24 janvier 2026 6 24 /01 /janvier /2026 11:43

N°I | HIVER 2026 | CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Muses au masculin | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages

 

 

 

 

 

La lettre

 

 

 

 

Poème engagé par

 

Berthilia Swann

 

Poétesse & autrice engagée

 

 

 

Crédit photo : Henri Martin (1860-1943), « Le Printemps », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

 

En soutien à Nicolas mit face à l'épreuve.

 

 Cher ami,

 

Il y a tant de maux

Que vous mettez en disgrâce

De votre peine d’en être mal aimé en toute authenticité.

D’une teneur se logeant dans votre être ; endormant lentement les battements de votre cœur. 

De vos non-dits sans constances acquises, de vos flâneries, en maladresses, des faux départs pour mieux vous retirer. 

 

Cher ami, quelle bévue de songer à vous éloigner, vous tenir à l'égard, de vouloir quitter votre nid. Fuir au lointain n’y changera rien.

Aimez-vous sans but, ni raison.

Oh diable ! les fâcheuses trahisons. 

Donnez-vous tout l’amour que vous apportez jusqu’alors à autrui. 

Le temps qui passe se défait et trépasse, à l'orée de la nuit. 

Laissant place à des jours nouveaux, de rêves en chansons dont ma tendre affection envers vous, demeure sans aucune rancune, ni rançon. Car, notre lien bien que immortel restera à tout jamais au grand jour éternel. 

 

Cher ami, continuez à vivre, à tracez votre chemin pour de meilleurs lendemains. Vaguez contre vents et marées, au-delà des contrées.  Mais de grâce, souriez à la vie pour créer à l’infini.
 

À Nicolas,

 

© Berthilia Swann

 

***

Pour citer cette lettre engagée, illustrée & inédite

 

Berthilia Swann, « La lettre », peinture par Henri Martin (1860-1943), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 24 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noi/swann-lalettre

 

 

 

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21 janvier 2026 3 21 /01 /janvier /2026 19:24

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur  | Articles & témoignages | Métiers du livre | Revue Culturelle des Continents / Invitations à lire | Annonces diverses / Avis de parution & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

 

 

À PARAÎTRE PROCHAINEMENT : Une odyssée poétique sans frontières

 

 

 

 

 

 

Avis de parution, présentation & images par

 

Senegal NJAAY (Éditions)

&

Préface par

Arwa Ben Dhia

Poète polyglotte, auteure, ingénieure, docteure en électronique & Ambassadrice de la Paix (CUAP) 

​​​​​Page Linkedin :

https://www.linkedin.com/in/arwa-ben-dhia-phd-0538b011/

 

 

© Crédit photo :  Première & quatrième de couverture illustrée de l'anthologie intitulée « Chants de terres indociles  »  (à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026) & préfacée par Arwa BEN DHIA.

 

Avis de parution & présentation de l’anthologie :

 

La maison d’édition Senegal NJAAY est fière de vous annoncer la parution prochaine de l'anthologie « CHANTS DE TERRES INDOCILES » préfacée par Arwa BEN DHIA.

Ce n'est pas seulement un livre, c'est un archipel de mots où résonnent 35 voix issues de 18 horizons différents. Du Sénégal aux Antilles, de la Tunisie au Congo, ces auteurs transforment les silences en cris de liberté et les épreuves en soleils.

 

© Crédit photo : L’affiche officielle du lancement de l'anthologie intitulée « Chants de terres indociles  » (à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026) & préfacée par Arwa BEN DHIA. image no 1.

 

Pourquoi lire cette anthologie ?

 

La Mémoire : Pour ne jamais oublier nos racines.

La Résistance : Pour écrire comme on lutte, avec force et dignité.

L'Espérance : Pour transmettre un flambeau aux générations futures.

 

Une œuvre magistrale qui célèbre la richesse des écritures contemporaines d'Afrique et de ses diasporas. Un voyage humain et universel à ne pas manquer.

Nous vous proposons de commencer par lire la préface d’Arwa BEN DHIA qui vous donnera un avant-goût de cet ouvrage collectif.

 

© Senegal NJAAY (Éditions)

 

 

 

© Crédit photo : Une partie de l’affiche officielle du lancement de l'anthologie intitulée « Chants de terres indociles  » (à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026). image no 2.

 

Préface du recueil

 

Fille d’Hannibal Barca, je suis heureuse et honorée d’avoir été invitée à mêler ma voix à ce chant choral panafricain célébrant nos terres indociles, ces terres qui refusent la soumission et portent encore, dans leurs sillons, la braise des insurrections anciennes. Quelle joie d’entendre ces griots fiers, hommes et femmes, chanter à l’unisson : la mémoire, la résistance et l’espérance ! Trois piliers sans lesquels aucun peuple ne se tient debout, trois forces qui se répondent et se nourrissent mutuellement. Écrire pour ne pas oublier. Écrire pour lutter. Écrire pour espérer. Écrire, enfin, comme on transmet un flambeau, afin que la nuit ne gagne jamais. Attié Djouid Djar-Alnabi et Délice Mankou nous le rappellent avec force : « La victoire est dans le cœur de la résistance / La résistance est dans le fond aiguë de la mémoire » ; « La révolte est un saignement de lumière pour mieux sculpter l’avenir ». La poésie devient ici un lieu de combat, mais aussi un lieu de guérison et d’espoir.

Certains poètes invoquent des figures emblématiques de la rébellion, ces visages dressés contre l’effacement, ces noms que l’histoire officielle a trop souvent voulu taire :

« Je danse pour toi, Anna de Bengale ! » proclame Sedley Richard Assonne.

« N’oublie jamais Gaspard Yanga, le cœur des chaînes brisées ! » intime Hubert X. O. Essono.

« Sur les pas de Lat Dior Ngoné ! » s’écrie Marel Fleuri.

Pour ma part, j’aimerais rendre hommage à une autre grande figure de la résistance qui ne me semble pas avoir été évoquée dans cette anthologie d’édition sénégalaise : Aline Sitoé Diatta, héroïne du combat anticolonial, Jeanne d’Arc du pays de la Teranga, femme de courage et de vision, dont la parole fut une arme et le silence une menace pour l’ordre colonial.  

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l'anthologie intitulée « Chants de terres indociles  » (à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026) & préfacée par Arwa BEN DHIA.

 

 

D’autres voix, comme celle de Hanen Marouani, disent l’exil intérieur, cette étrangeté à soi parmi les siens, ce déchirement intime que nul passeport ne permet de franchir : « Je vis ici mais je continue d’habiter cet autre exil invisible : celui qui commence quand les lieux changent de regard (…) celui qui commence quand l’exil s’installe à l’intérieur même de la maison que vous n’avez jamais quittée ». Cet exil spirituel heurte et blesse la mémoire, la fragilise autant qu’il l’oblige à se réinventer. 

D’autres encore, à l’instar d’Imèn Moussa, dénoncent l’immigration clandestine, plaie béante de notre continent, tragédie où l’espoir se mêle au naufrage : « Les sirènes d'Ulysse leur tendent les bras, Pour leur maintenir le rêve hors de l'eau, Pour leur faire la courte échelle jusqu'au grand d'en haut. ».

Je conclurai cette préface, écho modeste à cette mosaïque poétique et hymne vibrant à la résilience africaine, à cette parole plurielle qui refuse la résignation et choisit la dignité, par ces vers d’Élie Ramanankavana : 

 

« Se lever

Et oser tromper

Les hémorragies

Debout

Sur l'éclatement de la chair

Et si le soleil refuse

Porter le jour sur le dos

Jusqu'à la tombée de la nuit ». 

 

© Arwa BEN DHIA

Ingénieure-Docteure et Poète polyglotte

 

 

Biographie de la préfacière

 

Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieur en France. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, lauréate de plusieurs prix littéraires, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Elle a dirigé l’anthologie poétique « Nos muses les murs » publiée en 2025 aux éditions Mindset, sous l’égide de l’association Apulivre dont elle est membre actif.

 

—————​​​​​

Pour citer ces présentation, avis de parution & préface engagés, illustrés & inédits

 

Éditions Senegal NJAAY (texte & photographies) & Arwa Ben Dhia (préface), « À PARAÎTRE PROCHAINEMENT : Une odyssée poétique sans frontières », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 9 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/esn-abd-

 

 

 

 

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17 janvier 2026 6 17 /01 /janvier /2026 18:58

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Handicaps & diversité inclusive | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages | Travestissements poétiques

 

 

 

 

 

Face au miroir

 

 

 

 

Illustration & poème engagés par

 

Berthilia Swann

 

Poétesse & autrice engagée

 

 

© Crédit photo : Berthilia Swann, « Face au miroir », collage, janvier 2026.

 

 

Pourquoi tu n’es plus là 

Pourquoi tu t’en vas

Devant la mort qui me ronge et me sourit à la fois

M’attendant debout là

Chaque jour pas à pas

Tel un spectre en contrat ?


 

Pourquoi tu t'éloignes de moi

M’obligeant à me taire

À baisser les bras. 


 

Pourquoi m’as-tu laissée là 

Seul, en solitaire

Bravant les tempêtes

Des nuits au plus bas

Te détournant de moi ?


 

Pourquoi ce vide en moi

Me tirant en arrière

Paralysant mes émois

Des nuits, des jours sans toi ?


 

Pourquoi ce regard si froid

De notre amour traversé et vécu

En partance vers l’inconnu

À l’abandon, tu n’es plus là 

De mes jours en souffrances

Tu me fuis au trépas ?


 

Pourquoi la vie sans toi ?

Je perds mes repères

Traînant mes pas en arrières

De pieds lourds et pesants

Je disparais peu à peu, lentement vers l’au-delà.



 

© Berthilia Swann

 

Circonstance liée à la genèse engagée de ce poème : ce poème est un hommage pour un être cher, seul livré au combat d'une maladie incurable ; abandonné par celle qui fut longtemps, sa femme, sa promise ;  choisissant volontairement de s'éloigner de lui, d'une vie maritale afin de ne pas subir aussi sa pathologie.

***

Pour citer ce poème élégiaque, illustré & inédit

 

Berthilia Swann (poème & collage), « Face au miroir », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS  », mis en ligne le 17 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noi/swann-faceaumiroir

 

 

 

 

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13 janvier 2026 2 13 /01 /janvier /2026 17:49

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Florilège | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Ode dédiée à Aida Rostami femme médecin assassinée par la république islamique iranienne

 

 

 

 

 

 

Poème & image fournie par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

Crédit photo : Portrait photographique de cette la magnifique héroïne Aida Rostami, capture d’écran de l'image libre de droits diffusée sur les réseaux sociaux.

 

en hommage à Aida Rostami

elle incarnait la beauté

son corps rayonnait

de la splendeur

d’un soleil intérieur


 

ils l’ont assassinée

parce qu’elle soignait

les défenseurs de la liberté

qui à Téhéran manifestaient


 

Aida Rostami a été torturée

ses os ont été brisés

l’un de ses yeux arraché

sa beauté violentée


 

plusieurs années ont passé

le monde ne l’a pas oubliée

elle survit dans nos pensées

le corps et l’âme apaisés


 

offrons à Aida Rostami

nos plus beaux écrits

afin que dans un poème de lumière

elle nous revienne plus légère

 

© Françoise Urban-Menninger

Le soulèvement contre la République islamique en Iran m'a remémoré l'assassinat d'Aida Rostami qui symbolisait le combat pour la liberté, elle incarne le courage de toutes les femmes, voire celui d'un peuple qui nous demande de le soutenir.

Circonstances liées à la genèse engagée & féministe de cette ode :

 

Le soulèvement contre la République islamique en Iran m'a remémoré l'assassinat d'Aida Rostami qui symbolisait le combat pour la liberté, elle incarne le courage de toutes les femmes, voire celui d'un peuple qui nous demande de le soutenir.

 

 

Poème choisi pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026.

—————

Pour citer ce poème lyrique, engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (texte & photographie fournie), « Ode dédiée à Aida Rostami femme médecin assassinée par la république islamique iranienne », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 13 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/fum-odeaaidarostami

 

 

 

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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 10:00

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Critique & réception | Revue culturelle des continents

 

 

 

 

 

 

 

 

Passer l’hiver dans le flamboiement des couleurs du peintre André Evard à la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne

 

 

 

 

 

Texte par

Françoise Urban-Menninger

Blog officiel : L'heure du poème

 

Peintures par

 

André Evard

 

Artiste peintre Suisse (1876-1972)

 

Photographies par

 

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, un paysage naturel hivernal no 1 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.

 

 

Artiste renommé en Suisse, il est né en 1876 à Renan dans le Jura bernois, puis il s’installe avec sa mère à La Chaux-de-Fonds. Dès 1908, il réalise ses premiers collages, puis ses créations non-figuratives avant d’aborder ses chefs-d’œuvre surréalistes et, plus tard, de jouer un rôle prépondérant dans l’art abstrait en Suisse.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, fruit no 2 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.

 

Une exposition rétrospective dans la galerie Messmer, qui possède un important fonds de ses toiles et aquarelles, permet de s’immerger dans la beauté d’œuvres éminemment poétiques.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, un fruit no 3 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.

 

Ses paysages d’hiver confinent vers une épure de lumière où un fin trait noir surligne la blancheur immaculée de la neige.

Peints en 1916, des sapins s’embrasent sous les rayons du soleil, ils s’abstraient d’eux-mêmes dans une clarté qui les transcende. Un arbre, peint dans un champ doré par les blés, semble plongé dans un océan de vagues ocres qui le bercent.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, des roses en bouquet no 4 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.

 

Des roses éblouissantes en bouquets, l’une d’entre elles couchée et esseulée dans l’herbe, des œillets blancs sur fond rose disposés dans un vase sur un meuble aux teintes vertes, font chanter les toiles dans une symphonie de couleurs. On peut lire sous les tableaux cette pensée de Max Liebermann « Farben sind das lächeln der Natur », « Les couleurs sont le sourire de la Nature ».

 

Ce sourire de la nature, on le pressent dans la série de fruits qu’André Evard décline à l’infini.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, paysage naturel hivernal no 5 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.

 

Des oranges sur fond bleu, des pommes vertes sur fond rose, des pommes dans une prairie, peintes en 1941 se fondent dans un jeté de lumière irradiant. Une énorme poire verte peinte en 1944 paraît s’échapper de son cadre qui n’est autre que l’écrin de ce fruit sensuel et généreux, prêt à être croqué des yeux !

 

© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, un paysage naturel printanier fleuri sur fond bleu no 6 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.

 

Pour clore cette fin d’année et pour ouvrir la prochaine, la galerie Messmer nous offre un feu d’artifice de lumière qui dépasse le langage en laissant place aux émotions et à l’indicible. On découvre  sur un mur cette citation de Goethe à laquelle on ne peut qu’adhérer « Blumen sprechen dort, wo worte fehlen », « Les fleurs parlent là où les mots manquent ».

 

© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, des roses en bouquet no 7 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.

 

Une série de tableaux, que d’aucuns qualifieraient de « natures mortes », et dont l’expression anglaise « stille life » convient beaucoup mieux, évoque cette « vie tranquille » où des cruches et des pommes nous font entrer par le biais de leur simplicité dans un temps immobile empreint d’humilité et de sérénité. Même les oiseaux semblent nous emporter sur leurs ailes jusque dans les nuages où la neige floconne paisiblement en myriades de fleurs féeriques.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, un paysage de myriades de fleurs féeriques no 8 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.

 

André Evard a poursuivi sa quête de lumière et de beauté jusqu’à son décès en 1972, il nous en lègue la quintessence dans une musique silencieuse qui s’égrène dans les notes luminescentes de chacune de ses œuvres dont ses couchers de soleil qui nous font signe depuis l’autre côté de ses toiles.

 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, photographie de la peinture de nature morte, un paysage urban antique sur un fond en dés no 9 par l'artiste André Evard (1876-1972), prise à l’exposition rétrospective dans la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne, janvier 2026.

 

Exposition à voir jusqu’au 25 janvier 2026.

À noter que l’artiste méconnu, voire inconnu en France aura ses œuvres exposées au musée Powerlong de Shanghai en Chine en 2026 dans le cadre du 150e anniversaire de sa naissance, marquant ainsi sa place incontournable dans l’art mondial.

 

***

Pour citer ce bémol artistique illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Passer l’hiver dans le flamboiement des couleurs du peintre André Evard à la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne », peintures par André Evard (1876-1972), photographiées par Claude MenningerLe Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 7 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noi/fum-hiveravecandreevard

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

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