25 septembre 2026 5 25 /09 /septembre /2026 07:01

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Dossier mineur | Florilège | Nature en poésie | Voix-Voies de la sororité | Revue poépolitique & ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques

 

 

 


 

 

Entre deux abîmes, Elle est seule... & Un avenir qui n'existe pas

 

 

 

Poèmes engagés par

 

Saghi Farahmandpour

 

Poétesse, autrice francophone, traductrice,

interprète & docteure en langue & littérature française

 

 

 

Crédit photo : Aurore de Lafond de Fénion, « Fleurette à la fontaine de la Garenne ». Peinture tombée dans le domaine public, image capturée par LPpdm d'une photographie libre de droits.

​​​​

 

 

Entre deux abîmes

 

 

Dans le désert extra-muros de la cité

Entre deux abîmes profonds

Lorsque les lambeaux de lumière lunaire suintèrent furtivement et mélodieusement 

À travers les barreaux de la cellule et ceux de la folie

Dans la petite pièce moite plongée dans les ténèbres 

Elle posa

Pour un court instant

Son regard sur les écrits confus illisibles

Sur les noms inconnus gravés sur le mur

Une vieille douleur 

Jaillissant des lettres gribouillées, résonna en elle 

Et des gémissements plaintifs, tel des poignards

S’abattirent sur son corps couvert d’ecchymoses

La résonance d'une goutte d'eau 

Tombant sur le sol froid et noir de la pièce

Repoussa la clarté fragmentée de la lune

Elle aussi, comme des milliers d'autres femmes disparues 

Au fond de l'abîme fatal 

Griffonna son nom 

Sur le mur humide 

Et, laissée dans l’angoisse de sa claustration amère

Se noya dans son propre sang. 


 


 

Elle est seule...

 

 

Elle est seule…

Elle contemple un ciel qu'elle n'a jamais vu

Elle est plongée dans le grondement des vagues déferlantes des mers 

Dans les notes cristallines et harmonieuses d'une nature colorée qu'elle n'a jamais entendue ;

Elle est seule…

Dans le ciel de sa maison

L’étoile scintillante du matin 

Sous les ailes rouges du crépuscule

Ne sème pas de graines argentées 

Le soleil 

A rassemblé ses rayons lumineux en désordre dans le bol d’argent de la lune

La lumière 

Derrière les vitres poudreuses de chez elle

N’apparaît que dans un coin caché du ciel ;

Elle est seule…

Elle erre à la recherche de la clarté 

À côté de la mèche d'une bougie 

Qui s'est consumée jusqu'au bout derrière la fenêtre grillée de la maison ;

Elle est seule…

Elle effleure les poussières dorées de lumière qui, emportées par la joie, dansent dans l’air

Elle dessine le reflet bleu du ciel éclatant 

Avec ses cheveux lisses et flottants sur ses épaules blanches et nues

Elle, les lèvres entrouvertes, chante une étrange chanson de libération

Elle se serre étroitement contre elle-même 

Et caresse doucement à maintes et maintes reprises son corps solitaire de ses mains froides.

 


 

Un avenir qui n'existe pas

 

 

L'écho sourd de mon soupir

Vacille

Chaque jour

Sous les épaules frêles des hautes falaises

Entre les mains habiles du destin

Au cœur du ciel imbibé de sang qui provoque des tempêtes

Il tourne

Chaque jour

Autour des cris perçants et déchirants des corps non ensevelis

Parmi d'innombrables photos encadrées récemment brisées

À côté des genoux d'une mère assise par terre, qui effeuille les fleurs une à une 

Près des sanglots séchés d’un père familier

L'écho de mon soupir fébrile

Craint 

Chaque jour

La clameur immense, la terreur flagrante des yeux ridés

Et l’incertitude d’un avenir qui n'existe pas

Un avenir dont j'ignore à qui il est destiné.




© Saghi Farahmandpour

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Pour citer ces poèmes Poèmes féministes, inédits & illustrés

 

Saghi Farahmandpour, « Entre deux abîmes »,  « Elle est seule...» & « Un avenir qui n'existe pas », peinture par Aurore de Lafond de Fénion, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 25 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noiii/sf-seule

 

 

 

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25 septembre 2026 5 25 /09 /septembre /2026 07:00

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Dossier mineur| Florilège | Nature en poésie | Revue poépolitique & ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques

 

 

 


 

Longue jupe blanche 

 

 

 

 

 

Poème féministe par

 

Saghi Farahmandpour

 

Poétesse, autrice francophone, traductrice,

interprète & docteure en langue & littérature française

 

 

Crédit photo : Henri de Toulouse-Lautrec,  « Femme se frisant », Musée des Augustins. Peinture tombée dans le domaine public, image capturée par cette revue d'une photographie libre de droits.​​​​

 

 

Alors qu’elle se lavait le visage dans la mélodie enivrante des eaux courantes

La belle onde de sa chevelure noire et abondante

Se noua aux paisibles ondulations de la rivière à pente douce

La cendre tiède de ses larmes tremblantes

Telle la rosée gelée du matin

Tomba sur les pétales des fleurs sauvages de la plaine

Le cours tranquille de la rivière aux vagues courtes et murmurantes

Emporta la traîne de sa longue jupe blanche 

Jusque dans les lointains 

Où nul parmi les féroces aux cœurs de pierre 

Ne pourra jamais meurtrir 

Son chant fort séduisant 

Ni la délicatesse virginale de son corps, fragile et sans défense !

 

© Saghi Farahmandpour

 

—————

  

Pour citer ce poème engagé, inédit & illustré

 

Saghi Farahmandpour, « Longue jupe blanche », peinture par Henri de Toulouse-Lautrec, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 25 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noiii/sf-jupe

 

 

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22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 15:20

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception | Revue Matrimoine | Voix-voies de la sororité | Revue Poépolitique | Revue culturelle des continents & ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier 

 

 


 

 

Sa seule épouse, roman de

Peace Adzo Medie, traduit de l’anglais par Benoîte Dauvergne

 

 

 

 

 

Analyse & image de la couverture par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Portrait photographique de l'autrice par

Sylvernus Darku

 

 

 

 

© Crédit photo : Françoise Urban-Menninger,  Première de couverture illustrée du roman intitulé « Sa seule épouse » de l’autrice Peace Adzo Medie. Œuvre traduite de l’anglais par Benoîte Dauvergne.

 

​​​​

                                  

Le titre du premier roman de l’autrice ghanéenne Peace Adzo Medie « Sa seule épouse » lève, à lui seul, le voile sur un monde méconnu, voire inconnu des Occidentaux. La polygamie se profile dès la première page de cet ouvrage où l’on entend la voix d’Afi Tekpie nous confier qu’elle va se marier, non par amour, mais pour répondre à la demande de la richissime « Tantine » qui joue les marieuses afin de tenter de mettre fin à l’idylle controversée de son neveu Eli avec une Libérienne. Ce mariage, qui est souhaité également par la mère d’Afi car il la mettra financièrement à l’abri, fait dire à la jeune fille dans une phrase imagée résumant sa situation « J’avais l’impression de porter nos deux familles en équilibre sur la tête comme une bassine remplie à ras bord. » La métaphore en lien avec les lourdes charges que transportent les Africaines sur leur tête, génère une note d’exotisme et de poésie qui fait partie intégrante de ce roman en lui conférant un charme particulier qui affleure tout au long de sa lecture.

 

Nous sommes les témoins stupéfaits d’un « mariage par procuration » car l’heureux élu n’a pas daigné se déplacer, il est resté auprès de sa belle loin des yeux et du cœur d’Afi. Pour l’entourage d’Afi, il ne fait aucun doute que cette alliance lui ouvrira les portes d’une cage dorée mais comme l’affirme « la promise » « Il est difficile d’être la clé du bonheur des autres, de leur victoire, l’instrument de la légitimation de leurs actes. »

 

Ce mariage, que l’on pourrait qualifier de convenance, va offrir paradoxalement la clé de son indépendance à Afi. Elle se met à voler de ses propres ailes en s’instruisant et prend son destin en mains, mettant à mal les principes du patriarcat! Afi n’est autre que le symbole d’une Afrique qui s’émancipe,  celui d’une femme libre qui défie et renverse l’ordre établi par une société masculine où un oncle peut remplacer un père.

 

 

© Crédit photo : Sylvernus Darku, portrait de la romancière Peace Adzo Medie.

​​​​

 

Outre le combat féministe de l’autrice Peace Adzo Medie qui prête sa voix à Afi, on prend un réel plaisir à voyager dans un Ghana porté par une écriture finement ciselée, aux images savoureuses et poétiques dont on croque les fruits à pleines dents. Les couleurs, les parfums envoûtants de l’Afrique plongent le lecteur dans cet « ailleurs » dont Arthur Rimbaud nous disait qu’il était « la vraie vie ». Mais l’autrice, tout en dénonçant la soumission des femmes dans un système archaïque, critique également le monde des affaires dans un pays en partie gangrené par la corruption comme en témoignent les inégalités qui persistent alors qu’une minorité s’enrichit.

Nul doute que ce premier roman nous interpelle aussi quant à nos propres mœurs en nous conviant à traverser le miroir des apparences dans lequel notre société se complaît, aveuglée par les faux-semblants.

 

Parfois empreint de tristesse, cet ouvrage prête aussi à sourire car les travers des humains n’ont pas de frontières ! Voilà pourquoi la première page tournée, on ne quitte plus ce livre car nos émotions ont partie liée avec celles de la narratrice dont on suit la quête et la difficile ascension sur le chemin de l’espérance et de la renaissance dans un pays où les femmes africaines nous font signe dans une sororité partagée.

 

 

© Françoise Urban-Menninger, septembre 2026.

—————

  

Pour citer ce texte, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, (texte & images fournies), «  Sa seule épouse, roman de Peace Adzo Medie, traduit de l’anglais par Benoîte Dauvergne », portrait photographique de la romancière par Sylvernus Darku, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 22 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noiii/fum-pam-saseuleepouse

 

 

 

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21 septembre 2026 1 21 /09 /septembre /2026 17:30

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Dossier mineur | Florilège | Voix-Voies de la sororité 

 

 

 

 

 

 

 

Les chaînes de cristal


 

 

 

 

Écopoème engagé & féministe par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

​https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

 

© Crédit photo : Fleurs cristallisées par le froid. Capture d'écran d'une image libre de droits circulant sur un réseau social.

​​​​

 

Le mariage, ce « piège à con » 

fut souvent « une annexion » discrète 

de la puissance des femmes

dit le documentaire de Michèle Dominici, 

L’histoire oubliée des femmes au foyer (2021).

Esclavage drapé dans un rêve d’amour,

chaîne passée autour du cœur :

voici le destin qu’il faut fuir.

 

Quelle femme serez-vous mon enfant, ma fille ? 

 

Sous quel ciel marcherez-vous commandée par l’Intelligence virtuelle ? 

Redeviendrez-vous cruelle comme les reines du Moyen Âge 

martyre comme Jeanne d’Arc 

réduite au silence comme tant d’épouses, tant de mères

sans tête comme la géniale Olympe de Gouge

qui vous regarde encore depuis l’hécatombe de la Révolution.

 

Donnerez-vous votre bien le plus précieux, le temps

au mari volage, aux enfants sans gratitude

ou aux amis de verre qui palpitent dans votre téléphone 

et bientôt dans vos lunettes artificielles ?

Je vous vois déjà noyée dans le fleuve numérique, dans ce magma vitreux

où les chiffres ont remplacé les étoiles,

où la machine à force de tout connaître

ronge le règne animal, consume le règne végétal

et dévore le règne minéral !

 

La lumière froide des écrans et le glaive d’un pouvoir masculin 

atteignent notre front pur.

 

Ne buvez pas aux mamelles glaciales des nouvelles techniques !

Consacrée non plus au mari mais aux chiffres, refusez la condescendance 

d’une science habile à jongler avec la Nature.

 

Mon enfant, ma fille, c’est mon œuvre portée 

par une génération déchirée par deux dogmes.

Elle peut être décapitée par son fils Horus

comme le fut Isis à un moment donné. 

Elle peut être spoliée de ses biens, 

comme Christine de Pizan

comme les « hystériques » de la Salpêtrière, 

la plupart fortunées et violées par les psychiatres

qui lorgnaient d’un œil torve les danses sacrales

du génie féminin voué au leurre.

 

Sans le baume inestimable de l’encouragement, 

l’œuvre est là, impétueuse, intégrale, et bien au-delà

la puissance de ma tessiture, ma seule valeur 

de magicienne, hors mesure 

renouvelle le voyage d’un amour libre

ébauché de femme en femme.

 

© Camille Aubaude

 

 

 

* Ce poème s'inspire du passionnant et terrifiant documentaire de Michèle Dominici sur les femmes au foyer, que l’on peut et doit voir actuellement en replay sur la chaîne Public Sénat. Au lieu de « Tu seras un homme, mon fils », il faut dire « libère-toi, ma fille »….

Il s’agit donc d’un poème à force polémique et féministe dans la séquence de mes Folastries. Il transcende la chronique de film afin que la pensée surgisse comme une vision poétique.

 

***

  

Pour citer cet écopoème, engagé, féministe, illustré & inédit

 

Camille Aubaude, « Les chaînes de cristal », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 21 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/ca-keschaînesdecristal

 

 

 

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9 avril 2026 4 09 /04 /avril /2026 15:32

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Métiers du livre | Presse, média, femmes genre & poésie | Annonces diverses / Avis de parution & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué de presse dédié à la

 

poétesse Najwa Benchebab

 

 

 

 

 

Texte & photographies par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française & rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’œuvre « L’exil a le goût d’une bière » de la poétesse Najwa Benchebab. À paraître le 18 avril 2026 chez Porte 7 Éditions.

 

 

En 2026, l’autrice et poétesse Najwa Benchebab publie deux recueils qui interrogent le corps et l’exil à travers une écriture poétique traversée par les langues, la mémoire et les déplacements. 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil « Jassad(i) », de la poétesse Najwa Benchebab, paru le 8 mars 2026 aux Éditions Sydo à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

 

 

Paru le 8 mars 2026 aux Éditions Sydo, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, « Jassad(i) » explore neuf états du corps féminin : possédé, assigné, contrôlé, tabou, violenté, tatoué, frontière, insurgé, en libération. Le texte interroge les mécanismes d’assignation sociale et les processus de réappropriation du corps dans des contextes marqués par des héritages culturels persistants. 

 

 

© Crédit photo : Mise en scène de l'ouvrage « L’exil a le goût d’une bière » de l’autrice Najwa Benchebab. À paraître le 18 avril 2026 chez Porte 7 Éditions.

 

 

Le 18 avril 2026, paraît « L’exil a le goût d’une bière » chez Porte 7 Éditions, un poème en prose fragmentaire qui explore l’expérience diasporique. Mêlant français et arabe littéraire, l’ouvrage donne à entendre les tensions linguistiques et identitaires propres aux trajectoires migratoires contemporaines. 

Entre mémoire intime et enjeux collectifs, Najwa Benchebab propose une réflexion sensible sur les territoires du corps, de la langue et de l’exil. 

 

« Il est des voix qui ne se contentent pas d’écrire... elles traversent, relient, déplacent »

 

Avec la parution de L’exil a le goût d’une bière et de Jassad(i), Najwa Benchebab affirme une poésie habitée, incarnée, où le corps et l’exil deviennent des territoires à la fois intimes et politiques.

 

 

© Crédit photo : Le recueil « Jassad(i) », de la poétesse Najwa Benchebab sur le présentoir lors d'une séance de dédicaces. Livre paru le 8 mars 2026 aux Éditions Sydo à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

 

Dans Jassad(i), œuvre récente et vibrante, le corps féminin se dit dans ses fractures comme dans ses élans de réappropriation. Sensuel, traversé de tensions et de libérations, le texte explore avec intensité les multiples états d’un corps à la fois contraint et insurgé. Une écriture charnelle, audacieuse, qui fait entendre ce qui souvent se tait.

 

Avec L’exil a le goût d’une bière, la langue elle-même devient passage. Entre français et arabe, entre mémoire et déplacement, Najwa Benchebab esquisse une cartographie sensible de l’exil contemporain, où les identités se cherchent, se frottent, se réinventent.

 

Mais son œuvre ne s’arrête pas à la page. Elle se prolonge dans la voix, dans le geste, dans la rencontre. Poétesse de performance et de lien, elle fait dialoguer les rives de la Méditerranée, multipliant lectures et échanges entre l’Europe et le Maroc, inscrivant sa poésie dans un mouvement vivant, collectif, ouvert.

 

© Crédit photo : La poétesse Najwa Benchebab lors d'une lecture poétique.

 

Ces parutions s’inscrivent ainsi dans une dynamique plus large : celle d’une poésie en circulation, qui relie les corps, les langues et les territoires. Une invitation à écouter, à ressentir, à franchir les seuils.

À découvrir, à entendre, à partager.

 

 

Quelques liens vers des extraits de lecture : 

 

© Crédit photo : Présentation scénique du recueil « Jassad(i) », de Najwa Benchebab, paru le 8 mars 2026 aux Éditions Sydo à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

 

Lecture de Jassad(i)

À découvrir, à entendre, à partager.

URL. https://www.instagram.com/reel/DWD35RICHNU/?igsh=MWZ6dm1kZzNnODBpcA==

URL. https://www.instagram.com/reel/DVs1XRxiFNy/?igsh=amtjbHFnbmszcG8=

 

Biographie de Najwa Benchebab

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de l’artiste Najwa Benchebab.

 

Najwa Benchebab est une artiste et professionnelle franco-marocaine vivant et travaillant à Bordeaux. 

Née au Maroc, elle a grandi au carrefour de plusieurs cultures – une expérience fondatrice qui nourrit à la fois sa pratique artistique et ses engagements personnels et professionnels. 

Psychologue et psychothérapeute de formation, elle accompagne les récits de vie, les traumas et les processus de résilience au quotidien. 

Parallèlement, elle développe une démarche artistique multidisciplinaire (écriture, théâtre, photographie) où elle interroge l’identité, les frontières – géographiques, sociales, intimes – et les rapports de domination. 

Depuis 2022, ses créations visuelles et narratives ont été présentées dans plusieurs festivals internationaux, saluées pour leur authenticité et leur portée universelle. 

—————​​​​​

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & images fournies), « Communiqué de presse dédié à la poétesse Najwa Benchebab », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 9 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/hm-benchebab

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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