18 juin 2026 4 18 /06 /juin /2026 16:10

N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception

 


 

 

 

 

 

 

 

Irène Shraer, « Vertige du réel »,

nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€
 

 

 

 

 

 

Article par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

Il s’agit de vingt nouvelles en deux parties : Le réel fissuré et Le temps en suspens qui relatent des parcours de vie très particuliers, guidés quelquefois par une bonne étoile ou par une intuition. Des vies torturées, des silences contraints pour des raisons diverses ; des silences voulus ou subis, des souvenirs qui viennent au secours des moments de désespoir, des non-dits. L’éloge de la transmission y le devoir de mémoire y trouvent également leur écho.

 

La recherche du minimalisme « où le vide se serait transformé en espace de liberté absolue » est le corollaire du rêve.  Il arrive que l’amour et la foi reposent dans la même partition.

 

Un mur de silence s’installe dans la relation de couple de Marguerite. Ainsi, par respect des convenances sociales ou par peur des qu’en dira-t-on, elle  semble se résigner à accepter la monotonie de sa vie quotidienne. 

 

C’est aussi la remise en question des délibérations et verdicts hâtifs des prétendus juges jouant les amateurs d’art dans les soirées mondaines bruyantes. Alors que la peinture est perçue comme la révélation du sacré. En effet, la peinture et l’écriture, cette dualité en soi, a sans doute la vertu de  «  faire toucher du doigt l’espace sacré et lumineux » invisible à l’œil d’un profane.

Il y a Margot qui a payé le prix fort de la violence de l’autre en y laissant la vie 

 

La quête incessante de lumière pour sortir du brouillard et de l’obscurité afin de redonner à la vie son vrai sens résonne aussi. Cependant le doute n’est pas absent du raisonnement. Un doute méthodique qui conduira, espérons-le, à la voie de la paix tant souhaitée entre les peuples.*

 

© Maggy De Coster

 

* NDLR, Irène Shraer est peintre et poète.

 

***​​​​​​

  

Pour citer ce texte inédit

 

Maggy De Coster, « Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 18 juin 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/mdc-shraervertigedureel

 

 

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro III ▼ Lien à venir

11 avril 2026 6 11 /04 /avril /2026 15:34

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossier majeur | Florilège | Revue politique

 

 

 

 

 

 

Sur une corde raide

 

 

 

 

Ensemble de poèmes par

 

Martine L. Jacquot

 

Poète, romancière, nouvelliste & essayiste

 

 

Crédit photo : Louise Catherine Breslau (1856-1927), « At home or Intimacy ». Peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits diffusée sur un réseau social.​

 

 

Rudesse de la froidure inattendue ou

brûlure lancinante 

Le jour figé dans les glaces ou

écrasé de chaleur devient flou

Est-il possible de conjuguer l’ombre et le miel de l’aube

La déchirure et le regain

Entre l’encrier et l’enclume

le point de suspension s’inscrit en ricochet

comme un écho insensé

On rêve encore d’un concert d’oiseaux

couvrant le vacarme du monde

On imagine encore un asile éphémère ombragé

 

*

 

Sans doute as-tu trouvé la clef du jardin

où fleurit une multitude

Sans doute y déposes-tu de la poudre d’étoiles

captée au passage

Le point du jour a un goût de cendre

sous le déluge transi

Neige d’équinoxe

Soubresaut fugace

 dans ce dernier drapage terrestre

 

*

 

Échapper à son humaine condition

À la présence de la vermine

qui ronge le monde comme un parasite 

Je veux claquer la porte au nez 

aux marchands d’espoir

aux alchimistes de tout poil

aux menteurs aux gants blancs

aux voleurs d’avenir

au temps qui nie les promesses

à ceux qui se donnent des droits

sur la ligne de vie des autres

aux raconteurs d’histoires qui profitent de

notre terreur et

de notre désarroi

aux prophètes auto-proclamés

qui jouissant de notre naïveté

aux vendeurs de mirages auxquels on veut croire

comme d’autres s’accrochent à leurs divinités

Pendant ce temps nous marchons sur une corde raide

et le vide est insondable

Pendant ce temps l’océan devient une fosse commune

devant laquelle le monde pleure

 

*

 

Il est des avenues qui ne mènent

nulle part

Les lendemains s’écrivent

sur les bords d’une plaie

béante

L’immortalité est pour les contes de fées

Nous voguons dans un régime de la terreur déguisé

Les armoires sont pleines de voyages immobiles

et de pages blanches 

Cracher au visage

de ceux qui nous font perdre du temps

avec leurs règles bourrées

de faux sentiments

Jamais plus

promet-on

mais tout recommence de plus bel

Sans honte et sans regret

 

*

Quand nous avions encore

un corps

nous arpentions des continents

sans nous soucier de la direction du vent

Nous évitions les foules

bienheureuses

Les gens se croyaient beaux et criaient très forts

Il faut se sentir mortel

pour comprendre la futilité

des gestes

 

*

 

Rêve empoussiéré lancé dans le vent

comme une poignée de semailles

stériles

Certains appelleront ce geste

une fin

D’autres y verront un cycle

voué au recommencement

Les abandons et les dérives jalonnent les jours

mais le mot éternité n’a pas été inventé

pour rien

Il ne s’agit pas de dérive mais

d’ancre

Chaque aube annonce un jour neuf

 

*

 

Le temps glisse sans laisser de frisson sur l’onde

sans approfondir les rides

Comme si rien ne se passait

Pourtant dans les caves la lie se dépose

Le vin se décante

Dans les grottes l’eau suinte

La stalactite et la stalagmite bientôt deviendront

colonne

Du presque rien naît

un puissant lien silencieux

*

 

L’espace d’un instant

j’ai vu ta lumière envahir l’espace

Il fallait filer loin et vite

au-delà du chaos humain

Tu le savais

Le temps d’un souffle

j’ai envié ta légèreté

Il est des âmes plus pures que le cristal de roche

qui jette une étincelle aux premières lueurs de l’aube

Nécessaire lumière pour vaincre

l’infini Moyen Âge

habité de machines à torture 

Il faut contrer la noirceur

me disais-tu

Anéantir sa puissance

Nous sommes

porteurs de flambeaux

 

© Martine L. Jacquot

***​​​​​​

  

Pour citer cet ensemble de poèmes, illustré & inédit

 

Martine L. Jacquot, « Sur une corde raide », peinture par Louise Catherine Breslau (1856-1927), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 11 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/mlj-surunecorderaide

 

 

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour à la Table du festival Megalesia 2026 ▼ Lien à venir

31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 17:22

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes

 

 

 

 

 

 

Ma liberté

 

 

 

 


 

Poème, sur la joie de vivre &

tout en vieillissant, engagé & féministe par

 

 

Corinne Delarmor

 

Sociétaire des Poètes Français depuis 2022

 

 

 

Crédit photo : . Roses « Dream Girl ». Capture d'écran de l'image libre de droits diffusée sur un réseau social.

 

 

Mon printemps de poétesse : ma liberté !

 

 

 

 

J’ai ouvert la porte donnant sur le jardin

Sur le silence joyeux du chant des oiseaux

Juste le murmure de ma respiration

Comme une musique métronome 

Dans l’après-midi bleu du printemps

De mes soixante printemps

Je me suis assise 

Sur le banc de pierre

J’ai prêté l’oreille pour écouter

Le son rassurant

De l’eau qui coule 

À la fontaine de mon âge

Je n’entendais plus que la voix du bonheur

Maternelle à l’instar du baiser d'un pétale

Paternel tel un chaud rayon de soleil

Un vent léger

Délicat 

Parfumé

Dansait dans l’air d’avril

Semblant jouer de la harpe

Un sentiment de plénitude

Défroissait les plis de ma robe en lin

Effaçant les rides de mon front

Je me prenais pour une abeille

À butiner les sourires floraux

Une larme d’extase 

Perlait sur ma joue

Comme le miel

Je savais que je vivais pleinement

Le meilleur instant de mon existence

C’était là mon plus beau cadeau d’anniversaire

Je me mis à trinquer à la nature

À la douceur du jour

À la blancheur de la colombe

À l’envol du colibri

Il était grand temps d’être heureuse

Je fis alors un vœu

Que l’homme ne cultive plus

Que de grands champs de blé

Les vignes sauvages

Et apprivoise le vol des coccinelles

J’étais libre

Je venais de briser les chaines de mon tourment

Une plume blanche valsait

Au-dessus de mon âme 

En apesanteur

Signe d’espoir d’un lendemain meilleur

De la paix sur la terre

De l’amour planétaire

Dans tant de temps précieux

D’herbe fraiche coupée

De sève de mon arbre

De son feuillage bienveillant

L’odeur

D’un thé à la menthe fumant

M’a donné l’heure

Je siestais éveillée

Je savourais mon premier gouter de plaisir 

Comblée de pensées roses

Semblables au champ de l’aube

 

© Corinne Delarmor

 

***​​​​​​

  

Pour citer ce poème engagé & féministe, inédit & illustré

 

Corinne Delarmor, « Ma liberté », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 31 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/cd-maliberte

 

 

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour à la Table du festival Megalesia 2026 ▼ Lien à venir

25 mars 2026 3 25 /03 /mars /2026 17:18

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Revue Poépolitique | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages & REVUE ORIENTALES (O) |N 5-1 | Dossier

 

 

 

 

 

Hommage d’Edgar Morin à Leïla Shahid (1949-2026), lu à ses funérailles par Elias Sanbar

 

 

 

 

 

Éloge funèbre par

 

Edgar Morin

 

 

Hommage pictural par

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste peintre & photographe

Sociologue-conseiller au Palais de l’Élysée

pendant la présidence de François Hollande

 

 

​​​© Crédit photo : Edgar Morin et Leïla Shahid. (1949-2026). Remastérisation par Mustapha Saha.

 

 

 

Leila Shahid, quel regret de ne pouvoir te dire physiologiquement adieu à Lussan. Tu resteras pour nous l’incarnation de la justice, de la droiture, de l’âme palestinienne. Que de défilés tu as organisé où nous étions présents. Tu n’avais pas la haine des juifs.

Grâce à toi, nous n’oublierons jamais les palestiniens. Nous ne t’oublierons jamais. Nous transmettrons ton message et ta mémoire aux jeunes générations. Nous continuerons plus que jamais à témoigner, à souffrir, à lutter pour la Palestine, ta cause, qui est notre cause. Nous nous inclinons sur ta tombe avec le plus immense des chagrins et notre indéfectible amour.

© Edgar Morin, 2026.

—————

Pour citer ces illustration & éloge funèbre  élégiaques, engagés & inédits

 

Edgar Morin Abdellatif Laâbi (éloge funèbre) & Mustapha Saha (image), « Hommage d’Edgar Morin à Leïla Shahid (1949-2026), lu à ses funérailles par Elias Sanbar », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS  » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 25 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/ms-hommagededgarmorin

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

© Tous droits réservés

Retour aux Sommaires des numéros I|2026 & 5▼ Liens à venir

17 mars 2026 2 17 /03 /mars /2026 17:39

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes 

 

 

 

 

 

 

Redonnons leur pouvoir aux mots

 

 

 

 

Poème pacifique & photographie par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

© Crédit photo : L'enluminure « Liberté » réalisée par Fernand Léger (1881-1955) en 1953 pour accompagner le poème d’Éluard, cette œuvre est présente au musée Fernand Léger. Image prise par la poète.

 


 

pouvons-nous imaginer ou ressentir

dans une part de nous-mêmes

cette douleur de chair broyée

d’os brisés arrachés et brûlés

 

 

ces évocations nous donnent la nausée

ce sont celles de notre déshumanisation

l’esprit est-il vraiment encore

plus fort que le glaive

 

 

cette léthargie qui s’empare des peuples

n’est autre qu’une forme de soumission

car que ce sont les mots devenus

dans nos bouches muettes

 

 

liberté j’écris ton nom

criait et répétait le poète

aujourd’hui qu’avons-nous fait

de ce mot vidé de sa substance

 

 

redonnons leur pouvoir aux mots

pour faire chanter ce qu’il nous reste d’âme

et pour nous réapproprier notre liberté

jour après jour défiée et piétinée

 

 

© Françoise Urban-Menninger

 

Poème choisi pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026.

***​​​​​​

  

Pour citer ce poème illustré, engagé & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (poème & photographie), « Redonnons leur pouvoir aux mots », enluminure par Fernand Léger (1881-1955)Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 17 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/fum-mots

 

 

 

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour à la Table du festival Megalesia 2026 ▼ Lien à venir

Bienvenue !

 

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

Rechercher

Publications

 

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une