16 mai 2026 6 16 /05 /mai /2026 17:59

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Bémols artistiques | Critique & réception & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Critiques poétiques & artistiques | Carte blanche à une artiste

 

 

 

 

 

 

 

 

Méditerranée en échos : de Marseille

à Strasbourg, la mémoire des origines selon Linda Moufadil

 

 

 

 

 

Article & photographies par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française & rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

© Crédit photo : Affiche officielle de l’exposition intitulée « Méditerranée au féminin », avec l’artiste Linda Moufadil & d’autres artistes femmes à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

 

 

À l’heure où la Méditerranée occupe à nouveau le devant de la scène culturelle, entre les événements lancés à Marseille et les résonances qu’ils trouvent bien au-delà du littoral, Strasbourg offre elle aussi sa propre lecture de cet horizon commun.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Heure bleue » (huile sur toile, 20 x 20 cm) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.
 

À la Galerie AIDA, l’exposition collective Méditerranée, présentée du 16 avril au 14 mai 2026, réunissait Sophie Roy, Linda Moufadil, Chantal Sornat, Valérie Heitz, avec des sculptures de Monique Gaxotte Schutz, dans un dialogue sensible entre peintures, dessins et volume autour d’un même imaginaire méditerranéen.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Petit déjeuner chez Fadila El Gadi » (huile sur toile, 20 x 20 cm) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

Découverte dans le cadre d’une visite à la Galerie AIDA, cette exposition prenait une dimension particulière par la présence des artistes et la circulation des échanges autour des œuvres. Mais c’est surtout l’univers de Linda Moufadil qui retenait l’attention, par sa manière d’ancrer la Méditerranée dans une mémoire intime, marocaine, faite d’objets du quotidien, de gestes transmis et de retours constants à l’origine.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Babouches » (20 x 20 cm, huile sur toile) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

Ses toiles, à la fois précises et poétiques, transforment le réel en narration visuelle. Un service à thé, des reflets, une table familière, une lumière posée sur les choses ordinaires : chez elle, chaque détail devient matière à regard, à souvenir, à émotion.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « A & M - Arts et Métiers » (60 x 60 cm,  huile sur toile) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

Qui est Linda Moufadil ? Rencontrée à la galerie, une artiste entre mémoire méditerranéenne et regard contemporain

 

Rencontrée à la galerie, Linda Moufadil donne immédiatement à voir un univers personnel, à la fois précis, magnétique et profondément ancré dans la mémoire. Née à Rabat, formée à Paris à l’ESAG puis à l’Académie Charpentier, elle vit et travaille aujourd’hui entre Strasbourg et Chaumont, avec un parcours déjà nourri d’expositions en France, au Maroc, en Norvège et jusqu’à New York.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Printemps.com Loves You » (54,5 x 65 cm, huile sur toile) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

Son œuvre se construit à partir du réel, mais ne s’y enferme jamais. À travers des photographies qu’elle réalise elle-même, puis retravaille en croquis et en peinture, elle transforme les scènes du quotidien en images habitées par l’attente, les reflets et une forme de nostalgie active :  un service à thé marocain, une table, une voiture, une vitrine, un café ou une rue deviennent chez elle des motifs de récit, où le visible se charge d’émotion et de mémoire.

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© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Escada » (40 x 40 cm, huile sur toile) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

Dans l’univers de Linda Moufadil, le quotidien devient tableau, et la Méditerranée devient mémoire et c’est à travers ces toiles que l’artiste maroco-norvégienne révèle son monde : détails, reflets et objets du quotidien.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Thé à la menthe avec ses briaouates » (20 x 20 cm, huile sur toile) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

© Hanen Marouani

 

À venir : 

Portfolio de LINDA MOUFADIL !

 

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Pour citer ce bémol artistique illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & images fournies), « Méditerranée en échos : de Marseille à Strasbourg, la mémoire des origines selon Linda Moufadil », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 16 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/hm-expo

 

 

 

 

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 17:30

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Critique & réception | Dossier majeur | Articles & témoignages | Revue Matrimoine  | Invitations / Invitations à voir | Agenda artistique & poétique | Revue culturelle des continents


 

 

 

 

 

 

 

Exposition autour de Madame de

Sévigné au Musée Carnavalet à Paris

 

 

 

 

 

Article & photographies par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « L’affiche officielle de l’exposition actuelle autour de Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris », mai 2026.

 

 

« […] Mme de Sévigné est une grande artiste de la même famille qu’un peintre que j’allais rencontrer à Balbec et qui eut une influence si profonde sur ma vision des choses, Elstir. »

Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1918.

 

 

Au Musée Carnavalet, à Paris, une exposition est actuellement consacrée à la célèbre épistolière du XVIIe siècle, en l’occurrence, Madame de Sévigné, née Marie de Rabutin-Chantal. 

À une époque où l’instruction des filles est négligée, elle a le privilège d’évoluer dans un cadre intellectuel où elle reçoit un enseignement riche et s’adonne à la musique, au chant, à la danse, noblesse oblige. À part cela, elle possède également un bagage suffisant en matière de conversation en italien. 

 

Elle est de l’époque des Cénacles où la vie littéraire est favorable. Aussi s’inscrit-elle dans cette perspective aux côtés de Madeleine de Scudéry, de Madame de Lafayette et bien d’autres et elle profite également de son autonomie de femme veuve. 

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « Statue de l’autrice Mme de Sévigné lisant un livre » exposée dans l’exposition actuelle célébrant Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris, mai 2026.

 

Figure féminine emblématique du classicisme, connue surtout pour ses lettres, adressées deux fois par semaine, à sa fille, Madame de Grignan, Madame de Sévigné n’a malheureusement pas eu l’heur de voir ses chefs d’œuvre publier de son vivant, selon son vœu ; il faudra attendre le XVIIIe siècle pour qu’un corpus complet soit publié et s’inscrive dans le patrimoine culturel national. Ainsi, son image devient une source d’exploitation dans les arts et spectacles et les publicités de toute sorte.

Ses missives sont nourries d’actualités politiques, une version alternative à l’historiographie officielle du règne de Louis XIV, de chroniques judiciaires au sujet de l’affaire Fouquet.

Le contenu de ses lettres reflète aussi ses préoccupations liées à la médecine et à la spiritualité, plaidant pour la morale janséniste chère à son ami Blaise Pascal.

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « Le meuble de correspondance de l'épistolière Mme de Sévigné » exposé dans l’exposition célébrant les quatre cents ans de la naissance Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris, mai 2026.

 

Un extrait d’une Lettre de Madame de Sévigné à Madame de Grignan sa fille, le 7 octobre 1677 :

« Dieu merci, nous avons l’hôtel de Carnavalet. C’est une affaire admirable : nous y tiendrons tous, et nous aurons le bel air. Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer des parquets et des petites cheminées à la mode, mais nous aurons du moins une belle cour, un beau jardin, un beau quartier […] ».

 

Tout au long du parcours de l’exposition on peut écouter les extraits de ses lettres lues par des comédiens dans des bornes audiotextes.

 

© Maggy DE COSTER

 

URL DE RÉFÉRENCE :

https://www.carnavalet.paris.fr/expositions/madame-de-sevigne

***​​​​​​

  

Pour citer cet article illustré & inédit

 

Maggy De Coster, « Exposition autour de Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 13 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/mdc-exposurmmedesevigne

 

 

 

 

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11 décembre 2025 4 11 /12 /décembre /2025 18:23

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Astres & animaux / Nature en poésie

 

 

 

 

 

 

 

Soir de novembre aux Sables-d’Or

 

 

 

 

 

Poème & image par

 

Carmen Pennarun

 

 

 

© Crédit photo : Carmen Pennarun, une ancienne photographie d'une carte postale des « Dunes des Sables d'Or » de carte postale.

 

C'est une ambiance de novembre, sur la plage des Sables d'or, la nuit (Côtes d'Armor) :

 

Soir de novembre aux Sables-d’Or

 

Glacial le vent giflait sur la plage d’or 

et le sable grinçait sous l’ivoire des dents

Souffle coupé et chardons bleus 

au fond des gorges ouvertes

 

La lune allumait les vagues déferlantes 

— une ligne de démarcation frétillante

entre la mollesse de la grève et la mer létale —

Dans la turbulence la feinte de l’air dure

 

L’homme plus fragile qu’un oyat de la dune

en terre noire ne peut aligner ses pas

ni choisir la voie qui résiste au vent

Il marche dos offert à la pression de la bise

 

On entendait la plainte des amants naufragés

Vent et chant funèbre hurlaient leur tristesse

 

 

© Carmen Pennarun. Ce poème paru dans « L'oiseau ivre de vent » est reproduit ici avec l'aimable autorisation de l’auteure & les éditions Filosphère.

***

Pour citer ce poème élégiaque & illustré

 

Carmen Pennarun (poème & photographie), « Soir de novembre aux Sables-d’Or », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 11 décembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/cpennarun-soirdenovembre

 

 

 

 

 

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23 octobre 2025 4 23 /10 /octobre /2025 13:44

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Voix-Voies de la sororité

 

 

 

 

 

 

 

 

Francesca Woodman

 

 

 

 

 

Extraits engagés & images par

 

Carmen Pennarun

 

Extraits poétiques reproduits dans cette revue avec l'aimable autorisation de l’auteure.

 

 

 

 

© Crédit photo : Carmen Pennarun, photos personnelles issues de son recueil « Dans l'arc d'un regard de Caryatide » (2019). Image no 1.

​​​​​


 

[Page 35]

 

 

Elle connut des heures si creuses

le miroir de l’instant ne renvoyant

qu’un leurre, une apparence

d’où elle n’était qu’absence

 

Le silence devint son maître :

 

personne à qui expliquer

les visions qui la hantaient

 

personne ne pouvait percevoir  

les choses de là où elle les observait

 

Une porte en elle s’était ouverte

et les courants d’air laissaient

s’engouffrer les encombrements

– son ordre contrariait toutes les normes

 

Elle tenait ferme son objectif

dont rien ne parvenait à la distraire

 

De ses fantaisies néo-gothiques

feuilles de route d’un esprit juvénile

elle enfanta son Art loin des modèles

parentaux. Elle édifia des piliers

aux ports de caryatides – les effigies

de ses flammes intérieures

 

Sur un temps de latence

elle régla sa vie, sans jamais parvenir

à embrasser le mystère de sa propre création


 

© Crédit photo : Carmen Pennarun, photos personnelles issues de son recueil « Dans l'arc d'un regard de Caryatide » (2019). Image no 2.

​​​​​



 

 

[Page 73]

 

Elle sème la confusion

brouille les pistes

nous (é)conduit

en zones d’ombres

vers des visions

théâtralisées

où le macabre

et le vivant

cohabitent

 

 

S’offrent à nous

(la photo est un présent)

des visions de cauchemar

où il ne manque au sujet

que le sourire, car il n’est

en rien passif et semble

nous indiquer la porte

de sortie du rêve

 

Les personnages

toujours prêts à s’enfuir

dont une partie du corps

échappe à l’enfermement

nous prennent dans leur champ

de vision. Une relation s’établit

entre le modèle et l’observateur

un retournement de situation

une inversion de rôle !

 

Aucune soumission

 

Aucune fatalité

 

Là où paraît l’enfermement

le regard indique une issue -

la voie fuyante vers la sortie

Il rend possible le décryptage

des situations incongrues

Son langage est à décoder

entre l’intrusion de l’objectif

et le vacillement des personnages

dans un espace où le temps

ne parvient pas à les fixer

sur le papier

Leur moi s’échappe

du cliché faisant d’eux des figures

absentes de l’obscurité qui les a vus

naître grâce aux échelles de lumière

que l’artiste a mis à leur disposition



 

© Crédit photo : Carmen Pennarun, photos personnelles issues de son recueil « Dans l'arc d'un regard de Caryatide » (2019). Image no 3.

 

 

[Page 107]


 

Elle déchire la cloison

et sort de la chambre

de papier

Elle décline l'illusion

de la photographie

ce mur qui compresse

notre image, la fige

sur un temps mort


 

L'adolescente s'interroge

devant le cadeau offert :

cet appareil, lui permettra-t-il

de réaliser des clichés flottants

pourra-t-elle l'utiliser comme on

laisse un robinet ouvert autorisant

l'écoulement de la vie, sans rupture

- en constante recherche de prises ?


 

Sa photographie ne reflétera pas

des formes dépossédées de vie

alors elle accolera la fragilité

de sa nudité à la mort

elle trompera le temps

en jouant avec une stèle

comme si elle était fenêtre

elle la traversera en toute ingénuité


 

La mort est un gain

que la vie transperce


 

La mort est une perte

que la photographie pénètre

 

L’œuvre est ce que l’artiste

parvient à soustraire du néant


 

 

© Crédit photo : Carmen Pennarun, photos personnelles issues de son recueil « Dans l'arc d'un regard de Caryatide » (2019). Image no 4.

 

[Page 109]

 

 

Tes pieds nus sur le vieux plancher

est-ce par peur des échardes

qu’ils s’en vont sautant

comme ceux d’un chimpanzé ?

Mais déjà tu t’accroches à l’embrasure

d’une porte et te voilà suspendue

au col d’une « mère maison »

qui est sur le point de t’effondrer.


 

 

Pourquoi tes ailes

plus pratiques que des échelles

les as-tu prêtées aux anges

sans oser les reprendre

au moment du grand saut

habillé d’une robe chemisier ?


 

La vie est un rythme

qui s’entend dans le studio

il fugue d’un accessoire à l’autre :

croquis, photos, poèmes,

collants, gants, nippes bohèmes

c’est jour de grande lessive

le chambardement en continu


 

 

Les gants s’en prennent aux étiquettes

tandis que tu disparais des autoportraits

car tu es en bas, pauvre nature morte

auréolée d’une longue chevelure blonde

 


 

Elle gît… verbe dont je haïs l’infinitif

il rompt définitivement avec le flux de la vie

aux yeux de ceux qui aiment il est anéantissement

car qui aime ne peut saisir

ce que l’éternité a conçu,

ce que de tous temps elle contemplait

et qu’elle prolongera en sensibilité

hors du champ de l’artiste*

 

 

 

© Carmen Pennarun,

© Quelques poèmes extraits de mon ouvrage « Dans l’arc d’un regard de caryatide », livre auto-édité en 2019. Tout le recueil est consacré à Francesca Woodman : cette jeune photographe qui s'est donné la mort et dont le travail sur la photographie sortait tant le corps féminin de la vision que les regards masculins renvoyaient, en général (et continuent de renvoyer).

***

Pour citer ces poèmes engagés, féministes, élégiaques & illustrés

 

Carmen Pennarun (poèmes & photographies), « Francesca Woodman », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 23 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/cpennarun-francescawoodman

 

 

 

 

 

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16 septembre 2025 2 16 /09 /septembre /2025 16:12

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Dossiers | Articles & témoignages | Astres & animaux / Nature en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier

 

 

 

 

 

 

 


Imèn Moussa au Festival international de poésie de Bucarest : entre voyage & ancrage (troisième épisode)

 

 

 

 

 

Texte & images fournies par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française

& rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la poétesse Imèn Moussa (lors d’une lecture de ses poèmes), invitée de l’édition 2025 du Festival international de poésie de Bucarest 2025.


 

Le Festival international de poésie de Bucarest accueillera cette année Imèn Moussa, poétesse, essayiste, chercheuse indépendante et performeuse, dont la voix s’est affirmée comme l’une des plus singulières de la francophonie contemporaine.

 

Connue des lecteurs de la revue Le Pan Poétique des Muses, Imèn Moussa a remporté deux années de suite le « Prix Dina Sahyouni » : en 2023 pour son recueil Il fallait bien une racine ailleurs (L’Harmattan, 2020), où elle explore la mémoire, l’exil et la quête d’un lieu intérieur ; puis en 2024 pour son essai Genre et émancipation des femmes dans la fiction maghrébine contemporaine (Le Manuscrit, 2023), une réflexion critique qui met en avant la voix des femmes dans la littérature.

 

© Crédits photos : Imèn Moussa, images de son exposition poétique inédite « La Roumanie avec les couleurs d’Imèn Moussa  », durant l’édition 2025 du Festival international de poésie de Bucarest 2025.

 

Chercheuse indépendante, elle consacre ses travaux à l’écriture des femmes dans le Maghreb contemporain. Ses textes et ses voyages autour du monde sont autant d’invitations à une Humanité « infrontiérisable ». Dans ce sens, elle collabore comme autrice mais aussi comme photographe à plusieurs revues artistiques et ouvrages collectifs en Afrique, en Europe, en Amérique du Nord, en Asie et en Amérique latine.

 

Elle est également l’auteure de l’essai Les représentations du féminin dans les œuvres de Maïssa Bey (Éditions Universitaires Européennes, 2019), du livre audio pour enfants Raconte à Baya, soutenu par la ville de Strasbourg, l’association Plume de Paon et la région Grand-Est, et plus récemment du recueil de poésie Nos coutures apparentes (Éditions Constellations, Brive, 2024). Sa poésie, traduite en plusieurs langues dont l’anglais, le mandarin, l’espagnol et l’italien, témoigne de son ancrage francophone tout en s’ouvrant à des horizons multiples.

 

© Crédits photos : Imèn Moussa, images de son exposition poétique inédite « La Roumanie avec les couleurs d’Imèn Moussa  », durant l’édition 2025 du Festival international de poésie de Bucarest 2025.

 

À travers ses œuvres, Imèn Moussa ne cesse de tisser des liens entre le voyage et l’ancrage. L’écriture devient à la fois errance et retour, ouverture au monde et fidélité aux racines. Cette dimension est d’autant plus forte dans sa relation à la Roumanie, pays qu’elle a déjà traversé et dont les couleurs, les paysages et les émotions nourrissent sa mémoire créatrice.

 

Son retour en Roumanie, cette fois-ci dans le cadre du Festival international de poésie de Bucarest, prend une valeur particulière. Outre ses lectures et ses rencontres, elle partagera également des prises photographiques réalisées lors d’un précédent séjour, autant de fragments visuels qui dialoguent avec ses textes et traduisent sa manière singulière de voir le monde. « La Roumanie avec les couleurs d’Imèn Moussa » devient alors un fil conducteur : un regard qui capte la lumière, les contrastes et les lieux, pour les transformer en poésie.

 

© Crédits photos : Imèn Moussa, images de son exposition poétique inédite « La Roumanie avec les couleurs d’Imèn Moussa  », durant l’édition 2025 du Festival international de poésie de Bucarest 2025.

 

Deux événements marqueront sa présence : une lecture publique où le public roumain découvrira la puissance de sa voix poétique, et une rencontre consacrée aux dialogues de la poésie francophone avec d’autres cultures, où elle évoquera notamment le rôle des femmes dans l’écriture et l’importance du voyage dans la création littéraire.

 

 

Par cette participation, Imèn Moussa confirme à nouveau la richesse de son profil pluridisciplinaire

 

Poétesse, essayiste, critique, photographe et performeuse et rappelle que la poésie, comme le voyage, est toujours un espace de passage, d’émotion et de partage.

 

© Crédits photos : Imèn Moussa, images de son exposition poétique inédite « La Roumanie avec les couleurs d’Imèn Moussa  », durant l’édition 2025 du Festival international de poésie de Bucarest 2025.

 

 

À travers ses photographies réalisées lors de ses séjours précédents en Roumanie de Brașov à Bucarest, de Sibiu à Sighișoara et jusqu’à Iași, Imèn Moussa offre un carnet visuel sensible où chaque ville devient couleur, émotion et mémoire poétique

 

À suivre…

 

© Hanen Marouani

 

À lire également :

—————​​​

Pour citer ce texte illustré, engagé & inédit

 

Hanen Marouani, « Imèn Moussa au Festival international de poésie de Bucarest : entre voyage et ancrage (troisième épisode) » avec une exposition poétique de ses photographies de la Roumanie, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 16 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-bucarest3

 

 

 

 

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L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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