22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 15:21

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception | Dossier mineur Articles & témoignages | Revue Matrimoine 

 


 

 

 

 

 

Emma Lazarus, La Liberté éclairant le Monde (Poésie au fil de la vie).

Sélection & traduction des poèmes-Annpôl Kassis, Constellations, 2026, 91 p. 17€
 

 

 

 

 

 

Article inédit par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Portrait gravé de la poète américaine Emma Lazarus (1849-1887). Gravure tombée dans le domaine public., image capturée par cette revue d'une photographie libre de droits.

 

Annpôl Kassis fait revivre la mémoire de la poète Emma Lazarus par la traduction des ses poèmes ses poèmes, écrits au XIXe siècle en anglais américain.

 

Féministe avant-gardiste, Emma Lazarus nous livre une poésie dense et riche, marquée par le sceau de l’émigration et la persécution transgénérationnelle liée à la judéité. Dotée d’une ouverture d’esprit et d’une grande générosité, elle plaide pour la liberté et verse dans l’humanisme. Elle dénonce toute sorte de préjugés qui divisent à la faveur desquels les forts écrasent les faibles. 

 

En faisant don de l’intégralité d’un Prix de poésie qu’elle a obtenu, elle a su contribuer au financement du socle de la Statue de la Liberté, située à l’entrée de la ville de New York. Et pour cause, un poème de son cru est gravé sur le socle. Donc, elle a fait entrer la poésie dans les annales de l’Histoire de l’Indépendance des États-Unis. 

Un extrait de son poème : La Nouvelle Colosse pour illustrer nos propos : 

 

« Une puissante femme tenant haut une torche dont la flamme

Est l’éclair enchâssé et son nom sera

Mère des Exilés. En sa main porteuse d’espoir

Brille le flambeau de Bienvenue au monde entier

Et son regard avenant surmonte

Le port aux ponts suspendus liant les villes jumelles. »

 

Il n’est pas toujours aisé de traduire de la poésie car il faut bien connaître les subtilités de la langue de départ et celles de la langue d’arrivée pour ne pas trahir l’auteur et aussi pour satisfaire les exigences de la langue d’arrivée afin d’être compréhensible à la lecture.

Annpôl Kassis qui manie avec dextérité  la langue de Shakespeare a su sublimer la poésie d’Emma Lazarus dans la langue de Molière tout en respectant les différences sémantiques des deux langues et les partis qui s’imposent pour rendre fluide sa traduction.

En effet, pour qu’une traduction littéraire soit valable, elle doit être menée par un ou une poète qui est le seul ou la seule capable de maintenir la rythmique, les assonances nécessaires dans la langue d’arrivée. Dieu merci, nous avons affaire à une poète qui sait bien s’y prendre. Ainsi, nous a-t-elle livré un travail de qualité que nous avons apprécié pour sa valeur sémantique et qui également nous renseigne sur la sensibilité d’Emma Lazarus y compris son engagement en faveur de la liberté.

Rappelons-nous que tout être humain est né libre et égal. En témoigne le premier cri d’un nouveau-né à la naissance. Ce cri n’est rien moins qu’un cri de liberté. Ce cri caractéristique de la liberté est identique chez tous les nouveau-nés du monde entier. N’est-ce pas là une preuve d’égalité entre les humains ? Il s’agit d’une innéité tangible de l’égalité. Hélas, il faut toujours se battre pour préserver cette liberté et faire valoir cette égalité, sans cesse confrontés à l’obscurantisme qui perdure dans ce  monde !

Elle est la chantre des héros disparus, elle rend hommage, aux preux de l’Histoire :

 

« Bienvenue en ce jour de Sabbat gris parfumé

Dédié à l’amour immortel et la noble bravoure ! »

 

« La Liberté éclairant le Monde », un recueil de poèmes qui vaut la peine d’être lu, car on en apprend tant sur la vie d’Emma Lazarus que sur L’Histoire des États-Unis.

 

© Maggy De Coster, septembre 2026.

 

***​​​​​​

  

Pour citer cet article engagé & inédit

 

Maggy De Coster, « Emma Lazarus, La Liberté éclairant le Monde (Poésie au fil de la vie). Sélection et traduction des poèmes-Annpôl Kassis, Constellations, 2026, 91 p. 17€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Voletmis en ligne le 22 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/mdc-laliberteeclairantlemonde

 

 

 

 

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22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 15:20

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception | Revue Matrimoine | Voix-voies de la sororité | Revue Poépolitique | Revue culturelle des continents & ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier 

 

 


 

 

Sa seule épouse, roman de

Peace Adzo Medie, traduit de l’anglais par Benoîte Dauvergne

 

 

 

 

 

Analyse & image de la couverture par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Portrait photographique de l'autrice par

Sylvernus Darku

 

 

 

 

© Crédit photo : Françoise Urban-Menninger,  Première de couverture illustrée du roman intitulé « Sa seule épouse » de l’autrice Peace Adzo Medie. Œuvre traduite de l’anglais par Benoîte Dauvergne.

 

​​​​

                                  

Le titre du premier roman de l’autrice ghanéenne Peace Adzo Medie « Sa seule épouse » lève, à lui seul, le voile sur un monde méconnu, voire inconnu des Occidentaux. La polygamie se profile dès la première page de cet ouvrage où l’on entend la voix d’Afi Tekpie nous confier qu’elle va se marier, non par amour, mais pour répondre à la demande de la richissime « Tantine » qui joue les marieuses afin de tenter de mettre fin à l’idylle controversée de son neveu Eli avec une Libérienne. Ce mariage, qui est souhaité également par la mère d’Afi car il la mettra financièrement à l’abri, fait dire à la jeune fille dans une phrase imagée résumant sa situation « J’avais l’impression de porter nos deux familles en équilibre sur la tête comme une bassine remplie à ras bord. » La métaphore en lien avec les lourdes charges que transportent les Africaines sur leur tête, génère une note d’exotisme et de poésie qui fait partie intégrante de ce roman en lui conférant un charme particulier qui affleure tout au long de sa lecture.

 

Nous sommes les témoins stupéfaits d’un « mariage par procuration » car l’heureux élu n’a pas daigné se déplacer, il est resté auprès de sa belle loin des yeux et du cœur d’Afi. Pour l’entourage d’Afi, il ne fait aucun doute que cette alliance lui ouvrira les portes d’une cage dorée mais comme l’affirme « la promise » « Il est difficile d’être la clé du bonheur des autres, de leur victoire, l’instrument de la légitimation de leurs actes. »

 

Ce mariage, que l’on pourrait qualifier de convenance, va offrir paradoxalement la clé de son indépendance à Afi. Elle se met à voler de ses propres ailes en s’instruisant et prend son destin en mains, mettant à mal les principes du patriarcat! Afi n’est autre que le symbole d’une Afrique qui s’émancipe,  celui d’une femme libre qui défie et renverse l’ordre établi par une société masculine où un oncle peut remplacer un père.

 

 

© Crédit photo : Sylvernus Darku, portrait de la romancière Peace Adzo Medie.

​​​​

 

Outre le combat féministe de l’autrice Peace Adzo Medie qui prête sa voix à Afi, on prend un réel plaisir à voyager dans un Ghana porté par une écriture finement ciselée, aux images savoureuses et poétiques dont on croque les fruits à pleines dents. Les couleurs, les parfums envoûtants de l’Afrique plongent le lecteur dans cet « ailleurs » dont Arthur Rimbaud nous disait qu’il était « la vraie vie ». Mais l’autrice, tout en dénonçant la soumission des femmes dans un système archaïque, critique également le monde des affaires dans un pays en partie gangrené par la corruption comme en témoignent les inégalités qui persistent alors qu’une minorité s’enrichit.

Nul doute que ce premier roman nous interpelle aussi quant à nos propres mœurs en nous conviant à traverser le miroir des apparences dans lequel notre société se complaît, aveuglée par les faux-semblants.

 

Parfois empreint de tristesse, cet ouvrage prête aussi à sourire car les travers des humains n’ont pas de frontières ! Voilà pourquoi la première page tournée, on ne quitte plus ce livre car nos émotions ont partie liée avec celles de la narratrice dont on suit la quête et la difficile ascension sur le chemin de l’espérance et de la renaissance dans un pays où les femmes africaines nous font signe dans une sororité partagée.

 

 

© Françoise Urban-Menninger, septembre 2026.

—————

  

Pour citer ce texte, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, (texte & images fournies), «  Sa seule épouse, roman de Peace Adzo Medie, traduit de l’anglais par Benoîte Dauvergne », portrait photographique de la romancière par Sylvernus DarkuLe Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 22 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noiii/fum-pam-saseuleepouse

 

 

 

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21 septembre 2026 1 21 /09 /septembre /2026 17:30

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Bémols artistiques | Critique & réception / Chroniques de Camillæ 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route des Princes voyageurs, de 1446 à 1560. Exposition au château d’Amboise, été 2026


 

 

 

 

Critique & photographies par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Edouard Toudouze, "Le Mariage d’Anne de Bretagne"», photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 1. ​​​​

 

La ville d’Amboise reçoit plus d’un million de touristes par an, sans être cependant affectée par la nuisance du « surtourisme ». 

Si vous voyagez là, retrouvez la route des Princes voyageurs ! L’exceptionnelle exposition dans les pièces du château royal s’ouvre par « l’usage raisonné de la guerre » du roi Louis XI pour réparer les malheurs de la guerre de Cent Ans. L’instabilité a renforcé des pouvoirs fragmentés auxquels personne ne comprend rien. L’œuvre de Louis XI consiste à stabiliser un pays en partie écroulé en fondant la Ligue du Bien. On note le clin d’œil à l’actualité.

Survient une floraison luxuriante nommée Renaissance. Le mariage de la duchesse Anne de Bretagne avec le roi de France Charles VIII scelle l’alliance des deux terres. Il les élève au-dessus de la guerre. « Le singulier voyage nuptial » de la duchesse Anne de Bretagne se déroule à la charnière des XVè et XVIè siècles. Son premier mariage par procuration avec Maximilien de Habsbourg a suscité la réaction du roi de France Charles VIII. Il assiège Rennes où réside la duchesse et finit par l’épouser. Elle est âgée de quatorze ans. Ce singulier mariage au château de Langeais est représenté sur un grand carton peint, commandé par le Parlement de Bretagne en 1901 : 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « objets et portraits d’Anne de Bretagne», photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 2.

 

Une somptuosité, avec les vêtements qui s’échappent d’un coffre. Le buste en bronze illustre la royauté et, symbole de la puissance et de la richesse de cette époque, un médaillon arbore le visage du roi et le visage de la reine. 

À la mort de Charles VIII, en 1498, la reine de France dispose à nouveau de son duché. Elle y accomplit un premier voyage. Le second, en 1505, a pour raison officielle un pèlerinage pour la santé du roi Louis XII, le troisième époux. Une gracieuse carte de la Bretagne en retrace l’itinéraire avec des croix. Il est judicieux de faire du pèlerinage d’Anne de Bretagne, devenue reine de France, à Notre-Dame du Folgoët le trésor de cette exposition. La Bretagne magique et spirituelle n’enjoint pas à se tourner vers la conquête mais à porter le regard vers le ciel. 

Débarqués au Brésil à la suite des Portugais (découverte de Cabral en 1500), les Français ont fondé en 1555 le fort de Coligny dans la baie de la future Rio de Janeiro. Malheureusement, le conflit intra-français entre catholiques et protestants induit l’échec, dès 1560, de ce « rêve d’une France Antarctique », dont l’héritage est singulièrement intellectuel : la fondation de l’ethnologie ! Ces retours de flamme, puissants appels de thanatos, s’accompagnent aussi de fêtes et divertissements à la française... Ainsi l’inoubliable parade de trois cents Amérindiens à Rouen, le 1er octobre 1550 :

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « À Rouen », photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 3.

 

La plupart sont des Français déguisés, mais une cinquantaine de Tupinikins ont fait le voyage. L’esprit léger, frondeur et incroyant des Français est alors dans les limbes. Cette exposition invite aussi à réfléchir aux expéditions scientifiques actuelles. Des pièces superbes sont prêtées pour l’occasion, telle une bourguinotte au griffon qui emblématise cette représentation du pouvoir des princes et princesses qui sont partis à la découverte du monde :

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Bourguinotte au griffon » de Giovanni Paolo Negroli (Milan, v. 1540), photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 4.

 

Le royaume de France, anéanti à la fin du XVIIIè siècle, est donc magnifié par le voyage. Les vertus n’étaient pas corrompues comme au temps de Charles VII, un règne de « collaboration » où Alain Chartier (Bayeux, v. 1385—Avignon v. 1430) ne voyait qu’une « larroniere » nourrissant le peuple d’hideuses chimères. « Défiance, Indignation, Désespérance » mettent à mal « Dame Nature ». Son Livre d’Espérance (1429) est illustré par ces expéditions lorsque le France s’est délivrée des malheurs de la Guerre de Cent Ans. 

Que l’on y réfléchisse à l’heure où : 

Les idolâtres du béton aiment la science ultra moderne.

Ils prennent l’avion pour étudier les civilisations « ancestrales »

et construisent des musées. Techniques des nouveaux Croisés, nouveaux colons, armes des bouchers de la Terre.  

 

© Camille Aubaude, été 2026.

***

  

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Camille Aubaude (texte & photographies), «  Sur la route des Princes voyageurs, de 1446 à 1560. Exposition au château d’Amboise, été 2026 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 21 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/ca-expo-surlaroute

 

 

 

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18 juin 2026 4 18 /06 /juin /2026 16:10

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception

 


 

 

 

 

 

Irène Shraer, « Vertige du réel »,

nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€
 

 

 

 

 

 

Article par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

Il s’agit de vingt nouvelles en deux parties : Le réel fissuré et Le temps en suspens qui relatent des parcours de vie très particuliers, guidés quelquefois par une bonne étoile ou par une intuition. Des vies torturées, des silences contraints pour des raisons diverses ; des silences voulus ou subis, des souvenirs qui viennent au secours des moments de désespoir, des non-dits. L'éloge de la transmission et le devoir de mémoire y trouvent également leur écho.

 

La recherche du minimalisme « où le vide se serait transformé en espace de liberté absolue » est le corollaire du rêve.  Il arrive que l’amour et la foi reposent dans la même partition.

 

Un mur de silence s’installe dans la relation de couple de Marguerite. Ainsi, par respect des convenances sociales ou par peur des qu’en dira-t-on, elle  semble se résigner à accepter la monotonie de sa vie quotidienne. 

 

C’est aussi la remise en question des délibérations et verdicts hâtifs des prétendus juges jouant les amateurs d’art dans les soirées mondaines bruyantes. Alors que la peinture est perçue comme la révélation du sacré. En effet, la peinture et l’écriture, cette dualité en soi, a sans doute la vertu de  «  faire toucher du doigt l’espace sacré et lumineux » invisible à l’œil d’un profane.

Il y a Margot qui a payé le prix fort de la violence de l’autre en y laissant la vie 

 

La quête incessante de lumière pour sortir du brouillard et de l’obscurité afin de redonner à la vie son vrai sens résonne aussi. Cependant le doute n’est pas absent du raisonnement. Un doute méthodique qui conduira, espérons-le, à la voie de la paix tant souhaitée entre les peuples.*

 

© Maggy De Coster

 

* NDLR, Irène Shraer est peintre et poète.

 

***​​​​​​

  

Pour citer ce texte inédit

 

Maggy De Coster, « Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Voletmis en ligne le 18 juin 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/mdc-shraervertigedureel

 

 

 

 

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16 mai 2026 6 16 /05 /mai /2026 17:59

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Bémols artistiques | Critique & réception & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Critiques poétiques & artistiques | Carte blanche à une artiste

 

 

 

 

 

 

 

 

Méditerranée en échos : de Marseille

à Strasbourg, la mémoire des origines selon Linda Moufadil

 

 

 

 

 

Article & photographies par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française & rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

© Crédit photo : Affiche officielle de l’exposition intitulée « Méditerranée au féminin », avec l’artiste Linda Moufadil & d’autres artistes femmes à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

 

 

À l’heure où la Méditerranée occupe à nouveau le devant de la scène culturelle, entre les événements lancés à Marseille et les résonances qu’ils trouvent bien au-delà du littoral, Strasbourg offre elle aussi sa propre lecture de cet horizon commun.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Heure bleue » (huile sur toile, 20 x 20 cm) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.
 

À la Galerie AIDA, l’exposition collective Méditerranée, présentée du 16 avril au 14 mai 2026, réunissait Sophie Roy, Linda Moufadil, Chantal Sornat, Valérie Heitz, avec des sculptures de Monique Gaxotte Schutz, dans un dialogue sensible entre peintures, dessins et volume autour d’un même imaginaire méditerranéen.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Petit déjeuner chez Fadila El Gadi » (huile sur toile, 20 x 20 cm) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

Découverte dans le cadre d’une visite à la Galerie AIDA, cette exposition prenait une dimension particulière par la présence des artistes et la circulation des échanges autour des œuvres. Mais c’est surtout l’univers de Linda Moufadil qui retenait l’attention, par sa manière d’ancrer la Méditerranée dans une mémoire intime, marocaine, faite d’objets du quotidien, de gestes transmis et de retours constants à l’origine.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Babouches » (20 x 20 cm, huile sur toile) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

Ses toiles, à la fois précises et poétiques, transforment le réel en narration visuelle. Un service à thé, des reflets, une table familière, une lumière posée sur les choses ordinaires : chez elle, chaque détail devient matière à regard, à souvenir, à émotion.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « A & M - Arts et Métiers » (60 x 60 cm,  huile sur toile) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

Qui est Linda Moufadil ? Rencontrée à la galerie, une artiste entre mémoire méditerranéenne et regard contemporain

 

Rencontrée à la galerie, Linda Moufadil donne immédiatement à voir un univers personnel, à la fois précis, magnétique et profondément ancré dans la mémoire. Née à Rabat, formée à Paris à l’ESAG puis à l’Académie Charpentier, elle vit et travaille aujourd’hui entre Strasbourg et Chaumont, avec un parcours déjà nourri d’expositions en France, au Maroc, en Norvège et jusqu’à New York.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Printemps.com Loves You » (54,5 x 65 cm, huile sur toile) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

Son œuvre se construit à partir du réel, mais ne s’y enferme jamais. À travers des photographies qu’elle réalise elle-même, puis retravaille en croquis et en peinture, elle transforme les scènes du quotidien en images habitées par l’attente, les reflets et une forme de nostalgie active :  un service à thé marocain, une table, une voiture, une vitrine, un café ou une rue deviennent chez elle des motifs de récit, où le visible se charge d’émotion et de mémoire.

​​​​​

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Escada » (40 x 40 cm, huile sur toile) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

Dans l’univers de Linda Moufadil, le quotidien devient tableau, et la Méditerranée devient mémoire et c’est à travers ces toiles que l’artiste maroco-norvégienne révèle son monde : détails, reflets et objets du quotidien.

 

© Crédit photo : Peinture de l’artiste Linda Moufadil, « Thé à la menthe avec ses briaouates » (20 x 20 cm, huile sur toile) exposée durant l’exposition « Méditerranée au féminin » à la Galerie AIDA à Strasbourg.

 

© Hanen Marouani

 

À venir : 

Portfolio de LINDA MOUFADIL !

 

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Pour citer ce bémol artistique illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & images fournies), « Méditerranée en échos : de Marseille à Strasbourg, la mémoire des origines selon Linda Moufadil », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 16 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/hm-expo

 

 

 

 

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L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

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