LA RÉDACTION A FAIT FACE À PLUSIEURS ATTAQUES INFORMATIQUES TRÈS VIOLENTES DURANT L’ANNÉE 2025 ET SURTOUT DEPUIS CET ÉTÉ. ON COMPTE PUBLIER PLUS D’INFOS SUR LES SOURCES DE CES ATTAQUES.
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LPPDM, 31 DÉCEMBRE 2025.
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)
REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE ET MULTILINGUE DE POÉSIE
ENTRE THÉORIES ET PRATIQUES
AUTOMNE 2025 | NO IV
LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE
DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS
SOUS LA DIRECTION DE
FRANÇOISE URBAN-MENNINGER
Crédit photo : Angelica Kauffmann (1741-1807), « Portrait de Sappho », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.
Rappel utile : Comme vous le savez bien cher lectorat la revueLPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur/auteure est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, l'auteure/auteur est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, sa vidéo, etc.
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Le 3e Marché de la Poésie de Lille - organisé par le Centre littéraire Escales des lettres et l'association c/i/r/c/é ( Marché de la Poésie de Paris) - vous donne rendez-vous les 12, 13 et 1...
APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026
L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
MESSAGE DE LA SIÉFÉGP DU 27 NOVEMBRE 2025
APPEL À TAPUSCRITS DE 20 NOVEMBRE AU 28 FÉVRIER 2026
L’association SIÉFÉGP propose de publier une sélection de vos manuscrits poétiques et académiques dans ses collections livresques. Pour ce faire, veuillez vérifier que votre tapuscrit est complet, qu’il respecte la ligne éditoriale de la SIÉFÉGP avant de l'adresser sous la forme d’un ouvrage finalisé (illustré ou non) en format A5 et prêt entièrement à être imprimé avec sa couverture (ses première et quatrième de couverture réalisées) à l'adresse postale de l'association. Votre tapuscrit doit être gravé sur CD en formats PDF et Word. Si l’association décide d’éditer votre tapuscrit, elle vous contactera par courriel pour signer le contrat d’édition et programmer avec vous la date officielle de la parution de votre livre. Concernant cet appel, l’association ne peut pas réaliser
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MESSAGE DE LA SIÉFÉGP DU 3 NOVEMBRE 2025
NOUS DEVONS CONTINUER D’ACTUALISER AU GRÉ DES JOURS LA FORME DES PAGES DE CE SITE DATANT DE 2011 POUR RÉUSSIR CELA NOUS VOUS REMERCIONS DE NOUS SIGNALER D'ÉVENTUELLES ERREURS ET DES LIENS CASSÉS !
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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)
REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE
ENTRE THÉORIES & PRATIQUES
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& EN VERSION IMPRIMÉE
SUSPENDUE SUITE À UN CAS DE FORCE MAJEURE DE 2018 À 2020
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ISSN NUMÉRIQUE : 2116-1046
ISSN IMPRIMÉ : 2492-0487
(4 NUMÉROS PAR AN DONT un HORS-SÉRIE & UN NUMÉRO SPÉCIAL)
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AUTOMNE 2025 | NO IV
LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE
DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS
PREMIER VOLET
SOUS LA DIRECTION DE
FRANÇOISE URBAN-MENNINGER
Crédit photo :Francesca Woodman (1958-1981), autoportrait photographique en blanc et noir. Francesca Stern Woodman, née le 3 avril 1958, est une photographe américaine célère pour ses photographies en noir et blanc représentant des femmes et pour ses autoportraits photographiques. Elle se suicide le 19 janvier 1981. Capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.
* Les derniers documents validés par la rédaction de ce numéro exigent un travail éditorial pour quelques jours encore pour une paraître correctement en ligne... En plus, les difficultés techniques auxquelles Aude & David font face perturbent encore la mise en ligne & les réponses à vos courriels, la rédaction poursuit toutefois la publication numérique, l’actualisant petit à petit de certaines pages du site, l’édition des projets prévus jusqu'à la fin de 2025 et vous remercie bien de votre patience !
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DES ARTISTES CITÉ(E)S dans les pages du numéro &/ou dans le sommaire
RÉALISATION TECHNIQUE :
AUDE & DAVID SIMON
NOUS ÉCRIRE À L’UNE DES AUX ADRESSES DE MESSAGERIES SUIVANTES SANS LES CROCHETS :
Christiane Bozza, « Les âmes mortes », peinture par Artemisia Gentileschi (1593–1653) &« Qu'est-ce donc que la vie », peinture par Angelica Kauffmann (1741-1807)
Denis Emorine,« À celle qui viendra / She is coming for me », traduction inédite en anglais par Michael T Steffen, peinture par Jacob Van Loo (1614-1670) & « Les Sabines », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783)
Christiane Bozza,« Les âmes mortes », peinture par Artemisia Gentileschi (1593–1653) & « Qu'est-ce donc que la vie », peinture par Angelica Kauffmann (1741-1807)
Denis Emorine,« À celle qui viendra / She is coming for me », traduction inédite en anglais par Michael T Steffen, peinture par Jacob Van Loo (1614-1670) & « Les Sabines », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783)
Élisa Fleury (1795-1862),« Les inconvénients du suicide», poème de FLEURY, Élisa,Album de poésies et chansons (1858), choisi, transcrit & commenté brièvement par Dina Sahyouni, peinture par Noël Coypel (1628-1707)
Élisa Fleury (1795-1862),« Les inconvénients du suicide», poème de FLEURY, Élisa,Album de poésies et chansons (1858), choisi, transcrit & commenté brièvement par Dina Sahyouni, peinture par Noël Coypel (1628-1707)
Denis Emorine,« À celle qui viendra / She is coming for me », traduction inédite en anglais par Michael T Steffen, peinture par Jacob Van Loo (1614-1670) & « Les Sabines », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783)
SPIRITUALITÉS / CROYANCES, RELIGIONS & MYSTICISMES EN POÉSIE
Christiane Bozza, « Les âmes mortes », peinture par Artemisia Gentileschi (1593–1653) &« Qu'est-ce donc que la vie », peinture par Angelica Kauffmann (1741-1807)
Denis Emorine,« À celle qui viendra / She is coming for me », traduction inédite en anglais par Michael T Steffen, peinture par Jacob Van Loo (1614-1670) & « Les Sabines », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783)
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « AUTOMNE 2025 | NO IV | SOMMAIRE », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, 1er Volet, mis en ligne le 23 décembre 2025. URL :
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Poète artiste-peintre, vice-président de la Société des Poètes Français (SPF), Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres & Poeta Honoris Causa du Cénacle européen des Arts et des Lettres
Le jeudi 18 décembre 2025 s’est tenue, dans le temple emblématique de la poésie qu’est le siège de la Société des Poètes Français (SPF), une rencontre littéraire fort conviviale autour de l’anthologie « Nos muses les murs » récemment publiée aux éditions Mindset, dirigée par Arwa Ben Dhia et préfacée par Alexandra Cretté. Le vice-président de la SPF, Michel Bénard, hôte de cette rencontre, était présent aux côtés de l’animatrice de la soirée, Arwa Ben Dhia et a prononcé un mot d’introduction que nous publions ici. Puis, cette dernière a présenté l’anthologie qu’elle a coordonnée pour l’association Apulivre en collaboration avec l’association Oyapock en Guyane et a rendu hommage à la poésie. Des extraits de l’anthologie ont été lus, non seulement par des autrices y ayant contribué (Maggy De Coster, Diane Lotus, Fatima Chbibane, Manon Godet et Emmanuelle Vanwinsberghe), mais aussi par des amis amoureux des mots. Après la dédicace, tout le monde s’est réuni autour d’un pot de l’amitié en se souhaitant de joyeuses fêtes de fin d’année.
Mot d’introduction du vice-président de la Société des Poètes Français
La Société des Poètes Français, honorable dame toujours rayonnante de 124 ans, fondée en 1902 entre autres, par les poètes et non les moindres, Sully Prudhomme, José Marie de Heredia, Léon Dierx, pour le centenaire de la naissance de Victor Hugo est heureuse d’accueillir en son siège un collectif de poètes regroupés autour d’Arwa Ben Dhia pour la présentation d’une anthologie originale gravitant autour du thème millénaire du langage des murs. Véritables palimpsestes et incunables à ciel ouvert – Les murs. – Ces murs qui se font muses et vecteurs incontournables de la poésie, de l’image sociétale.
Les murs sont les journaux, les chroniques, les rumeurs de la rue, qui révèlent l’histoire de nos sociétés. Les murs de la honte, de la révolte, de la beauté, de l’amour, les murs sont de véritables puzzles communautaires.
Les murs se font porteurs des cris de la poésie ou des murmures. Cette anthologie – Nos muses les murs – a vu le jour sous l’initiative de notre amie et sociétaire, Arwa Ben Dhia qui a su s’entourer de plumes diverses. Telle celle, réactive de la préfacière Alexandra Cretté, l’active rédactrice du magazine numérique international – Souffle inédit – Monia Boulila, sans oublier une figure discrète mais incontournable de la poésie francophone contemporaine, servant de passerelle entre l’Amérique latine et la France, Maggy De Coster, que je considère sans intention péjorative, comme une ancienne complice. Que les autres intervenants à majorité féminine me pardonnent, car je ne peux pas mentionner tout le monde, mais le déroulement de cette soirée va y pourvoir.
Revenons à – Nos muses les murs – qui est la pierre angulaire de notre regroupement autour de la poésie. Il est bon de savoir qu’il faut beaucoup de distance, beaucoup de recul, pour composer sur les murs du silence de la poésie, qui devient vite une déchirure humaine.
Être poète c’est déjà revendiquer son besoin d’amour au sens universel du terme, ce dont nous manquons aujourd’hui désespérément. C’est respecter la vie et oser encore croire en l’homme, c’est tendre tout entier vers son devenir, loin des rumeurs, des aveuglements de l’extrême, des régressions fanatiques, des radicalisations et de l’ignorance obscurantiste mère de l’intolérance.
Dans les turbulences et la mouvance de cette anthologie, nous naviguons sur le mystère de la vie, nous calligraphions les plus beaux de nos rêves et poèmes sur les lèpres murales qui deviendront de précieuses enluminures. Il faut savoir se surprendre à écrire avec la lumière de l’instant cueillie sur les murs afin que les mots habitent l’espace de leur présence et retombent sur les hommes en pluie d’espérance.
C’est par la poésie que nous sortirons du désespoir pour aller vers l’amour.
Dans son introduction, Arwa Ben Dhia, souligne que cette anthologie – Nos murs les muses – est pareille à la construction d’un pont de fraternité entre les peuples et à l’opportunité aux poètes de mettre en exergue leurs talents. Quant à notre délicate préfacière Alexandra Cretté elle attire notre attention vers la prudence en nous disant - Méfions-nous des murs que nous érigeons en chantant, ils peuvent devenir facilement ceux de la honte ou notre propre prison. –
Arwa Ben Dhia, elle aussi nous invite à ne pas faire de confusions :
« Chaque inspiration, une quête vers l’inconnu.
Chaque expiration, un retour vers le vécu.
Les cycles se suivent, les saisons se fondent
Dans cette danse infinie où tout se confond. »
Monia Boulila quant à elle, est hypnotisée devant le mur de verdure de son jardin.
« Je révèle ce lien insensé,
Entre ce mur et moi,
Ecran de rêves et de souvenirs…/… »
Quant à Maggy de Coster elle retrouve les traces de mémoire de Gisèle Halimi, sur le mobilier urbain, œuvre il me semble du graphiste bien connu C215, elle y voit par la poésie un combat titanesque.
« Vous menez une lutte acharnée
Pour faire renverser les barrières traditionnelles. »
Vous conviendrez qu’il ne m’est pas possible ici de mentionner tous les participants, les participantes plus précisément, car il y a ici une forte domination féminine, en fait rien de très surprenant car parfois nous pouvons nous demander où sont les hommes ? Peut-être en train de s’époumoner sur un terrain de football, une bière à la main !
Sous forme de conclusion et avant d’ouvrir cette soirée poétique, je reviendrai à l’objet de nos présences en ces lieux où en définitif mieux vaut après avoir écrit des poèmes sur les murs, construire un pont vers après vers. !
Alors, avec les poètes rêvons, car à l’instant où l’homme renonce à ses rêves d’enfance est une capitulation de la vie.
La poésie c’est oser tenter de saisir l’invisible, de capter l’indicible et de pérenniser l’émotion !
Osons le croire très fort, la poésie sauvera l’amour en nous extirpant de la haine et de l’ignorance.
La Société des Poètes français a été fondée en 1902. Elle est la seule association de poètes élevée au rang d'" Etablissement reconnu d'Utilité Publique. Les initiateurs de cette fondati...
Arwa Ben Dhia & Michel Bénard, « Compte-rendu de la soirée poétique du 18 décembre 2025 dans l'espace culturel de la Société des Poètes Français (SPF) », photographies parHong XU, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 23 décembre 2025. URL :
N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Essais & manifestes | S'indigner, soutenir, letttres ouvertes & hommages
Manifeste pour les Vivants désarmés…
Texte par
Jean-Luc Ros
Crédit photo : Simon Vouet (ou Voüet, 1590-1649), « Allégorie de la Paix », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits du site Commons.
Ce magnifique plaidoyer pour la paix est un écrit puissant qui n'est autre qu'une véritable déclaration de paix à partager...
Je déclare à la Porte de l’Elysée et devant les deux chambres de l’hémicycle, là où la République écoute malgré son propre vacarme, que mes mains ne connaîtront jamais d’autre puissance que celle d’une parole indocile, mouvante, surgissant comme une braise ancienne qui refuse de se laisser souffler par les vents dominants. Elles se portent elle-même, se refusent aux alignements, se courbent parfois pour mieux se redresser plus loin, telle une rivière consciente de son lit mais jamais soumise à sa forme.
Je ne reconnaîtrai pour République aucune terre qui exige que le sang ouvre la voie à sa respiration. Je n’accorderai fidélité à aucune bannière dont l’éclat s’élève à mesure que les corps s’effacent. Je n’obéirai à aucune cause qui trace sa justification dans l’effacement de l’autre. Mon seul domaine est un fragment d’azur sans couture, un ciel échappé de toute frontière, une étendue qui n’accepte ni clôture ni souverain qui prétendrait en fixer les limites.
On me répétera que la guerre serait la sœur native de l’homme, que les siècles l’auraient inscrite dans la chair même des peuples. Je n’entends dans ces récits que les répercussions d’habitudes trop lourdes, transmises comme des lois mais nées de renoncements répétés. À ces discours je préfère l’infime vibration qui traverse deux mains lorsqu’elles se rencontrent au bord du doute. Cette secousse minuscule renverse davantage que les machines de conquête, car elle témoigne d’une vérité plus ancienne que les règnes.
Je suis volontaire pour la paix qui persiste sans réclamer de victoire, cette paix qui surgit dans une fissure de pierre et s’y installe avec la patience d’une plante têtue. Elle ne demande ni applaudissement ni emblème. Elle respire simplement dans ceux qui refusent de bâtir un avenir sur des corps brisés ou sur la froide mécanique de la peur. Elle avance dans ceux qui savent encore reconnaître la lumière lorsqu’elle se fraie un chemin dans l’ombre.
Ainsi, dans une clarté plus profonde que la colère, j’affirme que je ne tirerai pas. Ni sur le visage qui reflète ma propre énigme, ni pour celui qui imagine pouvoir disposer de mon geste, ni contre la silhouette lointaine que l’on voudrait me désigner comme ennemie avant même qu’elle n’ait eu le temps d’exister.
Si combat il doit y avoir, il se déroulera contre la résignation qui chuchote que l’homme serait voué à la prédation. Je crois au contraire qu’il demeure un jardinier du possible, maladroit, souvent dépossédé de la lumière, mais capable d’aubes soudaines dès que se desserre l’étau des certitudes. Je crois qu’une source non révélée coule encore sous la surface des dogmes et qu’il suffit parfois d’un regard obstiné pour en libérer le murmure.
Je signe ce manifeste comme un être humain dépouillé de titres, traversé seulement par le souffle nu de la conscience. Ma République est intérieure et refuse tout meurtre. Mon service consiste à tenir l’avenir non dans la violence du bras tendu mais dans la paume ouverte, là où se rassemblent à la fois la fragilité et la promesse. Et si un jour l’on dresse la liste des courageux, je demande que l’on n’oublie pas ceux qui, dans un moment d’évidence fulgurante, auront choisi de prononcer ce refus incandescent, presque transparent, et pourtant plus solide que les armes.
La guerre ne passera pas par moi.
Jean Luc…
***
Pour citer ce texte illustré & inédit
Jean-Luc Ros, « Manifeste pour les Vivants désarmés… », peinture par Simon Vouet (1590-1649), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 21 décembre 2025. URL :
Poème choisi, transcrit & commenté brièvement pour cette revue par Dina Sahyouni
Crédit photo : Noël Coypel (1628-1707), allégorie mythique de « L'Abondance » (1700), peinture tombée dans le domaine public. Capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.
L'autre jour, certain misanthrope,
À deux mains tenant son menton,
Disait : « D'après mon horoscope,
Je dois mourir sans rejeton.
Si je dispose de mon être,
Du genre humain je me dépêtre.
Le suicide est radical...
Vivre malgré soi, ça fait mal.
« Je puis choisir entre la corde,
Le pistolet et le poison ;
Au besoin même je m'accorde
Et la rivière et le charbon.
Pendons-nous, sans plus de harangue...
Comme je vais tirer la langue !
C'est mourir comme un animal...
Rien que d'y penser, ça fait mal.
« Faisons-nous sauter la cervelle,
C'est un moyen expéditif...
J'appuierai sur la chanterelle
De cet instrument portatif...
Mais non, malgré moi je m'arrête,
Dans un instant ma pauvre tête
Serait à jour comme un fanal...
Rien que d'y penser, ça fait mal.
« De poison prenons une dose...
Il suffit d'un peu d'arsenic,
Mêlé d'un doigt de couperose
Que je distille à l'alambic.
Mes veines seront desséchées,
Mais j'aurai d'horribles tranchées
Dans le conduit intestinal...
Rien que d'y penser, ça fait mal.
« M'y voici, je me détermine :
C'est le charbon qui me sourit ;
J'en allume plein ma terrine,
Et j'attends la mort dans mon lit...
Mais si j'ai de fortes nausées,
Mes artères seront brisées,
J'aurai le transport cérébral...
Rien que d'y penser, ça fait mal.
« Afin d'abréger ma souffrance,
Il vaut mieux me jeter à l'eau.
Oui, mais je vais courir la chance
D'être accroché sous un bateau.
Si par hasard je me ravise,
Avec l'habit et la chemise
J'y puis laisser mon os dorsal !...
Rien que d'y penser, ça fait mal.
« Comme ma vue est obscurcie !
D'où me vient donc ce tremblement ?
Une attaque d'apoplexie
Me frappe-t-elle en ce moment ?...
J'ai contre la mort, qui m'approche,
De l'éther, des sets dans ma poche.
Vite, éloignons à l'instant fatal...
Rien que d'y penser, ça fait mal. »
Le poème d'humour transcrit ci-haut est un extrait, il provient de FLEURY, Élisa (Madame), Album de poésies et chansons, par Mme Élisa Fleury, 2ème édition, Paris, Imprimerie Simon RAÇON et CIE, 1858, pp. 52-54. Le recueil cité appartient au domaine public. Ce joli poème où la poète use du travestissement poétique indirect au masculin en narrant puis en faisant parler son personnage et de la figure poétique de l’énumération pour lister les moyens connus pour se suicider représente une manière humoristique efficace pour dépeindre l'autoportrait caricatural du misanthrope réaliste du XIXe siècle. Il consitue ainsi un échantillon du matrimoine de la poésie humoristique et caricaturale du typage sociologique en poésie comme de la Sociopoétique.
***
Pour citer ce poème humoristique de l'aïeule & illustré
Élisa Fleury (1795-1862),« Les inconvénients du suicide », poème de FLEURY, Élisa,Album de poésies et chansons (1858), choisi, transcrit & commenté brièvement par Dina Sahyouni, peinture par Noël Coypel (1628-1707), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 21 décembre 2025. URL :
APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 10 MARS 2026.
L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 10 mars 2026 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
SIÉFÉGP, 27 NOVEMBRE 2025
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES ET DANS UNE OU PLUS DES LANGUES SUIVANTES : FRANÇAIS, ANGLAIS, ARABE ET ESPAGNOL. L'ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE CHAQUE CRÉATRICE.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
LA RÉDACTION VOUS PRIE DE BIEN VOULOIR PATIENTER POUR RECEVOIR UNE RÉPONSE À VOTRE DEMANDE ET DE RENOUVELER VOTRE COURRIEL APRÈS UN MOIS SANS RÉPONSE. NOUS RECEVONS BEAUCOUP DE COURRIELS PAR JOUR ET AVONS BESOIN DU TEMPS POUR TRAITER CONVENABLEMENT VOS...
N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges Haïku du cœur, Trois ans dans le même train, Visages d’enfance & L’amour étouffe Poèmes d'amour par Léla LASHKHI Crédit photo : Barbara Regina Dietzsch (1706-1783),...
N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » Métiers du livre | Annonces diverses | Actions pour l'égalité des sexes & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité Résidence d’écriture en 2026/2027 à la Villa Marguerite Yourcenar Avis de candidature...