18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 17:34

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges  | Revue Matrimoine

 

 

 

 

 

 

 

 

À tous les blessés

 

 

 

 

 

 

Poème historique & photographie par

 

Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

 

© Crédit photo : John Faed (1819-1902), « Le Rêve du poète » (1881-1882), actuellement exposé au Musée Marmottan dans le cadre de l’exposition sur « Le Sommeil » & les rêves (voir aussi https://www.marmottan.fr/expositions/lempire-du-sommeil/). Huile sur toile, 104,7 x 142,9 cm 46,5 × 76 cm, Collections (RSA), Edimbourg, Royal Scottish Academy of Art & Architecture  Dublin, National Gallery of Ireland. Cette peinture tombée dans le domaine public est photographiée par Camille Aubaude « Tableau romantique & poétique représentant le poète face à un ciel peuplé de souffrances ».


 

 

Femmes de mystères, encore

nous sommes un peu beaucoup 

passionnément Marie Stuart faite 

pour régner, femme de génie

brisée par la fatalité.


 

Continuité de la Reine d’Écosse 

fille des Guise et de Lorraine 

enfance vermeille au château d’ambroisie 

où la feuille d’acanthe

porte les promesses de vertes vallées.


 

Août 1548, le port de Roscoff.

Une pierre garde l’empreinte du soulier d’une reine de six ans

venue en Bretagne avec les bannières de l’Écosse.

Révolution et génie tiennent tête à la barbarie.


 

Un mariage royal à Notre-Dame de Paris 

les fêtes de la jeunesse, l’appel d’un règne éclairé 

de grâces admirables, de voluptés

et puis la maladie implorant l’injuste déclin.

Grâce et finesse face à la Révolution totalitaire.


 

Ô l’affreuse gloire des errances 

pour un règne humilié par les guerres

les atrocités où toutes les Marie Stuart 

aux yeux brillants succombent dans l’oubli.

« Ma fin sera mon commencement », dit-elle à son bourreau

qui s’y reprend trois fois pour faire taire cette voix.


 

L’humaine boucherie outrageant la Nature, 

l’implacable douleur ensevelissent le pouvoir temporel.

Marie joue du luth, elle chiffre ses lettres

pour fuir l’indolence, s’affranchit des lâchetés

de la censure sans grâce et volupté.


 

Des tyrans, des cerbères, le Néant en toile de fond,

le Patriarcat questionné par nos lettres et nos livres.

La reine rivale, Élisabeth Première, revit la mort 

injuste de sa Mère, Anne Boleyn, aimée des Amboisiens.


 

Seulette dans sa cour, dépossédée de ses rentes

trahie par son fils bientôt roi, Marie Stuart exaspère, 

« trop intelligente », subtile, profonde et fine.

Marie espère revoir les belles figures

d’Amboise où elle goûta le nectar d’ambroisie.


 

Prisonnière, elle élève des animaux,

pourfend ceux qui dénoncent

dans un sombre château cerné de bocages.


 

Épistolière couronnée de Sagesse

Marie crypte la grâce de son être

s’écrit dans le mystère épistolaire

à présent décrypté, en 2025, grâce

à une Révolution planétaire, linéaire

qui va de plus en plus vite.

 

© Camille Aubaude

***

Pour citer ce poème historique, élégiaque, engagé, féministe, illustré & inédit

 

Camille Aubaude (poème & photographie), « À tous les blessés », peinture par John Faed (1819-1902), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 18 novembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/ca-atouslesblesses

 

 

 

 

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18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 17:33

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Bémols artistiques | Critique & réception

 

 

 

 

 

 

 

Le temps de vivre,

 

interprété par Camille Chamoux.

 

Mis en scène par Vincent Dedienne

 

 

 

 

 

 

Chronique & image par

 

Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

 

© Crédit photo : Capture d’écran d’une image du spectacle « Le temps de vivre » (interprété par Camille Chamoux & Mis en scène par Vincent Dediennees) par Camille Aubaude.

 

 

 

Tout le monde de Camille Chamoux

 

 

Une belle blonde dotée d’une vitalité extrême tient son public en haleine dans un divertissement intitulé « Le temps de vivre ».

Ce "seule en scène" n’est pas qu’un divertissement : c’est une plongée dans les abysses par une écriture hautement maîtrisée. Soixante-dix minutes d’« exposé sur la finitude », en l’an 2021, l’année noire, où tant d’artistes et d’écrivains ont été anéantis par la pandémie du covid, et leurs œuvres oubliées. Ce monologue chargé de références littéraires est drôle, euphorisant.


 

L’écriture contemporaine a de plus en plus la mémoire courte. On nous apprend rarement à apprécier ce qui est ancien et qui nous survivra. Ces élucubrations fort bien orchestrées montrent qu’une seule personne peut catalyser l’énergie qui servait jadis à créer un opéra. La télépathie avec l’auditoire marche à fond.

Quatre siècles après « la Sévigné de tout le monde », Camille Chamoux reconstruit un quotidien déjanté, le sien, le vôtre, en réussissant une sorte de mise en scène de ce qui nous menace, et qui n’est pas rien puisque la révolution numérique peut faire du monde un enfer. Le style éblouissant n’est pas fait pour les critiques, et il rend perplexe.

 

La rigueur des connaissances littéraires, du niveau de Normale Sup, sert de cadre à la trivialité brute et pince sans rire, à laquelle nous ont initiés les seules en scène de Blanche Gardin. Certes, les fèces sont supposées faire rire à une époque de « libération » obligée, mais si l’art religieux nous a épargné la scatologie pendant des siècles et des siècles, n’est-ce pas pour se respecter, s’entraider, croire en soi, et délivrer une sagesse symbolique ?

Ce qu’essaie de faire Camille Chamoux, même par des concessions à la catharsis.

L’intrusion récurrente du téléphone portable est un des gags toujours réussis. Ce démon frappe à la porte de nos pensées. La récitante est lancée dans des propos fort décousus, elle saisit son portable et dit : « Pierre Perret est mort », puis elle s’adresse au public : « Ne vérifiez pas, c’est un spectacle ». Le débit clair contrôle tout ce qui est imprévisible. Un record ! Les faits quotidiens sont passés au peigne fin pour nous faire rire d’une vie de dingue, celle qui va beaucoup trop vite, une fausse vie dont nous ressentons tous la menace. 

 

Au temps de Zouc, les femmes humoristes avaient une peine folle à percer, et la folie les guettait. Le monde de fièvre continuelle de Camille Chamoux n’est plus celui d’une femme qui fait le ménage mais un message à la Chantal Akerman, qui pourrait devenir un objet d’étude. Son point de vue sur la reproduction sape tout ce qui ressortit à l’amour maternel, dans un effet de dédramatisation salutaire. La violence cathartique s’exprime alors avec passion, et Camille Chamoux le dit pour Virginie Despentes dont elle mime l’œuvre littéraire.

« Le temps de vivre » est le corps des contradictions : un divertissement qui pose les questions essentielles, et met les points sur les /i/ du rejet du lyrisme aujourd’hui.

 

© Camille Aubaude

 

***

Pour citer ce texte inédit & illustré

 

Camille Aubaude (texte & photographie), « Le temps de vivre, interprété par Camille Chamoux. Mis en scène par Vincent Dedienne », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 18 novembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/ca-letempsdevivre

 

 

 

 

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17 juin 2025 2 17 /06 /juin /2025 16:24

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Annonces diverses / Agenda poétique

 

 

 

 

 

Actualités poétiques à ne pas manquer en juin ! (suite...)

 

 

 

La rédaction de ce périodique a sélectionné pour vous les événements artistiques & poétiques suivant à ne pas manquer durant le mois de juin 2025 :

La rédaction de ce périodique a la joie de partager avec vous la suite de sa sélection d’événements artistiques & poétiques à ne pas manquer durant le mois de juin 2025 :

1. Françoise Urban-Menninger au festival de littérature en Suisse

 

LIENS UTILES :

— https://www.trinationale-literaturtage.ch/

— https://www.trinationale-literaturtage.ch/Autorinnen/

 

 

 

2. Camille Aubaude au 42e MARCHÉ DE LA POÉSIE À PARIS, stand n. 307.

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude,Couv.-première de couverture illustrée de l’édition bilingue des « Poèmes de la Maison des Pages ».

 

Chères Amies, Chers Amis,

 

Du mercredi 18 juin, à 14h, au dimanche 28 juin, à 18h, aura lieu à Paris, Place Saint-Sulpice, le 42e Marché de la Poésie, le plus important au monde.

 

Je serai joignable au STAND n. 307, en principe de midi à 13h et de 15h à 16h.

 

Vous pouvez m’annoncer votre présence par un courriel.
 

Alexis Margowski, Paris est un livre, tiendra le stand jeudi toute l’après-midi. Il publie l’Ode à Paris de Camille Aubaude.

 

Nous présenterons les recueils de poèmes, les éditions bilingues des Poèmes d'Amboise et la nouvelle édition du récit La Maison des Pages.


 

© Camille Aubaude

La Maison des Pages

website : https://camilleaubaude.wordpress.com

Musée d'écrivain

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « coupure d’article », juin 2025.

 

N'hésitez pas à partager avec nous vos événements poétiques et artistiques à venir !

 

***

Pour citer ces événements inédits

 

LPpdm, « Actualités poétiques à ne pas manquer en juin ! (suite...) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 17 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/actualitesjuin

 

 

 

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11 juin 2025 3 11 /06 /juin /2025 16:29

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception / Chroniques de Camillæ | Dossier

 

 

 

 

 

 

Vertille

 

 

 

 

 

 

Chronique féministe & photographies par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Vertille, hauts et courts », photographie de l'annonce du spectacle prise lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 1. 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Vertille, hauts et courts par Elsa Champigny », photographie prise lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 2.

 

Au Festival de théâtre à Amboise (théâtre Beaumarchais, les 7 et 8 juin 2025)

 

Mise en scène : Bruno Dufour

Interprète : Elsa Champigny

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Vertille, hauts et courts par Elsa Champigny », photographie prise lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 3.

 

 

Une femme clown était impensable il y a cinquante ans. Seule en scène pendant une heure, à capter un auditoire en rehaussant le rire par des émotions tristes. 

Vertille ne nie pas sa féminité, au contraire. La mise en scène en reprend les truismes sociaux, les évidences, comme montrer ses jambes, comme se déshabiller en public, avoir un fils, l’abandonner, mais pas tout à fait... Bien qu’ultra réaliste, la mise en scène est fabuleuse : elle détourne avec humour et intelligence ces attendus de la féminité. Le public s’interroge. 

L’être femme ne peut se révéler davantage dans son aspect concret que dans ces pantomimes, ces mots à peine articulés et intenses qui, une fois lancés sont des appels à échanger avec le public.

Alors naît une osmose entre l’étrange femme qui tire la langue sur scène et nous. 

Le faciès du clown blanc est aussi un truisme d’émotions. Le clown ne cache pas ses émotions, il les joue, et c’est la vérité. Quand Vertille exprime la douleur, c’est un tour de force pour faire ressentir une vérité. La célèbre parréshie de la démocratie à Athènes, « dire sa vérité » est à l’œuvre dans cette succession de scènes qui questionnent le public, et réussissent à le divertir.  

La vie qu’elle exhibe, Vertille, n’est pas seulement codée par la société masculine, mais aussi à la merci des téléphones portables, et c’est une fabrique à déchets. Vertille convie son public à prendre conscience des codes sociaux qui l’aliènent. Son rire et sa liberté font éclater les carcans, nous lui en sommes reconnaissants. Allez la voir !


 

Prochaines représentations :


— Vendredi 20 juin à 20h au bar le Parceque à Ciran (37)

— Samedi 6 juillet à 17h au festival La Mariennee, La Goespierre, Vald’Yerre (28)

 

— Dimanche 30 août à 17h au festival intergalaktik des clowns, à Jupilles (72)

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, l’affiche officielle de « Vertille, hauts et courts », photographies prises lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 4. 

 

© Camille AUBAUDE, juin 2025.
La Maison des Pages, Musée d'écrivain, website :
https://camilleaubaude.wordpress.com

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Camillæ ou Camille Aubaude (texte & photographies), « Vertille », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 11 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/ca-vertille

 

 

 

 

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Dernière modification de la page : le 17 juin 2025 (mise à jour des dates des représentations). 

 

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29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 16:15

Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles » | Critique & réception / Chroniques de Camillæ / Poésie & philosophie 

 

 

 

 

 

​​

​​

 

 

La philosophie est un voyage. À propos de

 

L'être et la mer. Pour un existentialisme

 

écologique, Corine Pelluchon

 

Presses universitaires de France, 2024, 304 p., 21€

 

 

 

 

 

Critique par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’ouvrage de Corine Pelluchon, « L'être et la mer. Pour un existentialisme écologique », Presses universitaires de France, 2024.

 



 

La vie nous réserve de belles rencontres. Grâce à ma contribution au livre unique, Paris est un livre, d’Alexis Margowski, j’ai découvert « l’existentialisme écologique » de Corine Pelluchon, qui a publié de nombreux livres. Elle a présenté au Festival du livre de Paris (FLP, 11 avril 2025) son nouvel essai L'être et la mer, dans le cadre d’une programmation d’événements liés à des actions pour préserver l’Océan. 

Les références qui m’ont marquée durant sa conférence sont littéraires et poétiques. Elles ressortissent à une pensée féminine essentielle, salutaire et irremplaçable... On sait qu’il est difficile, voire impossible, d’être une femme philosophe dans un pays de coteries, de prétentions et d’entre-soi phallocratique. Le travail de fond qu’accomplit cette professeure d’université est reconnu par le prix Leopold Lucas qui vient de lui être attribué en Allemagne. Je synthétise « poétiquement » une page des thèmes de sa conférence au FLP pour vous montrer l’urgence de la lire et d’agir.


 

PARTIR EN MER pour mettre en avant les organismes vivants !

Ne pas être nihiliste mais pratiquer l’engagement, voire une philosophie du courage.

Nous sommes impuissants, dépassés, par des dangers globaux qui peuvent nous submerger.

Nous sommes en train de perdre de notre connaissance du monde, ce qui nous rend perméables à la folie, à la destruction, ce qu’un philosophe a appelé les « crises orgiaques ». Nous solidifions le possible, nous décentrons l’être humain alors qu’il ne peut exister qu’en se ressourçant dans sa spécificité, grâce à une sensibilité à fleur de peau.

Arrêter l’addiction à la consommation, qui est une déréliction due à l’incertitude du quotidien.

PARTIR EN MER car dans la mer tout est fluide, comme dans notre psychisme, qui a pourtant conscience du morcellement des choses. Une nageoire peut fendre l’océan du sens. Dans sa création littéraire, Marguerite Duras a fortement pensé l’invasion de l’inconscient, un envahissement de l’immémorial qui peut être libérateur. L’ouïe est un sens de l’immersion. Dans la mer, il y a des présences auditives qui, au moment où on les découvre, vont disparaître. 

À présent notre Moi ressent une inquiétude énorme avec la possibilité d’un naufrage.

La mer est un abattoir à ciel ouvert. Il s’agit de faire une thalasso politique, car il n’y a que des noyés, des drames invisibilisés. Nous employons le vocabulaire de la guerre, de Moi contre Toi, avec le quadrillage des océans à se partager entre états souverains.

En même temps, c’est l’étranger, ce qui menace, l’inconnu. C’est le lieu de l’Autre, et l’entre dévoration. La mer peut tout prendre.

Ce n’est pas l’homme qui prend la mer mais la mer qui le prend. Nous savons que la mer est la plus forte métaphore du Destin, elle nous fait accepter notre impuissance. 

Comment pouvons-nous écrire aujourd’hui ? 

Comment puis-je écrire ? 

En trouvant un art d’écrire entre les lignes des choses qui viennent de mon fond, et communiquer une énergie saine qui renvoie à mon monde intérieur.

En faisant sentir un message.

 

© Camille AUBAUDE

 

Voir un des articles universitaires sur cette référence :

https://shs.cairn.info/revue-esprit-2024-10-page-149?lang=fr

 

***

 

Pour citer cet éco-texte poétique, illustré & inédit

 

Camillæ ou Camille Aubaude, « La philosophie est un voyage. À propos de L'être et la mer. Pour un existentialisme écologique, Corine Pelluchon, Presses universitaires de France, 2024, 304 p., 21€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles », mis en ligne le 29 avril 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/ca-laphilosophieestunvoyage

 

 

 

 

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APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.

L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.

SIÉFÉGP, 27 novembre 2025

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