21 septembre 2026 1 21 /09 /septembre /2026 17:30

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Bémols artistiques | Critique & réception / Chroniques de Camillæ 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route des Princes voyageurs, de 1446 à 1560. Exposition au château d’Amboise, été 2026


 

 

 

 

Critique & photographies par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Edouard Toudouze, "Le Mariage d’Anne de Bretagne"», photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 1. ​​​​

 

La ville d’Amboise reçoit plus d’un million de touristes par an, sans être cependant affectée par la nuisance du « surtourisme ». 

Si vous voyagez là, retrouvez la route des Princes voyageurs ! L’exceptionnelle exposition dans les pièces du château royal s’ouvre par « l’usage raisonné de la guerre » du roi Louis XI pour réparer les malheurs de la guerre de Cent Ans. L’instabilité a renforcé des pouvoirs fragmentés auxquels personne ne comprend rien. L’œuvre de Louis XI consiste à stabiliser un pays en partie écroulé en fondant la Ligue du Bien. On note le clin d’œil à l’actualité.

Survient une floraison luxuriante nommée Renaissance. Le mariage de la duchesse Anne de Bretagne avec le roi de France Charles VIII scelle l’alliance des deux terres. Il les élève au-dessus de la guerre. « Le singulier voyage nuptial » de la duchesse Anne de Bretagne se déroule à la charnière des XVè et XVIè siècles. Son premier mariage par procuration avec Maximilien de Habsbourg a suscité la réaction du roi de France Charles VIII. Il assiège Rennes où réside la duchesse et finit par l’épouser. Elle est âgée de quatorze ans. Ce singulier mariage au château de Langeais est représenté sur un grand carton peint, commandé par le Parlement de Bretagne en 1901 : 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « objets et portraits d’Anne de Bretagne», photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 2.

 

Une somptuosité, avec les vêtements qui s’échappent d’un coffre. Le buste en bronze illustre la royauté et, symbole de la puissance et de la richesse de cette époque, un médaillon arbore le visage du roi et le visage de la reine. 

À la mort de Charles VIII, en 1498, la reine de France dispose à nouveau de son duché. Elle y accomplit un premier voyage. Le second, en 1505, a pour raison officielle un pèlerinage pour la santé du roi Louis XII, le troisième époux. Une gracieuse carte de la Bretagne en retrace l’itinéraire avec des croix. Il est judicieux de faire du pèlerinage d’Anne de Bretagne, devenue reine de France, à Notre-Dame du Folgoët le trésor de cette exposition. La Bretagne magique et spirituelle n’enjoint pas à se tourner vers la conquête mais à porter le regard vers le ciel. 

Débarqués au Brésil à la suite des Portugais (découverte de Cabral en 1500), les Français ont fondé en 1555 le fort de Coligny dans la baie de la future Rio de Janeiro. Malheureusement, le conflit intra-français entre catholiques et protestants induit l’échec, dès 1560, de ce « rêve d’une France Antarctique », dont l’héritage est singulièrement intellectuel : la fondation de l’ethnologie ! Ces retours de flamme, puissants appels de thanatos, s’accompagnent aussi de fêtes et divertissements à la française... Ainsi l’inoubliable parade de trois cents Amérindiens à Rouen, le 1er octobre 1550 :

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « À Rouen », photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 3.

 

La plupart sont des Français déguisés, mais une cinquantaine de Tupinikins ont fait le voyage. L’esprit léger, frondeur et incroyant des Français est alors dans les limbes. Cette exposition invite aussi à réfléchir aux expéditions scientifiques actuelles. Des pièces superbes sont prêtées pour l’occasion, telle une bourguinotte au griffon qui emblématise cette représentation du pouvoir des princes et princesses qui sont partis à la découverte du monde :

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Bourguinotte au griffon » de Giovanni Paolo Negroli (Milan, v. 1540), photographie prise lors de l’exposition au château d’Amboise, été 2026, image no 4.

 

Le royaume de France, anéanti à la fin du XVIIIè siècle, est donc magnifié par le voyage. Les vertus n’étaient pas corrompues comme au temps de Charles VII, un règne de « collaboration » où Alain Chartier (Bayeux, v. 1385—Avignon v. 1430) ne voyait qu’une « larroniere » nourrissant le peuple d’hideuses chimères. « Défiance, Indignation, Désespérance » mettent à mal « Dame Nature ». Son Livre d’Espérance (1429) est illustré par ces expéditions lorsque le France s’est délivrée des malheurs de la Guerre de Cent Ans. 

Que l’on y réfléchisse à l’heure où : 

Les idolâtres du béton aiment la science ultra moderne.

Ils prennent l’avion pour étudier les civilisations « ancestrales »

et construisent des musées. Techniques des nouveaux Croisés, nouveaux colons, armes des bouchers de la Terre.  

 

© Camille Aubaude, été 2026.

***

  

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Camille Aubaude (texte & photographies), «  Sur la route des Princes voyageurs, de 1446 à 1560. Exposition au château d’Amboise, été 2026 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 21 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/ca-expo-surlaroute

 

 

 

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18 juin 2026 4 18 /06 /juin /2026 16:10

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception

 


 

 

 

 

 

Irène Shraer, « Vertige du réel »,

nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€
 

 

 

 

 

 

Article par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

Il s’agit de vingt nouvelles en deux parties : Le réel fissuré et Le temps en suspens qui relatent des parcours de vie très particuliers, guidés quelquefois par une bonne étoile ou par une intuition. Des vies torturées, des silences contraints pour des raisons diverses ; des silences voulus ou subis, des souvenirs qui viennent au secours des moments de désespoir, des non-dits. L'éloge de la transmission et le devoir de mémoire y trouvent également leur écho.

 

La recherche du minimalisme « où le vide se serait transformé en espace de liberté absolue » est le corollaire du rêve.  Il arrive que l’amour et la foi reposent dans la même partition.

 

Un mur de silence s’installe dans la relation de couple de Marguerite. Ainsi, par respect des convenances sociales ou par peur des qu’en dira-t-on, elle  semble se résigner à accepter la monotonie de sa vie quotidienne. 

 

C’est aussi la remise en question des délibérations et verdicts hâtifs des prétendus juges jouant les amateurs d’art dans les soirées mondaines bruyantes. Alors que la peinture est perçue comme la révélation du sacré. En effet, la peinture et l’écriture, cette dualité en soi, a sans doute la vertu de  «  faire toucher du doigt l’espace sacré et lumineux » invisible à l’œil d’un profane.

Il y a Margot qui a payé le prix fort de la violence de l’autre en y laissant la vie 

 

La quête incessante de lumière pour sortir du brouillard et de l’obscurité afin de redonner à la vie son vrai sens résonne aussi. Cependant le doute n’est pas absent du raisonnement. Un doute méthodique qui conduira, espérons-le, à la voie de la paix tant souhaitée entre les peuples.*

 

© Maggy De Coster

 

* NDLR, Irène Shraer est peintre et poète.

 

***​​​​​​

  

Pour citer ce texte inédit

 

Maggy De Coster, « Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Voletmis en ligne le 18 juin 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/mdc-shraervertigedureel

 

 

 

 

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 17:29

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Avis de parution & préface du recueil «  Le Fou de Gadara » (à paraître prochainement)

 

 

 

 

 

 

Avis de parution & images par

 

Senegal NJAAY (Éditions)

 

Préface de

 

Arwa Ben Dhia

 

Poète polyglotte, auteure, ingénieure, docteure en

électronique & Ambassadrice de la Paix (CUAP) 

​​​​​Page Linkedin : Arwa Ben Dhia

 

 

© Crédit photo :  Première de couverture illustrée du recueil de poèmes intitulé « LE FOU DE GADARA » du poète haïtien Ezechiel LUCCE & préfacé par Arwa BEN DHIA.  Œuvre à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026.

 

 

Avis de parution : 

PROCHAINEMENT : Le Fou de Gadara

 

 

La maison d’édition Senegal NJAAY est fière de vous annoncer la parution prochaine du premier recueil de poésies LE FOU DE GADARA du jeune poète haïtien Ezechiel LUCCE, préfacé par Arwa BEN DHIA.

 

Nous vous proposons ici de commencer par lire la préface d’Arwa BEN DHIA qui vous donnera un avant-goût de cet ouvrage.

© Senegal NJAAY (Éditions)

 

 

© Crédit photo : Éditions Senegal NJAAY, l’annonce officielle de parution du recueil « LE FOU DE GADARA » du jeune poète haïtien Ezechiel LUCCE avec en arrière-plan le portrait du poète.

 

Préface du recueil

 

« C'est ainsi que je devins un fou. Et dans ma folie, j'ai retrouvé à la fois ma liberté et ma sécurité. La liberté d'être seul et la sécurité de n'être pas compris. Car ceux qui nous comprennent nous asservissent de quelque manière. » (Khalil Gibran, le Fou)

 

Dès les premières pages du recueil « Le Fou de Gadara », Ezechiel Luccé nous invite à suivre le chemin paradoxal de la folie, cette voie qui, loin d’être simple déraison, devient source de liberté et d’accomplissement. Ce lien intime entre folie et liberté, magnifiquement exprimé par Gibran, irrigue tout le recueil, où le poète choisit d’« exister / En corps mortel, / En âme vivante, / En esprit libre. » Chez Luccé, la folie n’est pas une fuite, mais une affirmation de soi, une conquête de l’indépendance intérieure.

 

La tradition philosophique et littéraire a souvent fait de la folie un espace de vérité. Michel Foucault écrivait : « De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou. ». Ce passage, Luccé l’explore à travers ses poèmes, où la voix du fou révèle des vérités que la raison ordinaire ignore ou craint. À l’instar de Nietzsche, pour qui « il y a toujours un peu de folie dans l'amour, mais il y a toujours un peu de raison dans la folie », Luccé cultive l’ambiguïté, la tension entre lucidité et déraison, entre sagesse et vertige.

 

La poésie du recueil s’inscrit ainsi dans une filiation où la folie est perçue comme une forme supérieure de connaissance. Platon y voyait une essence divine, et Gibran lui-même, dans une lettre à Mikhail Nouaïma, affirmait : « Tu effleures la folie qui est le premier pas vers la divinité, sois fou Micha et révèle-nous les mystères qui sont au-delà de la raison. ». Ces mystères, Luccé les interroge sans relâche, faisant de chaque poème une énigme, une invitation à dépasser les limites du rationnel.

 

Le cinéma aussi s’est emparé de cette figure du fou porteur de vérité. En effet, le grand réalisateur russe Andreï Tarkovsky, dans son film « Nostalghia », considère que bien que l’on échoue à comprendre les fous, ils sont certainement plus proches de la vérité que nous. D’ailleurs, dans ce film, une scène du « Gai Savoir » de Nietzsche est reprise avec un personnage fou s’adressant à la foule et lui tenant un discours qu’elle n’est pas capable de comprendre, en dépit de la sagesse sous-jacente des paroles en apparence délirantes. Luccé, à travers ses vers, adopte cette posture : il parle en marge, mais sa parole, souvent absconse et ésotérique, cherche à toucher l’essentiel. Comme Érasme dans son « Éloge de la folie », il fait de la déraison un instrument de lucidité.

 

La singularité du recueil d’Ezechiel Luccé tient aussi à son travail sur la langue. Le poète aime faire chanter ses textes : rimes, jeux de mots polysémiques, figures de style rythmiques comme l’anaphore, l’épiphore ou l’épizeuxe, tout concourt à donner à la folie une voix incantatoire, presque sacrée :

 

“Recto” et le “verso” 

J’existe par Erreur

Et par Dessein.

 

Le fou qui s’exprime ici est fasciné par l’énigme, le paradoxe, le double sens :

 

La Folie que J’exprime  

En revers dans mes Rimes  

Est bien Celle qui t’Anime  

De ses vers, ses Énigmes.

 

Cette fascination pour le mystère se retrouve dans l’usage du grec et du latin, par exemple Mathaino, Telos, Prosôpon, Conatus, Polaris, qui font écho à la tradition philosophique tout en ancrant la poésie dans une quête de sens universelle.

 

Face à une existence pleine de contradictions, le fou de Luccé trouve son salut dans le rire, ultime résistance à l’absurdité du monde :

 

J’ai pensé en héros  

Et vécu en rieur ;  

Cette vie n'est qu'un zéro :  

Sa peine est sa valeur.

 

Ainsi, tout au long de ce recueil et malgré son jeune âge, Ezechiel Luccé s’inscrit dans la grande tradition des poètes et penseurs pour qui la folie n’est pas une faiblesse, mais une force, une manière d’habiter le monde autrement, avec lucidité, humour et profondeur. À travers ses poèmes, il nous invite à accueillir cette part de folie en nous, non comme un danger, mais comme une promesse de liberté et de sagesse.

 

© Arwa BEN DHIA

Ingénieure-Docteure et Poète polyglotte

 

 

Biographie de la préfacière 

 

Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieure à Télécom Paris. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, lauréate de plusieurs prix littéraires, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Elle est membre de nombreuses associations culturelles dont la Société des Gens de Lettres. Elle a dirigé l’anthologie poétique « Nos muses les murs » publiée en octobre 2025 aux éditions Mindset, sous l’égide de l’association Apulivre. En 2025, Arwa a été honorée par la distinction d’Ambassadrice de la Paix attribuée par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix (CUAP). En 2026, Arwa est membre invité du jury de sélection pour le prix Dina Sahyouni décerné par la SIÉFÉGP et vice-présidente pour la région du monde arabe au sein du mouvement mondial « Poetas del mundo ».

 

—————​​​​​

Pour citer ces avis de parution & préface, illustrés & inédits

 

Éditions Senegal NJAAY (avis & photographies) & Arwa Ben Dhia (préface), « Avis de parution & préface du recueil « Le Fou de Gadara » (à paraître prochainement) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 13 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/esn-abd-foudegadara

 

 

 

 

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11 avril 2026 6 11 /04 /avril /2026 15:25

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous le soleil des œuvres de femmes

 

 

 

 



Poème féministe par

Dina Sahyouni 

 


 

Crédit photo :  Annie L. Pressland (ou Annie Louisa Pressland (1862-1933), nature morte fleurie : « Freesia and parma violet flowers in jug », Salmon postcard. Peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits diffusée sur un réseau social.

​​​

 

En hommage aux femmes qui m’abreuvent de leurs créations, savoirs & connaissances

 

 

Sous le soleil Flora reste hébétée

telle une roseraie de l’été

Remuée par un doux vent mugi

rougie, pleine de senteurs

elle effleure en douceur

son corps de jeune femme

et nuance les couleurs

de tout son corps qui fleurit

aux rythmes du printemps, elle sourit

et dévoile la douceur de sa poésie

 

 

Elle n’admire plus Baudelaire,

elle lui préfère les mystères

des bosquets bucoliques

et les fleurages poétiques

des œuvres composées par des femmes

pour raviver ses flammes,

elle y puise des connaissances

sur elle, sur la vie

et y étanche sa soif

de velouté, volupté et liberté.

 

© DS., octobre 2024.

 

—————​​​​​

  

Pour citer ce poème printanier, engagé, féministe, inédit & illustré

 

Dina Sahyouni, « Sous le soleil des œuvres de femmes » peinture par Annie L. Pressland (1862-1933), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 11 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/ds-liberte

 

 

 

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7 avril 2026 2 07 /04 /avril /2026 18:20

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Revue culturelle des continents | S’indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages / Annonces diverses & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris célèbre la poésie vivante : hommage à Mohamed Sghaier Ouled Ahmed

 

 

 

 

 

 

Texte & photographies par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française & rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

© Crédits photos : Images de l'affiche officielle de l'événement, « Paris célèbre la poésie vivante : hommage à Mohamed Sghaier Ouled Ahmed », à l’initiative de Moez Awled Ahmed (metteur en scène, traducteur et neveu du poète).

 

 

 

« J’aime mon pays comme nul autre ne l’aime… »

 

C’est par ces mots puissants que s’ouvre, comme une présence toujours vivante, la voix du grand poète tunisien Mohamed Sghaier Ouled Ahmed (1955–2016). Figure majeure de la poésie contemporaine arabe, il incarne une parole libre, engagée, profondément ancrée dans les luttes politiques et sociales de son temps.

Né à Sidi Bouzid, il s’est opposé tout au long de sa vie à toutes les formes d’oppression, des régimes de Habib Bourguiba et Zine el-Abidine Ben Ali jusqu’aux dérives post-révolutionnaires. Son œuvre, marquée par une lucidité sans concession, a durablement façonné le paysage littéraire tunisien et arabe. Son premier recueil, L’Hymne des six jours (1984), fut d’ailleurs censuré en raison de sa portée critique.

Le vendredi 10 avril 2025 à Paris, sa voix résonnera à nouveau à l’occasion d’une soirée exceptionnelle de lecture poétique, placée sous le signe de la mémoire, du partage et de la transmission.

 

© Crédits photos : Portrait photographique du poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed.

 

Un lieu, une rencontre, une mémoire vivante

 

Accueilli par la librairie Maktabat Berfin, au cœur du 18ᵉ arrondissement, cet événement s’inscrit dans un lieu devenu incontournable du paysage culturel parisien. Plus qu’une librairie, cet espace indépendant est un véritable carrefour de rencontres, dédié aux littératures arabes contemporaines et patrimoniales.

À l’initiative de cette soirée, Moez Awled Ahmed — metteur en scène, traducteur et neveu du poète — poursuit un geste à la fois intime et universel : faire vivre l’œuvre de son oncle au-delà des frontières, dans un espace d’échange où les voix, les langues et les sensibilités se rencontrent.

 

Une poésie portée par les voix et les corps

 

Organisée en collaboration avec l’association Maouzoun, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la poésie arabe orale. Le public est invité à participer activement : lire, écouter, partager.

Les lectures seront assurées par Qutaiba Jameel, Marwan AlDori et Hiba Merhi, dans un esprit de circulation vivante de la parole poétique.

La soirée sera accompagnée par le musicien Majdi Zouari, dont la présence viendra souligner la musicalité des textes et offrir une immersion sensible.

 

 

Informations pratiques

 

Date & horaires : Vendredi 10 avril 2025,  19h

Lieu : Maktabat Berfin

Adresse : 58 rue du Ruisseau, 75018 Paris

Entrée : Libre sur inscription (places limitées)

Lectures poétiques : Moez Awled Ahmed, Qutaiba Jameel, Marwan AlDori et Hiba Merhi

Accompagnement musical : Majdi Zouari

Hommage pensé et réalisé par : Moez Awled Ahmed (metteur en scène, traducteur et neveu du poète)

Soirée organisée en collaboration avec : l’association Maouzoun

 

Une nuit pour dire, se souvenir et faire vivre la poésie.

 

© Hanen Marouani

—————​​​​​

Pour citer ce texte engagé, illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & images fournies), « Paris célèbre la poésie vivante : hommage à Mohamed Sghaier Ouled Ahmed », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 7 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/hm-hommage

 

 

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Dernière modification de la page réalisée à la demande de la rédactrice : le 8 avril 2026

 

 

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Bienvenue à la directrice de publication du site Simone Durand (elle collabore et remplace en ligne la directrice-fondatrice de la presse de la SIEFEGP à partir de septembre 2026).

LPPDM, SEPTEMBRE 2026

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

 

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