9 septembre 2026 3 09 /09 /septembre /2026 17:00

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Dossier majeur & mineur | Florilèges / Nature en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

 

La Reine des Zibans

 

 

 

 



Poème mythopoétique & mythoféministe* par

 

Fadila Zedira-Derbal

 

 

Autrice, poétesse engagée pour

 l’émancipation des femmes

 

 

 

Crédit photo : Image orientaliste du désert (en Algérie) placée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits de droits.

​​​​

 

Ce poème, intitulé « La Reine des Zibans », est issu de mon recueil clandestin Fleurs d'absence :

 

 

Sous les mots de mon exil,

Je ne suis plus l'ombre, ni le fil.

Souveraine d'un royaume

De sable et de feu,

Je porte en moi mes oasis et mes eaux.

Je brûle mes silences d'hier, pour que

Mon nom se redresse, fier,

Entre le jasmin et le vent du désert.

Je suis la reine d'un monde ouvert.

— KHADRA

© Fadila Zedira-Derbal

 

 

Ma poésie explore les fêlures de l'existence, le passage du silence étouffant à l'éclosion de la parole libre. À travers ces vers, il s'agit de redresser le dos, de refuser de n'être qu'une ombre ou un fil, pour devenir la souveraine d'un royaume de sable et de feu, entre le jasmin et le vent du désert.

 

 

* © Ce terme provient du dictionnaire autour des poétiques féministes de Dina Sahyouni.

 

 

Biographie de Fadila ZEDIRA-DERBAL

 

Autrice, Fadila ZEDIRA-DERBAL a la plume à la fois charnelle et éthérée, elle explore à travers ses écrits les fêlures cachées de l'existence et les destins des femmes de l'ombre. Berçants ses mots entre la sensibilité de la mémoire et la force de l'émancipation, elle cherche à transformer les silences et les absences en éclats de lumière et de dignité. Habiter sa propre vie et son recueil poétique intérieur Fleurs d'absence marquent le point de départ de sa démarche littéraire, un espace de papier où les mots reprennent enfin leurs droits face au monde.

—————​​​​​

  

Pour citer ce poème verdoyant, féministe, inédit & illustré

 

Fadila Zedira-Derbal, « La Reine des Zibans », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 9 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noiii/fzd-lareinedesZibans

 

 

 

 

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11 avril 2026 6 11 /04 /avril /2026 15:34

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossier majeur | Florilège | Revue politique

 

 

 

 

 

 

Sur une corde raide

 

 

 

 

Ensemble de poèmes par

 

Martine L. Jacquot

 

Poète, romancière, nouvelliste & essayiste

 

 

Crédit photo : Louise Catherine Breslau (1856-1927), « At home or Intimacy ». Peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits diffusée sur un réseau social.​

 

 

Rudesse de la froidure inattendue ou

brûlure lancinante 

Le jour figé dans les glaces ou

écrasé de chaleur devient flou

Est-il possible de conjuguer l’ombre et le miel de l’aube

La déchirure et le regain

Entre l’encrier et l’enclume

le point de suspension s’inscrit en ricochet

comme un écho insensé

On rêve encore d’un concert d’oiseaux

couvrant le vacarme du monde

On imagine encore un asile éphémère ombragé

 

*

 

Sans doute as-tu trouvé la clef du jardin

où fleurit une multitude

Sans doute y déposes-tu de la poudre d’étoiles

captée au passage

Le point du jour a un goût de cendre

sous le déluge transi

Neige d’équinoxe

Soubresaut fugace

 dans ce dernier drapage terrestre

 

*

 

Échapper à son humaine condition

À la présence de la vermine

qui ronge le monde comme un parasite 

Je veux claquer la porte au nez 

aux marchands d’espoir

aux alchimistes de tout poil

aux menteurs aux gants blancs

aux voleurs d’avenir

au temps qui nie les promesses

à ceux qui se donnent des droits

sur la ligne de vie des autres

aux raconteurs d’histoires qui profitent de

notre terreur et

de notre désarroi

aux prophètes auto-proclamés

qui jouissant de notre naïveté

aux vendeurs de mirages auxquels on veut croire

comme d’autres s’accrochent à leurs divinités

Pendant ce temps nous marchons sur une corde raide

et le vide est insondable

Pendant ce temps l’océan devient une fosse commune

devant laquelle le monde pleure

 

*

 

Il est des avenues qui ne mènent

nulle part

Les lendemains s’écrivent

sur les bords d’une plaie

béante

L’immortalité est pour les contes de fées

Nous voguons dans un régime de la terreur déguisé

Les armoires sont pleines de voyages immobiles

et de pages blanches 

Cracher au visage

de ceux qui nous font perdre du temps

avec leurs règles bourrées

de faux sentiments

Jamais plus

promet-on

mais tout recommence de plus bel

Sans honte et sans regret

 

*

Quand nous avions encore

un corps

nous arpentions des continents

sans nous soucier de la direction du vent

Nous évitions les foules

bienheureuses

Les gens se croyaient beaux et criaient très forts

Il faut se sentir mortel

pour comprendre la futilité

des gestes

 

*

 

Rêve empoussiéré lancé dans le vent

comme une poignée de semailles

stériles

Certains appelleront ce geste

une fin

D’autres y verront un cycle

voué au recommencement

Les abandons et les dérives jalonnent les jours

mais le mot éternité n’a pas été inventé

pour rien

Il ne s’agit pas de dérive mais

d’ancre

Chaque aube annonce un jour neuf

 

*

 

Le temps glisse sans laisser de frisson sur l’onde

sans approfondir les rides

Comme si rien ne se passait

Pourtant dans les caves la lie se dépose

Le vin se décante

Dans les grottes l’eau suinte

La stalactite et la stalagmite bientôt deviendront

colonne

Du presque rien naît

un puissant lien silencieux

*

 

L’espace d’un instant

j’ai vu ta lumière envahir l’espace

Il fallait filer loin et vite

au-delà du chaos humain

Tu le savais

Le temps d’un souffle

j’ai envié ta légèreté

Il est des âmes plus pures que le cristal de roche

qui jette une étincelle aux premières lueurs de l’aube

Nécessaire lumière pour vaincre

l’infini Moyen Âge

habité de machines à torture 

Il faut contrer la noirceur

me disais-tu

Anéantir sa puissance

Nous sommes

porteurs de flambeaux

 

© Martine L. Jacquot

***​​​​​​

  

Pour citer cet ensemble de poèmes, illustré & inédit

 

Martine L. Jacquot, « Sur une corde raide », peinture par Louise Catherine Breslau (1856-1927), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 11 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/mlj-surunecorderaide

 

 

 

 

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11 avril 2026 6 11 /04 /avril /2026 15:25

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous le soleil des œuvres de femmes

 

 

 

 



Poème féministe par

Dina Sahyouni 

 


 

Crédit photo :  Annie L. Pressland (ou Annie Louisa Pressland (1862-1933), nature morte fleurie : « Freesia and parma violet flowers in jug », Salmon postcard. Peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits diffusée sur un réseau social.

​​​

 

En hommage aux femmes qui m’abreuvent de leurs créations, savoirs & connaissances

 

 

Sous le soleil Flora reste hébétée

telle une roseraie de l’été

Remuée par un doux vent mugi

rougie, pleine de senteurs

elle effleure en douceur

son corps de jeune femme

et nuance les couleurs

de tout son corps qui fleurit

aux rythmes du printemps, elle sourit

et dévoile la douceur de sa poésie

 

 

Elle n’admire plus Baudelaire,

elle lui préfère les mystères

des bosquets bucoliques

et les fleurages poétiques

des œuvres composées par des femmes

pour raviver ses flammes,

elle y puise des connaissances

sur elle, sur la vie

et y étanche sa soif

de velouté, volupté et liberté.

 

© DS., octobre 2024.

 

—————​​​​​

  

Pour citer ce poème printanier, engagé, féministe, inédit & illustré

 

Dina Sahyouni, « Sous le soleil des œuvres de femmes » peinture par Annie L. Pressland (1862-1933), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 11 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/ds-liberte

 

 

 

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9 avril 2026 4 09 /04 /avril /2026 15:17

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Critique & réception

 

 

 

 

 

 

J’entreprends d’étirer mon cœur,
 

poèmes d’Odile Bischoff. Recueil paru aux Éditions Astérion

 

 

 

 

Réception & photographies par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© Crédit photo : Première & quatrième de couverture illustrée du recueil de poésies intitulé J’entreprends d’étirer mon cœur d’Odile Bischoff, paru aux Éditions Astérion en 2026.

 

 

 

Telles des bulles de lumière plus légères que l’air, les poèmes d’Odile Bischoff nous font partager la grâce infinie d’être au monde. Des photographies en noir et blanc prises par l’autrice ponctuent cette poésie lumineuse qui suspend le temps.

 

 

Née à Colmar, Odile Bischoff vit à Strasbourg depuis son adolescence. La poésie fait partie intégrante de sa vie, elle est devenue sa respiration et s’inscrit dans le rythme des battements de son cœur : « J’entreprends / d’étirer mon cœur / de / battements / réanimés / pour lui / apprendre / le souffle / de la belle enfance ».

Dans ce cœur, c’est l’enfance qui revient, une pierre, qu’elle a conservée tel un talisman, est source de réminiscences « Pierre / de ma petite enfance / je t’ai tant / aimée / le sais-tu / si petite / si polie / si douce / et / si féconde d’histoires / je t‘ai gardée dans une / secrète / poche ».

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes, J’entreprends d’étirer mon cœur d’Odile Bischoff, paru aux Éditions Astérion en 2026.

 

Car la pensée magique de l’enfance n’a jamais quittée la poète même si les blessures existentielles transparaissent entre des vers visionnaires d’une grande acuité « La fin de notre monde / puise sa source / dans l’origine / de nos fissures ».

Poésie de l’épure, quête de l’indicible, Odile Bischoff nous invite à voyager dans le cœur battant du poème où son écriture sans fioriture entre en symbiose avec la nature et notre cosmicité « L’ air des rivières / s’invitant dans nos poumons / saura lui donner/ le souffle pur / qui nous a tant manqué ».

 

© Crédit photo : Extraits poétiques illustrés & inédits du recueil de poésies intitulé J’entreprends d’étirer mon cœur, de l’autrice Odile Bischoff, Éditions Astérion, 2026.

 

 

Nul doute que la quête de l’autrice rejoint celle de nos interrogations car sous le « je » qui parle, c’est un « nous » universel qui questionne notre présence au monde « cet autre que moi / qui vous ressemble/ m’apprendra peut-être / de nouveaux mots », écrit-elle.

Trois vers nous octroient peut-être la clé de cette poésie où le don de soi, la disparition ont partie liée avec la vie et la mort qui dans le même temps, la traversent, nous traversent « Le temps m’est venu de / l’abandon / je m’abandonne ».

 

© Françoise Urban-Menninger

 

***​​​​​​

  

Pour citer ce texte engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (texte & images), « J’entreprends d’étirer mon cœur, poèmes d’Odile Bischoff. Recueil paru aux Éditions Astérion », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 9 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/fum-dodilebischoff

 

 

 

 

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2 avril 2026 4 02 /04 /avril /2026 17:27

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le printemps des poètes | Spiritualités, croyances...

 

 

 

 

 

 

Mon village fleuri

 

Le Perreux sur Marne

 

 

 

 


 

Poème élogieux d'amour par

 

Corinne Delarmor

 

Sociétaire des Poètes Français depuis 2022

 

 

Crédit photo : . Prairie fleurie. Capture d'écran de l'image libre de droits diffusée sur un réseau social.

 

C’est un poème écrit en l'honneur de mon village, Le Perreux sur Marne.

 

 

 

 

 

Au clocher de l’église s’accrochent mes printemps

Telle une carte postale imperméable au vent

Je ne vais à la messe y mange des marrons

Sa fête de la châtaigne même je n’ai pas un rond

 

 

Cette église cœur de ville au doux parvis fleuri

Cueille mon questionnement avec mon chien assis

Les dimanches de novembre tout pleurant de grésil

Portugal à l’honneur l’amitié sans l’exil

 

 

Je ne suis religieuse père juif mère chapelet

Fleure bon l’adolescence en son sein petit lait

Mon Perreux d’adoption sa pierre est mon essence

Ma liberté sereine mon guide et mon errance

 

 

La robe de communion flotte sur ma rivière

Mon poème mes serments ici de saines prières

Depuis bientôt trente ans je suis ton amoureuse

Ni maitre ni amant je suis ta bienheureuse

 

 

C’est mon petit village à la broche bien fleurie

L’enfance et le grand âge aux parfums d’harmonie

J’y exerce mon art bienveillance paternelle

J’ai le cœur à la fête mes amours éternelles

 

© Corinne Delarmor

 

***​​​​​​

  

Pour citer ce poème printanier, inédit & illustré

 

Corinne Delarmor, « Mon village fleuri. Le Perreux sur Marne », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 2 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/cd-monvillagefleuri

 

 

 

 

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Bienvenue à la directrice de publication du site Simone Durand (elle collabore et remplace en ligne la directrice-fondatrice de la presse de la SIEFEGP à partir de septembre 2026).

LPPDM, SEPTEMBRE 2026

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

 

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