Crédit photo : Sarah Bender de Wolfe « A basket of roses », 1896, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.
Poème pour éliminer les violences conjugales et les féminicides.
Pour citer ce poème féministe luttant contre les violences sexistes, sexuelles & féminicides
Dina Sahyouni, « Elle.. nullement morte ! », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 8 mai 2024. URL : http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/ds-nullementmorte
J’ai reçu par Françoise Urban Menninger cet article accablant sur un jugement de tribunal de justice à propos d’un poète qui frappe sa femme.
Il s’agit d’un certain « Maulpoix », très en vogue, très « monsieur Partout » dont les livres sont dans les médiathèques, ce qui est toujours une marque de métayage de la poésie, et non de désintéressement. Le poète Maulpoix est devenu l’homme qui cogne, et ses juges le ravalent au rang de « Monsieur Tout le monde ». Terrifiante façon de la justice d’exprimer une totale puissance des femmes battues et dévalorisées, et la totale impunité des bourreaux. Disons que c’est le guerrier d’autrefois qui prenait tant de plaisir à brûler les cités...
Le jugement du tribunal est diffusé, et il doit l’être. On le doit à l’intervention salutaire de la sœur de la victime. Certes, par peur, les victimes se font complices des bourreaux, le système piège les épouses de ces soldats désireux d’infliger des blessures et d’en avoir, par avide ambition. Le cas de ce « poète » agresseur est exemplaire : il n’est pas en cavale, il assume ses maltraitances… Sachant qu’il ne sera pas poursuivi, que ces révélations prêteront sourire, il se compare au poète Verlaine, pris dans une relation mortifère avec Rimbaud et sa femme, et à Picasso. Pourquoi pas Aristote, qui prône la supériorité de l’homme sur la femme ? Femme à qui il doit la vie, mais les esprits pervers pratiquent avec un zèle hors pair l’ingratitude.
Le discours, aussi concret et direct que les coups du « possesseur », sa façon de marquer sa propriété dans le système patriarcal mondial, multi millénaire, imprégné de la culture du viol, est actuellement analysé. Pourvu que ça dure, et que ce ne soit pas au service d’un idéal autocratique !
Un autre poète proférateur de glose parle de « dénonciation » ! Il s’agit de protéger une femme battue quand elle était enceinte mais on dévie, on colle des étiquettes... Le même poète générateur de glose parle de « sale » et très « vilain fait divers ». Seulement un fait divers… seulement du « Monsieur Tout le monde » ! La Tribune des 400 femmes contre les violences genrées dans le milieu littéraire affirme que pas une seule d’entre nous a échappé aux agressions. C’est facile d’arrêter le discours sur la barbarie par le poison ! Allez, c’est un monstre, c’est un marginal, un Autre, et notre démocratie ne peut produire des hommes violents envers les femmes, des hommes qui les dominent pour leur interdire une vie propre.
Dans cet exemple, l’impunité s’étend dans les débauches littéraires. Monsieur Tout le monde-poète reçoit en 2022 un prix de poésie aux éditions Gallimard. Le même jour, il a cassé le poignet de sa femme pour qu’elle ne puisse plus écrire. « Riez », écrivais-je dans La Malcontente.
Ces agressions contre les femmes sont préméditées. Admises comme la guerre, comme le pillage des villes incendiées, ces multiples agressions expriment une toute puissance virile dont l’adversaire invisible est la féminité. La déesse tutélaire d’une ville réduit à peu de choses l’égoïsme du vaillant petit soldat. La propriété d’un homme du corps de la femme, c’est la maman qui, sous contrat, lui assure une postérité, c’est la putain qu’il achète comme un simple objet. Dans les systèmes mafieux, les femmes sont enlevées et prostituées. L’élément structurant du patriarcat est que les femmes sont des territoires que les hommes possèdent pour les échanger. Ce système de pouvoir se retrouve en poésie, avec la spectacularisation du corps de la femme (cf. Elle par bonheur et toujours nue…). Les exemples de femmes sur-tuées foisonnent, car l’Etat marche sur le corps des femmes. Tant que les victimes de violences conjugales sont « invisibilisées », le silence préside à l’écriture des poétesses, notamment quand elles s’énervent sur le terme qui les désigne.
Le jeune poète proférateur de glose le prouve en reprenant le mythe de Philomèle, sans citer Tant de Philomèlesen ce monde paru sous ma direction au Pan poétique ! Ah, la priorité des idées… Pour sortir de silence qui paralyse, il faut identifier la violence mentale (lire Laurène Daycard, Nos absentes). Le slogan « quand on touche à une femme, on touche à toutes les femmes », assure l’unité, sans uniformité.
Plus on monte dans la hiérarchie sociale, moins les femmes portent plainte pour maltraitance. La professeure Laure Helms est une survivante alors que la maîtresse de conférence Cécile Poisson* est décédée.
Dernier fait exemplaire de cette société qui a déployé tous ses rets pour arnaquer les femmes, le tribunal a aussi condamné Laure Helms ! Ancienne élève de l'ENS (Ulm), agrégée de Lettres modernes, docteure en littérature, professeure en classes préparatoires littéraires au lycée de Fustel de Coulanges, à Strasbourg, publiant comme moi chez Armand Colin un essai sur la présence des femmes en littérature... Tout s’éclaircit : Monsieur Tout le monde l’accusait sans doute de ne pas être assez gentille avec lui (lire « pas assez pute »). Le grand poète ne s’évanouit plus dans l’égoïsme mais dans le despotisme…
Dans la France d’aujourd’hui, les violences conjugales et les viols sont des délits pénaux ce qui n’était pas ainsi dans le passé, et ne l’est toujours pas dans d’autres pays. Pourtant la société a du mal a en parler, et les femmes opprimées se taisent, ne vont pas jusqu’à la révolte et encore moins au commissariat. Esclaves de cette longue suite d’actions dévalorisantes, heurtées, destructrices, il est vital pour elles de ne pas aller au-devant de plus de souffrances et de se protéger des violence psychologiques. C’est ce qu’illustre une sanction mi-figue mi-raisin (cas de Laure Helms), ou dans le mien, un jugement rendu inopérant après des années d’embarras juridiques qui massacrent la création. Bien qu’elles aient besoin de la plus grande attention, les femmes agressées sont jugées castratrices. Leur sensibilité, leurs vapeurs, leur sensualité sont les caisses de résonnance des mauvais traitements et des traumatismes qui accroissent le risque de développer une pathologie mentale. L’agresseur de mon bureau d’écrivaine m’a lancé dans la rue : « sorcière, pas encore suicidée ». Tout trahit le désordre et la haine. Le spectre de la violence que les femmes subissent commence enfin à être analysé par les néo-féministes, qui œuvrent à une prise de conscience dans l’espérance d’être plus humains.
Ce qui reste encore peu intelligible, ce sont les doctrines sans doute pérennes que j’ai étudiées dans Le Mythe d’Isis pour une société sans radicalité (cf. La Thréicie de Quintus Aucler, l’initiation aux Mystères d’Isis…). Le sentiment d’infériorité implanté notamment par l’École Normale Supérieure produit une culture d’automates qui, entre antagonisme et mimétisme, interdit l’épanouissement des femmes dans la création. Que France-Culture énonce des écrivains pour le bac, ou désigne des poètes, il n’y a que des hommes. Nec plus ultra, les désirs de propriété, de gloire et de puissance qui s’érigent en modèles creusent la tombe à larges pelletées, dessèchent le cœur et ne rendent jamais heureux.
« Une révolution est en marche ». « La peur change de camp », « c’est à l’agresseur d’avoir peur » (slogans…), pour qu’une voix s’élève, claire, inespérée, portant une vérité constante, ferme et paisible.
La poétesse, psychologue et activiste mexicaine Susana Cháveza été violée et asphyxiée à 36 ans, le 6 janvier 2011 ; ses trois agresseurs ont coupé la main avec laquelle elle écrivait. Voir la série de France-Culture, Féminicides.
Collègues, amies et famille se sont succédés ce mercredi dans un amphithéâtre de l'ENS afin de rendre hommage à l'intellectuelle et dresser le portrait d'une femme brillante, joyeuse, fauché...
Camillæ (Camille Aubaude), « "PAS UNE DE PLUS" », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 28 avril 2024. URL :
Pour citer ce poème gnomique, inédit, féministe & engagé pour l'élimination des violences sexistes, psychologiques & physiques
Berthilia Swann, « Une vie si fragile », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 29 mars 2024. URL :
La journée des femmes du 8 mars a été ternie dès le lendemain par la vidéo répugnante d’un pizzaïolo à Strasbourg qui, loin de se contenter de créer une « pizza vulve » dégoulinante de sauce tomate, expliquait avec force gestes obscènes et propos grivois, voire insultants pour les toutes jeunes filles, comment les « déflorer ».
L’association féministe « Dis bonjour sale pute » s’est très justement empressée de dénoncer « une ode à la pédocriminalité, aux violences obstétriques et une sacralisation de la virginité » !
Le pizzaïolo a refusé de présenter ses excuses aux internautes et à la gent féminine, bien au contraire, il s’en est pris aux animaux en déclarant qu’il avait évoqué « des sexes d’éléphantes et non de femmes »... On ne sait pas pour l’heure ce qu’en pensent les sociétés protectrices des animaux ni les éléphantes qui ne doivent éprouver que mépris et indifférence pour ce pauvre hère dépourvu d’imagination qui se dit en mal de reconnaissance, ses plaisanteries graveleuses n’ayant pas rencontré le succès escompté...
Cette vidéo témoigne de la montée des virilisme et masculinisme et qui ne sont qu’une misogynie déguisée en humour dans la vidéo en question et, qui touche les femmes, les filles et même les femelles des mammifères. En 2024, les féministes continuent de lutter activement pour l'élimination des sexisme, misogynie, masculinisme, virilisme et maltraitance animale dans nos sociétés.
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Pour citer ce billet écoféministe
Françoise Urban-Menninger, « La vidéo salasse d’un pizzaïolo strasbourgeois », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 13 mars 2024. URL :
Le Festival International Cri de Femme 2024 « Grito de Mujer - Woman Scream » dans sa 14ème édition et sous la devise « Mon art est mon CRI », rendra hommage à ceux qui, à travers leur travail, leur art et leur solidarité, ont fait don de leur talent, pour devenir les porte-paroles de ces femmes qui ont subi ou subissent des abus, dans sa chaîne internationale d'événements culturels tout au long du mois de mars avec la participation de trente-six pays. Le Festival Cri de Femme, lors de sa quatorzième édition, et pour la troisième année consécutive dans le cadre des projets de Génération Égalité de l'ONU Femmes, rendra hommage à ceux qui, à travers leur travail, leur art et leur solidarité, ont fait don de leur talent, pour devenir les porte-paroles de ces femmes qui ont subi ou subissent des abus.
Cri de Femme 2024 : Mon art est mon CRI, aura un calendrier complet pendant 31 jours de panels, d'expositions, de récitals de musique et de poésie, de concerts, d'ateliers, de conférences, de performances, de danse, de présentations théâtrales, entre autres.
Parmi les pays participants au Cri de Femme 2024 figurent : la République Dominicaine, l'Espagne, Mexique, l'Argentine, les États-Unis, Porto Rico, Colombie, Venezuela, Panama, Nicaragua, Costa Rica, Guatemala, Chile, l'Uruguay, l'Équateur, Pérou, Portugal, Brésil, Italie, Canada, France, Suisse, Bénin, Malaisie, Maroc, Luxembourg, l’Égypte, Nigeria, l’Algérie, l’Afrique du Sud, Mozambique, l’Australie, l’Inde, l’Anglaterre, Serbie et Cap-Vert.
La coordination des événements sera assurée par les artistes hommes et femmes et les responsables culturels de divers groupes et institutions qui chaque année s'associent bénévolement pour diffuser un message de solidarité en faveur des femmes victimes de violence dans toutes ses manifestations à travers l'art et la culture.
La République Dominicaine est le lieu principal de ce festival qui se déroule chaque année tout au long du mois de mars dans différents pays et compte environ 200 événements culturels réunissant les voix du monde en hommage aux femmes et contre la violence.
Vous pouvez retrouver le programme complet de Cri de Femme 2024 : Mon art est mon CRI et suivre ses détails sur www.cridefemme.com et ses différents réseaux sociaux.
Cri de Femme, « Festival Cri de femme 2024 », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, n°3, volume 1, mis en ligne le 2 mars 2024. URL :
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SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
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N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
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