les deux noms coexistent comme expressions d'une même identité artistique, tandis que Wang Xianglian est son nom et prénom réels, qu'elle porte avec fierté comme faisant partie de sa lignée familiale et de son héritage chinois.

 

Anna est un nom d'origine hébraïque qui signifie « pleine de grâce » ou « favorisée par Dieu », évoquant une lumière qui descend et bénit. Keiko est un nom d'origine japonaise qui signifie « enfant bénie » ou « enfant heureuse », renforçant l'idée d'une personne illuminée et chanceuse. Huizi, quant à lui, est composé des caractères chinois 惠 (Huì), qui signifie bonté, grâce et bienfait, et 子 (Zǐ), un suffixe honorifique qui, dans la tradition chinoise, était utilisé pour traiter avec respect les grands maîtres et sages, et qui, dans les prénoms féminins, apporte une tonalité élégante, raffinée et littéraire, comme pour dire « dame de » ou « maîtresse en ».

 

Le nom de famille 汪 (Wāng) évoque l'immensité et la profondeur de l'eau, suggérant une nature vaste et sereine. Le caractère 香 (Xiāng) signifie odorant ou parfum, et symbolise la beauté subtile, la pureté spirituelle et une présence qui dure dans le temps. Enfin, 莲 (Lián) est le lotus, fleur sacrée dans la culture chinoise et bouddhiste, qui pousse dans la boue mais fleurit immaculée, symbole de pureté, d'illumination et de résilience.

 

Ainsi, Anna Keiko, Anna Huizi et Wang Xianglian sont trois visages d'une même âme : la grâce divine et la vertu humaine, le parfum du lotus qui naît de la terre et s'élève vers le ciel, un pont entre l'Orient et l'Occident tissé de mots et de silences.

 

Anna Keiko est poétesse, peintre et éditrice internationale, vit actuellement à Shanghai. Elle est la fondatrice de l'ACC Shanghai Huifeng International Literature Society, dont elle assure la présidence et la direction éditoriale. Elle est représentante pour la Chine de la maison d'édition espagnole ITHACA, directrice des affaires internationales pour la North American Poetry Association, et membre du conseil d'administration du China Youth Literature Journal.

 

Promotrice active de la poésie mondiale, Anna 惠子 a reçu plus de 50 prix internationaux de poésie, parmi lesquels le « Prix spécial de l'ambassadeur international de la paix pour contribution exceptionnelle » certifié par l'UNESCO, le prix international Montale – « Os de seiche » (Italie), le « Prix d'excellence exceptionnelle en poésie » décerné par l'American Cross-Cultural Association (pour la première fois en plus de 50 ans à un poète chinois), ainsi que le « Prix d'excellence pour contribution culturelle et littéraire » en Indonésie. Elle a été nommée candidate au prix Nobel de littérature 2020.

 

Ses poèmes ont été traduits en plus de 40 langues et publiés à plus de 2 000 reprises dans plus de 800 périodiques à travers 70 pays. Elle a publié 10 recueils personnels en chinois, anglais, italien, espagnol et albanais, et a dirigé ou participé à la compilation de plusieurs dizaines d'anthologies. Elle a également conçu et publié l'anthologie Chinese Contemporary English Poetry Selection – Dragon Song, qui réunit 30 poètes.

 

En février 2026, l'ancienne résidence de Fu Lei à Pudong (Shanghai) a accueilli une exposition de poésie et une série d'événements autour de son œuvre, durant un mois et demi.

 

En 2024, elle a été inscrite parmi les 50 personnalités culturelles mexicaines d'origine asiatique. En 2025, elle figure parmi les 100 personnalités littéraires les plus influentes de Barcelone.

 

Au cours de l'année 2026, Anna Keiko, accompagnée d'autres poètes chinois et vénézuéliens, a participé à la 36e édition du Festival de Poésie de Medellín, chapitre Venezuela-Chine, sous la présentation de Gladys Cardozo et sous la coordination de l'orientaliste, dévot pratiquant de Xiulian et actuellement ambassadeur culturel Venezuela-Asie pour le Mouvement Artistique International EIDOS, Jesús Rafael Marcano Guzmán, également connu sous son pseudonyme littéraire Lin Xianhe (林仙鹤) ou encore sous le nom de « Le Samouraï sud-américain ». Le 36e Festival de Poésie de Medellín, chapitre Venezuela-Chine, a été représenté par différentes institutions, organisations et groupes culturels internationaux tels que le Mouvement Artistique International EIDOS (Paris, France), la SIDEH (Société Internationale des Écrivains Hispanophones), le WPM (World Poetry Movement) et Ecos del Alma.

 

Elle est également l'auteure de critiques poétiques, de proses et de pièces de théâtre.

 

Ses poèmes transcendent l'humanité elle-même et s'élèvent vers le Divin. Voici l'un des poèmes d'Anna Keiko :

 

Le silence d'un brin d'herbe

 

par Anna 惠子


 

Il n'a pas la robustesse du pin,

ni la fragilité du cerisier en fleurs.

Brindille au bord du chemin,

maintes fois courbé par le vent,

piétiné sans pitié par des pas indifférents,

écrasé sous le givre et la neige jusqu'à la poussière,

jusqu'à ce que tempête après tempête

emporte la terre épaisse qui l'enserrait.

 

Quant au printemps –

il ne sait qu'en dire.

 

6 juin 2026


 

Ainsi, l'œuvre d'Anna Keiko est une inspiration divine, les dieux eux-mêmes se manifestant dans le monde humain. Ses peintures sont l'image même des divinités, et sa voix est le chant des Muses de l'Olympe.

 

© Jesús Rafael Marcano Guzmán

 

 

Jesús Rafael Marcano (nom de plume : Lin Xianhe 林仙鹤, également connu sous le nom de « Samouraï sud-américain »)

 

Né à Maturín, dans l'État de Monagas, au Venezuela (1993). Poète et pratiquant de Xiulian, artiste en origami et mangaka. Ses écrits sont principalement mystiques, philosophiques, fantastiques et apologétiques.

 

Son œuvre navigue naturellement entre le haïku japonais, la poésie classique chinoise et la réflexion spirituelle, nourrie par sa pratique constante du QiGong. Son livre le plus emblématique, Hanasaki (2021), est un recueil de poèmes de forme traditionnelle japonaise qui dialogue en esprit avec le Tao Te Ching de Lao Tseu, révélant une voix qui cherche l'essence dans la retenue et le silence. Avec Hanasaki est fondé un courant poétique maturinois : le « Jaykisme ».

 

Ses poèmes de style haïku japonais ont été publiés dans la revue ACC International Online Poetry Journal (国际在线诗刊), fondée par la poétesse et peintre chinoise Anna Keiko (Chine, 2026). Il a également publié des recherches dans des médias spécialisés sur l'influence de la religion et de la philosophie chinoises dans la culture et le langage pour l'Association des Collèges Chinois en Espagne ; l'un de ces essais a été traduit en français et paru dans la revue TingaNews (Burkina Faso, 2026). Il collabore également régulièrement avec la revue China Bambú, Dragones y Tinta (Espagne, 2025), où il a abordé aussi bien le genre du haïku et ses racines chinoises, qu'un article sur la lignée des arts martiaux classiques chinois. Ses écrits sont également parus sur le portail Japón desde Japón (2025) et dans le journal espagnol Siglo XXI.

 

 

—————

  

Pour citer ce portrait illustré & inédit

 

Jesús Rafael Marcano Guzmán (texte & photographie), « Vie et œuvre d'Anna Keiko – Portrait d'une voix poétique universelle », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 10 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noiii/jrmg-annakeiko

 

 

 

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9 septembre 2026 3 09 /09 /septembre /2026 17:00

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Dossier majeur & mineur | Florilèges / Nature en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

 

La Reine des Zibans

 

 

 

 



Poème mythopoétique & mythoféministe* par

 

Fadila Zedira-Derbal

 

 

Autrice, poétesse engagée pour

 l’émancipation des femmes

 

 

 

Crédit photo : Image orientaliste du désert (en Algérie) placée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits de droits.

​​​​

 

Ce poème, intitulé « La Reine des Zibans », est issu de mon recueil clandestin Fleurs d'absence :

 

 

Sous les mots de mon exil,

Je ne suis plus l'ombre, ni le fil.

Souveraine d'un royaume

De sable et de feu,

Je porte en moi mes oasis et mes eaux.

Je brûle mes silences d'hier, pour que

Mon nom se redresse, fier,

Entre le jasmin et le vent du désert.

Je suis la reine d'un monde ouvert.

— KHADRA

© Fadila Zedira-Derbal

 

 

Ma poésie explore les fêlures de l'existence, le passage du silence étouffant à l'éclosion de la parole libre. À travers ces vers, il s'agit de redresser le dos, de refuser de n'être qu'une ombre ou un fil, pour devenir la souveraine d'un royaume de sable et de feu, entre le jasmin et le vent du désert.

 

 

* © Ce terme provient du dictionnaire autour des poétiques féministes de Dina Sahyouni.

 

 

Biographie de Fadila ZEDIRA-DERBAL

 

Autrice, Fadila ZEDIRA-DERBAL a la plume à la fois charnelle et éthérée, elle explore à travers ses écrits les fêlures cachées de l'existence et les destins des femmes de l'ombre. Berçants ses mots entre la sensibilité de la mémoire et la force de l'émancipation, elle cherche à transformer les silences et les absences en éclats de lumière et de dignité. Habiter sa propre vie et son recueil poétique intérieur Fleurs d'absence marquent le point de départ de sa démarche littéraire, un espace de papier où les mots reprennent enfin leurs droits face au monde.

—————​​​​​

  

Pour citer ce poème verdoyant, féministe, inédit & illustré

 

Fadila Zedira-Derbal, « La Reine des Zibans », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 9 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noiii/fzd-lareinedesZibans

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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