12 juillet 2025 6 12 /07 /juillet /2025 17:19

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Actions pour l'égalité des sexes [publication numérique uniquement du texte] & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

Prix Littéraire Dina SAHYOUNI (5ème édition pour le 8 mars 2026)

 

 

 

 

 

 

 

SIÉFÉGP ou

Société Internationale d'Études des Femmes 

 

& d'Études de Genre en Poésie

 

 

 

Crédit photo : Portrait de l’autrice  « Ana de Castro Egas », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran de l’image libre de droits du site Commons.

​​​

 

En hommage à la fondatrice de la SIÉFÉGP (sa maison d'édition, ses collections, ses distinctions sauf celle-ci, ses presses féministes numériques et imprimées, son encyclopédie, son Académie Claudine de Tencin, son unité de recherche, sa bibliothèque, sa maison d'édition et bien d'autres organismes) la poétologue Dina Sahyouni (autrice immigrée, diagnostiquée autiste asperger à l'âge de 47 ans), Le Prix Littéraire Dina SAHYOUNI récompensera pour sa cinquième édition le 8 mars 2026 l'œuvre d'une écrivaine immigrée, réfugiée ou exilée*. L'écrivaine distinguée par ce Prix aura un certificat officiel sous forme d'attestation & un article journalistique autour de, ou sur, l'œuvre primée et/ou de la lauréate (à paraître dans la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES).

 

 

Conditions pour y concourir :

​​​​​

1. Ce Prix est international et gratuit, les autrices non francophones peuvent y participer.

2. Ce Prix concerne de préférence les ouvrages parus dans les deux ans précédents. Les œuvres à paraître jusqu'au 31 janvier 8 mars 2026 sont recevables. Pour sa cinquième édition, l'association SIÉFÉGP organisatrice de ce Prix accepte également les œuvres parues entre janvier 2021 et décembre 2023. La SIÉFÉGP n'accepte aucun ouvrage paru avant janvier 2021 (en prenant en compte sa première édition ou sa dernière réédition en date).

 

3. Être une écrivaine immigrée, exilée ou réfugiée dans le pays de sa résidence principale (en France ou ailleurs dans le monde).

 

4. Chaque autrice peut déposer à la SIÉFÉGP une seule œuvre par édition de la distinction pour participer à la sélection de l'ouvrage à récompenser.


5. La même autrice ne peut être lauréate de cette distinction plus de trois fois. Dans ce cas, la distinction est attribuée à chaque édition à un genre littéraire différent. Ce prix s'attribue donc une seule fois au même genre littéraire, au même ouvrage de la même candidate. Ces mêmes conditions s'appliquent à l'attribution à titre posthume de cette distinction pour des ouvrages uniquement inédits de l'autrice et publiés selon la condition de l'article 2 cité ci-dessus.​​​​​​

 

6. Les traductions sont acceptées. Les œuvres collectives sont rejetées. Chaque candidate doit être l’autrice principale de l’œuvre proposée.

 

7. Les essais, poésies, nouvelles, romans, fables, contes, récits, études, éditions critiques... sont acceptés. Autrement dit, les genres littéraires, les études littéraires et les genres apparentés aux genres littéraires et aux études littéraires sont admis.

 

8. Les œuvres poétiques ou portant sur la poésie sont privilégiées, toutefois le résultat des votes du jury est irrévocable.

 

9. La candidature se fait par l’envoi postal de six exemplaires de l'œuvre & de six exemplaires de la biographie de la participante ou un exemplaire électronique (en format PDF de l'œuvre) accompagné par un document PDF de la biographie de l'écrivaine du 21 juillet 2025 au 15 janvier 15 février 2026 compris au siège social de l'association SIÉFÉGP à Grenoble (24 rue Lucien Andrieux) ou par courriel à contactlppdm@pandesmuses.fr avec l'objet « Candidature pour le Prix Littéraire Dina SAHYOUNI 2026 » ou par l'envoi des livres en format audio ou vidéo en courrier électronique à la messagerie susmentionnée.

 

10. La candidate doit être éditée par une maison d'édition (à compte d'auteur, à compte d'éditeur, associative, etc.) Les tapuscrits inédits non publiés, ni programmés à paraître jusqu’au 31 janvier 8 mars 2026 sont refusés. Une œuvre qui n'a pas été primée peut être présentée au jury deux fois supplémentaires (à partir de la première participation, ce qui fait trois candidatures de l’autrice pour le même livre en respectant l’article 2).

 

11. L'autrice d'une œuvre présentée à cette distinction ne peut ni être un membre du jury, ni être une personne de la famille proche (mère, grand-mère, fille, petite-fille, sœur, conjointe, belle-fille, nièce directe, personne assimilée...) d'un membre du jury.

 

12. Selon le souhait de Dina Sahyouni, ce Prix poétique ne ne doit pas récompenser l'écrivaine de l'œuvre primée par une somme d'argent car cela représente un contresens. Ce qui est réellement nécessaire à une écrivaine, exilée, immigrée ou réfugiée, ce sont la reconnaissance et la valorisation de ses créations, et non pas une récompense monétaire. Les personnes deviennent des réfugiées, des immigrées ou des exilées pour des raisons multiples. L'argent n'a aucune valeur quand ce qui est attendu c'est l'égard.

 

 

Des écrivaines confirmées désignées par la SIÉFÉGP sélectionneront dès le 31 janvier 19 février 2026 dans un premier temps quelques livres (dix maximum mais habituellement trois ou quatre). Ensuite, les membres du jury votent pour désigner l'œuvre gagnante dès le 5 mars 2026. En cas d’égalité des votes attribués à deux livres par le jury, les deux œuvres seront primées par ce prix. L'annonce du résultat final apparaît publiquement et aura lieu le 8 mars 2026 par l’intermédiaire de la revue féministe LE PAN POÉTIQUE DES MUSES**

 

 

 

Pour information :

 

Le 8 mars cette distinction a été octroyée pour

 

— la première fois en 2022 à la lauréate Irina MOGA pour son œuvre intitulée « Variations sans palais » parue aux éditions L’Harmattan.

— la deuxième fois en 2023 à la lauréate Imèn MOUSSA pour son œuvre intitulée « Il fallait bien une racine ailleurs » parue aux Éditions L’Harmattan.

— la troisième fois en 2024 à la lauréate Imèn MOUSSA pour son œuvre intitulée « Genre et émancipation des femmes dans la fiction maghrébine contemporaine » parue aux Éditions Manuscrit-Savoirs en 2023 & préfacée par l’autrice Madame Sylvie BRODZIAK.

— la quatrième fois en 2025 à la lauréate Arwa BEN DHIA pour son œuvre intitulée « Les quatre et une saisons » parue aux Éditions du Cygne, (Paris 2024) et Éditions Arabesques, (Tunis 2024).

 

Membres invités du Jury : 

 

Arwa BEN DHIA, Maggy DE COSTER, Hanen MAROUANI, Irina MOGA, Imèn MOUSSA, Dina SAHYOUNI (représentée).

 

Membres organisateurs du jury pour la SIÉFÉGP : 

Revues poéféministes ORIENTALES & LE PAN POÉTIQUE DES MUSES.

 

 

* Cette distinction est inclusive, bienvenue aux personnes dites « En situation de handicap » et « LGBTQ+ » !

** Une cérémonie de remise de prix pourrait être envisagée ultérieurement.

 

__________

 

Pour citer le lancement de l'édition du Prix littéraire du 8 mars 2026

 

SIÉFÉGP, « Prix Littéraire Dina SAHYOUNI (5ème édition pour le 8 mars 2026) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 12 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2025noiii/siefegpprixdinasahyouni

 

 

 

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Dernière modification : le 15 juillet 2025 (changement impératif de la date de la participation à l’édition du 8 mars 2026)

 

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7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 16:51

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception | Dossier | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Critiques poétiques & artistiques

 

 

 

 

 

« Nos coutures apparentes » : Imèn MOUSSA signe un recueil qui démêle l’âme

 

 

 

 

 

 

Critique & photographies (fournies) par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

 

© Crédits photos : Paysage champêtre de nature morte avec la première de couverture illustrée par l’artiste plasticienne Najet Dhahbi du recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » suivi du portrait photographique récent de son autrice la poétesse Imèn Moussa.

 

 

La poétesse et chercheuse Imèn Moussa signe un retour sensible et percutant avec son nouveau recueil de poésie, intitulé « Nos coutures apparentes », publié chez Les Constellations. Préfacé par la poétesse et romancière Cécile Oumheni, cet ouvrage confirme une année poétiquement riche pour cette voix singulière de la poésie tunisienne francophone.

 

© Crédit photo : Image du Rayon Poésie d’une Bibliothèque à Tunis qui contient le recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » de la poétesse Imèn Moussa. Photographie prise par une lectrice à Tunis en Tunisie.

 

 

Dans ce nouveau recueil, le titre à lui seul suffit à poser le ton : "Nos coutures apparentes". Il évoque à la fois la vulnérabilité, la force exposée, et les blessures recousues par la résilience. En choisissant de rendre visibles ses coutures, Imèn Moussa fait un geste poétique fort : celui de revendiquer l’imperfection, la réparation et la rébellion créatrice. En effet, les soubassements politiques actuels, les turbulences des relations humaines, le pouvoir de l’amour, la beauté des apprentissages, les traumatismes collectifs sont autant de thématiques qui préoccupent la poétesse et agitent son imaginaire comme des fils tendus entre l’intime et le collectif.

 

 

« Nous avons tous traversé un incendie. 

Nous nous sommes tous un jour ou l’autre pris les pieds dans la toile d’araignée de l’anxiété. 

À un moment où un autre, nous nous sommes tous brisés comme une poupée de porcelaine ». 

 

Édité chez la maison d’édition Constellations, dont le nom évoque déjà un certain imaginaire poétique, le recueil s’inscrit dans un univers entièrement engagé, où chaque poème est une tentative de dire ce qui ne se dit pas, de montrer ce qui est souvent caché. Les constellations, au-delà de l'éditeur, deviennent aussi une métaphore du tissu poétique qu’Imèn Moussa tisse entre les voix, les langues, et les histoires qui l'habitent. À l’instar d’une conteuse, elle nous emmène avec ce recueil dans les tréfonds de l’âme et dans les chemins sinueux de l’indicible.

 

« Elle me raconte le village des sources, 

Le village où l’on a creusé autour de la fontaine pour faire pousser le nombril d’une Femme à Paroles. 

À son pied ils ont inscrit quelques symboles étranges et des mots qui ne vous diront rien : 

Porte tes yeux au soleil
à l’heure qu’il est la gravité a perdu son sens
à l’heure qu’il est ne laisse pas ta peau sur les murs ne sois plus en colère
le silence, ça s’entend ! »  

 

La préface de Cécile Oumheni, autrice franco-tunisienne reconnue pour son écriture à la croisée des cultures, vient introduire cette œuvre comme un dialogue littéraire entre deux femmes poètes issues d'horizons francophones pluriels enrichit. La couverture du livre signée par l’artiste plasticienne de renom Najet Dhahbi nous offre aussi un aperçu sensible sur ce que recèlent les pages du recueil. Tout comme sa couverture, Imèn Moussa nous met face à une écriture qui, à la fois, perturbe et rassure.

 

© Crédit photo : Image du recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » de la poétesse Imèn Moussa. Photographie prise par une autre lectrice à Sousse en Tunisie.

 

Imèn Moussa, qualifiée dans les cercles littéraires de poétesse aux multiples talents et une artiste aux flamboyantes couleurs, continue d’explorer avec passion des formes d’expression hybrides, sincères, et profondément humaines. À travers sa poésie, sa photographie, ses voix off et ses performances scéniques, elle donne voix aux silences, aux marges, au vivant, aux fragments d’identité, sans jamais avoir froid aux yeux. 

 

« En fait, je ne conteste pas, mais j’ai tant de fausses certitudes à congédier loin de mes doigts.
Nous autres, nous n’avons qu’à s’épiler les ailes
pour accueillir nos troubles 

Nous autres, nous n’avons qu’à remonter
l’armature d’un soutien-gorge pour nous confondre avec une femme en liberté
puis, de toi à moi, qui pourrait m’empêcher d’arracher mes fils et mes clous ?
Si je te dérange, ferme les yeux ! »

 

Ce recueil s’inscrit incontestablement dans une dynamique contemporaine de la poésie francophone, qui se réinvente et surprend. Ses vers deviennent le lieu du soin, de la rencontre, de la résistance et de la reconstruction.

 

Tu sais ? J’ai entendu une voix qui m’appelait. Quand je me suis retournée, j’ai cru te voir, toi, terre enracinée dans chaque cœur.
J’ai souri. 

« Un grand sourire comme tu les aimes.
Parce que, tu sais ? Au bout du compte je me suis rappelée que ceux qui naissent sous les oliviers,
cultivent à jamais une tenace liberté
et se tournent toujours vers l’espoir ». 

 

« Nos coutures apparentes » est plus qu’un livre : c’est le geste premier de la littérature : un miroir tendu vers notre humanité commune.

 

© Hanen Marouani, juillet 2025.

 

© Crédit photo : Image du recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » de la poétesse Imèn Moussa. Photographie prise par une troisième lectrice en Bretagne en France.

 

 

À consulter également

 

— La page officielle de présentation du recueil chez la maison d’édition Constellations, URL.https://editionsconstellations.fr/nos-coutures-apparentes/

— L’annonce de parution de cette œuvre par Le Pan Poétique Des Muses « Vient de paraître le recueil de poèmes Nos coutures apparentes par Imèn MOUSSA », URL. https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/noiv/noscouturesapparentes

 

***

Pour citer cet article illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & photographies fournies)« Nos coutures apparentes : Imèn MOUSSA signe un recueil qui démêle l’âme », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 7 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2025noiii/hm-imenmoussanoscoutures

 

 

 

 

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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 17:02

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception | Poésie & musique

 

 

 

 

 

 

Poésie & musique sur le Dichterwag

 

(sentier des poètes) de Soultzmatt en Alsace

 

 

 

 

 

 

Chronique de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Françoise Urban-Menninger » récitant ses poèmes lors de la nouvelle promenade poétique sur les pentes du Zinnkoepflé (Soultzmatt en Alsace) du « Sentier des poètes », 2025.

 

 

 

À l’initiative du poète Claude Diringer, cofondateur du sentier des poètes et de son ami André Schlegel, une nouvelle promenade poétique s’est déroulée dernièrement sur les pentes du Zinnkoepflé.


 

Sous l’intitulé « A friejohr fer unsri Sproch », des poètes ont lu leurs écrits en alsacien mais aussi en allemand et en français. L’écrivain Jean-Paul Sorg a rendu un vibrant hommage à Albert Schweitzer en lisant quelques pages de ses lettres empreintes d’une délicate poésie adressées à Hélène Bresslau, sa future épouse.

Les auteurs de la vallée de Munster, réunis dans l’ouvrage de témoignages « Mon Schweitzer », publié à l’initiative de Francis Guthleben, étaient également de la partie pour évoquer le grand humaniste dont on célèbre cette année le 150 e anniversaire de naissance.

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger « Réunion poétique & musicale du sentier des poètes » lors de la nouvelle promenade poétique sur les pentes du Zinnkoepflé (Soultzmatt en Alsace)», 2025.

 

 

Ba Banga Nyeck, inventeur du balafon chromatique et Jean-Paul Kirtz, clarinettiste présent depuis l’inauguration du sentier, ont accompagné au son de leurs instruments Aminta Marie Dupuis, Martine Blanché, Claude Diringer, Françoise Urban-Menninger, Béatrice Koch, Angèle Rohmer, Guy Michel, Jean-François Schwaiger jusqu’au caveau Feltz où le viticulteur Seppi Landmann leur a conté l’histoire du vin de glace. Et c’est autour d’un verre que les diseurs de vers ont clos cette rencontre où planaient les figures emblématiques d’Albert Schweitzer et de Louis Schittly, le chantre du Sundgau qui vient de nous quitter.

 

© Françoise Urban-Menninger, juillet 2025.

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Poésie et musique sur le Dichterwag (sentier des poètes) de Soultzmatt en Alsace », avec deux photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 3 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-poesieetmusique

 

 

 

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2 juillet 2025 3 02 /07 /juillet /2025 16:42

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Essais ou manifestes | Leçons, méthodes & méthodologies en poésie | Revue poépolitique

 

 

 

 

 

 

 

Des mots pour vaincre & convaincre


 

 

 

 

 

Article inédit par

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

© Crédit photo : « Lyre » dessin non signé appartenant au domaine public. Image photographiée par LPpdm & trouvée dans un recueil de poésie du XIXsiècle.

 

 

 

Les mots sont une arme à double tranchant. Ils peuvent blesser comme ils peuvent panser. De ce fait, ils ont le pouvoir de créer, d’éclairer, de dissuader, de persuader et en résumé, de changer le cours des choses en induisant des prises de conscience. 

Ils doivent être bien pensés avant d’être utilisés pour produire l’effet escompté donc pour ne pas trahir l’intention de base.

On peut utiliser les mots pour fustiger toute atteinte à la liberté individuelle. Et Paul Éluard dans son poème intitulé «  Liberté » a donné la preuve que la poésie est un moyen d’expression pour lutter contre la privation de ce droit inaliénable qui est garantie par l’article 66 de la Constitution.

Quant à la liberté d'expression, elle est elle-même inscrite à l'article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (DDHC) de 1789. Elle participe des droits fondamentaux. La liberté d'expression conditionne l'exercice d'autres libertés comme la liberté d'opinion, par exemple.

Les mots changent de sens pour s’adapter aux contextes socioculturels et pour répondre à des besoins créés par la société de consommation. Ils reflètent également l’influence culturelle et économique des communautés immigrantes avec leurs propres revendications.

 

Qu’en est-il du langage ?

 

Le langage s’enrichit également de l’apport des nouvelles technologiques 

On peut sans conteste dire que la technologie est le fer de lance de l’évolution du langage dans la société 

Malgré la complexité du langage, les êtres humains arrivent toujours à se communiquer même par des gestes simples. Les mots n’ont pas toujours l’exclusivité dans les relations humaines car la communication non verbale y a aussi sa place. Le langage peut revêtir plusieurs formes :

La gestuelle, les expressions corporelles ou faciales ou encore les manifestations physiologiques sans abstraire, bien évidemment le langage des signes. À cela s’ajoutent les émojis, le bruitage, les idéogrammes etc.

Si les mots ont un réel pouvoir de création il n’en demeure pas moins qu’ils ont également le pouvoir d’orienter les comportements et la pensée afin endormir les consciences. Ainsi le réel se trouve maquillé et enjolivé à des fins de manipulation ou de propagande politique. 

 

Qu’en est-il de la littérature ?

 

La littérature est une voie d’éveil intellectuel. Pour étayer notre propos on peut citer Victor Hugo dans  Les derniers jours d’un condamné  où la peine de mort est dénoncée comme étant une barbarie. Cette bataille au long cours a conduit à l’abolition de la peine de Mort en France via la loi du 9 octobre 1981 par l’entremise du Ministre de la Justice Robert Badinter. 

En tant que témoin de son temps, dans Les Misérables, Victor Hugo dénonce les injustices sociales et décrit la misère de l’époque.

La littérature ou la poésie est une force qui attire les autres vers. L’une et l’autre permettent de dire le monde et d’être en résonance avec les êtres vivants qui le constituent et c’est aussi un refuge dans les moments trouble et de vertige. Quant à la poésie tout court, par la brièveté de sa forme, elle se prête mieux à l’apprentissage de la lecture et reste en mémoire plus longtemps. Elle a une fonction cathartique également. 

 

Conclusion

 

Du Moyen Âge à nos jours que d’évolutions les mots n’ont-ils pas connu ? En faisant l’inventaire des pièces de théâtre on peut voir comment le langage a évolué, nombre de mots ont changé de sens. Par exemple Le Cid est non seulement une réussite dramatique mais possède un champ lexical très riche. Le langage théâtral d’alors est sans doute inadapté à notre époque. Le théâtre d’aujourd’hui utilise le langage commun pour ne pas créer de la distance.

Le langage et la pensée sont naturellement en interrelation et la littérature vise à communiquer des pensées, à influencer pour le mieux et voire à captiver. 

 

© Maggy De Coster

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Maggy De Coster, « Des mots pour vaincre et convaincre », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 2 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/mdc-desmots

 

 

 

 

 

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2 juillet 2025 3 02 /07 /juillet /2025 16:39

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet |  Muses & Poètes... | Florilège / Muses au masculin | Nature en poésie / Astres & animaux

 

 

 

 

 

 

 

Au matin des mots


 

 

 

 


Extrait poétique par

 

Claude Luezior

 

Site personnel

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l'œuvre « Sur les franges de l’essentiel suivi de Écritures » de Claude Luezior.

 

 

Ce matin, le bestiaire des mots semble se taire. Ondule encore faiblement la luciole d'un adjectif. Déchiré par une injonction en déroute, un oxymore panse ses plaies. Après la fuite sanglante sous le bec d'un hibou, cerbère guettant tout patois de souris ou de musaraigne, les sentences d'un cauchemar à bout de souffle récupèrent peu à peu leur grammaire.

  Du coup, les fourmis en traits tillés reprennent leur marche frénétique, tandis qu'hésitent des parenthèses en limaces claires. Ici et là sautillent quelques points d'exclamation tels des merles après l'ondée, alors que s'interrogent d'autres points sur les portées de la page.

  Tout ce monde en minuscules se réveille, s'ébouriffe sous une plume assoiffée d'encre. Une à une se déplient les phrases embryonnaires : les voilà qui sortent de leur cocon, nouent leurs fils de soie, astiquent leurs paragraphes, tissent une improbable missive, une affirmation qui se targue de superlatifs, un mot d'amour sans doute vital.

  Dans la complexité d'une fin de nuit, renaît le miracle langagier de l'aube. Et chantent les mots d'une oraison nouvelle.

 

 

© Claude Luezior, extrait de Sur les franges de l'essentiel suivi de Écritures, 128 p., éd.  Traversées, 2022, Belgique, ISBN : 9782931077047

***

Pour citer ce poème en prose illustré & inédit

 

Claude Luezior (poème & image), « Au matin des mots », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 2 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/cl-aumatindesmots

 

 

 

 

 

 

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Bienvenue !

 

 

APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.

L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.

SIÉFÉGP, 27 novembre 2025

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