N°I | HIVER 2026 | 1ER VOLET « SORCIÈRES D’ANTAN & D’AUJOURD’HUI » | Critique & réception | Revue culturelle des continents
Passer l’hiver dans le flamboiement des couleurs du peintre André Evard à la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne
Texte par
Peintures par
André Evard
Artiste peintre Suisse (1876-1972)
Photographies par
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© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, un paysage naturel hivernal no 1 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.
Artiste renommé en Suisse, il est né en 1876 à Renan dans le Jura bernois, puis il s’installe avec sa mère à La Chaux-de-Fonds. Dès 1908, il réalise ses premiers collages, puis ses créations non-figuratives avant d’aborder ses chefs-d’œuvre surréalistes et, plus tard, de jouer un rôle prépondérant dans l’art abstrait en Suisse.
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© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, fruit no 2 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.
Une exposition rétrospective dans la galerie Messmer, qui possède un important fonds de ses toiles et aquarelles, permet de s’immerger dans la beauté d’œuvres éminemment poétiques.
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© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, un fruit no 3 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.
Ses paysages d’hiver confinent vers une épure de lumière où un fin trait noir surligne la blancheur immaculée de la neige.
Peints en 1916, des sapins s’embrasent sous les rayons du soleil, ils s’abstraient d’eux-mêmes dans une clarté qui les transcende. Un arbre, peint dans un champ doré par les blés, semble plongé dans un océan de vagues ocres qui le bercent.
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© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, des roses en bouquet no 4 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.
Des roses éblouissantes en bouquets, l’une d’entre elles couchée et esseulée dans l’herbe, des œillets blancs sur fond rose disposés dans un vase sur un meuble aux teintes vertes, font chanter les toiles dans une symphonie de couleurs. On peut lire sous les tableaux cette pensée de Max Liebermann « Farben sind das lächeln der Natur », « Les couleurs sont le sourire de la Nature ».
Ce sourire de la nature, on le pressent dans la série de fruits qu’André Evard décline à l’infini.
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© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, paysage naturel hivernal no 5 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.
Des oranges sur fond bleu, des pommes vertes sur fond rose, des pommes dans une prairie, peintes en 1941 se fondent dans un jeté de lumière irradiant. Une énorme poire verte peinte en 1944 paraît s’échapper de son cadre qui n’est autre que l’écrin de ce fruit sensuel et généreux, prêt à être croqué des yeux !
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© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, un paysage naturel printanier fleuri sur fond bleu no 6 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.
Pour clore cette fin d’année et pour ouvrir la prochaine, la galerie Messmer nous offre un feu d’artifice de lumière qui dépasse le langage en laissant place aux émotions et à l’indicible. On découvre sur un mur cette citation de Goethe à laquelle on ne peut qu’adhérer « Blumen sprechen dort, wo worte fehlen », « Les fleurs parlent là où les mots manquent ».
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© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, des roses en bouquet no 7 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.
Une série de tableaux, que d’aucuns qualifieraient de « natures mortes », et dont l’expression anglaise « stille life » convient beaucoup mieux, évoque cette « vie tranquille » où des cruches et des pommes nous font entrer par le biais de leur simplicité dans un temps immobile empreint d’humilité et de sérénité. Même les oiseaux semblent nous emporter sur leurs ailes jusque dans les nuages où la neige floconne paisiblement en myriades de fleurs féeriques.
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© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, un paysage de myriades de fleurs féeriques no 8 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.
André Evard a poursuivi sa quête de lumière et de beauté jusqu’à son décès en 1972, il nous en lègue la quintessence dans une musique silencieuse qui s’égrène dans les notes luminescentes de chacune de ses œuvres dont ses couchers de soleil qui nous font signe depuis l’autre côté de ses toiles.
© Françoise Urban-Menninger
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© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, un paysage urban antique sur un fond en dés no 9 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.
Exposition à voir jusqu’au 25 janvier 2026.
À noter que l’artiste méconnu, voire inconnu en France aura ses œuvres exposées au musée Powerlong de Shanghai en Chine en 2026 dans le cadre du 150e anniversaire de sa naissance, marquant ainsi sa place incontournable dans l’art mondial.
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Pour citer ce bémol artistique illustré & inédit
Françoise Urban-Menninger, « Passer l’hiver dans le flamboiement des couleurs du peintre André Evard à la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne », peintures par André Evard (1876-1972), photographiées par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | 1ER VOLET | NO I « SORCIÈRES D’ANTAN & D’AUJOURD’HUI », mis en ligne le 7 janvier 2026. URL :
https://www.pandesmuses.fr/2026noi/fum-hiveravecandreevard
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