5 octobre 2025 7 05 /10 /octobre /2025 17:59

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Spiritualiés, croyances, religions & mysticismes en poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

La mante religieuse

 

 

 

 

 

 

Deux poèmes & image par

 

Paul Tojean

 

 

 

© Crédit photo : Paul Tojean, « LE CALVAIRE DE SAINT PAUL », Collage

​​​​​

 


Convoité fidèlement par la mort abstraite

 

Enfin épargné du monde sourd à ses douleurs

L’insurgée couvrira de baisers mon squelette

Dépouillé. L’ensemble sera orné de fleurs.

(Épitaphe pour une éternité)



 

Rebelle sans fard sombre convoiteuse

L’amante m’invite dans son sanctuaire

Ses maigres bras m’entourent et me serrent

Tendrement. Ah, mante religieuse !


 

Je suis soumis aux baisers qu’elle me donne

Dans ce lieu obscène au souffle de stupre

Un air d’encens embaume le sépulcre

Puis je sens ma tête qui tourbillonne


 

L’étreinte se resserre. Je suis ivre,

Mystique et religieusement fidèle.

Des vêtements s’entassent pêle-mêle

Je tremble… J’ai froid… La mante s’enivre…

 

…………………………………………………..

 

L’ennui devient songe où tout prend forme

J’évoque la mort et délie la vie

Et voilà que pour chaque chose informe

Tout redevient simple chorégraphie.



 

© Paul Tojean

(extrait de (Spiritualité & Renaissance »)










 

 

 


 

QUAND JE MOURRAI…

 


Quand je mourrai, je voudrais être seul

Au milieu d’un bosquet de nulle part…

Les étoiles n’auront plus de noms

Les mimosas ne fleuriront plus.

 

 

Quand je mourrai, les flibustiers

Avec élégance se vengeront

Les femmes se repentiront

De m’avoir jadis laissé tomber.

 

 

Quand je mourrai, je voudrais des soleils

Jusqu’à la cime des peupliers

Je voudrais que tout finisse avant l’aube

Que mon corps se perde dans la Nature.

 

 

Quand je mourrai, je voudrais – je vous prie

Que l’on chante et boive à ma santé

Je voudrais enfin que l’on me retrouve

Des années-lumière plus tard.

 

Ici-bas !


 

© Paul Tojean

(extrait de (Spiritualité & Renaissance »)







 

***

Pour citer ces poèmes illustrés & inédits

 

Paul Tojean (poèmes & collage), « La mante religieuse » avec un collage, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 5 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/tojean-lamantereligieuse

 

 

 

 

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2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 16:44

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Spiritualiés, croyances, religions & mysticismes en poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

Les âmes mortes

 

 

 

 

 

 

Poème engagé par

 

 

Christiane Bozza

 

 

Crédit photo : Artemisia Gentileschi (1593–1653), « Suicide of Lucretia », 1627. Peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.

 

 

 

Le soleil du passé

obscurcit leur avenir

d'un désir étranglé

qui ne peut advenir

 

 

Le soleil de leur désir

ainsi peu à peu s'éteint

quand la mort ne cesse de leur dire

qu'à part elle il n'y a plus rien

 

 

Et quand la vie vient se réduire

à un corps qu'il faut soigner

au nom même de ce désir

son soleil est enterré

 

 

© Christiane Bozza

***

Pour citer ce poème illustré & inédit

 

Christiane Bozza« Les âmes mortes », peinture par Artemisia Gentileschi (1593–1653), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 2 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/cbozza-lesamesmortes

 

 

 

 

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2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 16:10

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Spiritualiés, croyances, religions & mysticismes en poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce donc que la vie

 

 

 

 

 

 

Poème engagé par

 

 

Christiane Bozza

 

 

 

Crédit photo : Angelica Kauffmann (1741-1807), « Composition Royal Academy of Arts », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.

 

 

 

 

Toi qui penses savoir

d'où vient la mort

toi qui crois pouvoir

m'en protéger à tout prix

dis-moi 

dis-moi alors

qu'est-ce donc que la vie ?

 

 

Est-ce ce temps passé

recluse dans le mouroir

qu'est devenue 

cette chambre glacée

de n'être pas partagée

où tu m'as enfermée 

du matin jusqu'au soir ?

 

 

Est-ce ces longues heures 

perdues

dans les laboratoires

où tu observes mon corps

est-ce ces molécules

ces microparticules

ici analysées ?

 

 

Est-ce l'absence du cri

vibrant dans mes os perclus

de douleur

le silence de ce mal disparu 

endormi

par la morphine ?

 

 

Est-ce le souffle continu

de ce respirateur

auquel je suis branchée

dans une cabine

aseptisée ?

 

 

Est-ce l'obéissance

à tes savantes ordonnances

à manger pour manger

à boire pour boire

à marcher pour marcher ?

 

 

À courir pour courir

et ne pas voir le pire

parce que c'est bon pour mes organes

pour mon crâne

du moins en théorie ?

 

 

Et celui-là que j'aime

est-ce l'aimer

est-ce consoler sa peine

de le nourrir par cette lucarne

percée dans un mur

sans jamais le toucher

comme un vampire

impur ?

 

 

Le penses-tu vraiment

qu'on peut vivre sans tendresse

par les pores échangée

le crois-tu sûrement

qu'au lieu de son adresse

il suffit d'un médicament ?

 

 

Qu'à la chaleur humaine

qui demeure pourtant

quand je respire à peine

et même en mourant

je préfère les machines 

qui me préservent des angines 

seule dans ce havre

désinfecté

et gardent mon cadavre

vivant ?

 

 

Oui crois-tu que la vie

cela soit ça vraiment ?

 

Et penses-tu qu'ainsi

j'y tienne tellement ? 

 

© Christiane Bozza

***

Pour citer ce poème illustré & inédit

 

Christiane Bozza« Qu'est-ce donc que la vie », peinture par Angelica Kauffmann (1741-1807), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 2 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/cbozza-lavie

 

 

 

 

 

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1 octobre 2025 3 01 /10 /octobre /2025 17:22

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Articles & Témoignages


 

 

 

 

 

 

 

Poésie & suicide

 

 

 

 

 

 

Texte & image (fournie) par

 

 

Armelle Dupiat-Aellen

 

Auteure, responsable de collection, membre de la SOFIA

& de la SGDL, Chartre des auteurs & illustrateurs jeunesse
 

 

 

© Crédit photo : Henry Wallis (1830-1916), « The Death of Chatterton », peinture représentant le jeune poète Thomas Chatterton après sa mort (arsenic). Un tableau qui fait du suicide d’un poète un symbole romantique du génie brisé. Peinture tombée dans le domaine public, image fournie par l’autrice.

 

 

 

 

On se souvient peu de Jacques Rigaut (1898-1929). Poète dadaïste, qui n’a pas la notoriété d’un Apollinaire ou d’un Breton, et pourtant il a incarné dans sa chair ce vertige de la disparition. Dès ses premiers textes, il affirmait que « le suicide est mon métier ». Phrase provocatrice peut-être, mais surtout prophétique. Rigaut a tenu parole : en 1929, à trente ans, il s’est tiré une balle dans le cœur, méthodiquement, presque comme on rédige une dernière strophe.

 

Ce suicide, oublié ou tu par pudeur, interroge. Faut-il voir dans cette fidélité à une idée fixe une forme d’achèvement esthétique ? Ou bien la conséquence d’une incapacité à vivre en dehors du scandale ? 

 

Là où d’autres, comme Virginia Woolf ou Sylvia Plath, ont laissé des lettres ou des poèmes qui éclairent leur geste, Rigaut a choisi le silence définitif. La littérature, ici, se réduit à l’acte lui-même.

 

La poésie et le suicide s’entrecroisent souvent dans l’ombre. Gérard de Nerval (1808-1855), errant dans les ruelles de Paris, laissait flotter ces mots comme un viatique : « Je suis le ténébreux, le veuf,  l’inconsolé… » avant de se pendre, au petit matin, rue de la Vieille-Lanterne. 

 

Alejandra Pizarnik (1936-1972), la voix brisée de Buenos Aires, écrivait : « Je ne veux pas aller rien de plus loin que le fond », avant d’avaler des barbituriques à trente-six ans. 

 

Jean-Pierre Duprey (1930-1952), poète surréaliste et sculpteur, murmurait : « Je donne à la nuit des yeux pour voir », avant de se pendre à trente ans, fidèle lui aussi à l’appel du gouffre.

 

Durkheim sociologue (1858-1917), au XIXᵉ siècle, tentait de classer le suicide : égoïste, altruiste ou anomique. Mais peut-on réduire ces gestes extrêmes à des catégories sociales ? Ce serait oublier que pour Rigaut comme pour Nerval, Pizarnik ou Duprey, la poésie elle-même était déjà une mise en danger, un pas de trop au bord du vide.

La fascination du public pour ces disparitions volontaires ne s’est jamais éteinte. Les médias, les romans, le cinéma transforment parfois le geste en mythe. Mais le cas de Rigaut, comme celui d’autres poètes effacés, nous laisse face à une question nue : et si le suicide, au lieu d’être l’échec de la création, en était la pointe extrême ?

Nerval s’est pendu à une grille parisienne, Rigaut a retourné son arme contre lui, Pizarnik s’est endormie dans les barbituriques, Duprey a rejoint la nuit par sa propre main. Quatre éclats, quatre gestes, quatre manières de dire l’impossible. Tous ont brûlé leurs ailes au soleil de la vérité, et leur chute compose aujourd’hui une constellation tragique. Peut-être faut-il voir en eux non des vaincus, mais des astres noirs : des poètes qui, pour avoir trop regardé le gouffre, se sont confondus avec lui.*


 

©Armelle Aellen Dupiat

* « Poésie et suicide » fait écho au thème du « Mal de vivre dans la mort volontaire » avec l'œuvre intitulée : « The Death of Chatterton de Henry Wallis » en suport visuel.

 

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Armelle Aellen Dupiat, « Poésie et suicide », peinture par Henry Wallis (1830-1916), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 1er octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/aadupiat-poesieetsuicide

 

 

 

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1 octobre 2025 3 01 /10 /octobre /2025 17:18

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Critique & réception | Dossier majeur | Articles & Témoignages

 


 

 

 

 

 

 

 

Oniriques

 

 

 poèmes d’Ara Alexandre Shishmanian.

 

Recueil paru chez PHOS 2025

 

 

 

 

 

 

 

 

Critique & images (fournies) par

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustréé du recueil de poèmes « Oniriques » d’Ara Alexandre Shishmanian chez PHOS 2025, image fournie par Françoise Urban-Menninger.

 

 

Quand on ouvre un livre d’Ara Alexandre Shishmanian, on est submergé par une atmosphère irréelle semblable à celle que l’on éprouve en regardant le film de Jean Cocteau « Le sang d’un poète » ou « L’année dernière à Marienbad » d’Alain Resnais.

 

 

Nous suivons « l’escalier sans marches » jusque dans cet entre-deux où rêve et réalité ont partie liée avec, ce que Dana Shishmanian, la préfacière de ce livre, appelle « le romantisme le plus absolu, le plus intransigeant, le plus spiritualiste,  tendant vers une supraconscience libérée du langage... »

Ce n’est pas par hasard que le Bel animal moderne en bois peint de Victor Brauner figure sur la couverture de cet ouvrage, il est déjà une clé qui nous fait entrer dans un outre-monde où l’on perçoit des murmures d’âmes échappées des confins de l’infini.

Ces murmures que l’auteur appréhende dans « les syllabes des anciennes voies », il dit les jeter dans « l’abîme du néant pour pêcher avec la canne de mon poème un esprit encore plus absurde – et seulement ainsi, nouveau. »

Et voilà que le mot nous est lancé dans ce vide abyssal où la raison n’a plus lieu d’être. L’absurde est le fil rouge de ce recueil où l’on rencontre « la fille absurde » qui nous renvoie à l’image hallucinante de « la corde violacée de la solitude ».

 

Les images puissantes et surréelles du poète irradient, se font brûlots en approchant les contrées de l’impensable. Nul doute que Ara Alexandre Shishmanian se situe parmi les visionnaires tels Victor Hugo ou Arthur Rimbaud. Avec l’auteur, nous nous hasardons de l’autre côté des mots où « le fou tient un nombre flou à la main ».

Le langage se dérègle, la pensée se dézingue, on entre dans ce « flou », dans l’oneïros, ce rêve éveillé où ne nous appartenons plus. Mais nous sommes-nous un jour appartenu ? La lucidité n’est-elle pas alors de dénoncer comme Ionesco l’absurde qui gère la marche du monde? Car ne nous y trompons pas, l’absurde possède sa propre logique « ...à travers le labyrinthe ». Autrement dit, notre seule certitude est celle de notre mort annoncée dès la naissance. C’est bien pour cette raison que Ara Alexandre Shishmanian hante « le pays sans nom ».

 

© Crédit photo : Portrait photographique du poète Ara Alexandre Shishmanian, image fournie par Françoise Urban-Menninger.

 

 

Ce que l’auteur nous invite à entreprendre dans ce recueil, c’est un voyage à travers nous-mêmes. Il écrit « je me promène à travers moi-même ou peut-être à travers un autre, disloqué ».

Oui, promenons-nous à travers nous-mêmes dans ce livre inclassable, dans « le vide sans balustrade » où « le cri muet de la foule monte vers le ciel... » Car seul ce cri qui nous traverse depuis l’aube des temps nous permet d’appréhender le mystère de notre finitude. « Le destin doit être traversé », écrit encore le poète, « tu peux encore vivre », « te sauver de ce monde de mort », ajoute-t-il. Alors à nous de « trouver la porte dans une clef » car « le génie est la corde tendue entre l’abîme et l’arrêve »...Nulle réponse ne nous est offerte, seules les questions questionnent dans cette quête toujours inachevée de la lumière qui vacille au bout de notre nuit….

 

© Françoise Urban-Menninger

 

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Oniriques, poèmes d’Ara Alexandre Shishmanian. Recueil paru chez PHOS 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 1er octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/fum-oniriquesshishmanian

 

 

 

 

 

 

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L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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