Crédit photo : Peinture orientaliste tombée dans le domaine public & dans le style du peintre Edward Mason Eggleston (1882-1941). Capture d'écran de la photographie libre de droits diffusée sur un réseau social.
Trouve-moi derrière un éventail de papier,
chaleur et parfum du lys mélangés dans une harmonie
à peu près décalée par des courants d’air,
trouve-moi à moitié enfouie dans le sable, nageant vers une bouée, la tristesse enroulée autour de mes poignets comme les nombreux bracelets d’Isis.
Trouve-moi sur la tangente d’un cercle bleu, découvre les confettis répandus sur l’herbe à la place de la rosée,
trouve-moi à l’intérieur de l’écorce d’un chêne, écrivant le destin d’une abeille,
trouve-moi à minuit,
pendant qu’une lune endeuillée traîne et susurre dans ma robe d’été, éteignant la comète du désir,
trouve-moi derrière un miroir, dans un idéogramme ou un hiéroglyphe.
Trouve-moi,
et puis réinterprète ma vie dans une autre saison.
Irina Moga, « Bracelets d’été », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 15 avril 2026. URL :
En 2026, l’autrice et poétesse Najwa Benchebab publie deux recueils qui interrogent le corps et l’exil à travers une écriture poétique traversée par les langues, la mémoire et les déplacements.
Paru le 8 mars 2026 aux Éditions Sydo, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, « Jassad(i) » explore neuf états du corps féminin : possédé, assigné, contrôlé, tabou, violenté, tatoué, frontière, insurgé, en libération. Le texte interroge les mécanismes d’assignation sociale et les processus de réappropriation du corps dans des contextes marqués par des héritages culturels persistants.
Le 18 avril 2026, paraît « L’exil a le goût d’une bière » chez Porte 7 Éditions, un poème en prose fragmentaire qui explore l’expérience diasporique. Mêlant français et arabe littéraire, l’ouvrage donne à entendre les tensions linguistiques et identitaires propres aux trajectoires migratoires contemporaines.
Entre mémoire intime et enjeux collectifs, Najwa Benchebab propose une réflexion sensible sur les territoires du corps, de la langue et de l’exil.
« Il est des voix qui ne se contentent pas d’écrire... elles traversent, relient, déplacent »
Avec la parution de L’exil a le goût d’une bière et de Jassad(i), Najwa Benchebab affirme une poésie habitée, incarnée, où le corps et l’exil deviennent des territoires à la fois intimes et politiques.
Dans Jassad(i), œuvre récente et vibrante, le corps féminin se dit dans ses fractures comme dans ses élans de réappropriation. Sensuel, traversé de tensions et de libérations, le texte explore avec intensité les multiples états d’un corps à la fois contraint et insurgé. Une écriture charnelle, audacieuse, qui fait entendre ce qui souvent se tait.
Avec L’exil a le goût d’une bière, la langue elle-même devient passage. Entre français et arabe, entre mémoire et déplacement, Najwa Benchebab esquisse une cartographie sensible de l’exil contemporain, où les identités se cherchent, se frottent, se réinventent.
Mais son œuvre ne s’arrête pas à la page. Elle se prolonge dans la voix, dans le geste, dans la rencontre. Poétesse de performance et de lien, elle fait dialoguer les rives de la Méditerranée, multipliant lectures et échanges entre l’Europe et le Maroc, inscrivant sa poésie dans un mouvement vivant, collectif, ouvert.
Ces parutions s’inscrivent ainsi dans une dynamique plus large : celle d’une poésie en circulation, qui relie les corps, les langues et les territoires. Une invitation à écouter, à ressentir, à franchir les seuils.
Najwa Benchebab est une artiste et professionnelle franco-marocaine vivant et travaillant à Bordeaux.
Née au Maroc, elle a grandi au carrefour de plusieurs cultures – une expérience fondatrice qui nourrit à la fois sa pratique artistique et ses engagements personnels et professionnels.
Psychologue et psychothérapeute de formation, elle accompagne les récits de vie, les traumas et les processus de résilience au quotidien.
Parallèlement, elle développe une démarche artistique multidisciplinaire (écriture, théâtre, photographie) où elle interroge l’identité, les frontières – géographiques, sociales, intimes – et les rapports de domination.
Depuis 2022, ses créations visuelles et narratives ont été présentées dans plusieurs festivals internationaux, saluées pour leur authenticité et leur portée universelle.
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Pour citer ce texte illustré & inédit
Hanen Marouani (texte & images fournies), « Communiqué de presse dédié à la poétesse Najwa Benchebab », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 9 avril 2026. URL :
« C’est quoi être une belle personne ? » interroge Lise Renard dans l’un de ses écrits où l’on croirait entendre la voix du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Elle y répond avec son cœur grand ouvert qui illumine de rayons de soleil les pages de ce merveilleux recueil : « Elle est celle qui donne sans compter, qui croit aux belles histoires, aux rêves d’enfants et aux sourires sincères ».
D’emblée, quand on rencontre Lise Renard, jeune étudiante en architecture, son sourire nous émeut tant sa personnalité dégage un charme empreint d’une grâce infinie, celle d’un elfe ou d’une fée…
Les illustrations délicates et raffinées de son amie Manon Marquis Eeken, étudiante en design graphique, déroulent le fil rouge né d’une légende japonaise qui nous invite à comprendre « que ceux qui doivent se rencontrer se rencontrent, que ceux qui doivent se retrouver se retrouvent... » Sans doute ma rencontre avec lise Renard dans un salon du livre était-elle prédestinée si l’on en croit cette légende car ce fil rouge, une fois saisi, nous conduit tel le fil d’Ariane dans cette part secrète de l’être où Lise Renard se confie « ...Je ressens le vécu, les blessures / je fonctionne à l’intuition et à la force de mes ressentis / L’être humain me touche. »
Étonnant de maturité, ce recueil né d’une blessure d’amour, nous offre des aphorismes d’une grande profondeur et de sagesse « Le deuil, c’est de l’amour qui ne sait plus où aller », affirme l’autrice.
Si Lise Renard se sent à « Contre-Temps », c’est bien parce qu’elle a « l’impression de penser, de réfléchir, d’évoluer différemment que les autres ». Et c’est cette différence qui rend cette jeune femme si attachante. Sa sincérité, ses interrogations dans un monde où elle a « l’impression de ressentir trop fort » réveillent en nous des sentiments enfouis,voire enfuis…
« Comment désaimer » se demande-t-elle, et nous voilà désarmés car ce fil rouge qui parcourt le livre, c’est le fil ténu d’un amour qui restera, écrit-elle dans le même temps, « mon plus beau souvenir ». Et c’est par le biais de l’écriture, ce fil de lumière où les mots s’égrènent telles des perles que Lise Renard renoue avec elle-même et renaît au monde. « La vie est courte alors vivez-la à votre façon, avec vos valeurs, et ne laissez personne éteindre votre lumière », écrit-elle.
« Ce livre est une mise à nu », résume-t-elle et d’ajouter « J’ai envie qu’on se reconnaisse dans mes mots », plus loin «... qu’on guérisse avec mes émotions » et de nous offrir une petite musique de l’âme à la fois singulière et familière qui nous ramène aux confins de nous-mêmes pour écouter « Une princesse qui voulait sortir du silence » et réenchanter cette vie qui nous fait et nous défait.
Françoise Urban-Menninger (texte & photographie de l’autrice), « À Contre-Temps, poèmes de Lise Renard, Illustrés par Manon Marquis Eeken. Recueil paru aux éditions les Bonnes feuilles », illustrations par la poète & Manon Marquis Eeken, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 25 mars 2026. URL :
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Communiqué de presse du récital poétique de l’Académie rhénane le 21 mars à 10H au Tempe Neuf :
Du 9 au 31 mars, le Printemps des Poètes s’étalera sur l’ensemble du territoire français mais aussi dans plus de 50 pays à travers le monde. C’est dans ce cadre que l’Académie rhénane inscrit son récital annuel depuis plus de 40 ans, cette nouvelle édition a été validée par le Printemps des Poètes car ce sont les poètes eux-mêmes qui liront leurs écrits en prenant pour mot d’ordre « Liberté, je crie ton nom ! » en référence au magnifique poème de Paul Éluard « Liberté, j’écris ton nom ! »
Le Printemps des Poètes, après la Beauté, la Grâce, l’Ardeur a choisi le thème de la « Liberté. Force vive, déployée » sous le marrainage d’Isabelle Adjani et en partenariat avec Reporters sans Frontières.
C’est dans cet esprit que 13 poètes aborderont les divers aspects de la liberté et leurs résonance dans notre monde actuel.
La romancière, parolière, comédienne, chanteuse et présidente de la Cie La Dorée interprétera plusieurs de ses chansons, elle sera accompagnée par Remi Boos qui assurera les intermèdes musicaux au piano entre les lectures en sortant des chemins traditionnels tout en gardant une approche de tous les styles d’accompagnement classique.
On appréciera les fables empreintes d’humour et de finesse de Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix, les vers lumineux de Jacques-Henri Caillaud, ceux de Martine Blanché évoquant les figures de David et Goliath… Quant à Ambroise Perrin, il affirmera sa différence en criant haut et fort ce qui se cache sous le mot liberté aujourd’hui vidé de sa substance.
Chantal Robillard nous fera découvrir une trobairitz du treizième siècle mais nous offrira également une ode à Lafayette. Alain Lincker libérera les mots lors de sa déclamation alors que Nicole Grandgeorge va nous ramener au cœur des attentats de « Charlie Hebdo » car la liberté a partie liée avec la liberté d’expression. Plus intimiste sera la poésie de Chantal Charpenet qui nous livrera le secret de sa liberté.
Pascale Weill revendiquera la liberté pour les femmes qui l’ont perdue, Françoise Urban-Menninger prêtera sa voix à celles qui sont muselées de par le monde. Pour Claude Wind, c’est l’écriture qui est le lieu de la liberté « J’écris au cœur d’un monde qui sombre à vives eaux » déclare-t-il, Anne Neige lui emboîtera le pas avec des vers qui font chanter la liberté. Marc Chaudeur offrira au public le mot de la fin avec l’un de ses poèmes où il affirme que « Seul l’Esprit est libre ».
Cette matinée conviviale offerte à tous sera sans nulle doute une parenthèse enchantée, voire un temps suspendu car n’oublions pas qu’à l’emplacement de l’actuel Temple Neuf, la mystique rhénane s’est développée avec Maître Eckart et Jean Tauler, Jean Calvin y fut pasteur en 1535, la bibliothèque de Strasbourg occupait le chœur, voilà pourquoi le thème de la liberté trouvera des échos spirituels dans cet écrin de choix.
Pour citer cet événement poétique & artistique, illustré, engagé & inédit
Académie rhénane (tecte & affiche), « Communiqué de presse : Liberté, je crie ton nom ! », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 20 mars 2026. URL :
Poète d’origine serbe, Nina Živančević a publié une vingtaine de recueils de poésie, pour la plupart dans sa langue maternelle, mais aussi en anglais. Sa poésie à forte teneur humaniste, traduite en français, est un apport substantiel à la langue de Molière. Elle a enseigné la littérature et le film d’avant-garde à la Sorbonne et en ce moment elle fait partie du conseil théorique à la maison d’Éditions Erratum Press. Nous avons eu l’heur de l’interviewer.
Entrevue
Maggy De Coster : En tant qu’universitaire, vous avez un parcours très riche. Que pouvez-vous nous en dire ?
Nina Živančević : Ça dépend du champ d’intérêt de l’interrogateur. Je me suis intéressée depuis toujours aux soi-disant « avant-gardes » : les avant-gardes historiques et ceux de notre époque donc nos avant-gardes contemporains. Mais comme j’ai travaillé à New York pendant 20 ans, mon cœur est resté toujours proche de l’Expressionnisme et du Néo-expressionnisme. Quand je pense aux équivalents en France et plutôt en poésie, l’expressionnisme correspond au travail de René Schickele.
MDC :Comment êtes-vous venue à la poésie et comment la vivez-vous ?
NZ : Je crains que mes réponses soient toutes liées à mon amour pour ledit Expressionnisme. J’ai eu un penchant pour une poésie d’expression forte quand j’étais jeune fille et cet éveil, je le dois à mon père, Vladimir Živančević, qui fut un des derniers surréalistes.
MDC : Personne n’a la science infuse, dit-on. Alors en tant que poète cosmopolite, quels sont les poètes qui vous ont le plus influencée ?
NZ : En effet, il y a un très grand nombre de poètes qui ont laissé leurs traces sur ma poésie. Cela dit, je suis très consciente de l’héritage poétique d’Ovide, de Propertius de la Rome antique ; de Villon, de Dante, de Shakespeare et de John Donne pour les époques suivantes. Au sujet des poètes d'expression allemande, citons Goethe, Hölderlin et Celan. Ensuite il y a tous les poètes modernes et postmodernes d’expression slave, surtout les poétesses comme Marina Tsvetaïeva, Anna Akhmatova et Zinaïda Hippius et aussi de nombreux poètes dits « de bibliothèque Orientale », notamment les poètes persans comme Rûmî, Hafiz et Kabir que j’ai tenté de transposer en serbe, ma langue maternelle.
MDC :Parmi les poètes surréalistes, lesquels vous ont le plus marquée ?
NZ : C'est une bonne question ! Les poètes surréalistes que j'admire ne sont pas nécessairement ceux qui ont profondément marqué ma poésie ; disons que j'admire René Char et Robert Desnos, mais on peut retrouver dans ma prose des influences cachées de Gherasim Luca, d’Alain Jouffroy et de Nanos Valaoritis, je ne sais pas, je les aime tous, car ils parlent de mon inconscient.
MDC : Quel rôle la poésie peut-elle jouer en temps de guerre ?
NZ: Elle peut jouer un rôle énorme. La poésie parle toujours de l'espoir, de la lutte contre la tyrannie, de la liberté du corps et de l'âme et elle est le dernier hébergement de l'humanité à l’ère de l'oppression technologique.
MDC : Selon Dostoïevski dans l’Idiot « la beauté sauvera le monde » ; la beauté de poésie peut-elle sauver le monde ?
N Z : Absolument ! C'est peut-être son rôle principal, et dans son rôle de sauveur du monde 'immonde', la beauté provient seulement de nos mots et de la littérature, et elle héberge toutes les facettes des arts vivants.
Pour citer cet entretien poétique, pacifique, engagé, illustré & inédit
Maggy De Coster, « Rencontre avec la poète serbe Nina Živančević », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 18 mars 2026. URL :
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
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