12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 17:41

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Bémols artistiques | Agenda artistique & poétique / Invitations à voir / Annonces diverses | Revue culturelle des continents

 

 

 

 

 

 

 

Invitation à voir le spectacle :

« Femmes en effets »

 

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Le flyer officiel Verso du spectacle « Femmes en effets » dans le cadre des Mercredis de la Poésie organisés par Sylvia Undata & le FEC.

 

Cette revue a sélectionné pour vous le spectacle intitulé « Femmes en effets » créé par la comédienne Anne-Valérie Walter avec la comédienne, chanteuse et romancièr Joan Ott pour célébrer deux autrices : Virginia Woolf et Françoise Urban-Menninger. Elles seront accompagnées par la flûtiste de grand renom Catherine Wohlhuter.
Cet événement aura lieu à Strasbourg au FEC le mercredi 20 mai 2026 dans le cadre des Mercredis de la Poésie organisés par Sylvia Undata & le FEC.

 

Description de l’évenement

 

© Crédit photo : Le flyer officiel Recto du spectacle « Femmes en effets » dans le cadre des Mercredis de la Poésie organisés par Sylvia Undata & le FEC.

 

Virginia WOOLF est une femme de lettres anglaise, qui fait partie des principaux écrivains modernistes et féministes du XXème siècle avec ses écrits comme « Mrs Dalloway », « La Promenade au phare », « Les Vagues » ou encore « Orlando » et surtout « Une chambre à soi ».

 

Françoise URBAN-MENNINGER a publié une trentaine de recueils de poèmes et de nouvelles. Son écriture est très imagée et colorée, pleine d’anecdotes charmantes et délicates, empreinte de psychanalyse et de philosophie. Elle a lu Virginia Woolf et en a été imprégnée.

 

Ici, les deux autrices sont mises en regard et se répondent dans un jeu de correspondances sensibles, qui parlent de vies au féminin, évoquent des êtres chers, dévoilent émotions, rêves et pensées, tissus et textes.

Elles nous révèlent leur propre vision de l’amour mais aussi de la création et de la question de la transmission…

 

Venez écouter ces deux « sœurs », dont les voix sont portées alternativement par les comédiennes 

Joan OTT et Anne-Valérie WALTER.

 

L’accompagnement musical de Catherine WOHLHUTER avec ses

différentes flûtes  (piccolo, traverso, alto) apporte

légèreté, diversité, et brillance à l’ensemble…

 

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Pour citer cet avis poétique, artistique, illustré & inédit

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES , «  Invitation à voir le spectacle : « Femmes en effets » », photographies des affiches fournies par Françoise Urban-Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 12 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/spectaclefemmeseneffets

 

 

 

 

 

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27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 16:52

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L’art carcéral défendu par Nadya Tolokonnikova à Strasbourg

 

 

 

 

Reportage exceptionnel avec la fondatrice des Pussy Riot par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, un magnifique portrait de pasionaria Nadya Kolokonnikova lors de son intervention durant le vernissage de l'exposition actuelle intitulée Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

 

 

Le Pan Poétique des Muses avait soutenu le groupe Pussy Riot en 2012 en publiant la chanson « Du chant au camp »* lorsque les jeunes femmes de ce mouvement activiste, fondé par Nadya Tolokonnikova, avaient été incarcérées dans une colonie pénitentiaire en Sibérie.

 

 

© Crédits photos : Claude Menninger, dans la première photographie : Nadya Kolokonnikova avec Oleg Orlov (Prix Nobel de la Paix) devant la galerie. Dans la deuxième photographie à l'intérieur de la galerie : Oleg Orlov sur un escalier dans la galerie s'adressant au public pendant le vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Images prises le 19 avril 2026.

 

 

Nadya Tolokonnikova est aujourd’hui plus que jamais déterminée à défendre la cause des prisonniers de guerre ou politique ainsi que celle des artistes que le régime de Poutine tente de faire taire. Lors de son incarcération, l’ancienne étudiante en philosophie avait écrit une lettre ouverte qui avait été lue par Jeanne Moreau en 2013 sur France Culture.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, -Richard Solti (directeur de la galerie), une amie de Nadya Kolokonnikova, Nadya Kolokonnikova & son époux lors du vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

Avec Emma Mathieu, une étudiante en médiation culturelle, elle a organisé une exposition intitulée « Imprisoned resistance » que Richard Solti accueille en ce moment dans la galerie strasbourgeoise qu’il dirige. Parallèlement à cette manifestation d’envergure, une délégation de l’opposition russe a été invitée au Conseil de l’Europe à Strasbourg.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Garry Kasparov (ancien champion du monde d’échecs) intervenant pendant le vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch.Image prise le 19 avril 2026.

 

C’est dans ce cadre que Nadya Tolokonnikova, véritable pasionaria, usant de sa notoriété, a lancé un appel afin de faire entendre les voix de ceux que l’on muselle, enferme et parfois fait disparaître. C’est par l’art, dernier espace de liberté, que les femmes et les hommes incarcérés s’expriment par la plume ou le crayon en écrivant des poèmes, en dessinant sur des bouts de draps de la prison, sur des fragments d’enveloppe ou des feuilles de cahier d’écolier. C’est par l’art que les artistes s’évadent, leurs pensées vagabondent et cherchent la lumière qui filtre derrière les barreaux…

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, un dessin sur drap : une œuvre exposée dans l'exposition Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

À côté de chacune des œuvres présentées, une photo d’identité offre un visage et le motif dérisoire qui a mené leur instigateur en prison tel un graffiti anti-guerre ou un mot jugé « déplacé ».

D’éminentes personnalités comme Garry Kasparov, ancien champion du monde d’échecs, cité lui aussi dans la chanson « Du chant au camp », a témoigné de son internement lors du vernissage, il préside actuellement l’ONG Human Rights Foundation.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, un dessin en couleur, le geôlier et les prisonniers : une œuvre exposée dans l'exposition Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch). Image prise le 19 avril 2026.

 

Oleg Orlov, Prix Sakharov en 2009 et Prix Nobel de la Paix en 2022 pour l’association Memorial qu’il a cofondé, a également pris la parole pour dénoncer les incarcérations abusives dont celle qu’il a lui-même subi pour avoir contribué à la défense des Droits Humains.

Bien d’autres témoignages ont bouleversé la centaine de personnes qui ont ont assisté à ce vernissage exceptionnel du 19 avril 2026 à Strasbourg. Richard Solti, dans son allocution d’ouverture, l’avait précisé, ce sont toujours les artistes qui sont les premières victimes des régimes totalitaires et bien souvent « les femmes en paient le prix fort », avait-il ajouté.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Image composée des portraits de Garry Kasparov, Nadya Kolokonnikova & Oleg Orlov dans le vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

La cinquantaine d’œuvres exposées à la galerie Ritsch-Fisch sont autant de cris que Nadya Tolokonnikova répercute de par le monde. Son spectacle immersif, son installation qui donne à voir une cellule métamorphosée en un atelier de création, présentée au MOCA de Los Angeles et au MCA de Chicago, font d’elle l’une des figures emblématiques de l’activisme international qui se bat pour changer le monde. Fort heureusement, l’humour, qui selon Chris Marker « est la politesse du désespoir », des notes poétiques tel cet oiseau de papier minuscule qui vole dans un immense cadre, ajoutent leurs notes poétiques à cet événement remarquable et incontournable.

 

© Françoise Urban-Menninger

 

© Crédit photo : Claude Menninger,  image de l’oiseau en origami : une œuvre exposée dans l'exposition Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

Exposition à voir jusqu’au 31 mai à la Galerie Ritsch-Fisch (6 rue des Charpentiers à Strasbourg).

 

 

* Liens vers les deux poèmes publiés par Le Pan Poétique des Muses en 2012 « Du chant au camp » & « Trois petits tours » :

URL : https://www.pandesmuses.fr/pages/Du_chant_aux_camps-8257299.html

URL : http://www.pandesmuses.fr/pages/zone-s-indigner-soutenir-et-lettres-ouvertes--8359120.html

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Pour citer ce bémol artistique, engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « L’art carcéral défendu par Nadya Tolokonnikova à Strasbourg », photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 27 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/fum-artcarceral

 

 

 

 

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9 avril 2026 4 09 /04 /avril /2026 15:17

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Critique & réception

 

 

 

 

 

 

J’entreprends d’étirer mon cœur,
 

poèmes d’Odile Bischoff. Recueil paru aux Éditions Astérion

 

 

 

 

Réception & photographies par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© Crédit photo : Première & quatrième de couverture illustrée du recueil de poésies intitulé J’entreprends d’étirer mon cœur d’Odile Bischoff, paru aux Éditions Astérion en 2026.

 

 

 

Telles des bulles de lumière plus légères que l’air, les poèmes d’Odile Bischoff nous font partager la grâce infinie d’être au monde. Des photographies en noir et blanc prises par l’autrice ponctuent cette poésie lumineuse qui suspend le temps.

 

 

Née à Colmar, Odile Bischoff vit à Strasbourg depuis son adolescence. La poésie fait partie intégrante de sa vie, elle est devenue sa respiration et s’inscrit dans le rythme des battements de son cœur : « J’entreprends / d’étirer mon cœur / de / battements / réanimés / pour lui / apprendre / le souffle / de la belle enfance ».

Dans ce cœur, c’est l’enfance qui revient, une pierre, qu’elle a conservée tel un talisman, est source de réminiscences « Pierre / de ma petite enfance / je t’ai tant / aimée / le sais-tu / si petite / si polie / si douce / et / si féconde d’histoires / je t‘ai gardée dans une / secrète / poche ».

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes, J’entreprends d’étirer mon cœur d’Odile Bischoff, paru aux Éditions Astérion en 2026.

 

Car la pensée magique de l’enfance n’a jamais quittée la poète même si les blessures existentielles transparaissent entre des vers visionnaires d’une grande acuité « La fin de notre monde / puise sa source / dans l’origine / de nos fissures ».

Poésie de l’épure, quête de l’indicible, Odile Bischoff nous invite à voyager dans le cœur battant du poème où son écriture sans fioriture entre en symbiose avec la nature et notre cosmicité « L’ air des rivières / s’invitant dans nos poumons / saura lui donner/ le souffle pur / qui nous a tant manqué ».

 

© Crédit photo : Extraits poétiques illustrés & inédits du recueil de poésies intitulé J’entreprends d’étirer mon cœur, de l’autrice Odile Bischoff, Éditions Astérion, 2026.

 

 

Nul doute que la quête de l’autrice rejoint celle de nos interrogations car sous le « je » qui parle, c’est un « nous » universel qui questionne notre présence au monde « cet autre que moi / qui vous ressemble/ m’apprendra peut-être / de nouveaux mots », écrit-elle.

Trois vers nous octroient peut-être la clé de cette poésie où le don de soi, la disparition ont partie liée avec la vie et la mort qui dans le même temps, la traversent, nous traversent « Le temps m’est venu de / l’abandon / je m’abandonne ».

 

© Françoise Urban-Menninger

 

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Pour citer ce texte engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (texte & images), « J’entreprends d’étirer mon cœur, poèmes d’Odile Bischoff. Recueil paru aux Éditions Astérion », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 9 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/fum-dodilebischoff

 

 

 

 

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31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 16:59

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Journal du sang, cycle de poèmes de Johanna Colette Lemler. Paru dans la collection « Granit de la Maison » d’édition Nos accointances

 

 

 

 

Critique & photographies (fournies) par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil féministe de poésies intitulé Journal du sang, cycle de poèmes de Johanna Colette Lemler. Œuvre parue dans la collection « Granit de la Maison » d’édition Nos accointances. L’illustration intitulée « The Delicate » de la couverture rouge sang, représentd une femme en tenue d’Ève et elle est réalisée par Nathalie De Zan.

 

 

 

 

Poétesse et podcasteuse, Johanna Colette Lemler vit et écrit à Paris où elle publie dans les revues Hélas !, Cahiers rouges. Créatrice du podcast Notre Haggadah-Récits de femmes, elle donne à entendre les voix des femmes et minorités de genre et du monde juif contemporain.

 

 

© Crédit photo : Quatrième de couverture illustrée du recueil féministe de poésies intitulé Journal du sang, cycle de poèmes de Johanna Colette Lemler. Œuvre parue dans la collection « Granit de la Maison » d’édition Nos accointances. Une partie de L’illustration intitulée « The Delicate » signée par Nathalie De Zan.

 

 

La couverture rouge sang, représentant une femme en tenue d’Ève, signée par Nathalie De Zan,  intitulée « The Delicate », donne d’emblée le ton et la couleur de cet opuscule préfacé par Juliette Rousseau. Cette dernière reprend la définition de la règle édictée par l’autrice « La règle, dit Johanna Colette Lemler, est simple : un jour, un poème, et ainsi va le cycle. »

Et de lier le sang des menstrues à celui de l’encre des mots.

Sang et encre mêlés composent ce journal qui fait songer au livre Rose saignée de Xavière Gauthier, publié en 1974 par la jeune Édition des Femmes dirigée par Antoinette Fouque.

Xavière Gauthier, pionnière du féminisme, fut l’une des premières femmes à évoquer le tabou des règles en ouvrant dans le texte imprimé des lignes marbrées de rouge, symbolisant une réalité non-dite renvoyant à la moitié de l’humanité.

Marie Cardinal dans Les mots pour le dire mettait en lumière ses hémorragies inexpliquées, semblables à des règles, qu’elle appelait « La chose ». Johanna Colette Lemler s’inscrit dans cette lignée de femmes qui irriguent leurs écrits avec leur sang. Dans son livre, elle a su trouver les mots pour dire l’intime qui travaille dans l’obscur de son corps. Le déclencheur, après huit ans d’errance médicale, fut le diagnostic d’adénomyose. Longtemps, les règles douloureuses ont fait l’objet d’un déni, ce n’est qu’aujourd’hui que l’on s’intéresse à l’endométriose et autres souffrances endurées par les femmes depuis la nuit des temps.

Certaines, telles Hildegarde de Bingen ont tenté d’endiguer ces douleurs en usant de plantes mais la médecine traditionnelle à prédominance masculine, a oblitéré ce sujet car ne disait-on pas que la femme devait « enfanter dans la douleur », n’était-elle pas « au travail » quand elle accouchait ? Le travail, si bien nommé, faisant référence au tripalium, instrument de torture qui servait à écarteler les membres… « Souffrir tu souffriras », résume l’autrice en un vers lumineux et explicite.

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique en noir et blanc de la poétesse Johanna Colette Lemler.

 

 

Johanna Colette Lemler fait chanter le corps des femmes où même la douleur se transmute en poème « Rouge rouge / C’est le son du sang qui déborde ». À l’écoute de son corps qui devient « plaie », elle écrit « J’attends qu’il pleuve un sang d’encre dans ma culotte. »

Et tout est dit, un cycle s’achève, un autre va commencer. Éternel retour de la vie en devenir et de la mort annoncée... Le sang pour l’autrice est celui d’une « réappropriation », celle des femmes qui portent dans leur ventre le destin de l’humanité car « les règles sont partout avant le sang ».

 

« Lunaire », ce livre l’est à plus d’un titre parce qu’il interroge le corps sous la peau jusqu’au sang et quand le « poème saigne », nul doute que Johanna Colette Lemler a trouvé les mots justes pour dénoncer la douleur « naturalisée » des femmes perçue comme intrinsèque à leur condition.

 

© Françoise Urban-Menninger

 

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Pour citer ce texte féministe, engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Journal du sang, cycle de poèmes de Johanna Colette Lemler. Paru dans la collection « Granit de la Maison » d’édition Nos accointances », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 31 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/fum-journaldusang

 

 

 

 

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25 mars 2026 3 25 /03 /mars /2026 18:52

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À Contre-Temps, poèmes de Lise Renard, Illustrés par Manon Marquis Eeken. Recueil paru aux éditions les Bonnes feuilles

 

 

 

 

Critique & photographie par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la poète Lise Renard présentant son premier recueil de poèmes intitulé « À Contre-Temps » & Illustré par Manon Marquis Eeken. Recueil paru aux éditions les Bonnes feuilles. Image prise par la critique.

 

 

 

 

« C’est quoi être une belle personne ? » interroge Lise Renard dans l’un de ses écrits où l’on croirait entendre la voix du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Elle y répond avec son cœur grand ouvert qui illumine de rayons de soleil les pages de ce merveilleux recueil : « Elle est celle qui donne sans compter, qui croit aux belles histoires, aux rêves d’enfants et aux sourires sincères ».

 

 

© Crédit photo : Mise en scène du premier recueil de poèmes, de Lise Renard, intitulé « À Contre-Temps », illustré par Manon Marquis Eeken & paru aux éditions les Bonnes feuilles. L'illustration de la première de couverture est réalisée par Manon Marquis. Image fournie par la poète.

 

D’emblée, quand on rencontre Lise Renard, jeune étudiante en architecture, son sourire nous émeut tant sa personnalité dégage un charme empreint d’une grâce infinie, celle d’un elfe ou d’une fée…

Les illustrations délicates et raffinées de son amie Manon Marquis Eeken, étudiante en design graphique, déroulent le fil rouge né d’une légende japonaise qui nous invite à comprendre « que ceux qui doivent se rencontrer se rencontrent, que ceux qui doivent se retrouver se retrouvent... » Sans doute ma rencontre avec lise Renard dans un salon du livre était-elle prédestinée si l’on en croit cette légende car ce fil rouge, une fois saisi, nous conduit tel le fil d’Ariane dans cette part secrète de l’être où Lise Renard se confie « ...Je ressens le vécu, les blessures / je fonctionne à l’intuition et à la force de mes ressentis / L’être humain me touche. »

Étonnant de maturité, ce recueil né d’une blessure d’amour, nous offre des aphorismes d’une grande profondeur et de sagesse « Le deuil, c’est de l’amour qui ne sait plus où aller », affirme l’autrice.

 

© Crédit photo : Une peinture de l'illustratrice Manon Marquis du recueil « À Contre-Temps » de l’autrice Lise Renard.

 

Si Lise Renard se sent à « Contre-Temps », c’est bien parce qu’elle a « l’impression de penser, de réfléchir, d’évoluer différemment que les autres ». Et c’est cette différence qui rend cette jeune femme si attachante. Sa sincérité, ses interrogations dans un monde où elle a « l’impression de ressentir trop fort » réveillent en nous des sentiments enfouis,voire enfuis…

« Comment désaimer » se demande-t-elle, et nous voilà désarmés  car ce fil rouge qui parcourt le livre, c’est le fil ténu d’un amour qui restera, écrit-elle dans le même temps, « mon plus beau souvenir ». Et c’est par le biais de l’écriture, ce fil de lumière où les mots s’égrènent telles des perles que Lise Renard renoue avec elle-même et renaît au monde. « La vie est courte alors vivez-la à votre façon, avec vos valeurs, et ne laissez personne éteindre votre lumière », écrit-elle.

« Ce livre est une mise à nu », résume-t-elle et d’ajouter « J’ai envie qu’on se reconnaisse dans mes mots », plus loin «... qu’on guérisse avec mes émotions » et de nous offrir une petite musique de l’âme à la fois singulière et familière qui nous ramène aux confins de nous-mêmes pour écouter « Une princesse qui voulait sortir du silence » et réenchanter cette vie qui nous fait et nous défait.

 

© Françoise Urban-Menninger

 

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Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (texte & photographie de l’autrice), «  À Contre-Temps, poèmes de Lise Renard, Illustrés par Manon Marquis Eeken. Recueil paru aux éditions les Bonnes feuilles », illustrations par la poète & Manon Marquis Eeken,  Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 25 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/fum-recueil-acontre-temps

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

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