18 juin 2026 4 18 /06 /juin /2026 16:36

N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages | Revue culturelle des continents


 

 

 

 

 

 

 

Festival « Resistir / Résister », Paris 2026 à l’initiative de Rocío Durán-Barba

 

 

 

 

Article & photographies par

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Maggy De Coster en compagnie de trois autres créatrices invitées du festival Resistir/Résister, Paris, juin 2026.

 

« La lumière de la poésie contre le chaos du monde », c’est la thématique de ce festival qui s’est déroulé du 2 au 6 juin et dont l’ouverture a eu lieu par le lancement du Manifeste poétique Résister, poésie contre le chaos du monde dans l’emblématique salon du XIXe siècle Le Marguery, Boulevard Bonne Nouvelle dans le 10e arrondissement de Paris. 

© Crédit photo : Lecture poétique d'une invitée du festival Resistir/Résister, Paris, juin 2026.

 

Également au programme : lecture de poèmes des poètes hispanophones et francophones invités et exposition éphémère d’œuvres picturales accompagnées de poèmes.

 

Le 3 juin a eu lieu une table ronde autour de : «  Résister, la lumière de la poésie contre le chaos du monde » sur fond musical de la harpiste Béatrice Dominguez, à La Pomme d’Ève, un ancien couvent du XIIe siècle, reconverti en café et situé dans le Ve arrondissement de Paris.

© Crédit photo : Maggy De Coster avec des poètes du festival Resistir/Résister, Paris, juin 2026.

 

Le 4 juin, à l’initiative de Mauricio Tolosa, une installation poétique, baptisée : Enchantement végétal, a été érigée en bordure de la Seine, côté Île de la Cité. La lecture des douze invocations du poète ainsi que celle des poètes présents ont résonné dans l’air. 

© Crédit photo : Des poètes du festival Resistir/Résister, Paris, juin 2026.

 

Dans la continuité du festival, le 5 juin, au Café de la Mairie, où Georges Perec a écrit son roman La disparition de 300 pages sans la lettre « e » (1969), cinq poètes ont présenté chacun son recueil de poème : En attendant Ulysse de María Elena Blanco (Cuba), Voces del agua / Voix de l’eau de Theodoro Elessca (Chili), La Bambina del fiurme de Béatrice Dominguez (France), Lilith- Ser diferente significa ser uno mismo de Dragica Carna (Slovène), Manantial de las visiones de Teonilda Madera (République Dominicaine).

© Crédit photo : Maggy De Coster portrant l’anthologie du festival Resistir/Résister, Paris, juin 2026.

 

C’était aussi l’occasion pour les participantes et participants de visiter la Bibliothèque de l’Institut de France alias L’Académie française et la Bibliothèque Richelieu (BnF). 

 

© Crédit photo : Des poètes du festival Resistir/Résister, Paris, juin 2026.

 

Vingt-deux poètes de France (dont votre servante), d’Europe et d’Amérique latine ont participé à ce festival culturellement riche et en résonance avec le Marché de la Poésie où les festivaliers et festivalières étaient également présents jusqu’au 6 juin. 

 

© Maggy DE COSTER 

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Pour citer ce témoignage illustré & inédit

 

Maggy De Coster (texte & reportage photographique), « Festival « Resistir / Résister », Paris 2026 à l’initiative de Rocío Durán-Barba»Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 18 juin 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/mdc-festivalresister

 

 

 

 

 

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18 juin 2026 4 18 /06 /juin /2026 16:11

N° III  ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Dossiers majeur & mineur | Articles & témoignages | | Métiers du livre | Revue culturelle des continents

 


 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi je me suis jointe à Resistir ?

 

 

 

 

 

Article & photographie (fournie) par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Maggy De Coster portrant l’anthologie du festival Resistir durant ce festival à Paris, printemps 2026.

 

 

Compte tenu de mes affinités avec les pays de l’Amérique latine, j’ai été tout suite séduite par le projet de Rocío Durán-Barba. C’est aussi pour fortifier de mes liens avec la langue espagnole qui a les mêmes racines que le français. En effet, depuis 2010, j’ai eu la chance de voyager en Amérique latine pour assister à des rencontres autour de la poésie féminine autour des poètes militantes comme Matilde Espinosa de Colombie, Diana Morán de Panamá, Cecília Meireles du Brésil et aussi des poètes de sexe masculin, et j’ai eu à développer une relation bilatérale entre la poésie latino-américaine et la poésie française.

 

J’ai eu à découvrir une poésie de combat, de lutte et de résistance contre le chaos du monde. Rocío a contribué à un élargissement du processus en créant les anthologies Resistir incluant tous les pays latino-américains et en transposant les voix des poètes dans la langue de Shakespeare et qui ont pu résonner aussi aux USA avec Resistir-Resit. Un véritable travail de Titan qui mérite d’être apprécié à sa juste valeur.

 

 

La poésie est pour nous une issue de secours contre le chaos du monde. Elle nous permet de mettre des mots sur les maux qui nous font souffrir, aussi joue-t-elle un rôle cathartique même si elle n’a pas le pouvoir d’éradiquer les maux. Elle révèle les zones d’ombre qui nous empêchent d’avancer. 

 

© Maggy De Coster

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Pour citer ce témoignage illustré & inédit

 

Maggy De Coster (texte & photographie fournie), « Pourquoi je me suis jointe à Resistir ? »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 18 juin 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/mdc-pourquoi

 

 

 

 

 

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 17:30

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Critique & réception | Dossier majeur | Articles & témoignages | Revue Matrimoine  | Invitations / Invitations à voir | Agenda artistique & poétique | Revue culturelle des continents


 

 

 

 

 

 

 

Exposition autour de Madame de

Sévigné au Musée Carnavalet à Paris

 

 

 

 

 

Article & photographies par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « L’affiche officielle de l’exposition actuelle autour de Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris », mai 2026.

 

 

« […] Mme de Sévigné est une grande artiste de la même famille qu’un peintre que j’allais rencontrer à Balbec et qui eut une influence si profonde sur ma vision des choses, Elstir. »

Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1918.

 

 

Au Musée Carnavalet, à Paris, une exposition est actuellement consacrée à la célèbre épistolière du XVIIe siècle, en l’occurrence, Madame de Sévigné, née Marie de Rabutin-Chantal. 

À une époque où l’instruction des filles est négligée, elle a le privilège d’évoluer dans un cadre intellectuel où elle reçoit un enseignement riche et s’adonne à la musique, au chant, à la danse, noblesse oblige. À part cela, elle possède également un bagage suffisant en matière de conversation en italien. 

 

Elle est de l’époque des Cénacles où la vie littéraire est favorable. Aussi s’inscrit-elle dans cette perspective aux côtés de Madeleine de Scudéry, de Madame de Lafayette et bien d’autres et elle profite également de son autonomie de femme veuve. 

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « Statue de l’autrice Mme de Sévigné lisant un livre » exposée dans l’exposition actuelle célébrant Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris, mai 2026.

 

Figure féminine emblématique du classicisme, connue surtout pour ses lettres, adressées deux fois par semaine, à sa fille, Madame de Grignan, Madame de Sévigné n’a malheureusement pas eu l’heur de voir ses chefs d’œuvre publier de son vivant, selon son vœu ; il faudra attendre le XVIIIe siècle pour qu’un corpus complet soit publié et s’inscrive dans le patrimoine culturel national. Ainsi, son image devient une source d’exploitation dans les arts et spectacles et les publicités de toute sorte.

Ses missives sont nourries d’actualités politiques, une version alternative à l’historiographie officielle du règne de Louis XIV, de chroniques judiciaires au sujet de l’affaire Fouquet.

Le contenu de ses lettres reflète aussi ses préoccupations liées à la médecine et à la spiritualité, plaidant pour la morale janséniste chère à son ami Blaise Pascal.

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « Le meuble de correspondance de l'épistolière Mme de Sévigné » exposé dans l’exposition célébrant les quatre cents ans de la naissance Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris, mai 2026.

 

Un extrait d’une Lettre de Madame de Sévigné à Madame de Grignan sa fille, le 7 octobre 1677 :

« Dieu merci, nous avons l’hôtel de Carnavalet. C’est une affaire admirable : nous y tiendrons tous, et nous aurons le bel air. Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer des parquets et des petites cheminées à la mode, mais nous aurons du moins une belle cour, un beau jardin, un beau quartier […] ».

 

Tout au long du parcours de l’exposition on peut écouter les extraits de ses lettres lues par des comédiens dans des bornes audiotextes.

 

© Maggy DE COSTER

 

URL DE RÉFÉRENCE :

https://www.carnavalet.paris.fr/expositions/madame-de-sevigne

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Pour citer cet article illustré & inédit

 

Maggy De Coster, « Exposition autour de Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 13 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/mdc-exposurmmedesevigne

 

 

 

 

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 17:29

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossier mineur | Articles & témoignages | Métiers du livre | Philosophies & Poésie Revue Culturelle des Continents / Invitations à lire | Annonces diverses / Avis de parution & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Critiques poétiques & artistiques | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

 

 

Avis de parution & préface du recueil «  Le Fou de Gadara » (à paraître prochainement)

 

 

 

 

 

 

Avis de parution & images par

 

Senegal NJAAY (Éditions)

 

Préface de

 

Arwa Ben Dhia

 

Poète polyglotte, auteure, ingénieure, docteure en

électronique & Ambassadrice de la Paix (CUAP) 

​​​​​Page Linkedin : Arwa Ben Dhia

 

 

© Crédit photo :  Première de couverture illustrée du recueil de poèmes intitulé « LE FOU DE GADARA » du poète haïtien Ezechiel LUCCE & préfacé par Arwa BEN DHIA.  Œuvre à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026.

 

 

Avis de parution : 

PROCHAINEMENT : Le Fou de Gadara

 

 

La maison d’édition Senegal NJAAY est fière de vous annoncer la parution prochaine du premier recueil de poésies LE FOU DE GADARA du jeune poète haïtien Ezechiel LUCCE, préfacé par Arwa BEN DHIA.

 

Nous vous proposons ici de commencer par lire la préface d’Arwa BEN DHIA qui vous donnera un avant-goût de cet ouvrage.

© Senegal NJAAY (Éditions)

 

 

© Crédit photo : Éditions Senegal NJAAY, l’annonce officielle de parution du recueil « LE FOU DE GADARA » du jeune poète haïtien Ezechiel LUCCE avec en arrière-plan le portrait du poète.

 

Préface du recueil

 

« C'est ainsi que je devins un fou. Et dans ma folie, j'ai retrouvé à la fois ma liberté et ma sécurité. La liberté d'être seul et la sécurité de n'être pas compris. Car ceux qui nous comprennent nous asservissent de quelque manière. » (Khalil Gibran, le Fou)

 

Dès les premières pages du recueil « Le Fou de Gadara », Ezechiel Luccé nous invite à suivre le chemin paradoxal de la folie, cette voie qui, loin d’être simple déraison, devient source de liberté et d’accomplissement. Ce lien intime entre folie et liberté, magnifiquement exprimé par Gibran, irrigue tout le recueil, où le poète choisit d’« exister / En corps mortel, / En âme vivante, / En esprit libre. » Chez Luccé, la folie n’est pas une fuite, mais une affirmation de soi, une conquête de l’indépendance intérieure.

 

La tradition philosophique et littéraire a souvent fait de la folie un espace de vérité. Michel Foucault écrivait : « De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou. ». Ce passage, Luccé l’explore à travers ses poèmes, où la voix du fou révèle des vérités que la raison ordinaire ignore ou craint. À l’instar de Nietzsche, pour qui « il y a toujours un peu de folie dans l'amour, mais il y a toujours un peu de raison dans la folie », Luccé cultive l’ambiguïté, la tension entre lucidité et déraison, entre sagesse et vertige.

 

La poésie du recueil s’inscrit ainsi dans une filiation où la folie est perçue comme une forme supérieure de connaissance. Platon y voyait une essence divine, et Gibran lui-même, dans une lettre à Mikhail Nouaïma, affirmait : « Tu effleures la folie qui est le premier pas vers la divinité, sois fou Micha et révèle-nous les mystères qui sont au-delà de la raison. ». Ces mystères, Luccé les interroge sans relâche, faisant de chaque poème une énigme, une invitation à dépasser les limites du rationnel.

 

Le cinéma aussi s’est emparé de cette figure du fou porteur de vérité. En effet, le grand réalisateur russe Andreï Tarkovsky, dans son film « Nostalghia », considère que bien que l’on échoue à comprendre les fous, ils sont certainement plus proches de la vérité que nous. D’ailleurs, dans ce film, une scène du « Gai Savoir » de Nietzsche est reprise avec un personnage fou s’adressant à la foule et lui tenant un discours qu’elle n’est pas capable de comprendre, en dépit de la sagesse sous-jacente des paroles en apparence délirantes. Luccé, à travers ses vers, adopte cette posture : il parle en marge, mais sa parole, souvent absconse et ésotérique, cherche à toucher l’essentiel. Comme Érasme dans son « Éloge de la folie », il fait de la déraison un instrument de lucidité.

 

La singularité du recueil d’Ezechiel Luccé tient aussi à son travail sur la langue. Le poète aime faire chanter ses textes : rimes, jeux de mots polysémiques, figures de style rythmiques comme l’anaphore, l’épiphore ou l’épizeuxe, tout concourt à donner à la folie une voix incantatoire, presque sacrée :

 

“Recto” et le “verso” 

J’existe par Erreur

Et par Dessein.

 

Le fou qui s’exprime ici est fasciné par l’énigme, le paradoxe, le double sens :

 

La Folie que J’exprime  

En revers dans mes Rimes  

Est bien Celle qui t’Anime  

De ses vers, ses Énigmes.

 

Cette fascination pour le mystère se retrouve dans l’usage du grec et du latin, par exemple Mathaino, Telos, Prosôpon, Conatus, Polaris, qui font écho à la tradition philosophique tout en ancrant la poésie dans une quête de sens universelle.

 

Face à une existence pleine de contradictions, le fou de Luccé trouve son salut dans le rire, ultime résistance à l’absurdité du monde :

 

J’ai pensé en héros  

Et vécu en rieur ;  

Cette vie n'est qu'un zéro :  

Sa peine est sa valeur.

 

Ainsi, tout au long de ce recueil et malgré son jeune âge, Ezechiel Luccé s’inscrit dans la grande tradition des poètes et penseurs pour qui la folie n’est pas une faiblesse, mais une force, une manière d’habiter le monde autrement, avec lucidité, humour et profondeur. À travers ses poèmes, il nous invite à accueillir cette part de folie en nous, non comme un danger, mais comme une promesse de liberté et de sagesse.

 

© Arwa BEN DHIA

Ingénieure-Docteure et Poète polyglotte

 

 

Biographie de la préfacière 

 

Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieure à Télécom Paris. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, lauréate de plusieurs prix littéraires, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Elle est membre de nombreuses associations culturelles dont la Société des Gens de Lettres. Elle a dirigé l’anthologie poétique « Nos muses les murs » publiée en octobre 2025 aux éditions Mindset, sous l’égide de l’association Apulivre. En 2025, Arwa a été honorée par la distinction d’Ambassadrice de la Paix attribuée par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix (CUAP). En 2026, Arwa est membre invité du jury de sélection pour le prix Dina Sahyouni décerné par la SIÉFÉGP et vice-présidente pour la région du monde arabe au sein du mouvement mondial « Poetas del mundo ».

 

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Pour citer ces avis de parution & préface, illustrés & inédits

 

Éditions Senegal NJAAY (avis & photographies) & Arwa Ben Dhia (préface), « Avis de parution & préface du recueil « Le Fou de Gadara » (à paraître prochainement) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 13 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/esn-abd-foudegadara

 

 

 

 

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 16:52

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Bémols artistiques | Revue Poépolitique | Revue culturelle des continents 

 

 

 

 

 

 

 

L’art carcéral défendu par Nadya Tolokonnikova à Strasbourg

 

 

 

 

Reportage exceptionnel avec la fondatrice des Pussy Riot par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, un magnifique portrait de pasionaria Nadya Kolokonnikova lors de son intervention durant le vernissage de l'exposition actuelle intitulée Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

 

 

Le Pan Poétique des Muses avait soutenu le groupe Pussy Riot en 2012 en publiant la chanson « Du chant au camp »* lorsque les jeunes femmes de ce mouvement activiste, fondé par Nadya Tolokonnikova, avaient été incarcérées dans une colonie pénitentiaire en Sibérie.

 

 

© Crédits photos : Claude Menninger, dans la première photographie : Nadya Kolokonnikova avec Oleg Orlov (Prix Nobel de la Paix) devant la galerie. Dans la deuxième photographie à l'intérieur de la galerie : Oleg Orlov sur un escalier dans la galerie s'adressant au public pendant le vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Images prises le 19 avril 2026.

 

 

Nadya Tolokonnikova est aujourd’hui plus que jamais déterminée à défendre la cause des prisonniers de guerre ou politique ainsi que celle des artistes que le régime de Poutine tente de faire taire. Lors de son incarcération, l’ancienne étudiante en philosophie avait écrit une lettre ouverte qui avait été lue par Jeanne Moreau en 2013 sur France Culture.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, -Richard Solti (directeur de la galerie), une amie de Nadya Kolokonnikova, Nadya Kolokonnikova & son époux lors du vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

Avec Emma Mathieu, une étudiante en médiation culturelle, elle a organisé une exposition intitulée « Imprisoned resistance » que Richard Solti accueille en ce moment dans la galerie strasbourgeoise qu’il dirige. Parallèlement à cette manifestation d’envergure, une délégation de l’opposition russe a été invitée au Conseil de l’Europe à Strasbourg.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Garry Kasparov (ancien champion du monde d’échecs) intervenant pendant le vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch.Image prise le 19 avril 2026.

 

C’est dans ce cadre que Nadya Tolokonnikova, véritable pasionaria, usant de sa notoriété, a lancé un appel afin de faire entendre les voix de ceux que l’on muselle, enferme et parfois fait disparaître. C’est par l’art, dernier espace de liberté, que les femmes et les hommes incarcérés s’expriment par la plume ou le crayon en écrivant des poèmes, en dessinant sur des bouts de draps de la prison, sur des fragments d’enveloppe ou des feuilles de cahier d’écolier. C’est par l’art que les artistes s’évadent, leurs pensées vagabondent et cherchent la lumière qui filtre derrière les barreaux…

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, un dessin sur drap : une œuvre exposée dans l'exposition Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

À côté de chacune des œuvres présentées, une photo d’identité offre un visage et le motif dérisoire qui a mené leur instigateur en prison tel un graffiti anti-guerre ou un mot jugé « déplacé ».

D’éminentes personnalités comme Garry Kasparov, ancien champion du monde d’échecs, cité lui aussi dans la chanson « Du chant au camp », a témoigné de son internement lors du vernissage, il préside actuellement l’ONG Human Rights Foundation.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, un dessin en couleur, le geôlier et les prisonniers : une œuvre exposée dans l'exposition Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch). Image prise le 19 avril 2026.

 

Oleg Orlov, Prix Sakharov en 2009 et Prix Nobel de la Paix en 2022 pour l’association Memorial qu’il a cofondé, a également pris la parole pour dénoncer les incarcérations abusives dont celle qu’il a lui-même subi pour avoir contribué à la défense des Droits Humains.

Bien d’autres témoignages ont bouleversé la centaine de personnes qui ont ont assisté à ce vernissage exceptionnel du 19 avril 2026 à Strasbourg. Richard Solti, dans son allocution d’ouverture, l’avait précisé, ce sont toujours les artistes qui sont les premières victimes des régimes totalitaires et bien souvent « les femmes en paient le prix fort », avait-il ajouté.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Image composée des portraits de Garry Kasparov, Nadya Kolokonnikova & Oleg Orlov dans le vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

La cinquantaine d’œuvres exposées à la galerie Ritsch-Fisch sont autant de cris que Nadya Tolokonnikova répercute de par le monde. Son spectacle immersif, son installation qui donne à voir une cellule métamorphosée en un atelier de création, présentée au MOCA de Los Angeles et au MCA de Chicago, font d’elle l’une des figures emblématiques de l’activisme international qui se bat pour changer le monde. Fort heureusement, l’humour, qui selon Chris Marker « est la politesse du désespoir », des notes poétiques tel cet oiseau de papier minuscule qui vole dans un immense cadre, ajoutent leurs notes poétiques à cet événement remarquable et incontournable.

 

© Françoise Urban-Menninger

 

© Crédit photo : Claude Menninger,  image de l’oiseau en origami : une œuvre exposée dans l'exposition Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

Exposition à voir jusqu’au 31 mai à la Galerie Ritsch-Fisch (6 rue des Charpentiers à Strasbourg).

 

 

* Liens vers les deux poèmes publiés par Le Pan Poétique des Muses en 2012 « Du chant au camp » & « Trois petits tours » :

URL : https://www.pandesmuses.fr/pages/Du_chant_aux_camps-8257299.html

URL : http://www.pandesmuses.fr/pages/zone-s-indigner-soutenir-et-lettres-ouvertes--8359120.html

***​​​​​​

  

Pour citer ce bémol artistique, engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « L’art carcéral défendu par Nadya Tolokonnikova à Strasbourg », photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 27 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/fum-artcarceral

 

 

 

 

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