Crédit photo : Annie L. Pressland (ou Annie Louisa Pressland (1862-1933), nature morte fleurie : « Freesia and parma violet flowers in jug », Salmon postcard. Peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits diffusée sur un réseau social.
En hommage aux femmes qui m’abreuvent de leurs créations, savoirs & connaissances
Pour citer ce poème printanier, engagé, féministe, inédit & illustré
Dina Sahyouni, « Sous le soleil des œuvres de femmes » peinture par Annie L. Pressland (1862-1933), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 11 avril 2026. URL :
Corinne Delarmor, « Mon village fleuri. Le Perreux sur Marne »,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 2 avril 2026. URL :
Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes
Pour citer ce poème engagé & féministe, inédit & illustré
Corinne Delarmor, « Ma liberté »,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 31 mars 2026. URL :
Avec BAYT – Habiter le poème, Nour Cadour propose bien plus qu’un recueil : une demeure poétique à traverser. L’ouvrage, bilingue français-arabe, associe chaque poème écrit en français par l’autrice à sa traduction arabe réalisée par le poète et metteur en scène Moez Awled Ahmed. Cette disposition invite à une lecture libre : séparée, successive ou parallèle, selon le rythme et la sensibilité du lecteur. Chaque texte devient ainsi un espace intérieur à investir.
Une poétique annoncée dès la couverture
La couverture impose un bleu profond, méditatif, qui apaise autant qu’il interroge. Le titre BAYT, en capitales noires, évoque une architecture stable, presque sacrée, tandis que le sous-titre Habiter le poème agit comme une déclaration d’intention. Le poème n’est pas un objet figé : il est un lieu de vie.
Ce bleu fait écho au précédent recueil de Nour Cadour, Le bleu de la mer s’est enfui, et convoque des images récurrentes de son univers : la mer, la nuit, la lune, les espaces de veille et d’errance intérieure. Il symbolise l’entre-deux : entre mémoire et présent, exil et ancrage, traversée et refuge.
Le recueil comme architecture intérieure
La structure du livre épouse explicitement la métaphore de la maison. Le lecteur est guidé à travers différentes « pièces », qui organisent le parcours poétique :
L’entrée (Matkhal al-Bayt) : le seuil, lieu d’accueil et d’ouverture.
Le salon (Saaloun al-Bayt) : espace de circulation, de dialogue et de partage.
La cuisine (Al-Matbahu) : lieu de transformation, où la langue et l’expérience se métamorphosent.
La salle de bain (Al-Hamam) : espace d’intimité, de purification et de vulnérabilité.
La chambre (Al-Ghorfatu) : lieu du repos, de la mémoire et des confidences.
La sortie (Khuruj) : passage vers l’extérieur, ouverture et traversée.
À cette progression s’ajoutent les présentations de l’autrice, du traducteur et de la collection La Lune sur un plateau (7ᵉ collection des éditions Les Carnets du Dessert de Lune). L’ensemble compose une maison cohérente et hospitalière, où chaque étape a sa fonction symbolique.
Des poèmes brefs, sans titre, ouverts au lecteur
Les poèmes sont courts, souvent contenus sur une page ou une demi-page, et délibérément sans titre. Cette brièveté renforce leur intensité et leur disponibilité. La mise en regard du français et de l’arabe permet une circulation fluide entre les langues : le lecteur n’est jamais enfermé dans une seule voie de lecture.
Chaque poème fonctionne comme une pièce autonome : un lieu intime, mais jamais clos, que chacun peut habiter selon sa propre expérience.
La poésie de Nour Cadour s’enracine dans l’intime tout en s’ouvrant à l’universel. Les motifs de la lune, du seuil et de la maison traversent le recueil comme des figures de veille et de protection. La parole poétique devient hospitalière : elle accueille l’autre, le lecteur, et lui permet de reconnaître sa propre maison dans celle du poème.
Une voix et une traduction en dialogue
Nour Cadour, poétesse et romancière franco-syrienne née en 1990, développe une écriture singulière à la croisée de la médecine et de la poésie, attentive au corps autant qu’à la langue. Son parcours, marqué par de nombreuses publications et distinctions, éclaire la profondeur de ce recueil.
La traduction arabe de Moez Awled Ahmed ne se limite pas à un transfert linguistique : elle constitue un véritable geste poétique. Elle réactive la mémoire du texte, l’inscrit dans un dialogue interculturel et élargit l’espace du poème entre France, Syrie et Tunisie.
Habiter le monde par le poème
Reçu symboliquement le 18 décembre 2025, journée internationale de la langue arabe et journée internationale des migrants, BAYT – Habiter le poème prend une résonance particulière. Le recueil affirme que la poésie peut être un lieu : un espace de résistance douce, de transmission et de partage. Habiter le poème, ici, revient à habiter le monde autrement, par la langue et par l’écoute…par la poésie.
Pour citer cet article illustré, engagé, métapoétique & inédit
Hanen Marouani (texte & images fournies)« BAYT – Habiter le poème de Nour CADOUR », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 20 février 2026. URL :
Crédit photo : Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), illustration d'une nature morte en un joli bouquet de fleurs avec des insectes, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.
Salut. Je suis ton ego.
Salut. Je suis ton ego.
Bonjour. Je suis ton ego.
Stérile de mémoire et libre.
J’ai enfin vaincu la peur de perdre du temps. Désormais, le gaspiller est mon plus grand plaisir.
Je ne sais pas combien de temps je vivrai. Mais je ne renaîtrai pas pour restaurer la mémoire.
Je vivrai ma vie tant qu’elle durera.
Le reste m’est parfaitement égal.
02/12/2025
Langue de survie
La première fois, c’était la peur.
La deuxième, une partie perdue.
La troisième, un défi.
Après, la mémoire s’est retirée.
Pour survivre, j’ai inventé ma propre langue.
06/10/2024
Seuil
Je suis née au seuil de l’oubli de la liberté. Toute ma vie, j’ai porté le nom de la ville où je voulais vivre.
Poèmes choisis pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026.
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Pour citer ces poèmes engagés, féministes, illustrés & inédits
Léla Lashkhi, « Salut. Je suis ton ego. », « Langue de survie » & « seuil », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 31 janvier 2026. URL :
L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.
SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
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