21 août 2024 3 21 /08 /août /2024 18:07

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Annonces diverses / Appels à contributions

 

 

 

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Violences, savoirs & care :

 

Qu'en est-il de la santé ?

 

 

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FéminÉtudes

Revue féministe pluridisciplinaire

 

 

 

 

© Crédit photo :  Capture d'écran de l'image de la page officielle de la revue féministe pluridisciplinaire « FéminÉtudes », Capture prise par LPpdm du site https://iref.uqam.ca/revue-feminitude/ le 21 août 2024.

 

 

La revue féministe pluridisciplinaire FéminÉtudes lance un appel de textes (articles de recherche, essais, créations littéraires) et de contributions artistiques jusqu’au 5 septembre 2024, sous le thème « Violences, savoirs et care : Qu'en est-il de la santé ? ». Tous les détails se trouvent ci-dessous, dans le document PDF ci-joint et sur l’événement Facebook : https://www.facebook.com/share/PYKNtF7r96MMHLqj/.

Le comité de rédaction de FéminÉtudes

 

 

Argumentaire

 

FéminÉtudes est un collectif autogéré par des étudiant·e·s issu·e·s de disciplines multiples, qui s'associent le temps d'un numéro afin de produire une revue. Les perspectives privilégiées par ce collectif sont queer, féministes, anti-racistes et décoloniales. FéminÉtudes constitue une plateforme de diffusion pour toute personne désirant partager les résultats de ses travaux de recherche, de sa démarche artistique, militante, ou de son inspiration en lien avec la thématique sélectionnée. Ce projet, soutenu par l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF) de l’UQÀM, a vu la publication d’en moyenne un numéro par an depuis déjà 29 ans. Pour son 25e volume, le collectif FéminÉtudes a choisi la thématique « Violences, savoirs et care : Qu'en est-il de la santé ? ». La date limite pour soumettre votre contribution est le 5 septembre 2024.

Dans Illness As Metaphor, Susan Sontag (1978) définissait déjà le caractère universel de l’expérience de la douleur, de la maladie : « Illness is the night-side of life, a more onerous citizenship. Everyone who is born holds dual citizenship, in the kingdom of the well and in the kingdom of the sick. Although we all prefer to use only the good passport, sooner or later each of us is obliged, at least for aspell, to identify ourselves as citizens of that other place » (p. 3). Depuis le début de la pandémie de COVID-19, il semble que l’intérêt pour les questions touchant la santé et les soins débordent des milieux académiques, scientifiques et, plus généralement, de l’espace de l’hôpital et de la clinique, bref, hors des espaces « officiels » des soins. Les réseaux de soutien, les cercles de résilience, les espaces où l’on discute des questions de santé, où l’on expose des témoignages, où l’on développe et partage un savoir expérientiel, traditionnel ou alternatif se multiplient, se complexifient et questionnent de plus en plus une forme de suprématie du médical émanant des réseaux de soins.

À cela s'ajoutent les enjeux collectifs de discriminations vécues par les patient·e·s dans les milieux de soins. L'histoire de Joyce Echaquan, décédée sous les insultes racistes d'employé·e·s de l'hôpital de Joliette en 2020, a contribué à révéler les enjeux de racisme systémique encore bien présents dans le réseau de la santé (Basile et Brodeur Girard, 2021). Plus récemment, les mobilisations d'extrême-droite visant à restreindre voire à interdire l'accès aux soins d'affirmation de genre ont mis en lumière la transphobie et la pathologisation des transidentités. Des témoignages de décrédibilisation de la parole des femmes, de grossophobie médicale, de violences obstétricales, de capacitisme et de psychophobie, pour ne nommer que quelques exemples, abondent. Ces vécus nous rappellent l'importance d'interroger la reproduction des systèmes d'oppression par les organismes de santé et questionnent à la fois la cohabitation des représentations de la santé, l’hégémonie de la médecine occidentale et la nécessité d’un tournant paradigmatique qui se développe à partir de positionnalités différentes du système dominant occidentalocentré et cishétéronormé.

Cette crise de l’autorité médicale repose en partie sur cette conception de la santé comme idée socialement construite: elle est à la fois philosophique, politique, sociale, culturelle. Elle met en lumière des violences systémiques tout comme elle met en évidence les limitations de la médecine à totalement cerner et encadrer l’aspect protéiforme de la santé et la complexité qui le caractérise. Si la douleur est habituellement traitée uniquement par le corps médical, elle est aussi « a matter of perceptual and philosophical import. Researchers agree that any pain experience combines bodily, emotional, and cultural factors in a complex interaction that makes pain at once generalizable across human bodies and specific to individuals within social and family groups » (Mintz, 2013, p. 2). La libération de la parole s’articule aussi à travers les initiatives de soignant·e·s cherchant à influencer leur milieu, à dynamiser et à démocratiser l’accès aux soins en dépoussiérant des postulats qui ne rejoignent plus toujours une société multiforme : programmes Planetree, pratiques des sages-femmes, démarches de sécurisation culturelle ou approche sensible aux traumas, par exemple. Dans son essai Sister Outsider publié en 1984, Audre Lorde se refuse au silence et fait le choix de reconnaître le pouvoir qui émerge de cet état de proximité aiguë et souffrant avec la mort, avec un corps livré à la maladie, mais surtout, à des réseaux de soins homogènes, qui ne répondent pas à la particularité de sa condition :

But we all hurt in so many different ways, all the time, and pain will either change, or end. Death, on the other hand, is the final silence. And that might be coming quickly, now, without regard for whether I had ever spoken what needed to be said, or had only betrayed myself into small silences, while I planned someday to speak, or waited for someone else's words. And I began to recognize a source of power within myself that comes from the knowledge that while it is most desirable not to be afraid, learning to put fear into a perspective gave me great strength. (p.41)

Ses écrits montrent la potentialité de la vie communautaire qui se construit en dehors des réseaux hospitaliers et au sein de milieux familiaux, militants, intimes. Ce texte dur et émouvant de Lorde a engendré un ensemble de résonances et de pistes de réflexion sur l’essence même du care et la nécessité de continuellement la remettre en question, la redéfinir, la confronter. Cette perspective appelle également à une ouverture de la conception du care au-delà de sa professionnalisation pour lui rendre sa notion politique et sa multidimensionnalité : physique, environnementale, relationnelle.

La diversité des expériences liées à la santé, son accès, sa représentativité, son poids social et moral remettent en question sa prétendue universalité. Les postures de soins divergent, dissonent, se répondent et ne sont pourtant pas mutuellement exclusives. Patient·e·s ., soignant·e·s, intervenant·e·s, aidant·e·s, les vécus se croisent et se mêlent. À partir de ces voix, qui s’inscrivent dans un large ensemble polyphonique, complexe, souvent contradictoire et résolument intersectionnel, comment penser la santé ? Comment penser les soins ? Aux détours des maladies chroniques, des violences systémiques, des impossibilités de poser des diagnostics, des tabous médicaux qui sont désormais mis en lumière, de l’exposition aux formes de soins ancestrales et à la nécessité d’adapter le réseau à toustes, comment penser le care?

Pour ce 25e numéro, le collectif a ciblé plusieurs axes et angles d’approche qui pourraient servir d’inspiration pour proposer une création ou un texte critique :

  • Perspectives du care en santé
  • Violences obstétricales
  • Santé sexuelle (ITSS, endométriose, etc.)
  • Santé reproductive (interruption de grossesse, accès à la contraception, etc.)
  • Santé mentale
    Maladies chroniques (diagnostiquées ou non)
  • Expériences liées à la prise de médication
  • Expériences de la grossesse, de l’accouchement, de la parentalité
  • Expériences de pathologisation (grossesse et accouchement, transidentités, neurodivergences, etc.)
  • Expériences de décrédibilisation, de discrimination dans le milieu de la santé (sexisme et accusations d’hystérie, racisme médical, grossophobie médicale, capacitisme, accès aux soins d’affirmation de genre, effacement des expériences queer, etc.)
  • Accessibilité des soins (assurance maladie et citoyenneté, etc.)
  • Contrôle médical des corps (féminins, racisés, trans, etc.)
  • Perspectives des soignant·e·s (dissonances entre les pratiques et les valeurs, exploitation des travailleur·euse·s, conditions de travail, etc.)
  • Perspectives critiques sur la structure du système de santé (privatisation, etc.)
  • Pratiques marginalisées/pratiques et savoirs alternatifs sur le corps et la santé
  • (pratique sage-femmes, reconnaissance des savoirs expérientiels)
  • Pratiques / démarches de sécurisation culturelle
  • Discours santéistes : injonction à la santé, responsabilisation des individus pour leur santé, santé mesure de la moralité des individus
  • Etc.

Nous encourageons le partage de connaissances issues d’expériences vécues, ainsi que de savoirs perçus comme « alternatifs » ou non académiques. Tous les formats de contributions sont les bienvenus: illustration, photographie, bande dessinée, poésie, fiction, témoignage, entrevue, article, essai, critique… Considérant notre désir de publier le maximum de textes, veuillez noter que nous établissons une limite approximative de 5000 mots.

Nous demandons que les textes soient rédigés suivant un mode d’écriture inclusive uniforme. Vous pouvez vous référer au Guide d’écriture inclusive (2020) de la revue, mais nous accueillons aussi la créativité linguistique de toustes.

FéminÉtudes se positionne également sur le choix des textes et contributions en donnant la priorité aux personnes issues de l’intersection des marges. Nous invitons donc celleux qui sont à l’aise à nous mentionner leur(s) positionnement(s) et identité(s), avec l’optique de privilégier la publication de contributions réalisées par des personnes directement concernées par les enjeux qu’elles soulèvent.

Prenez également note que toutes les productions sélectionnées feront obligatoirement l’objet d’un processus de révision et/ou de réécriture.

Comme la sélection du contenu se fera de manière anonyme, nous vous demandons d’envoyer deux copies de votre texte dans le même courriel à l’adresse : feminetudes.textes@gmail.com: l’une avec vos coordonnées (nom, prénom, adresse courriel, téléphone) et l’autre non identifiée. Pour toute question ou demande de précision, nous vous invitons à nous écrire à l’adresse feminetudes.textes@gmail.com ou sur notre page Facebook.

Veuillez envoyer votre contribution à l’adresse feminetudes.textes@gmail.com avant le 5 septembre 2024.

Références mobilisées

Agin-Blais, M., Giroux, A., Guinamand, S., Merlet, É., Parenteau-L., C. et Rinfret-Viger, S. (2020). Guide d’écriture inclusive. FéminÉtudes, les auteurices.

Basile, S. et Brodeur Girard, S. (2021, 18 mars). Le «Principe de Joyce» et le droit de vivre en santé. Le Devoir.

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/597105/le-principe-de-joyce-et-le-droit-de-vivre-ensante

Lorde, A. (2007). Sister outsider : Essays and speeches. Crossing Press.

Mintz, S. B. (2013). Hurt and Pain: Literature and the Suffering Body. Bloomsbury.

Sontag, S. (1988). Illness as Metaphor. Farrar, Straus and Giroux.

Références supplémentaires

Ahmed, S. (2006). Queer phenomenology: orientations, objects, others. Durham: Duke University Press.

Anzaldúa, G., et Keating, A. (2002). This Bridge We Call Home: Radical Visions for Transformation. New York: Routledge

Bennett, J. (2010). Vibrant matter: a political ecology of things. Durham: Duke University Press.

Butler, J. (2006). Gender trouble: feminism and the subversion of identity. Routledge classics. New York: Routledge.

Butler, J. (2011). Bodies that matter: on the discursive limits of ‘’sex’’. Routledge classics. Abingdon, Oxon ; New York, NY: Routledge.

Cheng, A. A. (2001). The Melancholy of Race. Race and American Culture. Oxford: Oxford University Press.

Conseil des Atikamekw de Manawan et Conseil de la Nation Atikamekw. (2020). Principe de Joyce. https://www.atikamekwsipi.com/public/images/wbr/uploads/telechargement/Doc_Principe-de -Joyce.pdf

Crimp, D. (2004). Melancholia and Moralism: Essays on AIDS and Queer Politics. 1. MIT Press paperback ed. Cambridge, Mass: MIT Press.

Delvaux, M. et Bélanger, J. (2022). Les allongées. Héliotrope.

Frank, A. W. (2013). The wounded storyteller: Body, illness & ethics. University of Chicago Press.

Lambrichs, L. L. (2011). Le livre de Pierre: psychisme et cancer. Nouvelle éd. Paris: Éd. du

Seuil.

Lévesque, C. (2015). Promouvoir la sécurisation culturelle pour améliorer la qualité de vie et les conditions de santé de la population autochtone. Revue Droits et Libertés, 34(2), 16-19.

Muñoz, J. E. (2013). Disidentifications: Queers of color and the performance of politics (Vol. 2). U of Minnesota Press.

Preciado, P. B. (2023), Dysphoria Mundi. Grasset.

Federici, S. (2020). Par-delà les frontières du corps. Éditions divergences.

Gendron, K., Harel, S., Mavrikakis, C., et Millot, P. (2024). La réinvention des corps : une incursion organique dans les domaines de la culture et de la médecine. Presses de l’Université Laval.

 

 

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Pour citer cet argumentaire inédit

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FéminÉtudes (Revue féministe pluridisciplinaire), « Violences, savoirs et care : Qu'en est-il de la santé ? », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 21 août 2024. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/noiii/feminetudes-pourleno25

 

 

 

 

 

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20 août 2024 2 20 /08 /août /2024 13:29

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossier mineur | Florilège | Nature en poésie / Astres & animaux | Spiritualité en poésie... & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Créations poétiques

 

 

 

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Le miracle du jour

 

 

& de la nuit (I & II)

 

 

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Écopoèmes de

 

Mariem Garaali Hadoussa

 

Artiste plasticienne & poète

Présidente de lassociation « Voix de femme nabeul »

 

 

 

 

Crédit photo : Peinture figurative de la déesse de la nuit « Nyx » tombée dans le domaine public. Capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons.

 

 

I

 


 

Les bras du ciel embrassent l'aube

 L'extinction de la dernière étoile

Brise le silence de la nuit

Lui retirant son dernier souffle 

La lumière du jour naissant

Chatouille les gosiers 

Chants et battements d'ailes

Sur le bord de la fenêtre 

Plus rien ne me retient au lit

Recevoir l'éclat d'un nouveau jour

C'est Re~naître à la vie et n'être 

Que ce réceptacle de lumière.

 

 

Crédit photo : Peinture figurative de la déesse de la nuit « Nout » sur un sarcophage & tombée dans le domaine public. Capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons.

 

 

I

 

 

En plein jour

Il fait nuit

Ce genre de nuit 

Qu'on ne voit que lorsque  

qu'on ferme les yeux

Quand on descend aux abîmes 

On est En plein jour

Mais on ne voit rien

Le cœur se ferme

La tête se vide

On n'est plus personne 

Après avoir perdu 

la culture de l'Amour !

 

7.8.24

 

 

© Mariem Garaali, août 2024.

 

 

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Pour citer ces écopoèmes & inédits

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Mariem Garaali Hadoussa, « Le miracle du jour et de la nuit (I et II) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 20 août 2024. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2024/noiii/mgh-journuit

 

 

 

 

 

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16 août 2024 5 16 /08 /août /2024 17:27

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossier majeur | Florilège | Nature en poésie / Astres & animaux  | Catastrophes & faits divers

 

 

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le mot soleil

 

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Poème surréaliste de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Peintures par

 

André Evard

 

Artiste peintre Suisse (1876-1972)

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Photographie de la peinture de nature morte, paysage naturel, no 1, par l'artiste André Evard prise au Musée Messmer à Riegel en Allemagne.

 

 

Ce poème surréaliste s'inspire de la canicule. Il est illustré par des peintures de l'artiste suisse André Evard photographiées par Claude Menninger au Musée Messmer à Riegel en Allemagne.

 

le mot soleil

 

 

 

le mot soleil

brûle ma page blanche

et la transperce

de son œil irradiant


 

le mot soleil

me nargue au bout de ma plume

car j’ai perdu mes ailes

pour voler jusqu’à lui

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Photographie de la peinture de nature morte, paysage naturel, no 2, par l'artiste André Evard prise au Musée Messmer à Riegel en Allemagne.

 

 

le mot soleil

roule sa tête entre mes vers

car je l’ai vidé de sa lumière

pour éclairer mon ombre


 

le mot soleil

a mis un point final

au rêve d’Icare

en faisant fondre le nôtre

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Photographie de la peinture d'une femme, no 3, par l'artiste André Evard prise au Musée Messmer à Riegel en Allemagne.

 

 

le mot soleil

si je l’attrape aujourd’hui

je le trempe dans l’eau froide

pour rafraîchir ma page blanche


 

mais le mot soleil

m’a clouée dans ce poème

où dans chacun de ses rayons

mon âme se consume


 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

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Pour citer cet écopoème (surréaliste, climatopoétique, inédit) & ces photographies inédites

 

Françoise Urban-Menninger, « le mot soleil », poème illustré par trois peintures de l'artiste André Evard photographiées par Claude Menninger, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 16 août 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/fum-lemotsoleil

 

 

 

 

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15 août 2024 4 15 /08 /août /2024 18:16

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossier mineur | Florilège | S'indigner, soutenir, Lettres ouvertes & hommages

 

 

 

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Annie Le Brun :

 

 

un bref hommage

 

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Texte & images

Camille Aubaude

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

Blogue officiel :https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, Première de couverture de l'œuvre intitulée « Appel d'air. [Pour en finir avec la haine de la poésie] » par Annie Le Brun, image no 1 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

 

Annie Le Brun nous a quittés. Elle nous manque ! 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, Annie Le Brun, image no 2 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

 

 

Je vénère Annie Le Brun, une des rares vraies personnes et une écrivaine de qualité du féminisme des années 1970. C’est curieux que l’on n’ait pas employé pour elle le terme d’« amazone », sans doute à cause de son rapatriement aux thèses surréalistes. Cette femme si extraordinaire est inclassable et elle le restera, car elle est toujours juste, instructive, amusante, jusque sur les plateaux télé les plus douteux.

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, Annie Le Brun, image no 3 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

© Crédit photo : Camille Aubaude, Annie Le Brun, image no 4 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

 

 

Je ne suis pas toujours d’accord avec ses phrases définitives sur son divin Marquis, vu que les  phrases définitives peuvent s’appliquer à tout : ainsi, « on n’en a jamais fini avec » Gérard de  Nerval, Christine de Pizan ou Catherine d’Amboise. 

Ou Annie Le Brun…

La révolte lyrique de cette exaltée de l’ombre est unique et il faut souhaiter que d’autres femmes la continuent. 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, Annie Le Brun, image no 5 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

 

Sa personnalité à la fois « de toujours » et résolument contemporaine fait qu’il n’est plus question de courage, mais d’éclat. 

Annie Le Brun laisse une œuvre sans souci de l’art, et encore moins de l’ordre. Elle a suivi la trajectoire d’un astre qui file dans la nuit. Son lointain intérieur est supérieur à tout ce que fabrique le monde intellectuel français d’aujourd’hui, car s’y laisse entrevoir la science d’un trou noir, ce « principe d’excès » d’énergie.

Comme elle nous manque !

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, Annie Le Brun, image no 6 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

 

 

Tombeau d’Annie Le Brun



Son regard et sa voix se déploient entre VOIR et DIRE  

dans le paysage agité de vents contraires de la Terre en effroi 

qui ne sera jamais plus comme avant.


Son œil est ciselé : il n’attaque par les moulins, 

ni ne transgresse les chaumières, il s’étire.

Sa bouche décousue est humaine passion

défiant les nuées des langages.



Ses dents mystérieuses quêtent l’Espoir 

de l’Amour qui va reparaître quand

son souffle aux couleurs du temps

anime la dissolution du monde.



Tandis que rien ne s’établit
son esprit sectionne les oripeaux des modes
pour revêtir le rythme pur de la mer
qui fluctue sur le rocher des naufragés

 

 

© Camille Aubaude. Mardi, 13 Août 2024, La Maison des Pages.

Voir aussi : https://www.facebook.com/watch/?v=316500249799556 et https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/cpb88012391/annie-le-brun

 

***

 

Pour citer cet hommage, illustré & inédit

 

Camille Aubaude (hommage & photographies), « Annie Le Brun : un bref hommage », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 15 août 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/ca-annielebrunhommage

 

 

 

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Dernière mise à jour le 20 août 2024 (Ajout d'une citation poétique et des références de ce billet)

 

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12 août 2024 1 12 /08 /août /2024 15:39

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossier mineur | Articles & témoignages / Agenda poétique Événements poétiques avec des membres de notre rédaction | Revue culturelle des continents 

 

 

 

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"Les Olympiades Poétiques" : étonnant

 

festival de poésie dans le XVe

 

Arrondissement  de Paris

 

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Texte & affiches fournies par

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

© Crédit photo : Le visuel officiel llustré de la 3e édition du festival de poésie dans le XVArrondissement de Paris « Les Olympiades Poétiques » organisé par l’Association Apulivre en juin 2024.

 

 

 

Les Olympiades Poétiques, c’est la dénomination du 3ème festival « La Tour Poétique », organisé par l’Association Apulivre* qui s’est déroulé du 13 au 15 juin 2024 à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 15e arrondissement de Paris.

 

Ce festival est le fruit du travail de Hacen Lekfi et Amar Benamouche, Président et Secrétaire général de l’Association Apulivre.

 

Tourné vers les cinq continents, ce festival a rendu hommage à cinq figures emblématiques en matière de défense des droits humains. À ce compte citons le poète français Victor HUGO pour l’Europe, le poète et chanteur algérien Lounès MATOUB, (ndlr, assassiné le 28 janvier 1998) pour l’Afrique, la poète et essayiste féministe japonaise Akiko YOSANA pour l’Asie, la poète et militante australienne Oodgeroo NOONUCCAL pour l’Océanie et la poète et écrivaine militante américaine Phillis WHEATLEY pour l’Amérique. 

 

Le clou du festival c’est un ouvrage collectif réunissant des essais, des conférences et des poèmes  sous la plume de treize poètes et écrivains, intitulé : Poésie, Luttes et Combats, dirigé par Amar Benamouch, préfacé par Rachida BELKACEM et publié aux Éditions Milot.

Clin d’œil au JO de Paris 2024 : les peintures des jumeaux Vladimir et Slobodan PESKIREVIC non loin celles de Sarah MOSTREL et d’autres.

 

 

© Crédit photo : Le visuel officiel llustré par les 4 portraits photographiques des lauréates & lauréats de la 3e édition du festival de poésie dans le XVArrondissement de Paris « Les Olympiades Poétiques » organisé par l’Association Apulivre en juin 2024.

 

 

La présence des Éditions du Cygne en tant que partenaire de ce festival est à signaler également. Une exposition photographique de sa jeune et talentueuse auteure Manon Godet sur le thème du «  Désir » a fait sensation.

Performances poétiques et musicales, lectures, conférences, chansons avec Sarah MOSTREL étaient au programme. Le Secrétaire général Amar Benamouche a honoré quatre poètes en remettant à chacun d’eux un Tableau d’Honneur. Il s’agit de : Ghanima AMMOUR, Ben MOHAMED, Pedro VIANNA et votre servante.

 

© Maggy DE COSTER

 

*ndlr : Apulivre : contraction de Apulée (poète, écrivain, orateur de l’Empire romain) et de livre.

 

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Pour citer ce texte inédit & illustré 

 

Maggy De Coster, « "Les Olympiades Poétiques" : Étonnant festival de poésie dans le XVe Arrondissement  de Paris », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Voletmis en ligne le 12 août 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/mdc-festivalolympiadespoetiques

 

 

 

 

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Bienvenue !

 

 

APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.

L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.

SIÉFÉGP, 27 novembre 2025

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    IMPORTANT ! LA RÉDACTION REPORTE SON THÈME ENTREPRIS AUTOUR DES SORCIÈRES À UNE DATE ULTÉRIEURE ET LE REMPLACE PAR LE DOSSIER CARTE BLANCHE SUR LES BOUQUETS CHEZ LES CRÉATRICES EN POÉSIE ET ARTS. ON PUBLIE UNE SÉLECTION DE VOS BOUQUETS POÉTIQUES, ARTISTIQUES,...
  • Francine Caron, Amours animales, récit-roman, Passage obligé, Voix Tissés, 2025
    N°I | HIVER 2026 | 1ER VOLET « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages | Astres & Animaux / Nature en poésie Francine Caron, Amours animales, récit-roman, Passage obligé, Voix Tissés, 2025 Portrait poétique...
  • Invisible mais debout
    N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Florilège / Le Printemps des Poètes 2026 | Voix de Danaé Invisible mais debout Poème engagé & féministe par Nina Lem Crédit photo : Nicolas Poussin (1594-1665), illustration représentant...
  • Biographie de Léla LASHKHI
    Biographie & publications disponibles numériquement Léla LASHKHI Poétesse, autrice, journaliste & metteuse en scène de formation © Crédit photo : Portrait photographique de la poétesse géorgienne, Léla LASHKHI. Née en Géorgie, Léla Lashkhi vit en France...
  • Salut. Je suis ton ego., Langue de survie et seuil
    N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes 2026 | & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques Salut. Je suis ton ego., Langue de survie & seuil Poèmes engagés & féministes...
  • La lettre
    N°I | HIVER 2026 | CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Muses au masculin | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages La lettre Poème engagé par Berthilia Swann Poétesse & autrice engagée Crédit photo : Henri Martin (1860-1943), « Le Printemps », peinture...
  • À PARAÎTRE PROCHAINEMENT : Une odyssée poétique sans frontières
    N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Articles & témoignages | Métiers du livre | Revue Culturelle des Continents / Invitations à lire | Annonces diverses / Avis de parution & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Varia...
  • Humanité
    N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Poésie & Littérature pour la jeunesse | Handicaps & diversité inclusive | Faits divers | faits de sociétés & catastrophes | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages Humanité Image fournie & poème...
  • La liberté diverge sous les cieux
    N°I | HIVER 2026 | 1ER VOLET « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Florilège / Le Printemps des Poètes 2026 | Philosophies & sagesses en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques La liberté diverge sous les cieux Portrait poétique...
  • La Journée Mondiale de la Culture africaine et afrodescendante
    N°I | HIVER 2026 | 1ER VOLET « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur / Muses au masculin | Revue Culturelle des Continents / Invitations / Annonces diverses & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Varia & Actualité La Journée Mondiale de la Culture...