22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 15:21

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception | Dossier mineur Articles & témoignages | Revue Matrimoine 

 


 

 

 

 

 

Emma Lazarus, La Liberté éclairant le Monde (Poésie au fil de la vie).

Sélection & traduction des poèmes-Annpôl Kassis, Constellations, 2026, 91 p. 17€
 

 

 

 

 

 

Article inédit par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Portrait gravé de la poète américaine Emma Lazarus (1849-1887). Gravure tombée dans le domaine public., image capturée par cette revue d'une photographie libre de droits.

 

Annpôl Kassis fait revivre la mémoire de la poète Emma Lazarus par la traduction des ses poèmes ses poèmes, écrits au XIXe siècle en anglais américain.

 

Féministe avant-gardiste, Emma Lazarus nous livre une poésie dense et riche, marquée par le sceau de l’émigration et la persécution transgénérationnelle liée à la judéité. Dotée d’une ouverture d’esprit et d’une grande générosité, elle plaide pour la liberté et verse dans l’humanisme. Elle dénonce toute sorte de préjugés qui divisent à la faveur desquels les forts écrasent les faibles. 

 

En faisant don de l’intégralité d’un Prix de poésie qu’elle a obtenu, elle a su contribuer au financement du socle de la Statue de la Liberté, située à l’entrée de la ville de New York. Et pour cause, un poème de son cru est gravé sur le socle. Donc, elle a fait entrer la poésie dans les annales de l’Histoire de l’Indépendance des États-Unis. 

Un extrait de son poème : La Nouvelle Colosse pour illustrer nos propos : 

 

« Une puissante femme tenant haut une torche dont la flamme

Est l’éclair enchâssé et son nom sera

Mère des Exilés. En sa main porteuse d’espoir

Brille le flambeau de Bienvenue au monde entier

Et son regard avenant surmonte

Le port aux ponts suspendus liant les villes jumelles. »

 

Il n’est pas toujours aisé de traduire de la poésie car il faut bien connaître les subtilités de la langue de départ et celles de la langue d’arrivée pour ne pas trahir l’auteur et aussi pour satisfaire les exigences de la langue d’arrivée afin d’être compréhensible à la lecture.

Annpôl Kassis qui manie avec dextérité  la langue de Shakespeare a su sublimer la poésie d’Emma Lazarus dans la langue de Molière tout en respectant les différences sémantiques des deux langues et les partis qui s’imposent pour rendre fluide sa traduction.

En effet, pour qu’une traduction littéraire soit valable, elle doit être menée par un ou une poète qui est le seul ou la seule capable de maintenir la rythmique, les assonances nécessaires dans la langue d’arrivée. Dieu merci, nous avons affaire à une poète qui sait bien s’y prendre. Ainsi, nous a-t-elle livré un travail de qualité que nous avons apprécié pour sa valeur sémantique et qui également nous renseigne sur la sensibilité d’Emma Lazarus y compris son engagement en faveur de la liberté.

Rappelons-nous que tout être humain est né libre et égal. En témoigne le premier cri d’un nouveau-né à la naissance. Ce cri n’est rien moins qu’un cri de liberté. Ce cri caractéristique de la liberté est identique chez tous les nouveau-nés du monde entier. N’est-ce pas là une preuve d’égalité entre les humains ? Il s’agit d’une innéité tangible de l’égalité. Hélas, il faut toujours se battre pour préserver cette liberté et faire valoir cette égalité, sans cesse confrontés à l’obscurantisme qui perdure dans ce  monde !

Elle est la chantre des héros disparus, elle rend hommage, aux preux de l’Histoire :

 

« Bienvenue en ce jour de Sabbat gris parfumé

Dédié à l’amour immortel et la noble bravoure ! »

 

« La Liberté éclairant le Monde », un recueil de poèmes qui vaut la peine d’être lu, car on en apprend tant sur la vie d’Emma Lazarus que sur L’Histoire des États-Unis.

 

© Maggy De Coster, septembre 2026.

 

***​​​​​​

  

Pour citer cet article engagé & inédit

 

Maggy De Coster, « Emma Lazarus, La Liberté éclairant le Monde (Poésie au fil de la vie). Sélection et traduction des poèmes-Annpôl Kassis, Constellations, 2026, 91 p. 17€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Voletmis en ligne le 22 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/mdc-laliberteeclairantlemonde

 

 

 

 

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22 septembre 2026 2 22 /09 /septembre /2026 15:20

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception | Revue Matrimoine | Voix-voies de la sororité | Revue Poépolitique | Revue culturelle des continents & ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier 

 

 


 

 

Sa seule épouse, roman de

Peace Adzo Medie, traduit de l’anglais par Benoîte Dauvergne

 

 

 

 

 

Analyse & image de la couverture par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Portrait photographique de l'autrice par

Sylvernus Darku

 

 

 

 

© Crédit photo : Françoise Urban-Menninger,  Première de couverture illustrée du roman intitulé « Sa seule épouse » de l’autrice Peace Adzo Medie. Œuvre traduite de l’anglais par Benoîte Dauvergne.

 

​​​​

                                  

Le titre du premier roman de l’autrice ghanéenne Peace Adzo Medie « Sa seule épouse » lève, à lui seul, le voile sur un monde méconnu, voire inconnu des Occidentaux. La polygamie se profile dès la première page de cet ouvrage où l’on entend la voix d’Afi Tekpie nous confier qu’elle va se marier, non par amour, mais pour répondre à la demande de la richissime « Tantine » qui joue les marieuses afin de tenter de mettre fin à l’idylle controversée de son neveu Eli avec une Libérienne. Ce mariage, qui est souhaité également par la mère d’Afi car il la mettra financièrement à l’abri, fait dire à la jeune fille dans une phrase imagée résumant sa situation « J’avais l’impression de porter nos deux familles en équilibre sur la tête comme une bassine remplie à ras bord. » La métaphore en lien avec les lourdes charges que transportent les Africaines sur leur tête, génère une note d’exotisme et de poésie qui fait partie intégrante de ce roman en lui conférant un charme particulier qui affleure tout au long de sa lecture.

 

Nous sommes les témoins stupéfaits d’un « mariage par procuration » car l’heureux élu n’a pas daigné se déplacer, il est resté auprès de sa belle loin des yeux et du cœur d’Afi. Pour l’entourage d’Afi, il ne fait aucun doute que cette alliance lui ouvrira les portes d’une cage dorée mais comme l’affirme « la promise » « Il est difficile d’être la clé du bonheur des autres, de leur victoire, l’instrument de la légitimation de leurs actes. »

 

Ce mariage, que l’on pourrait qualifier de convenance, va offrir paradoxalement la clé de son indépendance à Afi. Elle se met à voler de ses propres ailes en s’instruisant et prend son destin en mains, mettant à mal les principes du patriarcat! Afi n’est autre que le symbole d’une Afrique qui s’émancipe,  celui d’une femme libre qui défie et renverse l’ordre établi par une société masculine où un oncle peut remplacer un père.

 

 

© Crédit photo : Sylvernus Darku, portrait de la romancière Peace Adzo Medie.

​​​​

 

Outre le combat féministe de l’autrice Peace Adzo Medie qui prête sa voix à Afi, on prend un réel plaisir à voyager dans un Ghana porté par une écriture finement ciselée, aux images savoureuses et poétiques dont on croque les fruits à pleines dents. Les couleurs, les parfums envoûtants de l’Afrique plongent le lecteur dans cet « ailleurs » dont Arthur Rimbaud nous disait qu’il était « la vraie vie ». Mais l’autrice, tout en dénonçant la soumission des femmes dans un système archaïque, critique également le monde des affaires dans un pays en partie gangrené par la corruption comme en témoignent les inégalités qui persistent alors qu’une minorité s’enrichit.

Nul doute que ce premier roman nous interpelle aussi quant à nos propres mœurs en nous conviant à traverser le miroir des apparences dans lequel notre société se complaît, aveuglée par les faux-semblants.

 

Parfois empreint de tristesse, cet ouvrage prête aussi à sourire car les travers des humains n’ont pas de frontières ! Voilà pourquoi la première page tournée, on ne quitte plus ce livre car nos émotions ont partie liée avec celles de la narratrice dont on suit la quête et la difficile ascension sur le chemin de l’espérance et de la renaissance dans un pays où les femmes africaines nous font signe dans une sororité partagée.

 

 

© Françoise Urban-Menninger, septembre 2026.

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Pour citer ce texte, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, (texte & images fournies), «  Sa seule épouse, roman de Peace Adzo Medie, traduit de l’anglais par Benoîte Dauvergne », portrait photographique de la romancière par Sylvernus DarkuLe Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 22 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noiii/fum-pam-saseuleepouse

 

 

 

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17 septembre 2026 4 17 /09 /septembre /2026 16:59

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)

 

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE ET MULTILINGUE DE POÉSIE

 

ENTRE THÉORIES ET PRATIQUES

 

 

 

 


AUTOMNE-2026 / NUMÉRO SPÉCIAL | NO III

 

 

MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ 

 

 

1ER VOLET

 

 

© Crédit photo : Delphin Enjolras (1865-1945), « The Murmur of the Sea » / « Le murmure de la mer », peinture tombée dans le domaine public., image capturée par cette revue d'une photographie libre de droits du tableau.

 

 

SOMMAIRE*

 

 

LES SOUMISSIONS THÉORIQUES, POÉTIQUES, LITTÉRAIRES,

 

JOURNALISTIQUES, ARTISTIQUES ET AUDIOVISUELLES

 

ORIGINALES, TRADUITES, TRANSCRITES OU RÉÉDITÉES

 

POUR LE DOSSIER ET LES RUBRIQUES SONT OUVERTES

 

JUSQU'AU 24 NOVEMBRE 2026

 

MISE EN LIGNE JUSQU'AU 30 NOVEMBRE 2026

 

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PRÉSENTATION CRÉÉE LE 7 SEPTEMBRE 2026

DERNIÈRE MISE À JOUR : LE 7 SEPTEMBRE 2026

10 septembre 2026 4 10 /09 /septembre /2026 16:44

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Dossier majeur | Articles & témoignages | Revue Matrimoine & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Dictionnaire / Biographie

 

 

 

 

 

 

 

Vie & œuvre d'Anna Keiko – Portrait

d'une voix poétique universelle


 

 

 

 

Portait biographique suivi d'une critique littéraire & photo de la poétesse & peintre chinoise Anna Keiko par

 

Jesús Rafael Marcano Guzmán

 

Écrivain, poète & orientaliste vénézuélien, pratiquant le Xiulian

 

 

 

© Crédit photo : Portait de la poète Anna Keiko. image jointe à l'article.

​​​​

 

 

Anna 惠子 (nom de naissance Wang Xianglian), Anna Keiko, dont les noms, tant artistique que réel, portent des significations transcendantales, presque fantastiques et mythiques : la grâce qui vient d'en haut et l'enfant bénie qui sème la lumière à chaque pas. Anna Huizi : la bonté faite présence, la dame qui sème la vertu dans chaque vers. Wang Xianglian : le lotus qui naît de la boue, parfume le silence et élève sa corolle vers l'éternité. Trois noms, une même essence : la poète qui fleurit dans la parole.

 

Anna Keiko et Anna Huizi sont deux variantes du pseudonyme littéraire de la poète et peintre chinoise Wang Xianglian. Selon le contexte, elle utilise Anna Keiko dans les cercles internationaux ou Anna Huizi pour signer ses poèmes en chinois et se présenter lors de festivals littéraires. Les deux noms coexistent comme expressions d'une même identité artistique, tandis que Wang Xianglian est son nom et prénom réels, qu'elle porte avec fierté comme faisant partie de sa lignée familiale et de son héritage chinois.

 

Anna est un nom d'origine hébraïque qui signifie « pleine de grâce » ou « favorisée par Dieu », évoquant une lumière qui descend et bénit. Keiko est un nom d'origine japonaise qui signifie « enfant bénie » ou « enfant heureuse », renforçant l'idée d'une personne illuminée et chanceuse. Huizi, quant à lui, est composé des caractères chinois 惠 (Huì), qui signifie bonté, grâce et bienfait, et 子 (Zǐ), un suffixe honorifique qui, dans la tradition chinoise, était utilisé pour traiter avec respect les grands maîtres et sages, et qui, dans les prénoms féminins, apporte une tonalité élégante, raffinée et littéraire, comme pour dire « dame de » ou « maîtresse en ».

 

Le nom de famille 汪 (Wāng) évoque l'immensité et la profondeur de l'eau, suggérant une nature vaste et sereine. Le caractère 香 (Xiāng) signifie odorant ou parfum, et symbolise la beauté subtile, la pureté spirituelle et une présence qui dure dans le temps. Enfin, 莲 (Lián) est le lotus, fleur sacrée dans la culture chinoise et bouddhiste, qui pousse dans la boue mais fleurit immaculée, symbole de pureté, d'illumination et de résilience.

 

Ainsi, Anna Keiko, Anna Huizi et Wang Xianglian sont trois visages d'une même âme : la grâce divine et la vertu humaine, le parfum du lotus qui naît de la terre et s'élève vers le ciel, un pont entre l'Orient et l'Occident tissé de mots et de silences.

 

Anna Keiko est poétesse, peintre et éditrice internationale, vit actuellement à Shanghai. Elle est la fondatrice de l'ACC Shanghai Huifeng International Literature Society, dont elle assure la présidence et la direction éditoriale. Elle est représentante pour la Chine de la maison d'édition espagnole ITHACA, directrice des affaires internationales pour la North American Poetry Association, et membre du conseil d'administration du China Youth Literature Journal.

 

Promotrice active de la poésie mondiale, Anna 惠子 a reçu plus de 50 prix internationaux de poésie, parmi lesquels le « Prix spécial de l'ambassadeur international de la paix pour contribution exceptionnelle » certifié par l'UNESCO, le prix international Montale – « Os de seiche » (Italie), le « Prix d'excellence exceptionnelle en poésie » décerné par l'American Cross-Cultural Association (pour la première fois en plus de 50 ans à un poète chinois), ainsi que le « Prix d'excellence pour contribution culturelle et littéraire » en Indonésie. Elle a été nommée candidate au prix Nobel de littérature 2020.

 

Ses poèmes ont été traduits en plus de 40 langues et publiés à plus de 2 000 reprises dans plus de 800 périodiques à travers 70 pays. Elle a publié 10 recueils personnels en chinois, anglais, italien, espagnol et albanais, et a dirigé ou participé à la compilation de plusieurs dizaines d'anthologies. Elle a également conçu et publié l'anthologie Chinese Contemporary English Poetry Selection – Dragon Song, qui réunit 30 poètes.

 

En février 2026, l'ancienne résidence de Fu Lei à Pudong (Shanghai) a accueilli une exposition de poésie et une série d'événements autour de son œuvre, durant un mois et demi.

 

En 2024, elle a été inscrite parmi les 50 personnalités culturelles mexicaines d'origine asiatique. En 2025, elle figure parmi les 100 personnalités littéraires les plus influentes de Barcelone.

 

Au cours de l'année 2026, Anna Keiko, accompagnée d'autres poètes chinois et vénézuéliens, a participé à la 36e édition du Festival de Poésie de Medellín, chapitre Venezuela-Chine, sous la présentation de Gladys Cardozo et sous la coordination de l'orientaliste, dévot pratiquant de Xiulian et actuellement ambassadeur culturel Venezuela-Asie pour le Mouvement Artistique International EIDOS, Jesús Rafael Marcano Guzmán, également connu sous son pseudonyme littéraire Lin Xianhe (林仙鹤) ou encore sous le nom de « Le Samouraï sud-américain ». Le 36e Festival de Poésie de Medellín, chapitre Venezuela-Chine, a été représenté par différentes institutions, organisations et groupes culturels internationaux tels que le Mouvement Artistique International EIDOS (Paris, France), la SIDEH (Société Internationale des Écrivains Hispanophones), le WPM (World Poetry Movement) et Ecos del Alma.

 

Elle est également l'auteure de critiques poétiques, de proses et de pièces de théâtre.

 

Ses poèmes transcendent l'humanité elle-même et s'élèvent vers le Divin. Voici l'un des poèmes d'Anna Keiko :

 

Le silence d'un brin d'herbe

 

par Anna 惠子


 

Il n'a pas la robustesse du pin,

ni la fragilité du cerisier en fleurs.

Brindille au bord du chemin,

maintes fois courbé par le vent,

piétiné sans pitié par des pas indifférents,

écrasé sous le givre et la neige jusqu'à la poussière,

jusqu'à ce que tempête après tempête

emporte la terre épaisse qui l'enserrait.

 

Quant au printemps –

il ne sait qu'en dire.

 

6 juin 2026


 

Ainsi, l'œuvre d'Anna Keiko est une inspiration divine, les dieux eux-mêmes se manifestant dans le monde humain. Ses peintures sont l'image même des divinités, et sa voix est le chant des Muses de l'Olympe.

 

© Jesús Rafael Marcano Guzmán

 

 

Jesús Rafael Marcano (nom de plume : Lin Xianhe 林仙鹤, également connu sous le nom de « Samouraï sud-américain »)

 

Né à Maturín, dans l'État de Monagas, au Venezuela (1993). Poète et pratiquant de Xiulian, artiste en origami et mangaka. Ses écrits sont principalement mystiques, philosophiques, fantastiques et apologétiques.

 

Son œuvre navigue naturellement entre le haïku japonais, la poésie classique chinoise et la réflexion spirituelle, nourrie par sa pratique constante du QiGong. Son livre le plus emblématique, Hanasaki (2021), est un recueil de poèmes de forme traditionnelle japonaise qui dialogue en esprit avec le Tao Te Ching de Lao Tseu, révélant une voix qui cherche l'essence dans la retenue et le silence. Avec Hanasaki est fondé un courant poétique maturinois : le « Jaykisme ».

 

Ses poèmes de style haïku japonais ont été publiés dans la revue ACC International Online Poetry Journal (国际在线诗刊), fondée par la poétesse et peintre chinoise Anna Keiko (Chine, 2026). Il a également publié des recherches dans des médias spécialisés sur l'influence de la religion et de la philosophie chinoises dans la culture et le langage pour l'Association des Collèges Chinois en Espagne ; l'un de ces essais a été traduit en français et paru dans la revue TingaNews (Burkina Faso, 2026). Il collabore également régulièrement avec la revue China Bambú, Dragones y Tinta (Espagne, 2025), où il a abordé aussi bien le genre du haïku et ses racines chinoises, qu'un article sur la lignée des arts martiaux classiques chinois. Ses écrits sont également parus sur le portail Japón desde Japón (2025) et dans le journal espagnol Siglo XXI.

 

 

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Pour citer ce portrait illustré & inédit

 

Jesús Rafael Marcano Guzmán (texte & photographie), « Vie et œuvre d'Anna Keiko – Portrait d'une voix poétique universelle », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 10 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noiii/jrmg-annakeiko

 

 

 

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 17:30

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Exposition autour de Madame de

Sévigné au Musée Carnavalet à Paris

 

 

 

 

 

Article & photographies par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « L’affiche officielle de l’exposition actuelle autour de Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris », mai 2026.

 

 

« […] Mme de Sévigné est une grande artiste de la même famille qu’un peintre que j’allais rencontrer à Balbec et qui eut une influence si profonde sur ma vision des choses, Elstir. »

Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1918.

 

 

Au Musée Carnavalet, à Paris, une exposition est actuellement consacrée à la célèbre épistolière du XVIIe siècle, en l’occurrence, Madame de Sévigné, née Marie de Rabutin-Chantal. 

À une époque où l’instruction des filles est négligée, elle a le privilège d’évoluer dans un cadre intellectuel où elle reçoit un enseignement riche et s’adonne à la musique, au chant, à la danse, noblesse oblige. À part cela, elle possède également un bagage suffisant en matière de conversation en italien. 

 

Elle est de l’époque des Cénacles où la vie littéraire est favorable. Aussi s’inscrit-elle dans cette perspective aux côtés de Madeleine de Scudéry, de Madame de Lafayette et bien d’autres et elle profite également de son autonomie de femme veuve. 

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « Statue de l’autrice Mme de Sévigné lisant un livre » exposée dans l’exposition actuelle célébrant Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris, mai 2026.

 

Figure féminine emblématique du classicisme, connue surtout pour ses lettres, adressées deux fois par semaine, à sa fille, Madame de Grignan, Madame de Sévigné n’a malheureusement pas eu l’heur de voir ses chefs d’œuvre publier de son vivant, selon son vœu ; il faudra attendre le XVIIIe siècle pour qu’un corpus complet soit publié et s’inscrive dans le patrimoine culturel national. Ainsi, son image devient une source d’exploitation dans les arts et spectacles et les publicités de toute sorte.

Ses missives sont nourries d’actualités politiques, une version alternative à l’historiographie officielle du règne de Louis XIV, de chroniques judiciaires au sujet de l’affaire Fouquet.

Le contenu de ses lettres reflète aussi ses préoccupations liées à la médecine et à la spiritualité, plaidant pour la morale janséniste chère à son ami Blaise Pascal.

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « Le meuble de correspondance de l'épistolière Mme de Sévigné » exposé dans l’exposition célébrant les quatre cents ans de la naissance Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris, mai 2026.

 

Un extrait d’une Lettre de Madame de Sévigné à Madame de Grignan sa fille, le 7 octobre 1677 :

« Dieu merci, nous avons l’hôtel de Carnavalet. C’est une affaire admirable : nous y tiendrons tous, et nous aurons le bel air. Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer des parquets et des petites cheminées à la mode, mais nous aurons du moins une belle cour, un beau jardin, un beau quartier […] ».

 

Tout au long du parcours de l’exposition on peut écouter les extraits de ses lettres lues par des comédiens dans des bornes audiotextes.

 

© Maggy DE COSTER

 

URL DE RÉFÉRENCE :

https://www.carnavalet.paris.fr/expositions/madame-de-sevigne

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Pour citer cet article illustré & inédit

 

Maggy De Coster, « Exposition autour de Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 13 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/mdc-exposurmmedesevigne

 

 

 

 

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Bienvenue !

Bienvenue à la directrice de publication du site Simone Durand (elle collabore et remplace en ligne la directrice-fondatrice de la presse de la SIEFEGP à partir de septembre 2026).

LPPDM, SEPTEMBRE 2026

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

 

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