17 janvier 2026 6 17 /01 /janvier /2026 18:58

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Handicaps & diversité inclusive | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages | Travestissements poétiques

 

 

 

 

 

Face au miroir

 

 

 

 

Illustration & poème engagés par

 

Berthilia Swann

 

Poétesse & autrice engagée

 

 

© Crédit photo : Berthilia Swann, « Face au miroir », collage, janvier 2026.

 

 

Pourquoi tu n’es plus là 

Pourquoi tu t’en vas

Devant la mort qui me ronge et me sourit à la fois

M’attendant debout là

Chaque jour pas à pas

Tel un spectre en contrat ?


 

Pourquoi tu t'éloignes de moi

M’obligeant à me taire

À baisser les bras. 


 

Pourquoi m’as-tu laissée là 

Seul, en solitaire

Bravant les tempêtes

Des nuits au plus bas

Te détournant de moi ?


 

Pourquoi ce vide en moi

Me tirant en arrière

Paralysant mes émois

Des nuits, des jours sans toi ?


 

Pourquoi ce regard si froid

De notre amour traversé et vécu

En partance vers l’inconnu

À l’abandon, tu n’es plus là 

De mes jours en souffrances

Tu me fuis au trépas ?


 

Pourquoi la vie sans toi ?

Je perds mes repères

Traînant mes pas en arrières

De pieds lourds et pesants

Je disparais peu à peu, lentement vers l’au-delà.



 

© Berthilia Swann

 

Circonstance liée à la genèse engagée de ce poème : ce poème est un hommage pour un être cher, seul livré au combat d'une maladie incurable ; abandonné par celle qui fut longtemps, sa femme, sa promise ;  choisissant volontairement de s'éloigner de lui, d'une vie maritale afin de ne pas subir aussi sa pathologie.

***

Pour citer ce poème élégiaque, illustré & inédit

 

Berthilia Swann (poème & collage), « Face au miroir », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS  », mis en ligne le 17 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noi/swann-faceaumiroir

 

 

 

 

Mise en page par Lou

 

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6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 18:33

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Entretiens poétiques, artistiques & féministes | Dossier mineur | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Entretiens

 

 

 

 

 

 

 

 

Interview avec Nora BALILE à l’occasion de

 

la parution de son nouveau recueil de poésie

 

« Rouge Alchimie »

 

 

 

 

 

Propos recueillis & images (fournies) par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

Entrevue avec la créatrice

 

Nora BALILE

Poétesse, conteuse, chanteuse et slameuse belgo-marocaine

Formée à la pédagogie, à l’art-thérapie ainsi qu’aux arts de la scène... a été professeure de sciences humaines

 

 

 

 

© Crédit photo : Le visuel officiel de la présentation du nouveau recueil de Nora BALILE (poétesse, conteuse, chanteuse et slameuse).

​​​​​

Avant-propos

 

À l’occasion de la parution de son nouveau recueil « Rouge Alchimie », nous avons le plaisir de rencontrer Nora Balile, poétesse belgo-marocaine à la voix singulière et lumineuse. Dans cette œuvre où le feu du verbe rencontre la douceur du vécu, elle explore les métamorphoses intérieures, les élans du cœur et les couleurs intenses de l’existence.

 

© Crédit photo : Première & quatrième de couverture illustrée du recueil de poésie intitulé « Rouge Alchimie » par Nora BALILE.

 

 

Au fil de cet entretien, Nora Balile accepte de se livrer avec sincérité, de répondre ouvertement à nos questions et de nous entraîner dans son univers poétique ensoleillé, vibrant de sensibilité, d’énergie et d’espoir. Entre confidences, visions créatives et éclats d’inspiration, elle nous ouvre les portes d’une écriture où chaque mot devient souffle et lumière.

Entrons ensemble dans les entrelacs de « Rouge Alchimie » et découvrons la poésie telle qu’elle la vit : un espace de transformation, de chaleur humaine et de vérité intérieure.

 

Entretien avec Nora BALILE 

 

Hanen Marouani — Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours et de vos origines ? Comment ces cultures, belge et marocaine, nourrissent-elles votre écriture ?

 

Nora Balile — Je suis Nora Balile, poétesse, conteuse, chanteuse et slameuse belgo-marocaine.

Formée à la pédagogie, à l’art-thérapie ainsi qu’aux arts de la parole et de la scène (déclamation, improvisation, éloquence et théâtre), j’ai longtemps été professeure de sciences humaines avant de changer radicalement de direction de vie. 

À l’âge de quarante ans, un burn-out m’a fait chavirer et m’a laissée à terre. Il m’a fallu du temps pour me relever, petit à petit, grâce à la résilience qui m’a toujours habitée : mon art.

C’est alors que j’ai commencé mon chemin d’artiste. Depuis une dizaine d’années, je parcours les routes pour conter des histoires aux mille couleurs, aux enfants comme aux adultes. Je chante, j’écris et je compose des chansons et des mélodies. Et puis est venue ma plus belle histoire d’amour : la poésie. 

Mes origines et cette double identité nourrissent mes créations artistiques. Je suis composée de deux pays, deux patries, deux paysages intérieurs, deux couleurs. L’inspiration naît de cet équilibre de l’entre-deux, de ce mélange à la fleur d’oranger du Maroc et au chocolat belge.

Cela s’entend jusque dans ma manière de m’exprimer, avec l’accent de ma belgitude, de conter le bruit et les ruelles de Bruxelles, de peindre dans mes mots le ciel gris et sa constance.

De l’autre côté du rivage, il y a les amandiers qui chantent dans mon oralité sur scène et dans l’exaltation à déclamer ma poésie.

Les poèmes deviennent alors Méditerranée et prennent la teinte rouge ocre des montagnes de l’Atlas. Tout mon art devient la poésie de ces deux imaginaires, à la fois lointains et proches, ici et là-bas.

 

H.M — À quel moment la poésie est-elle entrée dans votre vie ? Était-ce un besoin, un hasard, une évidence ?

 

N.B — La poésie est entrée dans ma vie de manière inattendue, comme une perle que l’on découvrirait sur le coin d’une table après un service, sans s’y attendre. L’éclat d’une rencontre s’est déposé doucement, sans que je n’imagine qu’un jour elle ferait partie de moi, boulimique et viscérale.

Elle est née de l’écriture de mes chansons. Le retour du public m’a fait prendre conscience que mes textes étaient proches de ce genre littéraire. Tout s’est fait naturellement :de chanson en chanson, de poème en poème, perle de poésie…

Oui, c’était un besoin : celui de me raconter, de me révéler, de me relever, de me guérir, de m’inventer d’autres pays, de mettre à jour mes paysages intérieurs, de hurler mes interdits et mes silences.

Puis le hasard des rencontres, des scènes de slam, des concerts, des festivals de poésie, des ouvrages collectifs et des médias a consolidé cette évidence.

L’évidence d’une seule vérité : la poésie est toute ma vie, la vie d’une poétesse.


 

 

H.M — Quels auteurs, poètes ou artistes ont le plus influencé votre univers poétique ?

 

N.B — Les artistes qui m’ont le plus influencée sont surtout des auteurs-interprètes tels que Jacques Brel, Barbara ou Charles Aznavour.

Mais mes références viennent aussi du théâtre : Racine, Molière, et plus récemment le dramaturge Bernard-Marie Koltès.

J’aime également les poétesses comme Marceline Desbordes-Valmore, parmi d’autres. Mes inspirations viennent de tous horizons, très éclectiques et portées par des langages littéraires variés.


 

H.M — Comment décrivez-vous votre voix poétique à quelqu’un qui ne vous a jamais lue ?

 

N.B — Il est difficile de se définir soi-même…

Mais je dirais que ma voix poétique est empreinte d’un désir de mettre au monde mon histoire et celle des autres. J’explore des thèmes comme la résilience, les émotions humaines, la guérison, la quête d’identité, l’émancipation de la femme — autant de sujets qui portent un message d’espoir et de libération. 

On décrit souvent ma poésie comme intime, engagée, nomade, avec des textes ayant une dimension orale, percutante et musicale. Je pars de mon intimité pour toucher à l’universel, transformant mon histoire personnelle en un chant sacré pour la condition féminine. Même lorsqu’elle explore l’ombre et les difficultés, ma poésie reste orientée vers la lumière, l’ouverture des possibles, la quête d’un horizon infini. 

Je cherche à donner une voix aux sans-voix et aux silencieuses, avec l’envie de parcourir le monde, au-delà des frontières, pour partager ma poésie à travers des rencontres poétiques et musicales.


 

H.M— Le titre est très évocateur. Pourquoi avoir choisi « Rouge Alchimie » ? Que symbolisent pour vous le rouge et l’alchimie ?

 

N.B — Le titre m’est venu au moment où je traversais une période de crise liée à la maladie. Je me souviens : j’étais assise sur un banc de pierre, épuisée par l’intensité des douleurs et de la fatigue renouvelée. J’avais trouvé un autre titre, mais au fond de moi, je me disais : « Ce n’est pas ça. » Et puis, je ne sais par quel mystère ou lien mystique, "Rouge Alchimie" m’est apparu à l’esprit…

L’alchimie symbolise pour moi le feu de la transformation, la transcendance, la renaissance. Le rouge, c’est ma couleur, celle que j’aime le plus. Voici, exprimé de manière poétique, ce qu’évoquent pour moi le Rouge et l’Alchimie :

« C’est le rouge d’un feu incandescent,

le rouge d’un destin qui s’enflamme,

le rouge d’une passion qui dévore,

le rouge d’une lune qui ensorcelle,

le rouge d’une fleur aux armes déloyales,

le rouge d’une lave endormie,

le rouge de l’histoire des femmes.»

 (Extrait du livre « Rouge Alchimie »)


 

H.M— Quelle a été la genèse de ce recueil ? Est-il né d’un moment précis, d’une urgence intérieure ?

 

N.B — Oui, ce fut un moment précis, une véritable urgence intérieure. La genèse de ce livre a commencé lorsque je me suis retrouvée alitée, sur mon canapé, il y a un an et demi. La maladie avait pris le dessus comme une tornade qui vous met à terre. Désespérée et en grande souffrance, je devais trouver d’urgence une issue pour échapper aux douleurs qui m’assaillaient jour et nuit.

J’ai hurlé de l’intérieur des larmes de peine, car il n’existe pas de traitement pour ce handicap invisible qu’est la fibromyalgie. Alors, j’ai pris un stylo, et je me suis mise à écrire, écrire, encore et encore, sans répit, sans reprendre mon souffle. Cela a duré des semaines, des mois, une année et plus encore. 

Il fallait que je me distraite, que je m’enfuie de ce vacarme incessant, de cette impression de n’être plus qu’un corps malade réduit au silence, celui d’une femme atteinte d’un handicap invisible.

 

H.M — Quels sont les grands thèmes dominants de « Rouge Alchimie » ? Y retrouve-t-on une continuité ou une rupture avec vos précédents ouvrages ? 

 

N.B — Les grands thèmes de ce livre sont la résilience, la traversée de l’épreuve — qu’il s’agisse de la maladie ou d’autres formes de souffrance. J’y mets en lumière et en voix ces maladies invisibles, de véritables handicaps du quotidien, dont la fibromyalgie, qui reste encore aujourd’hui un mystère pour la médecine moderne.

J’évoque aussi la lignée des femmes guérisseuses à travers l’Histoire, en convoquant certaines figures mythologiques. Et bien sûr, la métamorphose : celle d’une possible guérison, d’une transformation profonde face à la fatalité. C’est un appel à garder espoir, à marcher toujours vers la lumière, à être ensemble sur cette route. Tellement de choses encore à dire…

 

 « Entonner un chant sacré,

 croire que tout est possible,

même si l’impossible est scellé. »

 (Extrait du livre « Rouge Alchimie »)

 

Oui, il y a bien une continuité entre ce livre et mes précédents ouvrages. Le fil invisible qui les relie, c’est celui d’une histoire : la mienne, mais aussi celle de tous les êtres. Des sujets universels traversent ma poésie — un chemin de résilience pour porter un message avec ma plume de poétesse.


 

H.M — Votre écriture semble mêler passion, transformation et quête spirituelle. Quelle place accordez-vous à la métamorphose dans votre poésie ?

 

N.B — Ce livre a une dimension particulière, car il a pris naissance dans un moment de ma vie profondément mystique. Durant la phase d’écriture, j’ai ressenti un espace autre, plus vaste que notre simple compréhension humaine : celui de la spiritualité. La métamorphose occupe une place centrale dans mes créations. C’est une métaphore : dans la dernière partie du livre, ou peut-être la première d’une grande renaissance, elle s’offre comme une offrande — un nouveau regard sur la maladie et un nouvel espoir de guérison.

Se réconcilier avec son histoire de femme touchée en plein vol par la maladie, renaître de ses cendres après la chute d’Icare, et cheminer avec les guérisseuses les plus lumineuses…

 « Étendre le linge de nos grands-mères,

laver la mémoire d’hier.

Une délicate prairie se repose,

reste le blanc éclatant d’une métamorphose. » (Extrait du livre « Rouge Alchimie »)

 

© Crédit photo : Premier portrait photographique d’art
thérapeutique de la créatrice Nora BALILE.

 

 

H.M — Le recueil explore-t-il une dimension féminine ou féministe particulière ?

 

N.B — Oui, assurément. Il m’est difficile, lorsque j’écris, de ne pas parler de la femme et de cette démarche qui consiste à libérer la parole féminine pour l’émancipation des autres Elles — ou devrais-je dire des autres Ailes.

Dans ce livre, c’est d’abord l’histoire d’une femme, même si elle tend vers l’universalité.

J’y donne une dimension profondément féminine, car une partie du recueil est consacrée aux guérisseuses — ces femmes médecins, déesses de la santé, dames aux herbes folles…

Il était essentiel pour moi de les convoquer dans cet ouvrage, afin de raviver leurs mémoires et rappeler que la puissance des femmes est une énergie qui guérit, qui transforme — une alchimie rouge, flamboyante et sacrée.


 

H.M — Quelle importance accordez-vous à la musicalité du poème, à sa forme, à la sonorité des mots ?

 

N.B — Je n’y accorde pas une importance volontaire ou calculée : c’est un chemin naturel que ma plume emprunte, sans réflexion préalable.

La musicalité vient d’elle-même, c’est une respiration instinctive. Il m’arrive parfois de vouloir faire rimer certains poèmes, simplement pour entendre ma poésie chanter. Mais, le plus souvent, je ne sais pas à l’avance comment les toiles de mots vont se tisser. Ce n’est qu’au moment du travail d’écriture, lorsque je façonne la matière brute en pierre opale, que j’en prends vraiment conscience.


 

H.M — Comment se déroule votre processus d’écriture : inspiration soudaine, travail quotidien ou lente maturation ?

 

N.B — Les trois à la fois ! L’inspiration soudaine, le travail quotidien et la lente maturation.

Je m’explique : le début d’un projet d’écriture naît d’une pulsion, d’une urgence à raconter ce qui me traverse — un élan presque vital. Puis vient le travail d’écriture : je dépose les textes au quotidien, presque tous les jours, de manière de plus en plus régulière. La maturation, elle, accompagne tout le processus : avant, pendant et après.

Souvent, je travaille sur plusieurs projets à la fois. Cela ressemble à une danse tzigane aux mille feux, où l’intensité reste au cœur du processus créatif. La plume d’une poétesse nomade.


 

H.M — Quelle relation entretenez-vous avec les images, les symboles et la couleur, notamment ce rouge qui traverse tout le recueil ?

 

N.B — Les images sont très importantes pour moi : elles constituent un langage artistique essentiel à ma sensibilité. J’aime ce qui est visuel, ce qui parle en images — c’est un amour sans explication, un univers qui m’inspire profondément. Les symboles, eux, relèvent davantage de l’inconscient et du mystère. Ils m’échappent souvent, comme une matière indéfinissable, à la fois lointaine et proche, semblable à un mirage.

Quant au rouge, comme je l’ai déjà exprimé, il est ma couleur vitale. C’est celle qui me donne la force de me lever, de revendiquer, de raconter avec incarnation. 

Elle me solidifie lorsque je fonds dans l’espace de mes pensées. Elle m’aide à replonger dans le feu de ma reconstruction, à puiser dans les histoires des guérisseuses. Et puis, le rouge, c’est aussi la couleur de la passion, de l’amour, du désir élégant — un héritage ancestral porté par les femmes.


 

H.M — Vos poèmes semblent parfois proches de la prière ou de l’incantation. La poésie est-elle pour vous une forme de spiritualité ?

 

N.B — Oui, il m’arrive d’écrire des poèmes proches de la prière, porteurs d’une dimension spirituelle — particulièrement dans la troisième partie de « Rouge Alchimie ». Ce n’est pas une constante dans mon écriture, ni ma dominante stylistique, mais dans ce livre, la spiritualité et la prière sont très présentes.

 

« La prière

Entendre une douce mélopée,

je prie encore

et demande pardon.

Ai-je simplement rêvé ?

 

M’inonder d’absolu,

la vérité, un mensonge mis à nu.

Je dépose mon livre de chevet,

les yeux inondés vers la lumière. »

 (Extrait du livre « Rouge Alchimie »)

 

 

 

© Crédit photo : Deuxième portrait photographique d’art
thérapeutique de la créatrice Nora BALILE.

 

 

H.M — Dans un monde traversé par tant de fractures, quel rôle attribuez-vous aujourd’hui à la poésie ? Pensez-vous que le poète ait encore un pouvoir de transformation, ou au moins de consolation, dans la société actuelle ?

 

N.B — La poésie a un rôle très puissant, car elle parle à l’inconscient collectif. Elle permet de faire voyager les idées, de proposer d’autres manières de voir le monde — du plus vaste à l’infime.

Elle ne se voile pas : elle reste proche d’une vérité crue, parfois nue, parfois habillée. Elle nous invite à réfléchir sur le regard que l’humain pose sur sa propre condition, de manière subtile et engagée.

Les métaphores deviennent alors des espaces infinis, des refuges où l’on peut se retrouver sans se confronter directement à soi ou à l’autre.

Elles déposent un espoir quand tout s’assombrit, et s’arment de résilience grâce à la force des mots. Ce ne sont pas seulement des poèmes que l’on écrit : c’est un acte politique, un geste pour préserver la beauté de l’art animé par l’âme terrestre et céleste. La poésie, c’est la réalité sans fard ni paillettes, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Le poète a toujours un rôle précieux : il est un messager de l’âme, un lien entre le visible et l’invisible.

Il offre une vision différente, fait bouger les lignes, éveille les consciences.

 

 « Rêver encore,

rêver d’accalmie et de beau temps,

rêver encore… »

(Extrait du livre « Rouge Alchimie »)

 

H.M — Comment réagissez-vous à la réception de vos poèmes par le public ? 

 

N.B — Lorsque je suis sur scène pour déclamer mes poèmes, je suis, bien sûr, heureuse lorsque le public me fait de beaux retours. Mais ce qui compte le plus pour moi, c’est d’avoir transmis un message, d’avoir fait voyager les âmes venues m’écouter. Les sourires, les regards, les échanges deviennent alors des ciels bleus.

Quand je viens de publier un livre, comme c’est le cas actuellement, je me sens vulnérable et anxieuse, sensible à la moindre vibration que mes mots peuvent susciter. Je suis portée par l’exaltation, mais aussi par la peur de ne pas trouver d’écho chez le lecteur. C’est un risque à prendre, mais un risque empli de bonheur.

 

H.M — Que souhaiteriez-vous que le lecteur emporte de « Rouge Alchimie » , une fois le livre refermé ?

 

 

N.B —

 « L’ivresse de la poésie.

La liberté d’être.

Le courage des petits pas.

Les victoires et les défaites.

La lumière dans les nuits les plus sombres.

La pensée délicate pour l’autre.

L’audace de se rendre visible. »

 

Que chacun se souvienne que la maladie ne définit personne. Que les matins blêmes résistent à la fatalité. Que tout passe, même après les plus grandes tempêtes. Que l’on se relève, même avec des ailes brisées.

 

« Croire encore à la beauté de chaque geste malgré l’épreuve,

d’un rouge qui illumine nos existences d’un soleil flamboyant. » (Nora Balile)

 

 

H.M — Quels sont vos projets littéraires à venir ?

 

N.B — Des ouvrages collectifs de poètes, plusieurs recueils de poésie en cours d’écriture, des scènes de poésie en Belgique et à l’étranger — notamment au Maroc et en France. Je participerai aussi à des rencontres littéraires autour de mon nouveau livre « Rouge Alchimie ». Et bien d’autres aventures encore… Celles d’une poétesse nomade.

 

H.M — Si vous deviez résumer « Rouge Alchimie » en trois mots, lesquels choisiriez-vous ? 

 

N.B — Résilience - L’Absolu- Métamorphose !

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poésie intitulé « Rouge Alchimie » par Nora BALILE.

 

—————

Pour citer cet entretien lumineux, engagé, illustré & inédit

 

Hanen Marouani, « Interview avec Nora BALILE à l’occasion de la parution de son nouveau recueil de poésie « Rouge Alchimie » », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 6 novembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiv/hm-norabalile

 

 

 

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2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 16:44

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Spiritualiés, croyances, religions & mysticismes en poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

Les âmes mortes

 

 

 

 

 

 

Poème engagé par

 

 

Christiane Bozza

 

 

Crédit photo : Artemisia Gentileschi (1593–1653), « Suicide of Lucretia », 1627. Peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.

 

 

 

Le soleil du passé

obscurcit leur avenir

d'un désir étranglé

qui ne peut advenir

 

 

Le soleil de leur désir

ainsi peu à peu s'éteint

quand la mort ne cesse de leur dire

qu'à part elle il n'y a plus rien

 

 

Et quand la vie vient se réduire

à un corps qu'il faut soigner

au nom même de ce désir

son soleil est enterré

 

 

© Christiane Bozza

***

Pour citer ce poème illustré & inédit

 

Christiane Bozza« Les âmes mortes », peinture par Artemisia Gentileschi (1593–1653), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 2 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/cbozza-lesamesmortes

 

 

 

 

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2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 16:10

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Spiritualiés, croyances, religions & mysticismes en poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce donc que la vie

 

 

 

 

 

 

Poème engagé par

 

 

Christiane Bozza

 

 

 

Crédit photo : Angelica Kauffmann (1741-1807), « Composition Royal Academy of Arts », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.

 

 

 

 

Toi qui penses savoir

d'où vient la mort

toi qui crois pouvoir

m'en protéger à tout prix

dis-moi 

dis-moi alors

qu'est-ce donc que la vie ?

 

 

Est-ce ce temps passé

recluse dans le mouroir

qu'est devenue 

cette chambre glacée

de n'être pas partagée

où tu m'as enfermée 

du matin jusqu'au soir ?

 

 

Est-ce ces longues heures 

perdues

dans les laboratoires

où tu observes mon corps

est-ce ces molécules

ces microparticules

ici analysées ?

 

 

Est-ce l'absence du cri

vibrant dans mes os perclus

de douleur

le silence de ce mal disparu 

endormi

par la morphine ?

 

 

Est-ce le souffle continu

de ce respirateur

auquel je suis branchée

dans une cabine

aseptisée ?

 

 

Est-ce l'obéissance

à tes savantes ordonnances

à manger pour manger

à boire pour boire

à marcher pour marcher ?

 

 

À courir pour courir

et ne pas voir le pire

parce que c'est bon pour mes organes

pour mon crâne

du moins en théorie ?

 

 

Et celui-là que j'aime

est-ce l'aimer

est-ce consoler sa peine

de le nourrir par cette lucarne

percée dans un mur

sans jamais le toucher

comme un vampire

impur ?

 

 

Le penses-tu vraiment

qu'on peut vivre sans tendresse

par les pores échangée

le crois-tu sûrement

qu'au lieu de son adresse

il suffit d'un médicament ?

 

 

Qu'à la chaleur humaine

qui demeure pourtant

quand je respire à peine

et même en mourant

je préfère les machines 

qui me préservent des angines 

seule dans ce havre

désinfecté

et gardent mon cadavre

vivant ?

 

 

Oui crois-tu que la vie

cela soit ça vraiment ?

 

Et penses-tu qu'ainsi

j'y tienne tellement ? 

 

© Christiane Bozza

***

Pour citer ce poème illustré & inédit

 

Christiane Bozza« Qu'est-ce donc que la vie », peinture par Angelica Kauffmann (1741-1807), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 2 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/cbozza-lavie

 

 

 

 

 

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24 septembre 2025 3 24 /09 /septembre /2025 17:40

N° III| ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Agenda poétique & artistique | Appels à contributions

 


 

 

 

 

 

 

 

Le mal de vivre dans

 

 

la mort volontaire

 

 

 

 

 

 

Argumentaire & image (fournie) par

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

Crédit photo : Antoine-Jean Gros (1771-1835), « Sappho à Leucate » ou « Sappho se précipitant du rocher de Leucade », 1801, peinture tombée dans le domaine public, image libre de droits fournie par Françoise Urban-Menninger.

 

 

 

 

Comme tous les étés, je me suis lancée dans la lecture d’un journal, après celui d’Anaïs Nin et de Virginia Woolf, j’ai repris celui de Sylvia Plath. J’ai été fascinée par la scène où, Ted Hughes, le mari de Sylvia achève un oiseau agonisant et lui mettant la tête dans le four et en ouvrant le gaz et j’ai repensé au suicide de l’autrice qui s’est donné la mort de la même façon, je me suis remémorée aussi le suicide de Virginia, entrant dans l’eau, ses poches pleines de cailloux…

 

J’ai déroulé le fil du temps et suis remontée jusqu’à la disparition de Sapho qui avait sauté du haut du cap de l’île Leucade, dominé, encore aujourd’hui par le temple d’Apollon, je me suis souvenue du tableau, inspiré par sa mort et peint en 1801 par Antoine-Jean Gros qui s’est lui aussi suicidé en se jetant dans la Seine en 1935…

Je me suis demandé comment appréhender ces morts volontaires où Thanatos et Éros sont si proches l’un de l’autre ? Sapho a-t-elle sauté pour tuer ce que l’on appelait « le mal d’amour » ?

 

Au Moyen-Âge, le suicide n’était pas perçu en tant que tel, mais jugé comme un homicide dont l’auteur était la victime, l’église y voyait « la main du diable ». Plus tard, Durckheim définit une forme de « suicide mélancolique », voire d’« aliénation » en apportant un traitement spécifique au suicide féminin considéré comme « une déviance pathologique ». N’oublions pas que Sylvia Plath avait subi des séries d’électrochocs après sa première tentative !

 

C’est au 19e siècle que le public s’intéresse au suicide grâce aux informations fournies par les médias qui développent une espèce de fascination entretenue par les premiers feuilletons.  Le roman de Flaubert Madame Bovary joue sur cette lisière incertaine entre rêve et réalité où tout peut basculer. Flaubert met en équation l’encre et le poison. Et peut-être est-ce là l’une des clés qui nous invite à appréhender l’impensable mais comment aborder alors le film de Sofia Coppola Virgin Suicides qui reprend le destin tragique véridique de cinq jeunes sœurs qui se donnent la mort ?

 

Autrement dit quelles explications peut-on donner aux suicides ? Les autrices et les auteurs sont-ils plus enclin à vivre dangereusement que le commun des mortels comme l’écrit Adeline Trombert-Grivel qui suggère la raison d’une « création entravée ». La figure de Camille Claudel sombrant dans la folie serait-elle une autre forme de suicide, celle d’une mort sociale ?

 

La liste de nos disparus volontaires est si longue que l’on interrogera la science, la philosophie où nous reviennent les noms de Socrate, Empédocle, la littérature avec les autrices déjà citées, la musique, le domaine des arts en général pour tenter de comprendre les liens entre la création et la mort. Posons-nous la question de savoir s’il existe encore aujourd’hui une analyse spécifique du suicide féminin, si ce dernier peut être porteur de revendications à l’instar de celui que l’on prête parfois aux hommes. S’approcher trop près du soleil, à savoir la vérité comme Icare, n’est-ce pas signer sa propre condamnation à mort ?

 

Dans cet esprit, articles, poèmes, commentaires œuvres d’art en lien avec des vies d’artistes parfois méconnus, telle la photographe Francesca Woodman décédée à 22 ans, sont dès à présent attendus pour aborder ce thème sensible qui  ne peut que nous interpeller sur le sens de notre vie et celui de notre finitude.

 

© Françoise Urban-Menninger

 

Cet appel à contributions concerne généralement le dossier principal et par extension, si la rédaction reçoit des documents appropriés, les rubriques fixes de la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES et son dossier mineur. Les contributions traduites et/ou plurilingues sont appréciées. Pour participer à ce numéro, veuillez adresser vos propositions dédiées au thème du numéro sur la période historique et la région géographique de votre choix à la directrice du Numéro IV Françoise Urban-Menninger ou à la rédaction qui lui transmet vos courriels*.

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

 

* Nous n’acceptons pas les fichiers en format PDF.

***

Pour citer cet argumentaire illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (texte & photographie fournie), « Le mal de vivre dans la mort volontaire », peinture par Antoine-Jean Gros (1771-1835), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 24 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-lemaldevivre

 

 

 

 

 

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