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Quand la mer devient la voie du suicide !
une chanson pour la poète argentine
Alfonsina Storni !
Témoignage & Chanson (traduite de l’espagnol) par
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Crédit photo : Portrait photographique de la créatrice « Alfonsina Storni » capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le site Commons.
La mer et la mort occupent une place importante dans la poésie d’Alfonsina Storni.
Atteinte d’un cancer du sein, la journaliste et poète postmoderniste Alfonsina Storni se suicide par la noyade en 1938, à l’âge de 46 ans à Mar de la Plata (Argentine).
Composée par l’auteur-compositeur argentin Ariel Ramírez, avec l’intellectuel et parolier argentin Felix Luna, la chanson ci-dessous a été interprétée par la chanteuse argentine Mercedes Sosa en 1969 et plus tard par la chanteuse chilienne Violeta Parra avant d’être reprise par bien d’autres interprètes de renom.
Alfonsina y El Mar
Por la blanda arena
Que lame el mar
Su pequeña huella
No vuelve más
Un sendero solo
De pena y silencio llegó
Hasta el agua profunda
Un sendero solo
De penas mudas llegó
Hasta la espuma
Sabe Dios qué angustia
Te acompañó
Qué dolores viejos
Calló tu voz
Para recostarte
Arrullada en el canto
De las caracolas marinas
La canción que canta
en el fondo oscuro del mar
La caracola
Te vas Alfonsina
Con tu soledad
¿Qué poemas nuevos
Fuiste a buscar?
Una voz antigua
De viento y de sal
Te requiebra el alma
Y la está llevando
Y te vas hacia allá
Como en sueños
Dormida, Alfonsina,
Vestida de mar
Cinco sirenitas
Te llevarán
Por caminos de algas
Y de coral
Y fosforescentes
Caballos marinos harán
Una ronda a tu lado
Y los habitantes
Del agua van a jugar
Pronto a tu lado
Bájame la lámpara
Un poco más
Déjame que duerma
Nodriza, en paz
Y si llama él
No le digas que estoy, dile que
Alfonsina no vuelve
Y si llama él
No le digas nunca que estoy
Di que me he ido
(Chanson d’Ariel Ramírez et Felix Luna, en hommage à Alsonsina Storni)
**
Alfonsina et la mer
Dans le sable doux
Léché par la mer,
Ses fines traces
Se sont à jamais évanouies
Un sentier solitaire
Fait de peine et de silence
Arriva
Jusque dans les profondeurs de l'eau.
Un sentier solitaire
Fait de peines jugulées
Parvint
Jusqu'à l'écume des vagues
Dieu seul sait quelle angoisse
T'accompagna,
Quelles douleurs invétérées
Ta voix a-t-elle tues
Pour que tu reposes,
Bercée par le chant
Des conques marines
Le chant que chantent
Les conques marines
Dans les profondeurs obscures de la mer
Tu pars Alfonsina
Avec ta solitude
Quels nouveaux poèmes
Es-tu allée chercher ?
Une voix immémoriale
De vent et de sel
Te brise l'âme et l'emporte
Et tu pars là-bas
Comme dans les rêves
Alfonsina, endormie,
Vêtue de mer
Cinq petites sirènes
T'emporteront
Vers des chemins d'algues
Et de corail
Et de phosphorescents
Hippocampes
Se rangeront en cercle autour de toi
Et les habitants de l'eau viendront
Bientôt jouer à tes côtés
Et les habitants
De la mer vont bientôt
Jouer avec toi
Baisse la lampe
Encore un peu
Laisse-moi dormir
En paix, Nounou
Et si quelqu’un appelle,
Ne lui dis pas que je suis là, dis-lui qu'
Alfonsina ne reviendra pas
Ne lui dis jamais que je suis là
Dis-lui que je suis parti
(©Texte traduit de l’espagnol argentin par Maggy De Coster reproduit avec l'aimble autorisation des auteurs et leur maison d'édition)
***
Pour citer ce témoignage illustré
Maggy de Coster, « Quand la mer devient la voie du suicide ! une chanson pour la poète argentine Alfonsina Storni ! », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 17 décembre 2025. URL :
https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/mdc-suicidealfonsinastorni
Mise en page par Aude
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