12 mars 2026 4 12 /03 /mars /2026 18:16

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)

 

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE ET MULTILINGUE DE POÉSIE

 

ENTRE THÉORIES ET PRATIQUES

 

 

VOUS PRÉSENTE SON FESTIVAL INTERNATIONAL EN LIGNE

 

 

 

MEGALESIA ÉDITION 2026

 

 

HORS-SÉRIE | PRINTEMPS 2026 | NO II

 

 

DU 8 MARS AU 30 MAI 2026 | SOUMISSIONS JUSQU'AU 20 MAI

 

FESTIVAL DIGITAL, INTERNATIONAL & MULTILINGUE DES

 

FEMMES & GENRE EN SCIENCES HUMAINES & SOCIALES

 

Crédit photo : Louise Dubreau (pseudonyme de Louise Ward, 1849-1930), cette toile représente une allégorie féminine du printemps ou de sa déesse Flora « Printemps », peinture de 1882 tombée dans le domaine public. Capture d’écran d'une image libre de droits & issue d’un réseau social.

 

ÉVÉNEMENT PROPULSÉ PAR L’ASSOCIATION SOCIÉTÉ

 

INTERNATIONALE D’ÉTUDES DES FEMMES &

 

D’ÉTUDES DE GENRE EN POÉSIE (SIÉFÉGP)

 

 

VOS CONTRIBUTIONS SONT VIVEMENT DÉSIRÉES SUR

 

LE THÈME : « POÉTIQUE PRINTANIÈRE »

 

 

LA PARUTION NUMÉRIQUE DES DOCUMENTS CHOISIS PAR LA

 

RÉDACTION DE FAIT SUCCESSIVEMENT JUSQU'AU 30 MAI COMPRIS.

​​​​​​

 


TABLE*

 

 

*Lien à venir.

Rappel utile : Comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur/auteure est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, l'auteure/autrice/auteur est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, sa vidéo, etc.

 

 

L'association Société Internationale d’Études des Femmes et d’Études de Genre en Poésie (SIEFEGP) et La revue poféministe Le Pan poétique des Muses ont l'honneur et la joie de vous convier à leur festival international et multilingue Megalesia édition 2026 autour du thème suivant proposé en carte blanche :

 

POÉTIQUE PRINTANIÈRE

 

N'hésitez pas d’adresser par courriel vos documents et /ou productions artistiques, poétiques, littéraires, journalistiques, féministes, audiovisuelles... pour contribuer à ce festival printanier jusqu’au 5 mai prochain. La mise en ligne commence le 8 mars et se termine le 15 mai 2026 compris autour de la thématique suggérée ci-haut ou le dossier et les rubriques fixes de la revue Le Pan poétique Des Muses.

NOUS ACCEPTONS LES ARTICLES, NOTES DE LECTURE, FRAGMENTS, EXPOSITIONS, CHRONIQUES, POÈMES, CONTES, LETTRES, FABLES, NOUVELLES, PENSÉES, DESSINS, RÉCITS, ESSAIS, CARICATURES, ENQUÊTES, ENTRETIENS, DESSINS DEPRESSE, ILLUSTRATIONS, CHANSONS, PHOTOGRAPHIES, VIDÉOS, etc.

Beau printemps poétique à vous !

Rédaction du site :

www.pandesmuses.fr

 

IMPORTANT !

LA RÈGLE DE 6 POÈMES (OU TEXTES POÉTIQUES PAR RUBRIQUE) & 3 COMMUNICATIONS PAR RUBRIQUE ET PAR PERSONNE EXTERNE À NOS ORGANISMES S’APPLIQUE AU FESTIVAL MEGALESIA 2024. LES EXPOSITIONS PICTURALES, ILLUSTRATIONS, PEINTURES, VIDÉOS, etc. NE SONT PAS CONCERNÉES PAS CETTE RESTRICTION. NOUS EN PUBLIONS TOUTEFOIS UNE SÉLECTION.

 

 

DANS UN COURRIEL, CE SITE ACCEPTE UNIQUEMENT LES IMAGES ET DOCUMENTS JOINTS  DANS UN SEUL DOSSIER COMPRESSÉ. LES DOCUMENTS LOURDS DOIVENT ÊTRE TRANSMIS À LA RÉDACTION VIA UN SITE DE TRANSFERT.

NOUS RECEVONS QUOTIDIENNEMENT BEAUCOUP DE COURRIELS ET AVONS BESOIN DU TEMPS POUR TRAITER CONVENABLEMENT VOS NOMBREUSES DEMANDES.

LA RÉDACTION VOUS PRIE DE BIEN VOULOIR PATIENTER POUR RECEVOIR UNE RÉPONSE À VOTRE DEMANDE ET DE RENOUVELER VOTRE COURRIEL APRÈS UN MOIS SANS RÉPONSE SI CELA S'AVÈRE NÉCESSAIRE.

 

LPPDM, MESSAGE AJOUTÉ LE 30 JANVIER 2026

 

FESTIVAL INTERNATIONAL & MULTILINGUE DES FEMMES & GENRE EN SCIENCES HUMAINES & SOCIALES

 

FESTIVAL ORGANISÉ PAR :

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

RÉALISATION TECHNIQUE :

Aude et David 

ÉQUIPE DU FESTIVAL :  les membres de la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

CONTACTS : 

contactlppdm@pandesmuses.fr ou contact.revue@pandesmuses.fr

 

 

© Crédits photos : logos du festival & des éditions Pan des Muses.

***

POUR CITER CET ÉVÉNEMENT POÉTIQUE 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Festival International Megalesia 2024 », peinture par Louise Ward (1849-1930), Le Pan Poétique Des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques : HORS-SÉRIE | PRINTEMPS 2026 | NO II | FESTIVAL INTERNATIONAL MEGALESIA « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 12 mars 2026. URL : https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii

 

MERCI DE NOUS SIGNALER DES LIENS CASSÉS À RÉPARER !

 

BIENVENUE ! RAPPEL UTILE !

CE SITE ET SES PÉRIODIQUES SONT DEVENUS UNE RÉFÉRENCE MONDIALE DANS LEUR DOMAINE DE COMPÉTENCES ET CE SUCCÈS POUSSE DES PERSONNES À SOUVENT IMITER ET PLAGIER CE SITE, SES CONCEPT ET CONTENUS. SE RÉFÉRER À NOTRE TRAVAIL PAR LA CITATION NOUS ÉVITE D’ENGAGER UNE ACTION JURIDIQUE CAR CE SITE EST PROTÉGÉ TOUS DROITS RÉSERVÉS DANS LE MONDE ENTIER... MERCI BIEN DE VOTRE COMPRÉHENSION !

 

 

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ÉCOFÉMINISTE ET UNIVERSALISTE. CONTACTEZ-NOUS.

 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)

 

 

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE

 

ENTRE THÉORIES & PRATIQUES

 

 DIFFUSÉE EN VERSION ÉLECTRONIQUE (APÉRIODIQUE)

& EN VERSION IMPRIMÉE

 

SUSPENDUE SUITE À UN CAS DE FORCE MAJEURE DE 2018 À 2020

REPRISE PARTIELLE DE L'ÉDITION IMPRIMÉE EN FIN DE 2021.
 

 

ISSN NUMÉRIQUE : 2116-1046

 

ISSN IMPRIMÉ : 2492-0487

 

(4 NUMÉROS PAR AN DONT un HORS-SÉRIE & UN NUMÉRO SPÉCIAL)

 

ISSN IMPRIMÉ HORS-SÉRIE : 2554-8174

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INITIATIVE LABELLISÉE EN 2016-2017 PAR LE MINISTÈRE DES FAMILLES, DE l’ENFANCE ET DES DROITS DES FEMMES

 

Lettre n° 9 (Avant-première de nos dernières publications de 2016)

© TOUS DROITS RÉSERVÉS

 

PRÉSENTATION CRÉÉE LE 12 MARS 2026

DERNIÈRE MISE À JOUR : LE 12 MARS 2026

13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 17:30

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Exposition autour de Madame de

Sévigné au Musée Carnavalet à Paris

 

 

 

 

 

Article & photographies par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

1

© Crédit photo : Maggy De Coster, « L’affiche officielle de l’exposition actuelle autour de Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris », mai 2026.

 

 

« […] Mme de Sévigné est une grande artiste de la même famille qu’un peintre que j’allais rencontrer à Balbec et qui eut une influence si profonde sur ma vision des choses, Elstir. »

Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1918.

 

 

Au Musée Carnavalet, à Paris, une exposition est actuellement consacrée à la célèbre épistolière du XVIIe siècle, en l’occurrence, Madame de Sévigné, née Marie de Rabutin-Chantal. 

À une époque où l’instruction des filles est négligée, elle a le privilège d’évoluer dans un cadre intellectuel où elle reçoit un enseignement riche et s’adonne à la musique, au chant, à la danse, noblesse oblige. À part cela, elle possède également un bagage suffisant en matière de conversation en italien. 

 

Elle est de l’époque des Cénacles où la vie littéraire est favorable. Aussi s’inscrit-elle dans cette perspective aux côtés de Madeleine de Scudéry, de Madame de Lafayette et bien d’autres et elle profite également de son autonomie de femme veuve. 

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « Statue de l’autrice Mme de Sévigné lisant un livre » exposée dans l’exposition actuelle célébrant Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris, mai 2026.

 

Figure féminine emblématique du classicisme, connue surtout pour ses lettres, adressées deux fois par semaine, à sa fille, Madame de Grignan, Madame de Sévigné n’a malheureusement pas eu l’heur de voir ses chefs d’œuvre publier de son vivant, selon son vœu ; il faudra attendre le XVIIIe siècle pour qu’un corpus complet soit publié et s’inscrive dans le patrimoine culturel national. Ainsi, son image devient une source d’exploitation dans les arts et spectacles et les publicités de toute sorte.

Ses missives sont nourries d’actualités politiques, une version alternative à l’historiographie officielle du règne de Louis XIV, de chroniques judiciaires au sujet de l’affaire Fouquet.

Le contenu de ses lettres reflète aussi ses préoccupations liées à la médecine et à la spiritualité, plaidant pour la morale janséniste chère à son ami Blaise Pascal.

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, « Le meuble de correspondance de l'épistolière Mme de Sévigné » exposé dans l’exposition célébrant les quatre cents ans de la naissance Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris, mai 2026.

 

Un extrait d’une Lettre de Madame de Sévigné à Madame de Grignan sa fille, le 7 octobre 1677 :

« Dieu merci, nous avons l’hôtel de Carnavalet. C’est une affaire admirable : nous y tiendrons tous, et nous aurons le bel air. Comme on ne peut pas tout avoir, il faut se passer des parquets et des petites cheminées à la mode, mais nous aurons du moins une belle cour, un beau jardin, un beau quartier […] ».

 

Tout au long du parcours de l’exposition on peut écouter les extraits de ses lettres lues par des comédiens dans des bornes audiotextes.

 

© Maggy DE COSTER

 

URL DE RÉFÉRENCE :

https://www.carnavalet.paris.fr/expositions/madame-de-sevigne

***​​​​​​

  

Pour citer cet article illustré & inédit

 

Maggy De Coster, « Exposition autour de Madame de Sévigné au Musée Carnavalet à Paris »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 13 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/mdc-exposurmmedesevigne

 

 

 

 

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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 17:29

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Avis de parution & préface du recueil «  Le Fou de Gadara » (à paraître prochainement)

 

 

 

 

 

 

Avis de parution & images par

 

Senegal NJAAY (Éditions)

 

Préface de

 

Arwa Ben Dhia

 

Poète polyglotte, auteure, ingénieure, docteure en

électronique & Ambassadrice de la Paix (CUAP) 

​​​​​Page Linkedin : Arwa Ben Dhia

 

 

© Crédit photo :  Première de couverture illustrée du recueil de poèmes intitulé « LE FOU DE GADARA » du poète haïtien Ezechiel LUCCE & préfacé par Arwa BEN DHIA.  Œuvre à paraître aux éditions Senegal NJAAY en 2026.

 

 

Avis de parution : 

PROCHAINEMENT : Le Fou de Gadara

 

 

La maison d’édition Senegal NJAAY est fière de vous annoncer la parution prochaine du premier recueil de poésies LE FOU DE GADARA du jeune poète haïtien Ezechiel LUCCE, préfacé par Arwa BEN DHIA.

 

Nous vous proposons ici de commencer par lire la préface d’Arwa BEN DHIA qui vous donnera un avant-goût de cet ouvrage.

© Senegal NJAAY (Éditions)

 

 

© Crédit photo : Éditions Senegal NJAAY, l’annonce officielle de parution du recueil « LE FOU DE GADARA » du jeune poète haïtien Ezechiel LUCCE avec en arrière-plan le portrait du poète.

 

Préface du recueil

 

« C'est ainsi que je devins un fou. Et dans ma folie, j'ai retrouvé à la fois ma liberté et ma sécurité. La liberté d'être seul et la sécurité de n'être pas compris. Car ceux qui nous comprennent nous asservissent de quelque manière. » (Khalil Gibran, le Fou)

 

Dès les premières pages du recueil « Le Fou de Gadara », Ezechiel Luccé nous invite à suivre le chemin paradoxal de la folie, cette voie qui, loin d’être simple déraison, devient source de liberté et d’accomplissement. Ce lien intime entre folie et liberté, magnifiquement exprimé par Gibran, irrigue tout le recueil, où le poète choisit d’« exister / En corps mortel, / En âme vivante, / En esprit libre. » Chez Luccé, la folie n’est pas une fuite, mais une affirmation de soi, une conquête de l’indépendance intérieure.

 

La tradition philosophique et littéraire a souvent fait de la folie un espace de vérité. Michel Foucault écrivait : « De l'homme à l'homme vrai, le chemin passe par l'homme fou. ». Ce passage, Luccé l’explore à travers ses poèmes, où la voix du fou révèle des vérités que la raison ordinaire ignore ou craint. À l’instar de Nietzsche, pour qui « il y a toujours un peu de folie dans l'amour, mais il y a toujours un peu de raison dans la folie », Luccé cultive l’ambiguïté, la tension entre lucidité et déraison, entre sagesse et vertige.

 

La poésie du recueil s’inscrit ainsi dans une filiation où la folie est perçue comme une forme supérieure de connaissance. Platon y voyait une essence divine, et Gibran lui-même, dans une lettre à Mikhail Nouaïma, affirmait : « Tu effleures la folie qui est le premier pas vers la divinité, sois fou Micha et révèle-nous les mystères qui sont au-delà de la raison. ». Ces mystères, Luccé les interroge sans relâche, faisant de chaque poème une énigme, une invitation à dépasser les limites du rationnel.

 

Le cinéma aussi s’est emparé de cette figure du fou porteur de vérité. En effet, le grand réalisateur russe Andreï Tarkovsky, dans son film « Nostalghia », considère que bien que l’on échoue à comprendre les fous, ils sont certainement plus proches de la vérité que nous. D’ailleurs, dans ce film, une scène du « Gai Savoir » de Nietzsche est reprise avec un personnage fou s’adressant à la foule et lui tenant un discours qu’elle n’est pas capable de comprendre, en dépit de la sagesse sous-jacente des paroles en apparence délirantes. Luccé, à travers ses vers, adopte cette posture : il parle en marge, mais sa parole, souvent absconse et ésotérique, cherche à toucher l’essentiel. Comme Érasme dans son « Éloge de la folie », il fait de la déraison un instrument de lucidité.

 

La singularité du recueil d’Ezechiel Luccé tient aussi à son travail sur la langue. Le poète aime faire chanter ses textes : rimes, jeux de mots polysémiques, figures de style rythmiques comme l’anaphore, l’épiphore ou l’épizeuxe, tout concourt à donner à la folie une voix incantatoire, presque sacrée :

 

“Recto” et le “verso” 

J’existe par Erreur

Et par Dessein.

 

Le fou qui s’exprime ici est fasciné par l’énigme, le paradoxe, le double sens :

 

La Folie que J’exprime  

En revers dans mes Rimes  

Est bien Celle qui t’Anime  

De ses vers, ses Énigmes.

 

Cette fascination pour le mystère se retrouve dans l’usage du grec et du latin, par exemple Mathaino, Telos, Prosôpon, Conatus, Polaris, qui font écho à la tradition philosophique tout en ancrant la poésie dans une quête de sens universelle.

 

Face à une existence pleine de contradictions, le fou de Luccé trouve son salut dans le rire, ultime résistance à l’absurdité du monde :

 

J’ai pensé en héros  

Et vécu en rieur ;  

Cette vie n'est qu'un zéro :  

Sa peine est sa valeur.

 

Ainsi, tout au long de ce recueil et malgré son jeune âge, Ezechiel Luccé s’inscrit dans la grande tradition des poètes et penseurs pour qui la folie n’est pas une faiblesse, mais une force, une manière d’habiter le monde autrement, avec lucidité, humour et profondeur. À travers ses poèmes, il nous invite à accueillir cette part de folie en nous, non comme un danger, mais comme une promesse de liberté et de sagesse.

 

© Arwa BEN DHIA

Ingénieure-Docteure et Poète polyglotte

 

 

Biographie de la préfacière 

 

Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieure à Télécom Paris. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, lauréate de plusieurs prix littéraires, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Elle est membre de nombreuses associations culturelles dont la Société des Gens de Lettres. Elle a dirigé l’anthologie poétique « Nos muses les murs » publiée en octobre 2025 aux éditions Mindset, sous l’égide de l’association Apulivre. En 2025, Arwa a été honorée par la distinction d’Ambassadrice de la Paix attribuée par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix (CUAP). En 2026, Arwa est membre invité du jury de sélection pour le prix Dina Sahyouni décerné par la SIÉFÉGP et vice-présidente pour la région du monde arabe au sein du mouvement mondial « Poetas del mundo ».

 

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Pour citer ces avis de parution & préface, illustrés & inédits

 

Éditions Senegal NJAAY (avis & photographies) & Arwa Ben Dhia (préface), « Avis de parution & préface du recueil « Le Fou de Gadara » (à paraître prochainement) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 13 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/esn-abd-foudegadara

 

 

 

 

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12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 17:41

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Bémols artistiques | Agenda artistique & poétique / Invitations à voir / Annonces diverses | Revue culturelle des continents

 

 

 

 

 

 

 

Invitation à voir le spectacle :

« Femmes en effets »

 

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Le flyer officiel Verso du spectacle « Femmes en effets » dans le cadre des Mercredis de la Poésie organisés par Sylvia Undata & le FEC.

 

Cette revue a sélectionné pour vous le spectacle intitulé « Femmes en effets » créé par la comédienne Anne-Valérie Walter avec la comédienne, chanteuse et romancièr Joan Ott pour célébrer deux autrices : Virginia Woolf et Françoise Urban-Menninger. Elles seront accompagnées par la flûtiste de grand renom Catherine Wohlhuter.
Cet événement aura lieu à Strasbourg au FEC le mercredi 20 mai 2026 dans le cadre des Mercredis de la Poésie organisés par Sylvia Undata & le FEC.

 

Description de l’évenement

 

© Crédit photo : Le flyer officiel Recto du spectacle « Femmes en effets » dans le cadre des Mercredis de la Poésie organisés par Sylvia Undata & le FEC.

 

Virginia WOOLF est une femme de lettres anglaise, qui fait partie des principaux écrivains modernistes et féministes du XXème siècle avec ses écrits comme « Mrs Dalloway », « La Promenade au phare », « Les Vagues » ou encore « Orlando » et surtout « Une chambre à soi ».

 

Françoise URBAN-MENNINGER a publié une trentaine de recueils de poèmes et de nouvelles. Son écriture est très imagée et colorée, pleine d’anecdotes charmantes et délicates, empreinte de psychanalyse et de philosophie. Elle a lu Virginia Woolf et en a été imprégnée.

 

Ici, les deux autrices sont mises en regard et se répondent dans un jeu de correspondances sensibles, qui parlent de vies au féminin, évoquent des êtres chers, dévoilent émotions, rêves et pensées, tissus et textes.

Elles nous révèlent leur propre vision de l’amour mais aussi de la création et de la question de la transmission…

 

Venez écouter ces deux « sœurs », dont les voix sont portées alternativement par les comédiennes 

Joan OTT et Anne-Valérie WALTER.

 

L’accompagnement musical de Catherine WOHLHUTER avec ses

différentes flûtes  (piccolo, traverso, alto) apporte

légèreté, diversité, et brillance à l’ensemble…

 

***​​​​​​

  

Pour citer cet avis poétique, artistique, illustré & inédit

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES , «  Invitation à voir le spectacle : « Femmes en effets » », photographies des affiches fournies par Françoise Urban-Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 12 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/spectaclefemmeseneffets

 

 

 

 

 

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12 mai 2026 2 12 /05 /mai /2026 17:40

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges

 

 

 

 

 

 

 

Héritage invisible

 

 

 

 

 

 

Poème historique, réaliste & vécue par

 

Nina Lem

 


 

© Crédit photo : Nina Lem, Arrière Grand-mère de la poétesse avec sa maman,  image de ses archives personnelles.

 

 

 

Ma petite mamie est née en 1932, d’un père algérien et d’une mère française.
Elle portait en elle deux terres, deux lumières. Enfant, elle était belle, avec ses cheveux bouclés, sa peau mate et ce regard profond qui semblait déjà contenir beaucoup.

Elle a grandi à Bordeaux, puis, devenue femme, elle a suivi son mari, militaire, jusqu’à Mascara, dans le nord-ouest de l’Algérie, loin des côtes, au temps de l’Algérie française.

Là-bas, elle a vécu un conte de fées.

Une vie aisée, presque irréelle. Une maison, du personnel, une existence douce où elle se sentait comme une princesse. Trois enfants sont nés de cet amour.

Puis la guerre est venue briser ce monde.

Pour la protéger, son mari l’a fait partir avant l’indépendance, avec leurs enfants. Il lui a promis de la rejoindre à la fin de la guerre. Il lui a acheté une propriété dans le Médoc, en Gironde, et lui envoyait de quoi vivre.

Mais il n’est jamais revenu.

Tué pendant la guerre, il a laissé derrière lui une femme seule, avec trois enfants et un double deuil à porter : celui de l’homme qu’elle aimait, et celui de Mascara, cette ville où elle avait connu le bonheur.

Quelques années plus tard, elle a rencontré mon grand-père, celui qu’elle appelait « le chat botté ». Peut-être parce qu’il savait user de ruse… ou de tromperie.

Sa vie a basculé une seconde fois.

De femme fortunée, elle est devenue une mère soumise, battue, contrainte de travailler pour élever cinq enfants, dont celui qui deviendrait mon père.

Peu à peu, la femme coquette et apprêtée s’est effacée. À sa place, une mélancolie silencieuse s’est installée, une tristesse discrète qui ne l’a jamais vraiment quittée.

 

© Crédit photo : Nina Lem, des ancêtres de la poétesse,  image de ses archives personnelles.

 

Sa foi est devenue son refuge. Chaque jour, elle priait, avec cette patience obstinée de celles qui continuent d’espérer.

Puis je suis née, en 1981.

Et dans sa vie, une lumière s’est rallumée.

J’étais « sa petite ».

Elle m’a élevée pendant deux ans et demi, aux côtés de mes parents qui vivaient chez elle. Elle était l’amour inconditionnel. Elle m’a donné tant d’amour… et c’est la seule personne que j’aie connue qui aimait les autres avec une telle évidence.

Elle ne s’est jamais fâchée ni n’a élevé la voix.

Une douceur constante l’accompagnait, quelles que soient les épreuves.

Elle détestait le mal.

Elle aimait profondément les animaux, tous ceux que l’on abandonne, qu’elle recueillait comme elle recueillait les êtres.

Avec elle, je me sentais en sécurité. Aimée, entièrement.

Je passais mes vacances chez elle toute mon enfance.

Je grandissais avec elle sans savoir que quelque chose, déjà, se transmettait en silence. Pas des mots, pas des leçons. Mais une manière d’être au monde.

Elle parlait peu d’elle-même. Pourtant, l’Algérie était partout, sans jamais être vraiment nommée. Elle apparaissait dans les odeurs, dans les recettes, dans des gestes simples venus d’ailleurs.

La fleur d’oranger n’était pas seulement une senteur. C’était une présence. Aujourd’hui encore, il suffit que je la croise pour que tout revienne, sans effort, comme si elle ouvrait une porte invisible.

Il y avait aussi les gâteaux à la figue, les crêpes aux pommes, les plats improvisés avec les restes de la veille. Une cuisine de transmission, où rien ne se perdait, où tout devenait tendresse.

Je n’ai jamais appris ces recettes. Je les ai absorbées.

Je me souviens de la machine à coudre Singer. J’aimais jouer avec la pédale, sentir le rythme sous mon pied, comme si quelque chose de vivant répondait à mes gestes.

Il y avait aussi le piano orgue, ses sons un peu étranges, un peu magiques, qui remplissaient la maison.

Et puis les siestes avec elle, entourée des animaux. Ils étaient toujours là, au pied du lit, comme une présence tranquille. Je m’endormais dans cette chaleur mêlée de souffle, de silence et de vie.

Elle avait une manière d’aimer qui ne ressemblait à aucune autre.

Sans démonstration excessive. Sans attente. Sans condition.

À ses côtés, le monde paraissait toujours un peu plus stable, comme protégé.

Elle avait pourtant traversé des vies entières. Des pertes. Des ruptures. Des renaissances aussi.

Mais rien de tout cela ne transparaissait dans sa manière d’être avec moi.

Je me souviens de la grande statue de la Sainte Vierge, comme à Lourdes. Sa présence faisait partie du quotidien, silencieuse et familière. C’est dans cette atmosphère, au fil des jours, qu’elle m’a appris mes premières prières.

Je me souviens des mercredis après le catéchisme.

Elle m’attendait avec des douceurs, comme si chaque retour méritait une fête silencieuse. Il y avait toujours quelque chose de sucré, caché, prêt à être offert.

Je me souviens aussi du magasin, de la caisse, et de ces gestes qu’elle avait pour les autres, sans jamais compter.

Le cimetière faisait partie de nos promenades.

Elle y déposait des fleurs avec une régularité presque rituelle. Et moi, enfant, je regardais ces tombes inégales, certaines fleuries, d’autres non. Je ne comprenais pas pourquoi certaines semblaient oubliées.

Alors je rééquilibrais.

Sans savoir que ce geste disait déjà quelque chose de moi.

Il reste aujourd’hui quelque chose qui ne s’explique pas vraiment.

Pas une absence.

Plutôt une continuité.

Comme si ce qu’elle m’a transmis n’avait plus besoin d’elle pour continuer d’exister.

Dans certains parfums.
Dans certaines saveurs.
Dans certaines façons d’aimer sans bruit.

Et parfois, sans prévenir, j’ai encore l’impression qu’elle est là.
Pas dans un souvenir précis.
Mais dans une manière plus douce de tenir le monde.
Elle continue de vivre à travers moi. Et c’est ainsi que je l’aime encore.

Nina Lem

 

 

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Pour citer ce témoignage poétique, engagé, illustré & inédit

 

Nina Lem (poème & images), « Héritage invisible », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 12 mai 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/nl-heritageinvisible

 

 

 

 

 

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L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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