20 novembre 2025 4 20 /11 /novembre /2025 19:14

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | S’indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages | Poébiopolitique | Revue Poépolitique

 

 

 

 

 

 

 

Lettre-poème à Monsieur

 

le chef d’état major des armées

 

 

 

 

 

 

Poème pacifique & photographie (fournie) par

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

Crédit photo : Lithographie de Maurice Mendjisky (de son vrai nom Maurycy Mędrzycki, 1890-1951) tombée dans le domaine public, image libre de droits fournie par Françoise Urban-Menninger.

 



 

Non, Monsieur le chef d’état major des armées

nous n’acceptons pas de perdre nos enfants

car il est bien fini le temps

où nous les mettions au monde

pour servir de chair à canon

 

 

Oui, Monsieur le chef d’état major des armées

nous faisons appel à tous les vivants de ce monde

pour réveiller ce qu’il nous reste d’âme

avant de sombrer dans une guerre infâme

qui signerait la fin de notre humanité

 

 

Oui, oui, trois fois oui

défendons aujourd’hui

notre droit à la vie

sur cette terre où la poésie

reste notre dernier cri*

 

 

© Françoise Urban-Menninger

* On se doit de réagir aux propos du chef d'état major des armées qui nous demande d'accepter « de perdre nos enfants » dans la perspective d'une guerre à venir...

 

***

Pour citer ce poème engagé, pacifique, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger,  « Lettre-poème à Monsieur le chef d’état major des armées », lithographie par Maurice Mendjisky (1890-1951), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 20 novembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/fum-lettrepoeme

 

 

 

 

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13 novembre 2025 4 13 /11 /novembre /2025 18:55

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Réflexions féministes sur l'Actualité | S’indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité

 


 

 

 

 

 

 

 

ces immondes jouets

 

 

 

 

Poème engagé & photographie (fournie) par

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

Crédit photo : Cette image de l’immonde poupée sexuelle vendue par le site Shein est libre de droits et provient des réseaux sociaux pour illustrer mon propos (Françoise Urban-Menninger).

 

 

Ce poème est un poème coup de poing pour dénoncer les « poupées sexuelles » !


 

 

pour qui ces poupées graciles

enfantines et aux longs cils

sinon pour des pédophiles

 

honte à ceux qui les ont conçues

honte à ceux qui les ont vendues

honte à ceux qui les ont obtenues

 

 

« poupée de cire poupée de son »

reprenait le refrain d’une chanson

sans qu’on en retienne la leçon

 

 

aujourd’hui nous l’affirmons

la poupée de chiffon

c’est non définitivement non

 

 

pas de poupée enfantine

conceptualisée en Chine

pour donner corps à des crimes

 

 

dénonçons ces immondes jouets

qui sans âme ont été créés

pour des mœurs dévoyées

 

 

© Françoise Urban-Menninger

 

—————

Pour citer ce poème engagé, féministe, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « ces immondes jouets », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 13 novembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiv/fum-immondesjouets

 

 

 

 

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27 octobre 2025 1 27 /10 /octobre /2025 17:52

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Fictions féministes


 

 

 

 

 

 

 

le voyage de l’éternel retour

 

 

 

 

 

 

Poème & photographie (fournie)

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

 

Crédit photo : Franz Marc (1880-1916), « Frau im Wind am Meer » ou « Femme dans le vent au bord de la mer », tableau peint en 1907 & tombé dans le domaine public, image libre de droits fournie par Françoise Urban-Menninger.

 

 

 

 

suis-je encore moi-même

quand sous le miroir de l’onde

ma mort m’étreint

de ses longs bras verdis d’algues marines


 

j’ai entrepris le voyage de l’éternel retour

qui de moi à moi

me ramène dans le ventre originel

où naît cette langueur d’être au monde


 

les vagues revêtues de lamelles d’argent

y ont des ondulations de serpent

parmi elles je me transmute

en une chevelure d’écume


 

la houle se propage en moi

défait la chair bleue du poème

le ciel zébré d’éclairs

soulève parfois mon âme sous les flots


 

j’ai encré ma rime en pleine mer

car je n’ai pour tout horizon

que cette dernière saison

où la mort me fait danser dans sa lumière

 

 

© Françoise Urban-Menninger, octobre 2025.


 

***

Pour citer ce poème lyrique, engagé, élégiaque & illustré

 

Françoise Urban-Menninger, « le voyage de l’éternel retour », peinture par Franz Marc (1880-1916), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 27 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/fum-voyagedeleternelretour

 

 

 

 

 

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15 octobre 2025 3 15 /10 /octobre /2025 17:31

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Bémols artistiques | Critique & réception | Poésie visuelle POÉSIE &/ou olfactive | Cuisiner en poétisant 

 


 

 

 

 

 

 

 

Les œufs Bénédicte à la galerie

 

la Pierre Large à Strasbourg

 

 

 

 

 

 

Critique & images par

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

© Crédit photo : , Image no 1 de l’exposition « Les œufs Bénédicte » au féminin proposés par la plasticienne Bénédicte Bach à la galerie la Pierre Large à Strasbourg prise par Françoise Urban-Menninger, octobre 2025.

 

 

 

On connaissait « les œufs Bénédict » du nom de l’ inventeur de la recette à New York en 1930, nous avons maintenant « les œufs Bénédicte » au féminin proposés par la plasticienne Bénédicte Bach.

 

Ses œufs se déclinent sur six variations car de la naissance à la mort, les corps, avec lesquels ils ont partie liée, ne cessent de se transformer au fil d’un temps qui les fait et les défait.

Bénédicte Bach explore ces  différentes métamorphoses depuis la petite fille qu’elle a été à la mère qu’elle est devenue en donnant naissance à son fils.

 

Pour ce faire et dans l’attente de la mise au monde de son enfant, c’est à Rome qu’elle est allée se ressourcer et qu’elle a trouvé la sérénité. Il en résulte une série de magnifiques photographies de sculptures en noir et blanc nimbées de luminescence.

 

 

© Crédit photo : , Image no 2 de l’exposition « Les œufs Bénédicte » au féminin proposés par la plasticienne Bénédicte Bach à la galerie la Pierre Large à Strasbourg prise par Françoise Urban-Menninger, octobre 2025.

 

 

Dans sa série de boîtes de Petri, l’artiste a observé l’évolution de micro-cultures, un univers en miniature où la beauté des images irradiantes de couleurs confine à celle d’une mort annoncée mais toujours joyeuse, pimentée de petits grains de folie et d’un zeste de poésie.

Car chez la femme qu’elle est devenue, la petite fille ne cesse de renaître dans un renouveau toujours recommencé qui accompagne la créatrice et qu’elle met en scène. C’est ainsi qu’on la voit donner le biberon à un immense ours en peluche. Ailleurs, son corps qu’elle photographie elle-même avec un déclenchement à retardement, devient cet obscur objet du désir, puis le temps poursuit son œuvre comme Bénédicte Bach s’adonne à la sienne.

 

Au-delà des images et de la magnifique vidéo qui invite à appréhender « le lait des rêves » qui se transmet de mère en fille, la plasticienne, également autrice, a rédigé un texte très intime « Egographie » qui raconte la « difficulté d’être mère », car écrit-elle, en parodiant Simone de Beauvoir « On ne naît pas mère, on le devient ».

 

 

© Crédit photo : , Image no 3 de l’exposition « Les œufs Bénédicte » au féminin proposés par la plasticienne Bénédicte Bach à la galerie la Pierre Large à Strasbourg prise par Françoise Urban-Menninger, octobre 2025.

 

Et c’est en faisant un pied-de-nez aux idées reçues concernant la maternité que Bénédicte Bach donne à entendre sa voix singulière et féministe dans le chœur universel des mères, le tout, bien évidemment, nimbé d’un léger et savoureux nuage de poésie !

 

© Françoise Urban-Menninger

 

Exposition à découvrir à la Pierre Large à Strasbourg jusqu’au 25 octobre du mercredi au samedi de 16H à 19H, URL. www.galeriepierrelarge.fr


 

***

Pour citer ce bémol artistique illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (texte & photographies fournies), « Les œufs Bénédicte à la galerie la Pierre Large à Strasbourg », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 15 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/fum-lesoeufsbenedicte

 

 

 

 

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1 octobre 2025 3 01 /10 /octobre /2025 17:18

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Critique & réception | Dossier majeur | Articles & Témoignages

 


 

 

 

 

 

 

 

Oniriques

 

 

 poèmes d’Ara Alexandre Shishmanian.

 

Recueil paru chez PHOS 2025

 

 

 

 

 

 

 

 

Critique & images (fournies) par

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustréé du recueil de poèmes « Oniriques » d’Ara Alexandre Shishmanian chez PHOS 2025, image fournie par Françoise Urban-Menninger.

 

 

Quand on ouvre un livre d’Ara Alexandre Shishmanian, on est submergé par une atmosphère irréelle semblable à celle que l’on éprouve en regardant le film de Jean Cocteau « Le sang d’un poète » ou « L’année dernière à Marienbad » d’Alain Resnais.

 

 

Nous suivons « l’escalier sans marches » jusque dans cet entre-deux où rêve et réalité ont partie liée avec, ce que Dana Shishmanian, la préfacière de ce livre, appelle « le romantisme le plus absolu, le plus intransigeant, le plus spiritualiste,  tendant vers une supraconscience libérée du langage... »

Ce n’est pas par hasard que le Bel animal moderne en bois peint de Victor Brauner figure sur la couverture de cet ouvrage, il est déjà une clé qui nous fait entrer dans un outre-monde où l’on perçoit des murmures d’âmes échappées des confins de l’infini.

Ces murmures que l’auteur appréhende dans « les syllabes des anciennes voies », il dit les jeter dans « l’abîme du néant pour pêcher avec la canne de mon poème un esprit encore plus absurde – et seulement ainsi, nouveau. »

Et voilà que le mot nous est lancé dans ce vide abyssal où la raison n’a plus lieu d’être. L’absurde est le fil rouge de ce recueil où l’on rencontre « la fille absurde » qui nous renvoie à l’image hallucinante de « la corde violacée de la solitude ».

 

Les images puissantes et surréelles du poète irradient, se font brûlots en approchant les contrées de l’impensable. Nul doute que Ara Alexandre Shishmanian se situe parmi les visionnaires tels Victor Hugo ou Arthur Rimbaud. Avec l’auteur, nous nous hasardons de l’autre côté des mots où « le fou tient un nombre flou à la main ».

Le langage se dérègle, la pensée se dézingue, on entre dans ce « flou », dans l’oneïros, ce rêve éveillé où ne nous appartenons plus. Mais nous sommes-nous un jour appartenu ? La lucidité n’est-elle pas alors de dénoncer comme Ionesco l’absurde qui gère la marche du monde? Car ne nous y trompons pas, l’absurde possède sa propre logique « ...à travers le labyrinthe ». Autrement dit, notre seule certitude est celle de notre mort annoncée dès la naissance. C’est bien pour cette raison que Ara Alexandre Shishmanian hante « le pays sans nom ».

 

© Crédit photo : Portrait photographique du poète Ara Alexandre Shishmanian, image fournie par Françoise Urban-Menninger.

 

 

Ce que l’auteur nous invite à entreprendre dans ce recueil, c’est un voyage à travers nous-mêmes. Il écrit « je me promène à travers moi-même ou peut-être à travers un autre, disloqué ».

Oui, promenons-nous à travers nous-mêmes dans ce livre inclassable, dans « le vide sans balustrade » où « le cri muet de la foule monte vers le ciel... » Car seul ce cri qui nous traverse depuis l’aube des temps nous permet d’appréhender le mystère de notre finitude. « Le destin doit être traversé », écrit encore le poète, « tu peux encore vivre », « te sauver de ce monde de mort », ajoute-t-il. Alors à nous de « trouver la porte dans une clef » car « le génie est la corde tendue entre l’abîme et l’arrêve »...Nulle réponse ne nous est offerte, seules les questions questionnent dans cette quête toujours inachevée de la lumière qui vacille au bout de notre nuit….

 

© Françoise Urban-Menninger

 

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Oniriques, poèmes d’Ara Alexandre Shishmanian. Recueil paru chez PHOS 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 1er octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/fum-oniriquesshishmanian

 

 

 

 

 

 

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