14 mars 2026 6 14 /03 /mars /2026 18:51

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossier mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes

 

 

 

 

 


Des deux mondes le héros

 

7 septains

 

 

 

 

Poème historique & photographie par

 

Chantal Robillard

 

 

© Crédit photo : Chantal Robillard, « L'Hôtel de ville fêtant la Belle journée ».

 

 

 

Langeac (Haute-Loire) célèbre tous les deux ans la journée, en 1786, où Gilbert de Lafayette, marquis de Chavaniac, est venu prendre possession des clés de la ville tout juste achetée. Pour l'occasion, la population se costume en tenues du XVIIIème siècle et défile dans les rues en suivant le cortège du marquis jusqu'à l'Hôtel de ville. C'est la « Belle journée ».

 


 

« Lafayette arrive !», crie

L'aboyeur municipal.

« Acclamez notre héros ,

 d'Amérique revenu ! »

La foule s'est rapprochée

du rond-point d'où partira

le cortège du marquis.

 

C'est un beau jour de juillet,

Lafayette va venir

Sur son fier destrier gris.

Indépendance accordée

Aux rebelles Insurgents

Des anciennes colonies,

C'est lui qui a rédigé

 

La belle Déclaration

dite d'indépendance

Des jeunes États-Unis,

Qui servira de modèle

A celle de la nation

Française dans quelques temps.

« Les hommes naissent libres

 

Et égaux en droit » lit-on

Dans cette proclamation.

Or ce fringant général

De vingt neuf ans va les clés

De la mairie recevoir :

La ville il vient d'acheter.

Mille sept cent quatre vingt six :


 

Féodalisme vivant !

Trois ans plus tard, en juillet,

La Bastille tombera.

Lafayette ne viendra

Plus, occupé à Paris.

Nouvelle révolution !

Y fondait tous ses espoirs...

 

On sait ce qu'il en advint :

Désillusion et prison

En Autriche pour longtemps...

Mal vu par tous l'ex-héros

Sauf chez les Américains.

Mais pour l'instant, il revient

Par le grand pont sur l'Allier.

 

L'aboyeur s'en va criant :

« Vive Lafayette ! Oyez,

Bonnes gens ! Accourez tous ! »

Tous les deux ans nous fêtons

Ici la « belle journée »

De la venue du marquis,

Qui prônait la liberté.

 

 

© Chantal Robillard.

 

*Ce poème inédit sur le héros Lafayette constitue le troisième volet de la chronologie de trois héros auvergnats ayant œuvré pour leur ou la liberté. Je le lirai pendant le Printemps des poètes le 21 mars à Strasbourg, dans le cadre du « Récital de poésie de Strasbourg ».

***​​​​​​

  

Pour citer ce poème illustré, engagé & inédit

 

Chantal Robillard (Poème & photographie), «  Des deux mondes le héros (7 septains) »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 14 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/robillard-leheros

 

 

 

 

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14 mars 2026 6 14 /03 /mars /2026 18:49

Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossier mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes

 

 

 

 

 


VERCINGÉTORIX (haïkus en acrostiches)

 

 

 

 

Poème historique & image fournie par

 

Chantal Robillard

 

 

 

Crédit photo :  Plan géographique de  « Gergovie », image libre de droits fournie par Chantal Robillard.

 


 

VERCINGETORIX ,

Était le chef des Arvernes.

Remporta bataille

 

Contre les légions

Intrusives de César.

Non, pas en limagne,

 

Gergovie : en haut

Et sur les flancs du plateau

Tout près de Clermont.

 

Osa se livrer

Rageur, après Alésia.

Incarcéré fut.

 

Xénophobes, les Romains.

 

 

© Chantal Robillard.

 

*Ce poème inédit sur le héros Vercingétorix constitue le premier volet de la chronologie de trois héros auvergnats ayant œuvré pour leur ou la liberté. Je le lirai pendant le Printemps des poètes le 21 mars à Strasbourg, dans le cadre du « Récital de poésie de Strasbourg ».

 

***​​​​​​

  

Pour citer ce poème engagé, inédit & illustré

 

Chantal Robillard, « VERCINGÉTORIX (haïkus en acrostiches) »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 14 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/robillard-vercingetorix
 

 

 

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9 mars 2026 1 09 /03 /mars /2026 18:24

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur  | Articles & témoignages | Métiers du livre | Revue Culturelle des Continents / Invitations à lire | Annonces diverses / Avis de parution & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Critiques poétiques & artistiques | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation & préface du recueil « Une rue au Caire » (à paraître prochainement)

 

 

 

 

 

 

Présentation & images par

 

Senegal NJAAY (Éditions)

 

Préface de

 

Arwa Ben Dhia

 

Poète polyglotte, auteure, ingénieure, docteure en

électronique & Ambassadrice de la Paix (CUAP) 

​​​​​Page Linkedin : Arwa Ben Dhia

 

 

 

© Crédit photo :  Première de couverture illustrée du recueil de poèmes intitulé « UNE RUE AU CAIRE » du poète égyptien Ashraf Aboul-Yazid, traduit en langue française par sa fille Houda Ashraf & préfacé par Arwa BEN DHIA. Œuvre à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026.

 

Présentation du recueil

 

PROCHAINEMENT : Une rue au Caire

 

 

La maison d’édition Senegal NJAAY est fière de vous annoncer la parution prochaine du recueil de poésies « UNE RUE AU CAIRE » du poète égyptien Ashraf Aboul-Yazid, traduit en langue française par sa fille Houda Ashraf et préfacé par Arwa BEN DHIA. Ce recueil a été en 2025 finaliste pour le Prix International de l’Invention Poétique BALISAILLE, ce qui marque un moment notable pour la littérature arabe traduite, inscrivant la poésie égyptienne contemporaine dans le dialogue littéraire francophone.

 

L’éditeur a également confirmé que la maison présentera et promouvra cette œuvre lors de prochains événements littéraires, notamment au Salon du Livre Africain de Paris les 21 et 22 mars 2026, où le recueil sera présenté comme un pont poétique entre les cultures arabe, africaine et française.

 

Nous vous proposons de commencer par lire la préface d’Arwa BEN DHIA qui vous donnera un avant-goût de cet ouvrage.

 

© Senegal NJAAY (Éditions)

 

 

© Crédit photo :  L'annonce du recueil « UNE RUE AU CAIRE » du poète égyptien Ashraf Aboul-Yazid (traduit en langue française par sa fille Houda Ashraf & préfacé par Arwa BEN DHIA) avec en arrière-plan le portrait du poète.

 

 

Préface du recueil

 

 

Il est des êtres dont la grandeur du cœur pénètre délicatement notre univers, sans même que nous ne les connaissions. C'est un des miracles de la littérature. Tel est ici le cas : ma rencontre avec le poète égyptien Ashraf Aboul-Yazid, dont le chemin a croisé le mien dans l’espace virtuel des discussions internationales, se fit par le biais d’une amie poète. La poésie défie les distances et tisse des liens subtils, davantage encore quand les âmes partagent les valeurs de sincérité et de générosité. Ashraf Aboul-Yazid n’a pas hésité à rédiger des articles concernant mes actualités littéraires et à les publier sur son intéressant et international magazine en ligne « The Silk Road Today », me surprenant à chaque fois et m’émouvant. Ainsi sommes-nous devenus collaborateurs et amis. 

Lorsque j'ai lu et découvert ce recueil Une rue au Caire traduit de l’arabe vers le français par sa fille Huda, je n'ai pas imaginé m'en trouver la préfacière quelques mois plus tard. J’ai été très touchée et plus qu’honorée de cette proposition, car Ashraf Aboul-Yazid est en réalité un poète plus connu et plus affirmé que moi dans le monde arabophone. C’est donc avec grand plaisir que je réponds aujourd'hui à son souhait. Sa poésie, dense et légère, profonde et lumineuse, à son image, ne m’a pas laissée indifférente, loin de là. Il évoque dans cet ouvrage l’exil, fil rouge de cet opus : « Nous insultons ces pays, / Et crachons dans mille et une serviettes. / Mais, / Nous ne quittons pas le train, / Même si nous pouvions l’arrêter », un exil indissociable de la nostalgie : « Peu importe combien de fois / Nous trempons le pain de notre exil / Dans la tasse de nostalgie, / Il devient plus sec, plus dur, / Et plus amer. » Ashraf Aboul-Yazid dénonce la misère, la guerre, la bigoterie ; mais il nous parle aussi la langue des sentiments, avec une élégance infinie où la poésie devient le miroir de l’amour, à travers « Soixante lettres d’amour pour elle ». : « Définir le baiser : / Une goutte d’eau /Bue par le visage / De la rivière. ».

Comme tout penseur contemporain lucide et sensible, il observe la tragédie de l’existence défiler et se demande : « Que peuvent faire les textes du monde / Pour une tête / Pleine de désastre ? ».

Comme un sage ayant percé les mystères de l’au-delà, il constate :

« Si tu sors du cercueil froid, / Tu sombreras / Dans le tombeau solaire. / Les vivants ont / Le visage des morts. / Et les morts ont / L’odeur des vivants. / Je suis éparpillé parmi eux. »

Notre ami s’érige même en féministe subtil :

« Pourquoi tuons-nous la lettre ن / Quand son point s’évade / De la prison aux murs solides ? ».

On lira Une rue au Caire de façon littérale : marcher dans une rue du Caire où l’indigence côtoie la beauté. Mais on y lira également une poésie universelle du déchirement moderne, où la lutte se teinte d’espoir et où les bruits urbains se muent en une poésie d'union et de fraternité :

« Quelle distance nous tuera,

Sinon ces espaces,

Entre les poèmes ? ».

 

© Arwa BEN DHIA

Ingénieure-Docteure et Poète polyglotte

 

 

 

Biographie de la préfacière

 

Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieure à Télécom Paris. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, lauréate de plusieurs prix littéraires, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Elle est membre de nombreuses associations culturelles dont la Société des Gens de Lettres. Elle a dirigé l’anthologie poétique « Nos muses les murs » publiée en octobre 2025 aux éditions Mindset, sous l’égide de l’association Apulivre. En 2025, Arwa a été honorée par la distinction d’Ambassadrice de la Paix attribuée par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix (CUAP). En 2026, Arwa est membre invité du jury de sélection pour le prix Dina Sahyouni décerné par la SIÉFÉGP et vice-présidente pour la région du monde arabe au sein du mouvement mondial « Poetas del mundo ».

 

—————​​​​​

Pour citer ces présentation, avis de parution & préface engagés, illustrés & inédits

 

Éditions Senegal NJAAY (texte & photographies) & Arwa Ben Dhia (préface), « Présentation et préface du recueil « Une rue au Caire » (à paraître prochainement) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 9 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/esn-abd-caire

 

 

 

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24 janvier 2026 6 24 /01 /janvier /2026 11:43

N°I | HIVER 2026 | CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Muses au masculin | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages

 

 

 

 

 

La lettre

 

 

 

 

Poème engagé par

 

Berthilia Swann

 

Poétesse & autrice engagée

 

 

 

Crédit photo : Henri Martin (1860-1943), « Le Printemps », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

 

En soutien à Nicolas mit face à l'épreuve.

 

 Cher ami,

 

Il y a tant de maux

Que vous mettez en disgrâce

De votre peine d’en être mal aimé en toute authenticité.

D’une teneur se logeant dans votre être ; endormant lentement les battements de votre cœur. 

De vos non-dits sans constances acquises, de vos flâneries, en maladresses, des faux départs pour mieux vous retirer. 

 

Cher ami, quelle bévue de songer à vous éloigner, vous tenir à l'égard, de vouloir quitter votre nid. Fuir au lointain n’y changera rien.

Aimez-vous sans but, ni raison.

Oh diable ! les fâcheuses trahisons. 

Donnez-vous tout l’amour que vous apportez jusqu’alors à autrui. 

Le temps qui passe se défait et trépasse, à l'orée de la nuit. 

Laissant place à des jours nouveaux, de rêves en chansons dont ma tendre affection envers vous, demeure sans aucune rancune, ni rançon. Car, notre lien bien que immortel restera à tout jamais au grand jour éternel. 

 

Cher ami, continuez à vivre, à tracez votre chemin pour de meilleurs lendemains. Vaguez contre vents et marées, au-delà des contrées.  Mais de grâce, souriez à la vie pour créer à l’infini.
 

À Nicolas,

 

© Berthilia Swann

 

***

Pour citer cette lettre engagée, illustrée & inédite

 

Berthilia Swann, « La lettre », peinture par Henri Martin (1860-1943), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 24 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noi/swann-lalettre

 

 

 

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21 janvier 2026 3 21 /01 /janvier /2026 19:24

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur  | Articles & témoignages | Métiers du livre | Revue Culturelle des Continents / Invitations à lire | Annonces diverses / Avis de parution & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

 

 

À PARAÎTRE PROCHAINEMENT : Une odyssée poétique sans frontières

 

 

 

 

 

 

Avis de parution, présentation & images par

 

Senegal NJAAY (Éditions)

&

Préface par

Arwa Ben Dhia

Poète polyglotte, auteure, ingénieure, docteure en électronique & Ambassadrice de la Paix (CUAP) 

​​​​​Page Linkedin :

https://www.linkedin.com/in/arwa-ben-dhia-phd-0538b011/

 

 

© Crédit photo :  Première & quatrième de couverture illustrée de l'anthologie intitulée « Chants de terres indociles  »  (à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026) & préfacée par Arwa BEN DHIA.

 

Avis de parution & présentation de l’anthologie :

 

La maison d’édition Senegal NJAAY est fière de vous annoncer la parution prochaine de l'anthologie « CHANTS DE TERRES INDOCILES » préfacée par Arwa BEN DHIA.

Ce n'est pas seulement un livre, c'est un archipel de mots où résonnent 35 voix issues de 18 horizons différents. Du Sénégal aux Antilles, de la Tunisie au Congo, ces auteurs transforment les silences en cris de liberté et les épreuves en soleils.

 

© Crédit photo : L’affiche officielle du lancement de l'anthologie intitulée « Chants de terres indociles  » (à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026) & préfacée par Arwa BEN DHIA. image no 1.

 

Pourquoi lire cette anthologie ?

 

La Mémoire : Pour ne jamais oublier nos racines.

La Résistance : Pour écrire comme on lutte, avec force et dignité.

L'Espérance : Pour transmettre un flambeau aux générations futures.

 

Une œuvre magistrale qui célèbre la richesse des écritures contemporaines d'Afrique et de ses diasporas. Un voyage humain et universel à ne pas manquer.

Nous vous proposons de commencer par lire la préface d’Arwa BEN DHIA qui vous donnera un avant-goût de cet ouvrage collectif.

 

© Senegal NJAAY (Éditions)

 

 

 

© Crédit photo : Une partie de l’affiche officielle du lancement de l'anthologie intitulée « Chants de terres indociles  » (à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026). image no 2.

 

Préface du recueil

 

Fille d’Hannibal Barca, je suis heureuse et honorée d’avoir été invitée à mêler ma voix à ce chant choral panafricain célébrant nos terres indociles, ces terres qui refusent la soumission et portent encore, dans leurs sillons, la braise des insurrections anciennes. Quelle joie d’entendre ces griots fiers, hommes et femmes, chanter à l’unisson : la mémoire, la résistance et l’espérance ! Trois piliers sans lesquels aucun peuple ne se tient debout, trois forces qui se répondent et se nourrissent mutuellement. Écrire pour ne pas oublier. Écrire pour lutter. Écrire pour espérer. Écrire, enfin, comme on transmet un flambeau, afin que la nuit ne gagne jamais. Attié Djouid Djar-Alnabi et Délice Mankou nous le rappellent avec force : « La victoire est dans le cœur de la résistance / La résistance est dans le fond aiguë de la mémoire » ; « La révolte est un saignement de lumière pour mieux sculpter l’avenir ». La poésie devient ici un lieu de combat, mais aussi un lieu de guérison et d’espoir.

Certains poètes invoquent des figures emblématiques de la rébellion, ces visages dressés contre l’effacement, ces noms que l’histoire officielle a trop souvent voulu taire :

« Je danse pour toi, Anna de Bengale ! » proclame Sedley Richard Assonne.

« N’oublie jamais Gaspard Yanga, le cœur des chaînes brisées ! » intime Hubert X. O. Essono.

« Sur les pas de Lat Dior Ngoné ! » s’écrie Marel Fleuri.

Pour ma part, j’aimerais rendre hommage à une autre grande figure de la résistance qui ne me semble pas avoir été évoquée dans cette anthologie d’édition sénégalaise : Aline Sitoé Diatta, héroïne du combat anticolonial, Jeanne d’Arc du pays de la Teranga, femme de courage et de vision, dont la parole fut une arme et le silence une menace pour l’ordre colonial.  

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l'anthologie intitulée « Chants de terres indociles  » (à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026) & préfacée par Arwa BEN DHIA.

 

 

D’autres voix, comme celle de Hanen Marouani, disent l’exil intérieur, cette étrangeté à soi parmi les siens, ce déchirement intime que nul passeport ne permet de franchir : « Je vis ici mais je continue d’habiter cet autre exil invisible : celui qui commence quand les lieux changent de regard (…) celui qui commence quand l’exil s’installe à l’intérieur même de la maison que vous n’avez jamais quittée ». Cet exil spirituel heurte et blesse la mémoire, la fragilise autant qu’il l’oblige à se réinventer. 

D’autres encore, à l’instar d’Imèn Moussa, dénoncent l’immigration clandestine, plaie béante de notre continent, tragédie où l’espoir se mêle au naufrage : « Les sirènes d'Ulysse leur tendent les bras, Pour leur maintenir le rêve hors de l'eau, Pour leur faire la courte échelle jusqu'au grand d'en haut. ».

Je conclurai cette préface, écho modeste à cette mosaïque poétique et hymne vibrant à la résilience africaine, à cette parole plurielle qui refuse la résignation et choisit la dignité, par ces vers d’Élie Ramanankavana : 

 

« Se lever

Et oser tromper

Les hémorragies

Debout

Sur l'éclatement de la chair

Et si le soleil refuse

Porter le jour sur le dos

Jusqu'à la tombée de la nuit ». 

 

© Arwa BEN DHIA

Ingénieure-Docteure et Poète polyglotte

 

 

Biographie de la préfacière

 

Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieur en France. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, lauréate de plusieurs prix littéraires, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Elle a dirigé l’anthologie poétique « Nos muses les murs » publiée en 2025 aux éditions Mindset, sous l’égide de l’association Apulivre dont elle est membre actif.

 

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Pour citer ces présentation, avis de parution & préface engagés, illustrés & inédits

 

Éditions Senegal NJAAY (texte & photographies) & Arwa Ben Dhia (préface), « À PARAÎTRE PROCHAINEMENT : Une odyssée poétique sans frontières », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 9 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/esn-abd-

 

 

 

 

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