8 avril 2025 2 08 /04 /avril /2025 16:39

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Critique & Réception | Dossier majeur | Articles & témoignages | Handicaps & diversité inclusive 

 

 

 

 

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Le miroir retourné, une exposition

 

 

des œuvres de Gwendoline Desnoyers 

 

 

à Strasbourg

 

 

 

 

 

 

Réception de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, première de couverture illustrée de l’ouvrage posthume « Une vie de regrets » de l’artiste Gwendoline Desnoyers aux éditions Arbitraire dans la rétrospective actuelle à La Chaufferie à Strasbourg en hommage à l’artiste, image no 1.

 

 

 

Dans le cadre des Rencontres de l’illustration, la Haute école des arts du Rhin présente un ensemble d’œuvres diverses et singulières de Gwendoline Desnoyers, ancienne élève des Arts décoratifs de Strasbourg. L’artiste qui s’est donné la mort le 31 juillet 2020 nous laisse Une vie de regrets, un ouvrage posthume publié par les éditions Arbitraire trois ans après son décès que ses éditeurs Lucas Ferrero et Renaud Thomas, le directeur de la HEAR Frédéric Sauzedde et les commissaires d’exposition de l’atelier illustration, Noah Nereutà, Violette Mesnier et Marius Guandalini, nous donnent à découvrir avec beaucoup de délicatesse et d’émotion.

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Des œuvres exposées de l’artiste Gwendoline Desnoyers dans la rétrospective actuelle à La Chaufferie à Strasbourg en hommage à l’artiste, image no 2.

 

 

Cette jeune artiste, disparue à l’âge de 29 ans, nous lègue des œuvres troublantes à la mélancolie douce-amère, sous forme de dessins, de gravures, de tableaux, de bijoux, de mobiles... Telles les artistes Camille Claudel ou Unica Zürn, elle alternait des séjours en milieu hospitalier et son travail artistique.. André Breton disait de « L’art des fous » qu’il est « la clé des champs » et indéniablement Gwendoline Desnoyers ouvre des portes à l’intérieur d’elle-même, elle retourne le miroir pour explorer les labyrinthes enténébrés qui l’habitent et la hantent, elle nous invite par le biais de ses créations à transcender la réalité à l’instar de la psychose qui la tient sous son emprise. On songe à la fameuse phrase de Pascal « Les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie de n’être pas fou. » Et c’est bien avec notre part de folie ordinaire que nous appréhendons son œuvre comme nous pouvons le faire avec celle de Séraphine de Senlis.

 

 

Son tableau « une main pour une tête » cache le visage d’une femme pour en effacer l’identité, des séries de masques affichent les figures tristes, coléreuses, voire ricanantes de cette condition humaine en mal de repères qui nous caractérise et l’artiste de préciser de son écriture virevoltante « les têtes pensent le monde, les mains le façonnent ».  Dans le sermon à un ami  Gwendoline Desnoyers évoque « des ruines de solitude », elle écrit « le miroir se fait réalité / quel est votre secret ? / chacun porte la vérité »... Et quand la vérité a partie liée avec l’inspiration visionnaire, les dessins de l’artiste traduisent l’angoisse qui la tient prisonnière de ses hallucinations, tel ce serpent à tête humaine qui s’enroule autour du corps d’un homme.

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Des Le tableau « une main pour une tête » de l’artiste Gwendoline Desnoyers dans la rétrospective actuelle à La Chaufferie à Strasbourg en hommage à l’artiste, image no 3.

 

 

Nul ne peut rester indifférent à cette exposition car c’est Gwendoline Desnoyers qui nous interpelle en nous posant cette question en forme de réponse « Comment dissocier l’artiste de son art, alors que celui-ci est son essence ? » Les créatures oniriques, les personnages ailés mi-hommes mi-anges, les paysages nocturnes empreints parfois de références mystiques sont l’incarnation même de cette artiste qui a publié de son vivant dans de nombreux fanzines et édité de petits ouvrages monographiques. Des rétrospectives comme celle du Festival Gribouillis à Bordeaux ou celle qui se tient actuellement à La Chaufferie à Strasbourg nous convient à traverser le miroir des apparences pour aller à la rencontre de cette femme artiste et poète à laquelle Strasbourg Capitale mondiale du livre UNESCO 2024 et la HEAR rendent aujourd’hui un vibrant hommage.


 

© Françoise Urban-Menninger, avril 2025.

 

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Pour citer ces images & texte inédits

 

Françoise Urban-Menninger, « Le miroir retourné, une  exposition des œuvres de Gwendoline Desnoyers à Strasbourg » avec des photographies de l'exposition par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 8 avril 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/fum-lemiroirretourne

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2025 3 02 /04 /avril /2025 15:09

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Entretiens poétiques, artistiques & féministes  | Dossier majeur | Articles & témoignages

 

 

 

 

 

 

 

 

Interview avec Sarah Mostrel

 

 

 

 

 

Propos recueillis & image par

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

Peinture photographiée par

Sarah Mostrel

 

Site : 

https://sarahmostrel.wordpress.com

Facebook : https://www.facebook.com/sarah.mostrel

Chaîne You Tube :

https://www.youtube.com/user/SarahMostrel

 

© Crédit photo : Sarah Mostrel, « Intrigue », peinture à l'huile ».

 

 

MDC — Sarah Mostrel, comment êtes-vous arrivée à la poésie puisque votre profession (ingénieur) de départ n’avait rien à voir avec la poésie ? 

 

SM La poésie m’est tombée du ciel ! J’avais déjà une sensibilité artistique par la musique, et en particulier le piano, que j’ai pratiqué toute mon enfance. Vinrent ensuite les mots, qui m’ont permis de déposer sur le papier des sentiments, des états d’être, des révoltes aussi que j’avais en moi. Le verbe m’est venu et m’a transportée dans les sphères de la poésie, qui permet d’exprimer le plus profond de soi, mais aussi la beauté du monde, perceptible à tout moment. 


 

MDC —  Selon Paul Valéry « L’essence de la poésie est la recherche de la poésie même ». Cette assertion trouve-t-elle sa justification dans votre poésie ?

 

SM — Le langage poétique est un art et comme tout art, il décrit, dénonce et tente d’éveiller le lecteur, auditeur, à une certaine finesse de la vie. C’est en tout cas dans cette esthétique, voire éthique, que j’écris. Décrire le fond de l’être, tenter de trouver des réponses ou au moins de poser les bonnes questions fait partie de mon processus créatif. La recherche du bon mot, du bon assemblage, non sans une association d’images souvent, est un travail ontologique qui part de la nature des choses vers son analyse. 


 

MDC — Selon Cioran « Les poètes sont inutiles mais indispensables », ne pensez-vous pas que c’est plutôt la poésie qui est utile au poète ?

 

SM — La poésie est indispensable et j’ose espérer qu’elle l’est pour tous les humains. C’est une façon d’être, d’approcher la vie. Elle met un peu de délicatesse dans ce monde brutal. Il faut dire aussi que la poésie est diverse. Elle peut être engagée, tentant d’émettre un message politique, lyrique, romantique (en cela, elle est formidable car elle permet tous les excès), satirique, didactique, ludique. Elle est en fait un moyen de transmission, et est nécessaire pour le poète qui la manie bien sûr, mais surtout pour le monde, qui a besoin de cet essentiel…


 

MDC — Je veux croire que ce recueil de poèmes est de circonstance. Mais qu’est-ce qui vous l’a inspiré ?

 

SM — Les événements de la vie. La perte de proches. Ma quête vers la lumière, même dans les moments obscurs. Je m’accroche au Beau, même si dehors il fait gris et que dedans aussi, parfois. Emerger de la peine, donner une lueur d’espoir est le propre du poète qui est un passeur en quelque sorte. Je m’attèle aussi à rétablir l’inversion des valeurs de notre société contemporaine qui part à vau-l’eau.
 

 

MDC — À quelle fréquence écrivez-vous ?

 

SM — J’écris tout le temps, tous les jours, et parfois la nuit. Journaliste, j’écris tout d’abord dans le cadre de mon travail, dans la presse magazine. Ecriture bien sûr différente que l’écriture personnelle. La poésie, mais aussi les autres genres littéraires que je pratique (fiction dans le roman ou les nouvelles, prose dans les essais ou plus récemment le théâtre) sont de formidables moyens d’expression pour décrire, s’épancher, créer des personnages proches ou à l’opposé de ce qu’on est. La littérature ouvre sur les Autres.


 

MDC — Avez-vous un moment privilégié pour écrire ? 

 

SM — Il fut un temps où j’écrivais essentiellement la nuit, lorsque mes enfants, petits, dormaient. Aujourd’hui, dès que j’ai un peu de temps ou d’ouverture sur mon temps personnel, je m’y mets. Je priorise mon expression artistique selon les échéances que je me fixe ou que l’on me fixe. J’aime le challenge et je réponds à beaucoup de propositions. Il faut alors parer au plus urgent. Restitution d’un manuscrit, réalisation d’une œuvre pour une expo (photo ou peinture), préparation d’un concert (j’ai notamment sorti six albums) etc. Beaucoup de travail, et de plaisir...


 

MDC — Question subsidiaire : Connaissez-vous des passages à vide qui vous plongent dans l’inquiétude ?

 

SM — Pas trop. Je n’ai pas le syndrome de la page blanche (ou de la toile blanche, dirais-je). Beaucoup de choses m’inspirent. La vie est d’une richesse infinie. La nature offre son éventail de beauté en permanence. Lorsque j’ai un passage à vide, je me ressource avec mes amis, je vais marcher, je voyage, je profite de l’offre culturelle qui ne manque pas. J’aime le théâtre, le cinéma, les musées, la musique. Je puise dans mes ressources, dans mon intérieur. La création m’est indispensable. L’art est un bien précieux.


 

MDC — Avez-vous éprouvé un sentiment de satisfaction après avoir terminé ce recueil et le voir publié telle une mission accomplie ?

 

SM — Oui, bien sûr. La concrétisation d’un travail me met toujours en joie. Et même si ce n’est pas mon premier ouvrage édité (j’ai dû publier une trentaine de livres), je suis toujours impatiente du résultat. L’objet est important. Je ne parlerais pas vraiment de mission accomplie, tout texte est perfectible et mettre le mot « fin » à un ouvrage n’est pas simple. Mais il est une étape. Son contenu est le reflet de la maturité acquise au moment où le livre est publié, de mon appréhension du monde que j’ai envie de partager à ce moment précis. J’ai eu la chance — et je remercie à cette occasion les Éditions du Cygne — d’orner ce recueil de mes dessins et encres. C’est une autre de mes facettes, et elle m’est chère. Elle est un plus dans l’entendement du livre. Je tiens aussi bien sûr à vous remercier, Maggy de Coster, ma préfacière, talentueuse poète et amie.

 

© Crédit photo : De gauche à droite, les autrices Sarah Mostrel & Maggy De Coster lors de la présentation du recueil de poèmes « Gris de peine » de Sarah Mostrel aux Éditions du Cygne le 4 mars 2025 au Café de la Mairie, Place Saint-Sulpice. Image fournie par Maggy de Coster.

*

J’ai été à la fois touchée et flattée de faire la préface du recueil de ce recueil de poèmes car j’ai trouvé que c’était une marque de confiance de la part de Sarah Mostrel et je voulais lui prouver que j’étais digne de sa confiance comme les vingt-quatre auteurs précédents de tous genres littéraires confondus dont j’ai préfacé les livres. 

 

© Maggy De Coster, mars 2025.

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Pour citer ce méta entretien poétique, inédit & illustré

 

Maggy De Coster, « Interview avec Sarah Mostrel » avec des illustrations des autrices, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 2 avril 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/mdc-entrevue

 

 

 

 

 

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 13:31

 

Lettre n°12 | Poèmes

 

Poème en court-métrage (français, arabe)

 

 

Poésie orientaliste & géopoétique

 

 

 

 

Vers des Déserts/نحو الصّحاري

 

 

 

(sur un poème de Rûmî)

 

 

 

Nicole Coppey

 

Site officiel : http://www.nicolecoppey.com/

Chaîne officielle YouTube : https://www.youtube.com/channel/UC_Mt28JgxfzPW91iaO7TS1g

 

 

© Crédit photo : "Vers des Déserts/نحو الصّحاري (sur un poème de Rûmî)", image capturée par LPpdm

 

https://youtu.be/2egl_evxot4

 

"Un souffle..."
 

Ode mystique de Djalâl Od-Dîn Rûmî

Ode 527 tirée de Odes mystiques, par Mawalânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî,

Collection UNESCO d'œuvres représentatives,

traduction du Persan par Eva de Vitray-Meyerovitch et Mohammad Mokri,

© UNESCO 1973 pour la traduction française.

Reproduite avec la permission de l'UNESCO

 

Interprètes

Nicole Coppey et Ahmed Chebbi

Traduction et lecture arabe

Zouzi-Chebbi Mohamed Hassen

 

Musique

Extraits de "Chants Du Qanun" par Élie Achkar

Avec l'aimable autorisation de Buda Musique

par son Directeur Gilles Frochaux
 

Image et Montage

Manuel Larriaga

Tourné au Désert du Sahara, Chott El Jerid, Tunisie
 

Merci à

Zouzi-Chebbi Mohamed Hassen, Ahmed Chebbi, Zouhaier Chebbi, Famille Chebbi, Nadia et Amara Ghrab Morcos, Jean Duboc, Joyce Adam, H.F. Blondeau, Benoît

Sur une idée originale de © NC, 2012

 

Ce film & les deux courts-métrages

 

"Vers d'Entre-mers" & "Vers d'Outre-terres" (sur des poèmes de Rûmî)

 

forment une triade (un poème en trois temps)

 

 

***

 

Poésie, musique & art audiovisuel

 

***

 

Pour citer ce film

 

Nicole Coppey, « Vers des Déserts/نحو الصّحاري (sur un poème de Rûmî) », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°12, mis en ligne le 2 octobre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/10/deserts.html

 

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