16 mars 2026 1 16 /03 /mars /2026 18:30

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages

 

 

 

 

 

 

 

À propos de L’heure du thé et autres nouvelles de Françoise Urban-Menninger

 

 

 

 

 

 

Texte & image (fournie) par

 

Myette Ronday


 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de « L’heure du thé et autres nouvelles » de Françoise Urban-Menninger aux éditions Astérion, 2025. Image fournie par la critique.


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Dans ce délicieux recueil « L’heure du thé... » de Françoise Urban- Menninger, chaque nouvelle aussi brève soit-elle, (40 nouvelles sur 141 pages) s’inscrit dans une quête de l'âme. Une recherche soutenue par plusieurs voix qui s’entretissent et se répondent entre le corps qui pèse et l’esprit qui s’envole, dérive, se libère de l’ancrage charnel.

Des voix empreintes de poésie et de songes philosophiques où, en toute simplicité et sans explication douteuse, le réel n’occulte jamais sa propre démesure et ses instants de vertige par un sursaut de rationalisme réducteur.  Il y a là une tension bien dosée et vibrante entre des pôles apparemment opposés.

Ainsi, dans « L’esprit vagabond », une perspective linéaire inversée fait pressentir que la vie ne conduit plus vers la mort mais en devient l’expérience consciente logée en nous comme une braise.

Dans le songe onirique « On devient ce que l’on mange », seul un excès de sensibilité permet à Valérie, mordant dans une figue, de capter l’instant de sa métamorphose subtile, sentant ses propres frontières se fluidifier jusqu’à devenir « ombre violette et sucrée ». Aventure caméléonesque qu’elle ne pourra s’empêcher de reproduire en croquant d’autres fruits ou légumes jusqu’à éprouver, par  « la langue secrète du corps », l’expérience sensible qui soulève la question cruciale de l'identité :  être multiple au cours d’une même vie permet-il de retrouver son intégrité voire son unité lorsque nous rendrons l'âme ?

Ailleurs, une femme d’une « démarche chaloupée » et chorégraphique qui devient  une  manière de « découper l'air et de le draper » autour d’elle, permet à son corps de ne plus être son propre  fardeau, « La peau d’âne », mais le refuge intime « où  se nouent, le miracle de la vie et l'échéance inéluctable de la mort ».

La métamorphose en figue, la sensation de devenir l'étang, l'envol vers le soleil d'Icare sont toutes des formes d’une même transcendance.  On ne fuit pas le corps, on le traverse pour atteindre l'essence. Mais encore, comment  habiter pleinement et en toute liberté cette âme qui brûle dans un corps voué à disparaître, semble être la question centrale et sous-jacente qui fuse à travers l’ensemble de ces nouvelles.  Entre réel et surgissement d’un irréel intimement entrelacés, la réponse proposée est à la fois simple et vertigineuse : en écoutant la danse. Celle de l'âme sur la page,  celle du corps qui découpe l'air, celle du goût qui transforme en figue et celle du regard qui semble bien ne jamais chercher à conclure mais plutôt à en perpétrer l’envol à la croisée du feu et de la cendre, du fruit et de l'arbre, du premier souffle et du dernier regard. « J’ai toujours su qu’il y avait eu erreur sur la personne. Je ne suis pas celle que l’on croit que je suis, je l’ai toujours su. »  Et dans cet entre-deux, il n'y a pas de fardeau, seulement la matière infinie : « Le cheminement de l'écriture est déjà en soi une aventure extraordinaire car il use de tours et détours secrets en opérant au plus intime de l'être. »  Les visions, les sensations ne servent pas à fuir le réel mais à l’approfondir en découvrant les songes secrets qui nous habitent, voire nous hantent, sans pour autant que nous en  prenions toujours conscience.

 

« Ce matin, j’ai trouvé le printemps couché en rond sur ma table de travail. Il jouait comme un gros chat paisible avec la pelote du soleil qui roulait sur le bois lustré de mon bureau et tirait des fils de lumière dans la chambre tout entière tissée de jaune d’or. »

 

© Myette Ronday, mars 2026.

 

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Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Myette Ronday, « À propos de « L’heure du thé et autres nouvelles de Françoise Urban-Menninger », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 16 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noi/mronday-nouvelles

 

 

 

 

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5 mars 2026 4 05 /03 /mars /2026 18:36

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Actions pour l'égalité des sexes | Spiritualiés, croyances, religions & mysticismes... | Annonces diverses / Appels à contributions & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

 

 

Appel à communications - colloque du CIRFF - Université Laval (17 au 21 août 2026) par Valérie Irtanucci-Douillard (UQAM), Laura Kassar (UdeM) et Anne Létourneau (UdeM)

 

 

 

 

 

 

Source de l’information par

 

Roxanne Marcotte

 

 

Colloque organisé par

 

Valérie Irtanucci-Douillard (UQAM),

 

Laura Kassar (UdeM) & Anne Létourneau (UdeM)

 


 

 

 

 

 

 

Crédit photo : Francesco di Giorgio Martini (1439-1502), allégorie de la « Déesse de l’amour chaste / Goddess of Chaste Love » représentée triomphante avec son cortège de femmes vertieuses, peinture, exposée dans le musée Metropolitan Museum of Art, tombée dans le domaine public. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits trouvée sur un réseau social.

 

Appel à communications pour le colloque en mode hybride « Circulation des savoirs, théories féministes et agentivités religieuses » dans le cadre du Congrès international des recherches féministes dans la francophonie (CIRFF) qui aura lieu à l’Université Laval, à Québec du 17 au 21 août 2026. 

 

 

Description de la thématique du colloque 

 

Dans un article de 2015 intitulé « Religious Agency and the Limits of Intersectionality1 », le philosophe politique Jakeet Singh, spécialiste du féminisme postcolonial et des théories critiques de la citoyenneté, met en évidence la manière dont les travaux consacrés à l’agentivité des femmes croyantes et pratiquantes viennent bousculer certaines des prémisses centrales des théories contemporaines de l’intersectionnalité, au sein desquelles la dimension religieuse demeure, le plus souvent, marginalisée ou mise entre parenthèses. Si les théories féministes générales nourrissent indéniablement les analyses féministes du religieux, de la religion et du spirituel, l’apport de Singh consiste à montrer comment le mouvement inverse – celui par lequel les études portant sur les femmes « religieuses » ou « croyantes » révèlent de nouvelles formes d’agentivité, de résistance ou de subjectivation – permet à son tour d’enrichir les grilles d’analyse féministes mainstream. 

 

Dans le cadre de ce congrès, notre proposition vise à explorer cette dynamique bidirectionnelle dans la production et la circulation des savoirs théoriques entre études de genre et études du religieux. Notre projet s’inscrit donc dans l’axe 3 du Congrès du CIRFF, soit Ré(imaginer) les savoirs féministes. Nous souhaitons réfléchir à la manière dont les sciences des religions, la théologie féministe et les études du spirituel – souvent reléguées à la marge du champ féministe – peuvent contribuer à renouveler, complexifier et pluraliser les modèles conceptuels mobilisés dans les théories féministes contemporaines.  

 

Cette réflexion suppose d’interroger les conditions de possibilité d’un véritable dialogue interdisciplinaire entre ces domaines, dialogue qui engage à repenser les frontières épistémiques héritées entre raison et foi, entre critique et engagement, entre matérialité et transcendance. Au-delà d’un simple exercice de traduction entre champs, il s’agit de se demander comment les savoirs issus de la pratique croyante, de la théologie critique et des expériences spirituelles situées peuvent déplacer des notions-clés telles que l’autonomie, l'agentivité, la corporéité, la croyance ou la subjectivité, en en révélant la pluralité des fondements. 

Dans cette perspective, le colloque se propose d’identifier et de mettre en discussion les tensions productives ainsi que les reconfigurations conceptuelles qu’un tel dialogue interdisciplinaire rend possibles : tensions entre émancipation et attachement, entre rationalité critique et expérience vécue, entre universalisme et inscription contextuelle. À travers la confrontation de perspectives issues de la théologie féministe, des sciences des religions et des études de genre, le colloque cherchera à articuler les apports de la pensée féministe du religieux aux théories intersectionnelles, afin de montrer comment une prise en compte renouvelée du « fait religieux » peut ouvrir de nouvelles voies pour penser l’agentivité, la subjectivation et la résistance à partir d’ancrages à la fois spirituels, culturels et politiques. 

 

Le programme du colloque est déjà en partie constitué, mais il reste quelques créneaux disponibles. Toutes les propositions en lien avec la thématique sont bienvenues, mais nous sommes particulièrement intéressées par les propositions portant sur l’islam, les traditions religieuses asiatiques et les spiritualités autochtones.  

 

Vous êtes invité·es à soumettre un résumé de 250 mots, en indiquant le type de participation prévu (présentiel ou virtuel) d’ici le 13 mars 2026, 23h59 (heure normale de l’Est) au courriel suivant : religionsfeminismesetgenres@gmail.com

 

N’hésitez pas à communiquer avec nous pour toute question ! *

 

© Valérie Irtanucci-Douillard (UQAM), Laura Kassar (UdeM) et Anne Létourneau (UdeM)

 

 

 

Note

 

1 Singh, Jakeet. 2015. « Religious Agency and the Limits of Intersectionality ». Hypatia 30 (4) : 657-674. 

 

 

* Veuillez trouver la version PDF de l’appel à contributions ci-dessus :

Appel-CIRFFColloqueCirculation.pdf

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Pour citer cet appel à contributions illustré & inédit

 

Roxanne Marcotte (source de l’information), « Appel à communications - colloque du CIRFF - Université Laval (17 au 21 août 2026) par Valérie Irtanucci-Douillard (UQAM), Laura Kassar (UdeM) et Anne Létourneau (UdeM) », peinture par Francesco di Giorgio Martini (1439-1502)Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 5 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/rm-appelcirff

 

 

 

 

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27 novembre 2025 4 27 /11 /novembre /2025 17:34

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Cuisiner en poétisant | Annonces diverses / Avis de parution

 

 

 

 

 

 

 

 

Avis de parution de « L'heure du thé et autres nouvelles » de Françoise Urban-Menninger aux éditions Astérion

 

 

 

 

​​​​​© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de récits « L'heure du thé et autres nouvelles » de Françoise Urban-Menninger aux éditions Astérion, 2025.  Image fournie par l’auteure.

​​​​​© Crédit photo : Détail de la quatrième de couverture de l’ouvrage cité ci-haut.

 

 

La revue Le Pan Poétique Des Muses a la joie de vous annoncer la parution le nouvel ouvrage intitulé « L'heure du thé et autres nouvelles » de Françoise Urban-Menninger (chez les éditions Astérion) de notre rédactrice Françoise Urban-Menninger. Nous publions ci-dessous et en avant-première la première de couverture et la présentaion de l’œuvre par la maison d’édition.

 

 

Présentation du recueil par les éditions Astérion :

 

 

Françoise Urban-Menninger, lauréate nationale de la nouvelle universitaire en 1993, publie avec L'heure du thé son 4e recueil de récits dans la lignée de Katherine Mansfield, Virginia Woolf, Elizabeth von Arnim, Edith Wharton ou encore Eleonora Carrington, des autrices qu'elle affectionne particulièrement. On décèle, ici et là, des pointes de surréalisme et l'on songe à Paul Eluard, André Breton, voire Guillaume Apollinaire… Mais la nouvelliste possède un style singulier dont la petite musique n'a pas fini de nous surprendre en égrenant ses notes au charme envoûtant !

 

Poète et nouvelliste, née à Mulhouse en 1953, Françoise Urban-Menninger est l'auteure d'une trentaine d'ouvrages ainsi que chroniqueuse pour les sites Exigence Littérature et Le Pan Poétique des Muses. Présidente de la commission littéraire de l'Académie rhénane, elle organise de nombreux événements littéraires en Alsace, participe à des salons du livre, intervient lors de colloques et collabore à plusieurs revues de littérature en France et à l'étranger.

 

***

Pour citer cet avis de parution illustré & inédit

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Avis de parution de « L'heure du thé et autres nouvelles » de Françoise Urban-Menninger aux éditions Astérion », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 27 novembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/lppdm-heureduthe

 

 

 

 

 

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6 novembre 2025 4 06 /11 /novembre /2025 18:33

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Entretiens poétiques, artistiques & féministes | Dossier mineur | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Entretiens

 

 

 

 

 

 

 

 

Interview avec Nora BALILE à l’occasion de

 

la parution de son nouveau recueil de poésie

 

« Rouge Alchimie »

 

 

 

 

 

Propos recueillis & images (fournies) par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

Entrevue avec la créatrice

 

Nora BALILE

Poétesse, conteuse, chanteuse et slameuse belgo-marocaine

Formée à la pédagogie, à l’art-thérapie ainsi qu’aux arts de la scène... a été professeure de sciences humaines

 

 

 

 

© Crédit photo : Le visuel officiel de la présentation du nouveau recueil de Nora BALILE (poétesse, conteuse, chanteuse et slameuse).

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Avant-propos

 

À l’occasion de la parution de son nouveau recueil « Rouge Alchimie », nous avons le plaisir de rencontrer Nora Balile, poétesse belgo-marocaine à la voix singulière et lumineuse. Dans cette œuvre où le feu du verbe rencontre la douceur du vécu, elle explore les métamorphoses intérieures, les élans du cœur et les couleurs intenses de l’existence.

 

© Crédit photo : Première & quatrième de couverture illustrée du recueil de poésie intitulé « Rouge Alchimie » par Nora BALILE.

 

 

Au fil de cet entretien, Nora Balile accepte de se livrer avec sincérité, de répondre ouvertement à nos questions et de nous entraîner dans son univers poétique ensoleillé, vibrant de sensibilité, d’énergie et d’espoir. Entre confidences, visions créatives et éclats d’inspiration, elle nous ouvre les portes d’une écriture où chaque mot devient souffle et lumière.

Entrons ensemble dans les entrelacs de « Rouge Alchimie » et découvrons la poésie telle qu’elle la vit : un espace de transformation, de chaleur humaine et de vérité intérieure.

 

Entretien avec Nora BALILE 

 

Hanen Marouani — Pouvez-vous nous parler un peu de votre parcours et de vos origines ? Comment ces cultures, belge et marocaine, nourrissent-elles votre écriture ?

 

Nora Balile — Je suis Nora Balile, poétesse, conteuse, chanteuse et slameuse belgo-marocaine.

Formée à la pédagogie, à l’art-thérapie ainsi qu’aux arts de la parole et de la scène (déclamation, improvisation, éloquence et théâtre), j’ai longtemps été professeure de sciences humaines avant de changer radicalement de direction de vie. 

À l’âge de quarante ans, un burn-out m’a fait chavirer et m’a laissée à terre. Il m’a fallu du temps pour me relever, petit à petit, grâce à la résilience qui m’a toujours habitée : mon art.

C’est alors que j’ai commencé mon chemin d’artiste. Depuis une dizaine d’années, je parcours les routes pour conter des histoires aux mille couleurs, aux enfants comme aux adultes. Je chante, j’écris et je compose des chansons et des mélodies. Et puis est venue ma plus belle histoire d’amour : la poésie. 

Mes origines et cette double identité nourrissent mes créations artistiques. Je suis composée de deux pays, deux patries, deux paysages intérieurs, deux couleurs. L’inspiration naît de cet équilibre de l’entre-deux, de ce mélange à la fleur d’oranger du Maroc et au chocolat belge.

Cela s’entend jusque dans ma manière de m’exprimer, avec l’accent de ma belgitude, de conter le bruit et les ruelles de Bruxelles, de peindre dans mes mots le ciel gris et sa constance.

De l’autre côté du rivage, il y a les amandiers qui chantent dans mon oralité sur scène et dans l’exaltation à déclamer ma poésie.

Les poèmes deviennent alors Méditerranée et prennent la teinte rouge ocre des montagnes de l’Atlas. Tout mon art devient la poésie de ces deux imaginaires, à la fois lointains et proches, ici et là-bas.

 

H.M — À quel moment la poésie est-elle entrée dans votre vie ? Était-ce un besoin, un hasard, une évidence ?

 

N.B — La poésie est entrée dans ma vie de manière inattendue, comme une perle que l’on découvrirait sur le coin d’une table après un service, sans s’y attendre. L’éclat d’une rencontre s’est déposé doucement, sans que je n’imagine qu’un jour elle ferait partie de moi, boulimique et viscérale.

Elle est née de l’écriture de mes chansons. Le retour du public m’a fait prendre conscience que mes textes étaient proches de ce genre littéraire. Tout s’est fait naturellement :de chanson en chanson, de poème en poème, perle de poésie…

Oui, c’était un besoin : celui de me raconter, de me révéler, de me relever, de me guérir, de m’inventer d’autres pays, de mettre à jour mes paysages intérieurs, de hurler mes interdits et mes silences.

Puis le hasard des rencontres, des scènes de slam, des concerts, des festivals de poésie, des ouvrages collectifs et des médias a consolidé cette évidence.

L’évidence d’une seule vérité : la poésie est toute ma vie, la vie d’une poétesse.


 

 

H.M — Quels auteurs, poètes ou artistes ont le plus influencé votre univers poétique ?

 

N.B — Les artistes qui m’ont le plus influencée sont surtout des auteurs-interprètes tels que Jacques Brel, Barbara ou Charles Aznavour.

Mais mes références viennent aussi du théâtre : Racine, Molière, et plus récemment le dramaturge Bernard-Marie Koltès.

J’aime également les poétesses comme Marceline Desbordes-Valmore, parmi d’autres. Mes inspirations viennent de tous horizons, très éclectiques et portées par des langages littéraires variés.


 

H.M — Comment décrivez-vous votre voix poétique à quelqu’un qui ne vous a jamais lue ?

 

N.B — Il est difficile de se définir soi-même…

Mais je dirais que ma voix poétique est empreinte d’un désir de mettre au monde mon histoire et celle des autres. J’explore des thèmes comme la résilience, les émotions humaines, la guérison, la quête d’identité, l’émancipation de la femme — autant de sujets qui portent un message d’espoir et de libération. 

On décrit souvent ma poésie comme intime, engagée, nomade, avec des textes ayant une dimension orale, percutante et musicale. Je pars de mon intimité pour toucher à l’universel, transformant mon histoire personnelle en un chant sacré pour la condition féminine. Même lorsqu’elle explore l’ombre et les difficultés, ma poésie reste orientée vers la lumière, l’ouverture des possibles, la quête d’un horizon infini. 

Je cherche à donner une voix aux sans-voix et aux silencieuses, avec l’envie de parcourir le monde, au-delà des frontières, pour partager ma poésie à travers des rencontres poétiques et musicales.


 

H.M— Le titre est très évocateur. Pourquoi avoir choisi « Rouge Alchimie » ? Que symbolisent pour vous le rouge et l’alchimie ?

 

N.B — Le titre m’est venu au moment où je traversais une période de crise liée à la maladie. Je me souviens : j’étais assise sur un banc de pierre, épuisée par l’intensité des douleurs et de la fatigue renouvelée. J’avais trouvé un autre titre, mais au fond de moi, je me disais : « Ce n’est pas ça. » Et puis, je ne sais par quel mystère ou lien mystique, "Rouge Alchimie" m’est apparu à l’esprit…

L’alchimie symbolise pour moi le feu de la transformation, la transcendance, la renaissance. Le rouge, c’est ma couleur, celle que j’aime le plus. Voici, exprimé de manière poétique, ce qu’évoquent pour moi le Rouge et l’Alchimie :

« C’est le rouge d’un feu incandescent,

le rouge d’un destin qui s’enflamme,

le rouge d’une passion qui dévore,

le rouge d’une lune qui ensorcelle,

le rouge d’une fleur aux armes déloyales,

le rouge d’une lave endormie,

le rouge de l’histoire des femmes.»

 (Extrait du livre « Rouge Alchimie »)


 

H.M— Quelle a été la genèse de ce recueil ? Est-il né d’un moment précis, d’une urgence intérieure ?

 

N.B — Oui, ce fut un moment précis, une véritable urgence intérieure. La genèse de ce livre a commencé lorsque je me suis retrouvée alitée, sur mon canapé, il y a un an et demi. La maladie avait pris le dessus comme une tornade qui vous met à terre. Désespérée et en grande souffrance, je devais trouver d’urgence une issue pour échapper aux douleurs qui m’assaillaient jour et nuit.

J’ai hurlé de l’intérieur des larmes de peine, car il n’existe pas de traitement pour ce handicap invisible qu’est la fibromyalgie. Alors, j’ai pris un stylo, et je me suis mise à écrire, écrire, encore et encore, sans répit, sans reprendre mon souffle. Cela a duré des semaines, des mois, une année et plus encore. 

Il fallait que je me distraite, que je m’enfuie de ce vacarme incessant, de cette impression de n’être plus qu’un corps malade réduit au silence, celui d’une femme atteinte d’un handicap invisible.

 

H.M — Quels sont les grands thèmes dominants de « Rouge Alchimie » ? Y retrouve-t-on une continuité ou une rupture avec vos précédents ouvrages ? 

 

N.B — Les grands thèmes de ce livre sont la résilience, la traversée de l’épreuve — qu’il s’agisse de la maladie ou d’autres formes de souffrance. J’y mets en lumière et en voix ces maladies invisibles, de véritables handicaps du quotidien, dont la fibromyalgie, qui reste encore aujourd’hui un mystère pour la médecine moderne.

J’évoque aussi la lignée des femmes guérisseuses à travers l’Histoire, en convoquant certaines figures mythologiques. Et bien sûr, la métamorphose : celle d’une possible guérison, d’une transformation profonde face à la fatalité. C’est un appel à garder espoir, à marcher toujours vers la lumière, à être ensemble sur cette route. Tellement de choses encore à dire…

 

 « Entonner un chant sacré,

 croire que tout est possible,

même si l’impossible est scellé. »

 (Extrait du livre « Rouge Alchimie »)

 

Oui, il y a bien une continuité entre ce livre et mes précédents ouvrages. Le fil invisible qui les relie, c’est celui d’une histoire : la mienne, mais aussi celle de tous les êtres. Des sujets universels traversent ma poésie — un chemin de résilience pour porter un message avec ma plume de poétesse.


 

H.M — Votre écriture semble mêler passion, transformation et quête spirituelle. Quelle place accordez-vous à la métamorphose dans votre poésie ?

 

N.B — Ce livre a une dimension particulière, car il a pris naissance dans un moment de ma vie profondément mystique. Durant la phase d’écriture, j’ai ressenti un espace autre, plus vaste que notre simple compréhension humaine : celui de la spiritualité. La métamorphose occupe une place centrale dans mes créations. C’est une métaphore : dans la dernière partie du livre, ou peut-être la première d’une grande renaissance, elle s’offre comme une offrande — un nouveau regard sur la maladie et un nouvel espoir de guérison.

Se réconcilier avec son histoire de femme touchée en plein vol par la maladie, renaître de ses cendres après la chute d’Icare, et cheminer avec les guérisseuses les plus lumineuses…

 « Étendre le linge de nos grands-mères,

laver la mémoire d’hier.

Une délicate prairie se repose,

reste le blanc éclatant d’une métamorphose. » (Extrait du livre « Rouge Alchimie »)

 

© Crédit photo : Premier portrait photographique d’art
thérapeutique de la créatrice Nora BALILE.

 

 

H.M — Le recueil explore-t-il une dimension féminine ou féministe particulière ?

 

N.B — Oui, assurément. Il m’est difficile, lorsque j’écris, de ne pas parler de la femme et de cette démarche qui consiste à libérer la parole féminine pour l’émancipation des autres Elles — ou devrais-je dire des autres Ailes.

Dans ce livre, c’est d’abord l’histoire d’une femme, même si elle tend vers l’universalité.

J’y donne une dimension profondément féminine, car une partie du recueil est consacrée aux guérisseuses — ces femmes médecins, déesses de la santé, dames aux herbes folles…

Il était essentiel pour moi de les convoquer dans cet ouvrage, afin de raviver leurs mémoires et rappeler que la puissance des femmes est une énergie qui guérit, qui transforme — une alchimie rouge, flamboyante et sacrée.


 

H.M — Quelle importance accordez-vous à la musicalité du poème, à sa forme, à la sonorité des mots ?

 

N.B — Je n’y accorde pas une importance volontaire ou calculée : c’est un chemin naturel que ma plume emprunte, sans réflexion préalable.

La musicalité vient d’elle-même, c’est une respiration instinctive. Il m’arrive parfois de vouloir faire rimer certains poèmes, simplement pour entendre ma poésie chanter. Mais, le plus souvent, je ne sais pas à l’avance comment les toiles de mots vont se tisser. Ce n’est qu’au moment du travail d’écriture, lorsque je façonne la matière brute en pierre opale, que j’en prends vraiment conscience.


 

H.M — Comment se déroule votre processus d’écriture : inspiration soudaine, travail quotidien ou lente maturation ?

 

N.B — Les trois à la fois ! L’inspiration soudaine, le travail quotidien et la lente maturation.

Je m’explique : le début d’un projet d’écriture naît d’une pulsion, d’une urgence à raconter ce qui me traverse — un élan presque vital. Puis vient le travail d’écriture : je dépose les textes au quotidien, presque tous les jours, de manière de plus en plus régulière. La maturation, elle, accompagne tout le processus : avant, pendant et après.

Souvent, je travaille sur plusieurs projets à la fois. Cela ressemble à une danse tzigane aux mille feux, où l’intensité reste au cœur du processus créatif. La plume d’une poétesse nomade.


 

H.M — Quelle relation entretenez-vous avec les images, les symboles et la couleur, notamment ce rouge qui traverse tout le recueil ?

 

N.B — Les images sont très importantes pour moi : elles constituent un langage artistique essentiel à ma sensibilité. J’aime ce qui est visuel, ce qui parle en images — c’est un amour sans explication, un univers qui m’inspire profondément. Les symboles, eux, relèvent davantage de l’inconscient et du mystère. Ils m’échappent souvent, comme une matière indéfinissable, à la fois lointaine et proche, semblable à un mirage.

Quant au rouge, comme je l’ai déjà exprimé, il est ma couleur vitale. C’est celle qui me donne la force de me lever, de revendiquer, de raconter avec incarnation. 

Elle me solidifie lorsque je fonds dans l’espace de mes pensées. Elle m’aide à replonger dans le feu de ma reconstruction, à puiser dans les histoires des guérisseuses. Et puis, le rouge, c’est aussi la couleur de la passion, de l’amour, du désir élégant — un héritage ancestral porté par les femmes.


 

H.M — Vos poèmes semblent parfois proches de la prière ou de l’incantation. La poésie est-elle pour vous une forme de spiritualité ?

 

N.B — Oui, il m’arrive d’écrire des poèmes proches de la prière, porteurs d’une dimension spirituelle — particulièrement dans la troisième partie de « Rouge Alchimie ». Ce n’est pas une constante dans mon écriture, ni ma dominante stylistique, mais dans ce livre, la spiritualité et la prière sont très présentes.

 

« La prière

Entendre une douce mélopée,

je prie encore

et demande pardon.

Ai-je simplement rêvé ?

 

M’inonder d’absolu,

la vérité, un mensonge mis à nu.

Je dépose mon livre de chevet,

les yeux inondés vers la lumière. »

 (Extrait du livre « Rouge Alchimie »)

 

 

 

© Crédit photo : Deuxième portrait photographique d’art
thérapeutique de la créatrice Nora BALILE.

 

 

H.M — Dans un monde traversé par tant de fractures, quel rôle attribuez-vous aujourd’hui à la poésie ? Pensez-vous que le poète ait encore un pouvoir de transformation, ou au moins de consolation, dans la société actuelle ?

 

N.B — La poésie a un rôle très puissant, car elle parle à l’inconscient collectif. Elle permet de faire voyager les idées, de proposer d’autres manières de voir le monde — du plus vaste à l’infime.

Elle ne se voile pas : elle reste proche d’une vérité crue, parfois nue, parfois habillée. Elle nous invite à réfléchir sur le regard que l’humain pose sur sa propre condition, de manière subtile et engagée.

Les métaphores deviennent alors des espaces infinis, des refuges où l’on peut se retrouver sans se confronter directement à soi ou à l’autre.

Elles déposent un espoir quand tout s’assombrit, et s’arment de résilience grâce à la force des mots. Ce ne sont pas seulement des poèmes que l’on écrit : c’est un acte politique, un geste pour préserver la beauté de l’art animé par l’âme terrestre et céleste. La poésie, c’est la réalité sans fard ni paillettes, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Le poète a toujours un rôle précieux : il est un messager de l’âme, un lien entre le visible et l’invisible.

Il offre une vision différente, fait bouger les lignes, éveille les consciences.

 

 « Rêver encore,

rêver d’accalmie et de beau temps,

rêver encore… »

(Extrait du livre « Rouge Alchimie »)

 

H.M — Comment réagissez-vous à la réception de vos poèmes par le public ? 

 

N.B — Lorsque je suis sur scène pour déclamer mes poèmes, je suis, bien sûr, heureuse lorsque le public me fait de beaux retours. Mais ce qui compte le plus pour moi, c’est d’avoir transmis un message, d’avoir fait voyager les âmes venues m’écouter. Les sourires, les regards, les échanges deviennent alors des ciels bleus.

Quand je viens de publier un livre, comme c’est le cas actuellement, je me sens vulnérable et anxieuse, sensible à la moindre vibration que mes mots peuvent susciter. Je suis portée par l’exaltation, mais aussi par la peur de ne pas trouver d’écho chez le lecteur. C’est un risque à prendre, mais un risque empli de bonheur.

 

H.M — Que souhaiteriez-vous que le lecteur emporte de « Rouge Alchimie » , une fois le livre refermé ?

 

 

N.B —

 « L’ivresse de la poésie.

La liberté d’être.

Le courage des petits pas.

Les victoires et les défaites.

La lumière dans les nuits les plus sombres.

La pensée délicate pour l’autre.

L’audace de se rendre visible. »

 

Que chacun se souvienne que la maladie ne définit personne. Que les matins blêmes résistent à la fatalité. Que tout passe, même après les plus grandes tempêtes. Que l’on se relève, même avec des ailes brisées.

 

« Croire encore à la beauté de chaque geste malgré l’épreuve,

d’un rouge qui illumine nos existences d’un soleil flamboyant. » (Nora Balile)

 

 

H.M — Quels sont vos projets littéraires à venir ?

 

N.B — Des ouvrages collectifs de poètes, plusieurs recueils de poésie en cours d’écriture, des scènes de poésie en Belgique et à l’étranger — notamment au Maroc et en France. Je participerai aussi à des rencontres littéraires autour de mon nouveau livre « Rouge Alchimie ». Et bien d’autres aventures encore… Celles d’une poétesse nomade.

 

H.M — Si vous deviez résumer « Rouge Alchimie » en trois mots, lesquels choisiriez-vous ? 

 

N.B — Résilience - L’Absolu- Métamorphose !

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poésie intitulé « Rouge Alchimie » par Nora BALILE.

 

—————

Pour citer cet entretien lumineux, engagé, illustré & inédit

 

Hanen Marouani, « Interview avec Nora BALILE à l’occasion de la parution de son nouveau recueil de poésie « Rouge Alchimie » », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 6 novembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiv/hm-norabalile

 

 

 

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5 novembre 2025 3 05 /11 /novembre /2025 19:49

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages | Philosophies, sagesses en poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maggy De Coster, À fleur de mots,

 

Éditions du Cygne, Paris, 2021, 13 x 20 cm,10€

 

 

 

 

 

Photographie & critique par

 

Eliane Biedermann

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil À fleur de mots de Maggy De Coster aux Éditions du Cygne, 2021.

​​​​​

 

 

  Ce nouveau recueil de poèmes s’ouvre sur un hommage à la Commune chantée  par « le Temps des cerises ».  Nous connaissons l’engagement de l’auteure aux côtés des défavorisés, ce qui la pousse à détourner un proverbe bien connu : « Impossible de confiner la faim / (…) Elle carillonne si fort / qu’elle effiloche / les entrailles des pauvres / Le manque de moyen justifie donc la faim ». Elle évoque aussi le sort des femmes « lapidées / sur l’autel de l’obscurantisme et de la barbarie ». Elle est également à l’écoute de notre planète en danger, à cause de l’inconséquence des hommes en matière d’écologie : « Dans quelle typographie trouverai-je / La partition des animaux perdus / Dans les arcanes des saisons déréglées ? ».

 

    Le confinement dû au Covid 19 que nous avons connu à l’échelle planétaire a eu une grande influence sur l’écriture de la poète, en raison des morts et de l’angoisse liés à cette période sombre. Un poème s’adresse dans ce sens à ses amis italiens : « A vous mes amis, des salves d’espoir pour une autre / Renaissance / Et reviendra le temps de nos échanges à cœur ouvert ».

 

Elle dénonce la vision complotiste de certains, « accoucheurs de fausses nouvelles ». Maggy De Coster croit à des valeurs de « vertu », « d’honneur », et garde un espoir certain en l’humanité. Sa sensibilité est réceptive à des sujets très divers, comme l’incendie de la cathédrale Notre Dame, la mort d’une amie poète, la peinture de Gustav Klimt, la musique du fado…

   

 La lecture de ces textes nous fait du bien car grâce à ses alliances de mots poétiques, elle nous fait partager ses inquiétudes, tout en gardant un amour de la vie, et de la nature qui nous empêche de sombrer dans un nihilisme destructeur.

 

                                                          

© Eliane Biedermann


 

Page officielle chez  les éditions du Cygne, du livre À fleur de mots de Maggy De Coster, URL : http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-a-fleur-de-mots.html

 

***

Pour citer ce texte illustré engagé & inédit

 

Eliane Biedermann (texte & photographie), « Maggy De Coster, À fleur de mots, Éditions du Cygne, Paris, 2021, 13 x 20 cm, 10€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 5 novembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/ebiedermann-afleurdemots

 

 

 

 

 

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L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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