Ma poésie explore les fêlures de l'existence, le passage du silence étouffant à l'éclosion de la parole libre. À travers ces vers, il s'agit de redresser le dos, de refuser de n'être qu'une ombre ou un fil, pour devenir la souveraine d'un royaume de sable et de feu, entre le jasmin et le vent du désert.
**La page biographique individuelle de l'autrice est en cours d'édition.
Biographie de Fadila ZEDIRA-DERBAL
Profession : Autrice.
Plume à la fois charnelle et éthérée, j'explore à travers mes écrits les fêlures cachées de l'existence et les destins des femmes de l'ombre. Berçants mes mots entre la sensibilité de la mémoire et la force de l'émancipation, je cherche à transformer les silences et les absences en éclats de lumière et de dignité. Habiter sa propre vie et son recueil poétique intérieur Fleurs d'absence marquent le point de départ de ma démarche littéraire, un espace de papier où les mots reprennent enfin leurs droits face au monde.
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Pour citer ce poème verdoyant, féministe, inédit & illustré
Fadila Zedira-DerbalIrina, « La Reine des Zibans », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 9 septembre 2026. URL :
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« […] Mme de Sévigné est une grande artiste de la même famille qu’un peintre que j’allais rencontrer à Balbec et qui eut une influence si profonde sur ma vision des choses, Elstir. »
Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1918.
Au Musée Carnavalet, à Paris, une exposition est actuellement consacrée à la célèbre épistolière du XVIIe siècle, en l’occurrence, Madame de Sévigné, née Marie de Rabutin-Chantal.
À une époque où l’instruction des filles est négligée, elle a le privilège d’évoluer dans un cadre intellectuel où elle reçoit un enseignement riche et s’adonne à la musique, au chant, à la danse, noblesse oblige. À part cela, elle possède également un bagage suffisant en matière de conversation en italien.
Elle est de l’époque des Cénacles où la vie littéraire est favorable. Aussi s’inscrit-elle dans cette perspective aux côtés de Madeleine de Scudéry, de Madame de Lafayette et bien d’autres et elle profite également de son autonomie de femme veuve.
Figure féminine emblématique du classicisme, connue surtout pour ses lettres, adressées deux fois par semaine, à sa fille, Madame de Grignan, Madame de Sévigné n’a malheureusement pas eu l’heur de voir ses chefs d’œuvre publier de son vivant, selon son vœu ; il faudra attendre le XVIIIe siècle pour qu’un corpus complet soit publié et s’inscrive dans le patrimoine culturel national. Ainsi, son image devient une source d’exploitation dans les arts et spectacles et les publicités de toute sorte.
Ses missives sont nourries d’actualités politiques, une version alternative à l’historiographie officielle du règne de Louis XIV, de chroniques judiciaires au sujet de l’affaire Fouquet.
Le contenu de ses lettres reflète aussi ses préoccupations liées à la médecine et à la spiritualité, plaidant pour la morale janséniste chère à son ami Blaise Pascal.
Un extrait d’une Lettre de Madame de Sévigné à Madame de Grignan sa fille, le 7 octobre 1677 :
« Dieu merci, nous avons l’hôtel de Carnavalet. C’est une affaire admirable : nous y tiendrons tous, et nous aurons le bel air. Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer des parquets et des petites cheminées à la mode, mais nous aurons du moins une belle cour, un beau jardin, un beau quartier […] ».
Tout au long du parcours de l’exposition on peut écouter les extraits de ses lettres lues par des comédiens dans des bornes audiotextes.
Le musée Carnavalet - Histoire de Paris présente une exposition consacrée à Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696), à l'occasion du 400e anni
Maggy De Coster, « Exposition autour de Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 13 mai 2026. URL :
Cette revue a sélectionné pour vous le spectacle intitulé « Femmes en effets » créé par la comédienne Anne-Valérie Walter avec la comédienne, chanteuse et romancièr Joan Ott pour célébrer deux autrices : Virginia Woolf et Françoise Urban-Menninger. Elles seront accompagnées par la flûtiste de grand renom Catherine Wohlhuter.
Cet événement aura lieu à Strasbourg au FEC le mercredi 20 mai 2026 dans le cadre des Mercredis de la Poésie organisés par Sylvia Undata & le FEC.
Virginia WOOLF est une femme de lettres anglaise, qui fait partie des principaux écrivains modernistes et féministes du XXème siècle avec ses écrits comme « Mrs Dalloway », « La Promenade au phare », « Les Vagues » ou encore « Orlando » et surtout « Une chambre à soi ».
Françoise URBAN-MENNINGER a publié une trentaine de recueils de poèmes et de nouvelles. Son écriture est très imagée et colorée, pleine d’anecdotes charmantes et délicates, empreinte de psychanalyse et de philosophie. Elle a lu Virginia Woolf et en a été imprégnée.
Ici, les deux autrices sont mises en regard et se répondent dans un jeu de correspondances sensibles, qui parlent de vies au féminin, évoquent des êtres chers, dévoilent émotions, rêves et pensées, tissus et textes.
Elles nous révèlent leur propre vision de l’amour mais aussi de la création et de la question de la transmission…
Venez écouter ces deux « sœurs », dont les voix sont portées alternativement par les comédiennes
Joan OTT et Anne-Valérie WALTER.
L’accompagnement musical de Catherine WOHLHUTER avec ses
Pour citer cet avis poétique, artistique, illustré & inédit
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES , « Invitation à voir le spectacle : « Femmes en effets » », photographies des affiches fournies par Françoise Urban-Menninger,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 12 mai 2026. URL :
Ma petite mamie est née en 1932, d’un père algérien et d’une mère française. Elle portait en elle deux terres, deux lumières. Enfant, elle était belle, avec ses cheveux bouclés, sa peau mate et ce regard profond qui semblait déjà contenir beaucoup.
Elle a grandi à Bordeaux, puis, devenue femme, elle a suivi son mari, militaire, jusqu’à Mascara, dans le nord-ouest de l’Algérie, loin des côtes, au temps de l’Algérie française.
Là-bas, elle a vécu un conte de fées.
Une vie aisée, presque irréelle. Une maison, du personnel, une existence douce où elle se sentait comme une princesse. Trois enfants sont nés de cet amour.
Puis la guerre est venue briser ce monde.
Pour la protéger, son mari l’a fait partir avant l’indépendance, avec leurs enfants. Il lui a promis de la rejoindre à la fin de la guerre. Il lui a acheté une propriété dans le Médoc, en Gironde, et lui envoyait de quoi vivre.
Mais il n’est jamais revenu.
Tué pendant la guerre, il a laissé derrière lui une femme seule, avec trois enfants et un double deuil à porter : celui de l’homme qu’elle aimait, et celui de Mascara, cette ville où elle avait connu le bonheur.
Quelques années plus tard, elle a rencontré mon grand-père, celui qu’elle appelait « le chat botté ». Peut-être parce qu’il savait user de ruse… ou de tromperie.
Sa vie a basculé une seconde fois.
De femme fortunée, elle est devenue une mère soumise, battue, contrainte de travailler pour élever cinq enfants, dont celui qui deviendrait mon père.
Peu à peu, la femme coquette et apprêtée s’est effacée. À sa place, une mélancolie silencieuse s’est installée, une tristesse discrète qui ne l’a jamais vraiment quittée.
Sa foi est devenue son refuge. Chaque jour, elle priait, avec cette patience obstinée de celles qui continuent d’espérer.
Puis je suis née, en 1981.
Et dans sa vie, une lumière s’est rallumée.
J’étais « sa petite ».
Elle m’a élevée pendant deux ans et demi, aux côtés de mes parents qui vivaient chez elle. Elle était l’amour inconditionnel. Elle m’a donné tant d’amour… et c’est la seule personne que j’aie connue qui aimait les autres avec une telle évidence.
Elle ne s’est jamais fâchée ni n’a élevé la voix.
Une douceur constante l’accompagnait, quelles que soient les épreuves.
Elle détestait le mal.
Elle aimait profondément les animaux, tous ceux que l’on abandonne, qu’elle recueillait comme elle recueillait les êtres.
Avec elle, je me sentais en sécurité. Aimée, entièrement.
Je passais mes vacances chez elle toute mon enfance.
Je grandissais avec elle sans savoir que quelque chose, déjà, se transmettait en silence. Pas des mots, pas des leçons. Mais une manière d’être au monde.
Elle parlait peu d’elle-même. Pourtant, l’Algérie était partout, sans jamais être vraiment nommée. Elle apparaissait dans les odeurs, dans les recettes, dans des gestes simples venus d’ailleurs.
La fleur d’oranger n’était pas seulement une senteur. C’était une présence. Aujourd’hui encore, il suffit que je la croise pour que tout revienne, sans effort, comme si elle ouvrait une porte invisible.
Il y avait aussi les gâteaux à la figue, les crêpes aux pommes, les plats improvisés avec les restes de la veille. Une cuisine de transmission, où rien ne se perdait, où tout devenait tendresse.
Je n’ai jamais appris ces recettes. Je les ai absorbées.
Je me souviens de la machine à coudre Singer. J’aimais jouer avec la pédale, sentir le rythme sous mon pied, comme si quelque chose de vivant répondait à mes gestes.
Il y avait aussi le piano orgue, ses sons un peu étranges, un peu magiques, qui remplissaient la maison.
Et puis les siestes avec elle, entourée des animaux. Ils étaient toujours là, au pied du lit, comme une présence tranquille. Je m’endormais dans cette chaleur mêlée de souffle, de silence et de vie.
Elle avait une manière d’aimer qui ne ressemblait à aucune autre.
Sans démonstration excessive. Sans attente. Sans condition.
À ses côtés, le monde paraissait toujours un peu plus stable, comme protégé.
Elle avait pourtant traversé des vies entières. Des pertes. Des ruptures. Des renaissances aussi.
Mais rien de tout cela ne transparaissait dans sa manière d’être avec moi.
Je me souviens de la grande statue de la Sainte Vierge, comme à Lourdes. Sa présence faisait partie du quotidien, silencieuse et familière. C’est dans cette atmosphère, au fil des jours, qu’elle m’a appris mes premières prières.
Je me souviens des mercredis après le catéchisme.
Elle m’attendait avec des douceurs, comme si chaque retour méritait une fête silencieuse. Il y avait toujours quelque chose de sucré, caché, prêt à être offert.
Je me souviens aussi du magasin, de la caisse, et de ces gestes qu’elle avait pour les autres, sans jamais compter.
Le cimetière faisait partie de nos promenades.
Elle y déposait des fleurs avec une régularité presque rituelle. Et moi, enfant, je regardais ces tombes inégales, certaines fleuries, d’autres non. Je ne comprenais pas pourquoi certaines semblaient oubliées.
Alors je rééquilibrais.
Sans savoir que ce geste disait déjà quelque chose de moi.
Il reste aujourd’hui quelque chose qui ne s’explique pas vraiment.
Pas une absence.
Plutôt une continuité.
Comme si ce qu’elle m’a transmis n’avait plus besoin d’elle pour continuer d’exister.
Dans certains parfums. Dans certaines saveurs. Dans certaines façons d’aimer sans bruit.
Et parfois, sans prévenir, j’ai encore l’impression qu’elle est là. Pas dans un souvenir précis. Mais dans une manière plus douce de tenir le monde. Elle continue de vivre à travers moi. Et c’est ainsi que je l’aime encore.
Nina Lem
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Pour citer ce témoignage poétique, engagé, illustré & inédit
Nina Lem (poème & images), « Héritage invisible »,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 12 mai 2026. URL :
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