4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 16:09

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & Réception | Astres & animaux / Nature en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Critiques poétiques & artistiques  

 

 

 

 

 

 

 


« Soleil basalte » : la poésie vive de Nora Atalla

 

 

 

 

 

Texte & images par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée par l’artiste Pierre Zanzucchi du recueil de poèmes intitulé « Soleil basalte » de Nora AtallaCapture d’écran de l’image de la page Facebook de la poète, 2025.

 

 

La poète québécoise d’origine gréco-libanaise Nora Atalla revient avec « Soleil basalte », un recueil intense et profondément humain, publié aux Éditions Unicité.

 

 

Dans une langue sobre et tranchante, elle y interroge les déracinements, la violence du monde, mais aussi les lueurs de résistance. Chaque poème s’inscrit comme une matière vivante, entre terre, feu et mémoire, et fait entendre la voix de celles et ceux que l’histoire efface trop souvent.

 

 

Les œuvres de l’artiste Pierre Zanzucchi accompagnent les textes, prolongeant ce dialogue entre la parole poétique et les formes de l’indicible.

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la poète québécoise d’origine gréco-libanaise Nora Atalla. Capture d’écran de l’image de la page Facebook de l'auteure.

 

Avec « Soleil basalte », Nora Atalla poursuit son œuvre de veilleuse : une poésie lucide, habitée, minérale, qui creuse la nuit sans jamais renoncer à la lumière.

 

© Hanen Marouani

 

Soleil basalte, Éditions Unicité, 2025, ISBN : 978-2-38638-208-6

 

 

Lien vers la page officielle dédiée au recueil de Nora Atalla :

ÉDITIONS UNICITE | Nora Atalla | Soleil Basalte

—————

Pour citer ce texte illustré, engagé & inédit

 

Hanen Marouani, « « Soleil basalte » : la poésie vive de Nora Atalla », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 4 août 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-soleil

 

 

 

 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 16:02

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Bémols artistiques | Revue culturelle des continents 

 

 

 

 

 

 

Garden-Party, des fleurs plein les yeux & le cœur au Musée Würth à Erstein

 

 

 

 

 

 

Texte de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, cet ensemble rassemble diverses toiles de fleurs dont les fleurs d'artichaut de Bernard Buffet dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

 

« Laissons parler les fleurs », nous conseille Christoph Becker et c’est bien cette parole muette et universelle qui nous porte et nous emporte au-delà des mots dans la découverte des œuvres de la collection Reinhold et Carmen Würth qui est mise en lumière du 20e siècle à nos jours dans cette nouvelle exposition.

 

 

Dans le musée devenu jardin pour quelques mois, l’œuvre de l’artiste hollandais Herman De Vries, déjà montrée à la Biennale de Venise en 2015, se présente sous la forme d’un immense « herbier » avec ses 123 feuilles A4 où végétaux, coquillages, plumes, épines invitent à se reconnecter à la nature tout en offrant un nouveau regard sur le principe de l’accumulation qui fait songer aux trésors collectés par les enfants. Mais cette œuvre monumentale évoque également la lagune de Venise, son histoire y transparaît dans les fragments de filets ou de débris de verre poli de Murano, des hameçons ou cuillères utilisés pour la pêche...La lagune est mise en scène dans une « archéologie poétique », commente Estelle Zech, commissaire et scénographe de l’exposition et d’ajouter que «  les problématiques climatiques et écologiques sont également de mise. »

 

 

 © Crédit photo : Claude Menninger, des œuvres de Marc Quinn, sculptures & la femme-fleur, ainsi que les nymphéas d'Alex Katz dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

Les sculptures florales de Marc Quinn en bronze chromé mêlent le corps humain au végétal dans un continuum où un crâne sert de terreau à la plante qui s’en nourrit. Des fruits, des insectes animent ces vanités qui renvoient l’humain à son échéance inéluctable. Les peintures de Marc Quinn nous donnent à voir des fleurs qui béent tels des sexes offerts, des fraises symbolisent ce désir irrépressible qui  traverse et donne sa couleur à la vie. Les lithographies de Paul Wunderlich nous délivrent une poésie vénéneuse qui s’instille dans ses orchidées. Mais le plus fascinant reste cette œuvre de Marc Quinn où, couchée sur de la viande crue, une femme-fleur tisse le lien entre la vie et la mort, autrement dit, illustre le cycle de la vie.

 

 

Alex Katz, dans son hommage à Monet, nous octroie un instant figé en peignant la surface immobile d’un étang dans une esthétique japonisante qui confine à l’abstraction, ses boutons d’or nous immergent dans un bain de lumière pure... Salomé, dans le même esprit, ouvre les 365 petites fenêtres, comme pour un calendrier, sur l’inflorescence chatoyante de dizaines de nénuphars.

Plusieurs vidéos proposent des films d’animation sur la thématique des jardins, l’une d’elle met en images la très délicate branche de cerisier. Azumo Makoto, qui fut fleuriste sur un marché au Japon, radiographie les fleurs en jouant avec la lumière qui les éclaire de l’intérieur, ses compositions florales resplendissent et nous invitent parfois à méditer sur le système racinaire des plantes.

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « L’herbier d’Herman De Vries » dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

 

À l’étage, le jardin peint par Max Liebermann, dans son propre jardin à Wannsee, tient du conte de fées avec ses touches impressionnistes. Ce lieu idyllique est devenu le sujet de plus de 200 tableaux et fait ainsi partie intégrante de son œuvre. Gabriele Münter peint des toiles sur carton, on se plaît à observer un canard en bois devant un vase de fleurs exubérantes, Johannes Itten déroule l’illusion optique des quatre saisons dont on retrouve les tonalités chromatiques hivernales, automnales, printanières et celles, flamboyantes, de l’été.

En progressant dans l’exposition, savamment agencée, on s’aperçoit que la vraie nature s’incarne dans des jardins fantasmés par les artistes. Nicole Blanchet, musicienne, peintre et chanteuse, lacère ses toiles où herbes hautes et roseaux composent une symphonie étrange bleue et verte. Derrière l’apparente douceur, la violence témoigne peut-être d’une nature tourmentée et blessée…

 

Une gigantesque toile retient le regard par son incommensurable et irradiante beauté, on songe bien évidemment à Klimt dans cet hommage que lui rend Gunter Damisch. Sur fond jaune, on admire des myriades de fleurs, en s’approchant, ce sont des agrégats de microcosmes que l’on reconnaît, ils évoquent des cellules aux origines de la vie terrestre.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, ensemble avec au premier plan une sculpture de Donald Baechler, des tableaux de Nicole Blanchet & la toile de Gunter Damisch (en hommage à Klimt) dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.


 

Signalons encore les magnifiques fleurs violines stylisées d’artichaut de Bernard Buffet, les somptueux bouquets d’Emil Nolde, les éblouissantes fleurs obtenues par grattage de Jean Fautrier, les fleurs luminescentes d’argousier de Gunter Grass ou encore les splendides natures mortes aux hyacinthes et anémones de Victor Bauer, sans oublier ses pois de senteur et chèvrefeuille dont on pressent les  divines exhalaisons. Rêvons devant les œuvres de Saeko Tagaki qui nous plongent littéralement dans une flore où nagent des poissons exotiques. Quant aux illustrations botaniques de Jan Peter Tripp, elles exercent sur nous un charme envoûtant, ineffable et intemporel.

 

Les deux étages parcourus dans les allées de cette exposition, on a envie de retourner sur nos pas,

tant l’appel des fleurs est prégnant car ces dernières touchent en nous notre âme végétale enfouie dans notre inconscient collectif et qui ne demande qu’à s’épanouir…

Pour ce faire, rien de tel que de poursuivre notre cheminement dans les allées du parc de cinq hectares en quête de notre jardin intérieur car rappelons-nous l’étymologie du vocable « fleur », soit flos, floris qui nous invite à appréhender « la partie la plus fine des choses », celle de notre être intime mais aussi à renouer avec nos racines végétales.

 

© Crédit photo : Peinture de nature morte par Nicole Blanchet dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

 

Un catalogue richement illustré offre un supplément d’âme à cette exposition à voir et revoir pour s’octroyer des parenthèses enchantées et retenir, comme dans un herbier, les bouquets de lumière de cette merveilleuse exposition.

 

 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

Cette exposition splendide et exceptionnelle abrite des merveilles artistiques à découvrir !

 

Exposition à voir jusqu’au 4 janvier 2026

ZI. Ouest rue Georges Besse à Erstein

Entrée libre tous les jours pour tous

Du mardi au samedi de 10H à 17H

Dimanche de 10H à 18H

Visites guidées tous les dimanches à 14H30

www.musee-wurth.fr

***

Pour citer ce bémol artistique inédit & illustré

 

Françoise Urban-Menninger, « Garden-Party, des fleurs plein les yeux et le cœur au Musée Würth à Erstein » avec des photographies par Claude Menninger Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-gardenparty

 

 

 

 

 

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7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 16:51

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception | Dossier | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Critiques poétiques & artistiques

 

 

 

 

 

« Nos coutures apparentes » : Imèn MOUSSA signe un recueil qui démêle l’âme

 

 

 

 

 

 

Critique & photographies (fournies) par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

 

© Crédits photos : Paysage champêtre de nature morte avec la première de couverture illustrée par l’artiste plasticienne Najet Dhahbi du recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » suivi du portrait photographique récent de son autrice la poétesse Imèn Moussa.

 

 

La poétesse et chercheuse Imèn Moussa signe un retour sensible et percutant avec son nouveau recueil de poésie, intitulé « Nos coutures apparentes », publié chez Les Constellations. Préfacé par la poétesse et romancière Cécile Oumheni, cet ouvrage confirme une année poétiquement riche pour cette voix singulière de la poésie tunisienne francophone.

 

© Crédit photo : Image du Rayon Poésie d’une Bibliothèque à Tunis qui contient le recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » de la poétesse Imèn Moussa. Photographie prise par une lectrice à Tunis en Tunisie.

 

 

Dans ce nouveau recueil, le titre à lui seul suffit à poser le ton : "Nos coutures apparentes". Il évoque à la fois la vulnérabilité, la force exposée, et les blessures recousues par la résilience. En choisissant de rendre visibles ses coutures, Imèn Moussa fait un geste poétique fort : celui de revendiquer l’imperfection, la réparation et la rébellion créatrice. En effet, les soubassements politiques actuels, les turbulences des relations humaines, le pouvoir de l’amour, la beauté des apprentissages, les traumatismes collectifs sont autant de thématiques qui préoccupent la poétesse et agitent son imaginaire comme des fils tendus entre l’intime et le collectif.

 

 

« Nous avons tous traversé un incendie. 

Nous nous sommes tous un jour ou l’autre pris les pieds dans la toile d’araignée de l’anxiété. 

À un moment où un autre, nous nous sommes tous brisés comme une poupée de porcelaine ». 

 

Édité chez la maison d’édition Constellations, dont le nom évoque déjà un certain imaginaire poétique, le recueil s’inscrit dans un univers entièrement engagé, où chaque poème est une tentative de dire ce qui ne se dit pas, de montrer ce qui est souvent caché. Les constellations, au-delà de l'éditeur, deviennent aussi une métaphore du tissu poétique qu’Imèn Moussa tisse entre les voix, les langues, et les histoires qui l'habitent. À l’instar d’une conteuse, elle nous emmène avec ce recueil dans les tréfonds de l’âme et dans les chemins sinueux de l’indicible.

 

« Elle me raconte le village des sources, 

Le village où l’on a creusé autour de la fontaine pour faire pousser le nombril d’une Femme à Paroles. 

À son pied ils ont inscrit quelques symboles étranges et des mots qui ne vous diront rien : 

Porte tes yeux au soleil
à l’heure qu’il est la gravité a perdu son sens
à l’heure qu’il est ne laisse pas ta peau sur les murs ne sois plus en colère
le silence, ça s’entend ! »  

 

La préface de Cécile Oumheni, autrice franco-tunisienne reconnue pour son écriture à la croisée des cultures, vient introduire cette œuvre comme un dialogue littéraire entre deux femmes poètes issues d'horizons francophones pluriels enrichit. La couverture du livre signée par l’artiste plasticienne de renom Najet Dhahbi nous offre aussi un aperçu sensible sur ce que recèlent les pages du recueil. Tout comme sa couverture, Imèn Moussa nous met face à une écriture qui, à la fois, perturbe et rassure.

 

© Crédit photo : Image du recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » de la poétesse Imèn Moussa. Photographie prise par une autre lectrice à Sousse en Tunisie.

 

Imèn Moussa, qualifiée dans les cercles littéraires de poétesse aux multiples talents et une artiste aux flamboyantes couleurs, continue d’explorer avec passion des formes d’expression hybrides, sincères, et profondément humaines. À travers sa poésie, sa photographie, ses voix off et ses performances scéniques, elle donne voix aux silences, aux marges, au vivant, aux fragments d’identité, sans jamais avoir froid aux yeux. 

 

« En fait, je ne conteste pas, mais j’ai tant de fausses certitudes à congédier loin de mes doigts.
Nous autres, nous n’avons qu’à s’épiler les ailes
pour accueillir nos troubles 

Nous autres, nous n’avons qu’à remonter
l’armature d’un soutien-gorge pour nous confondre avec une femme en liberté
puis, de toi à moi, qui pourrait m’empêcher d’arracher mes fils et mes clous ?
Si je te dérange, ferme les yeux ! »

 

Ce recueil s’inscrit incontestablement dans une dynamique contemporaine de la poésie francophone, qui se réinvente et surprend. Ses vers deviennent le lieu du soin, de la rencontre, de la résistance et de la reconstruction.

 

Tu sais ? J’ai entendu une voix qui m’appelait. Quand je me suis retournée, j’ai cru te voir, toi, terre enracinée dans chaque cœur.
J’ai souri. 

« Un grand sourire comme tu les aimes.
Parce que, tu sais ? Au bout du compte je me suis rappelée que ceux qui naissent sous les oliviers,
cultivent à jamais une tenace liberté
et se tournent toujours vers l’espoir ». 

 

« Nos coutures apparentes » est plus qu’un livre : c’est le geste premier de la littérature : un miroir tendu vers notre humanité commune.

 

© Hanen Marouani, juillet 2025.

 

© Crédit photo : Image du recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » de la poétesse Imèn Moussa. Photographie prise par une troisième lectrice en Bretagne en France.

 

 

À consulter également

 

— La page officielle de présentation du recueil chez la maison d’édition Constellations, URL.https://editionsconstellations.fr/nos-coutures-apparentes/

— L’annonce de parution de cette œuvre par Le Pan Poétique Des Muses « Vient de paraître le recueil de poèmes Nos coutures apparentes par Imèn MOUSSA », URL. https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/noiv/noscouturesapparentes

 

***

Pour citer cet article illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & photographies fournies)« Nos coutures apparentes : Imèn MOUSSA signe un recueil qui démêle l’âme », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 7 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2025noiii/hm-imenmoussanoscoutures

 

 

 

 

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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 17:02

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception | Poésie & musique

 

 

 

 

 

 

Poésie & musique sur le Dichterwag

 

(sentier des poètes) de Soultzmatt en Alsace

 

 

 

 

 

 

Chronique de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Françoise Urban-Menninger » récitant ses poèmes lors de la nouvelle promenade poétique sur les pentes du Zinnkoepflé (Soultzmatt en Alsace) du « Sentier des poètes », 2025.

 

 

 

À l’initiative du poète Claude Diringer, cofondateur du sentier des poètes et de son ami André Schlegel, une nouvelle promenade poétique s’est déroulée dernièrement sur les pentes du Zinnkoepflé.


 

Sous l’intitulé « A friejohr fer unsri Sproch », des poètes ont lu leurs écrits en alsacien mais aussi en allemand et en français. L’écrivain Jean-Paul Sorg a rendu un vibrant hommage à Albert Schweitzer en lisant quelques pages de ses lettres empreintes d’une délicate poésie adressées à Hélène Bresslau, sa future épouse.

Les auteurs de la vallée de Munster, réunis dans l’ouvrage de témoignages « Mon Schweitzer », publié à l’initiative de Francis Guthleben, étaient également de la partie pour évoquer le grand humaniste dont on célèbre cette année le 150 e anniversaire de naissance.

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger « Réunion poétique & musicale du sentier des poètes » lors de la nouvelle promenade poétique sur les pentes du Zinnkoepflé (Soultzmatt en Alsace)», 2025.

 

 

Ba Banga Nyeck, inventeur du balafon chromatique et Jean-Paul Kirtz, clarinettiste présent depuis l’inauguration du sentier, ont accompagné au son de leurs instruments Aminta Marie Dupuis, Martine Blanché, Claude Diringer, Françoise Urban-Menninger, Béatrice Koch, Angèle Rohmer, Guy Michel, Jean-François Schwaiger jusqu’au caveau Feltz où le viticulteur Seppi Landmann leur a conté l’histoire du vin de glace. Et c’est autour d’un verre que les diseurs de vers ont clos cette rencontre où planaient les figures emblématiques d’Albert Schweitzer et de Louis Schittly, le chantre du Sundgau qui vient de nous quitter.

 

© Françoise Urban-Menninger, juillet 2025.

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Poésie et musique sur le Dichterwag (sentier des poètes) de Soultzmatt en Alsace », avec deux photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 3 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-poesieetmusique

 

 

 

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7 mai 2025 3 07 /05 /mai /2025 15:42

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Dossiers majeur & mineur | Articles & témoignages | Poésie visuelle / Poésie & mode | Revue Matrimoine | Voix / Voies de la sororité

 

 

 

 

 

 

 

Ma rencontre avec Hélène de Beauvoir

 

 

 

 

 

 

Témoignage historique par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la Lettre de l’artiste Hélène de Beauvoir à l’autrice Françoise Urban-Menninger.

 

 

 

Un jour, j’appris qu’en Alsace vivait Hélène de Beauvoir, la sœur de Simone dont j’avais lu presque tous les livres. Je venais de publier La confidence des Abeilles, un recueil de poèmes plus particulièrement destiné aux enfants mais « accessible aussi aux adultes » lui précisai-je dans le petit mot qui accompagna mon envoi à l’instar d’une bouteille que j’aurais jetée à la mer.

 

Crédit photo : Portrait de l’artiste Hélène de Beauvoir jeune. Capture d’écran de la photographie libre de droits de Wikipédia.

 

 

Sa lettre que je reçus en retour et, que je conserve précieusement dans mes archives, fut pour moi un merveilleux cadeau car, non seulement, elle m’écrivait qu’elle aimait mes poèmes et avait une préférence pour le grand Monsieur, mais de surcroît, elle m’invitait à visiter son atelier à Goxwiller !

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image du poème préféré d’Hélène de Beauvoir du recueil de poèmes La confidence des Abeilles de Françoise Urban-Menninger et intitulé « Le grand Monsieur ».

 

C’est par un après-midi ensoleillé d’automne, en octobre 1994 que je me rendis dans sa ferme où Hélène m’accueillit enveloppée dans un immense tablier bleu car elle achevait au marteau-piqueur une œuvre monumentale sur plexiglas.

 

Elle évoqua pour moi de nombreux souvenirs empreints de nostalgie car elle me déclara en soupirant « avoir été oubliée par Paris » mais également par les protagonistes de l’art en Alsace. Seule une télévision japonaise s’était hasardée à se déplacer pour la filmer et recueillir ses réflexions sur sa quête artistique.

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la peinture « 2 Mai-1968 » par Hélène de Beauvoir. Photographie prise au musée Würth à Erstein.

 

Ce même après-midi, elle me confia que c’est elle, et bien avant que Simone ne s’emparât du sujet, qui avait exprimé des idées féministes précurseuses dans ses toiles et en avait fait l’un des combats de sa vie. Et nous le savons, pour l’avoir lu dans les récits de Simone que cette dernière avait eu parfois peu d’indulgence pour les œuvres de sa sœur qu’elle surnommait « Poupette ».

 

Après m’avoir montré plusieurs de ses tableaux, Hélène de Beauvoir, toujours débordante d’énergie, m’avoua sur un ton d’espièglerie enfantine et en pouffant dans son poing, que chacune de ses toiles recelait une note d’humour connue d’elle seule. « C’est mon petit secret », avait-elle ajouté, l’œil malicieux.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la peinture « 2 Mai-1968 » par Hélène de Beauvoir. Photographie prise au musée Würth à Erstein & dialogue avec une des robes de la styliste Cléone.

 

 

Fort heureusement, quelques années plus tard, Hélène qui se croyait « oubliée », a bénéficié d’une magnifique rétrospective en 2018 au Musée Würth à Erstein où ses œuvres furent rassemblées par un couple d’Allemands qui avait racheté sa ferme. Ils ne la connaissaient pas mais ils se sont passionnés pour cette artiste qui avait vécu avant eux dans leur demeure et qui, très certainement, leur avait fait signe jusque dans leur inconscient.  Ce fabuleux hommage fut accompagné par un dialogue inédit avec les robes, emplies de magnificence, créées par la styliste Cléone, qui après avoir quitté Paris, œuvre aujourd’hui à la Petite-Pierre en Alsace mais dont les créations sont connues de par le monde.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la peinture « 2 Mai-1968 » par Hélène de Beauvoir. Photographie prise au musée Würth à Erstein & dialogue avec une autre robe de la styliste Cléone.

 

Ce sont ces images-là, belles et fortes, le sourire radieux d’Hélène, ses toiles qui égrènent les notes douces-amères de la musique du monde qui, parfois reviennent en boucle faire tourner le manège de mes réminiscences.


 

© Françoise Urban-Menninger

C’est l'histoire de ma rencontre avec Hélène de Beauvoir, accompagnée de sa lettre, du poème qu'elle aimait et de photographies de ses toiles prises au musée Würth à Erstein, certaines dialoguent avec les robes de la styliste Cléone.

 

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Ma rencontre avec Hélène de Beauvoir » avec cinq photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 7 mai 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/fum-helenedebeauvoir

 

 

 

 

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APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.

L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.

SIÉFÉGP, 27 novembre 2025

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