Crédit photo : Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), illustration d'une nature morte en un joli bouquet de fleurs avec des insectes, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.
Salut. Je suis ton ego.
Salut. Je suis ton ego.
Bonjour. Je suis ton ego.
Stérile de mémoire et libre.
J’ai enfin vaincu la peur de perdre du temps. Désormais, le gaspiller est mon plus grand plaisir.
Je ne sais pas combien de temps je vivrai. Mais je ne renaîtrai pas pour restaurer la mémoire.
Je vivrai ma vie tant qu’elle durera.
Le reste m’est parfaitement égal.
02/12/2025
Langue de survie
La première fois, c’était la peur.
La deuxième, une partie perdue.
La troisième, un défi.
Après, la mémoire s’est retirée.
Pour survivre, j’ai inventé ma propre langue.
06/10/2024
Seuil
Je suis née au seuil de l’oubli de la liberté. Toute ma vie, j’ai porté le nom de la ville où je voulais vivre.
Poèmes choisis pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026.
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Pour citer ces poèmes engagés, féministes, illustrés & inédits
Léla Lashkhi, « Salut. Je suis ton ego. », « Langue de survie » & « seuil », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 31 janvier 2026. URL :
Crédit photo : Henri Martin (1860-1943), « Le Printemps », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
En soutien à Nicolas mit face à l'épreuve.
Cher ami,
Il y a tant de maux
Que vous mettez en disgrâce
De votre peine d’en être mal aimé en toute authenticité.
D’une teneur se logeant dans votre être ; endormant lentement les battements de votre cœur.
De vos non-dits sans constances acquises, de vos flâneries, en maladresses, des faux départs pour mieux vous retirer.
Cher ami, quelle bévue de songer à vous éloigner, vous tenir à l'égard, de vouloir quitter votre nid. Fuir au lointain n’y changera rien.
Aimez-vous sans but, ni raison.
Oh diable ! les fâcheuses trahisons.
Donnez-vous tout l’amour que vous apportez jusqu’alors à autrui.
Le temps qui passe se défait et trépasse, à l'orée de la nuit.
Laissant place à des jours nouveaux, de rêves en chansons dont ma tendre affection envers vous, demeure sans aucune rancune, ni rançon. Car, notre lien bien que immortel restera à tout jamais au grand jour éternel.
Cher ami, continuez à vivre, à tracez votre chemin pour de meilleurs lendemains. Vaguez contre vents et marées, au-delà des contrées. Mais de grâce, souriez à la vie pour créer à l’infini.
Pour citer cette lettre engagée, illustrée & inédite
Berthilia Swann, « La lettre », peinture par Henri Martin (1860-1943), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 24 janvier 2026. URL :
La maison d’édition Senegal NJAAY est fière de vous annoncer la parution prochaine de l'anthologie « CHANTS DE TERRES INDOCILES » préfacée par Arwa BEN DHIA.
Ce n'est pas seulement un livre, c'est un archipel de mots où résonnent 35 voix issues de 18 horizons différents. Du Sénégal aux Antilles, de la Tunisie au Congo, ces auteurs transforment les silences en cris de liberté et les épreuves en soleils.
La Résistance : Pour écrire comme on lutte, avec force et dignité.
L'Espérance : Pour transmettre un flambeau aux générations futures.
Une œuvre magistrale qui célèbre la richesse des écritures contemporaines d'Afrique et de ses diasporas. Un voyage humain et universel à ne pas manquer.
Nous vous proposons de commencer par lire la préface d’Arwa BEN DHIA qui vous donnera un avant-goût de cet ouvrage collectif.
Fille d’Hannibal Barca, je suis heureuse et honorée d’avoir été invitée à mêler ma voix à ce chant choral panafricain célébrant nos terres indociles, ces terres qui refusent la soumission et portent encore, dans leurs sillons, la braise des insurrections anciennes. Quelle joie d’entendre ces griots fiers, hommes et femmes, chanter à l’unisson : la mémoire, la résistance et l’espérance ! Trois piliers sans lesquels aucun peuple ne se tient debout, trois forces qui se répondent et se nourrissent mutuellement. Écrire pour ne pas oublier. Écrire pour lutter. Écrire pour espérer. Écrire, enfin, comme on transmet un flambeau, afin que la nuit ne gagne jamais. Attié Djouid Djar-Alnabi et Délice Mankou nous le rappellent avec force : « La victoire est dans le cœur de la résistance / La résistance est dans le fond aiguë de la mémoire » ; « La révolte est un saignement de lumière pour mieux sculpter l’avenir ». La poésie devient ici un lieu de combat, mais aussi un lieu de guérison et d’espoir.
Certains poètes invoquent des figures emblématiques de la rébellion, ces visages dressés contre l’effacement, ces noms que l’histoire officielle a trop souvent voulu taire :
« Je danse pour toi, Anna de Bengale ! » proclame Sedley Richard Assonne.
« N’oublie jamais Gaspard Yanga, le cœur des chaînes brisées ! » intime Hubert X. O. Essono.
« Sur les pas de Lat Dior Ngoné ! » s’écrie Marel Fleuri.
Pour ma part, j’aimerais rendre hommage à une autre grande figure de la résistance qui ne me semble pas avoir été évoquée dans cette anthologie d’édition sénégalaise : Aline Sitoé Diatta, héroïne du combat anticolonial, Jeanne d’Arc du pays de la Teranga, femme de courage et de vision, dont la parole fut une arme et le silence une menace pour l’ordre colonial.
D’autres voix, comme celle de Hanen Marouani, disent l’exil intérieur, cette étrangeté à soi parmi les siens, ce déchirement intime que nul passeport ne permet de franchir : « Je vis ici mais je continue d’habiter cet autre exil invisible : celui qui commence quand les lieux changent de regard (…) celui qui commence quand l’exil s’installe à l’intérieur même de la maison que vous n’avez jamais quittée ». Cet exil spirituel heurte et blesse la mémoire, la fragilise autant qu’il l’oblige à se réinventer.
D’autres encore, à l’instar d’Imèn Moussa, dénoncent l’immigration clandestine, plaie béante de notre continent, tragédie où l’espoir se mêle au naufrage : « Les sirènes d'Ulysse leur tendent les bras, Pour leur maintenir le rêve hors de l'eau, Pour leur faire la courte échelle jusqu'au grand d'en haut. ».
Je conclurai cette préface, écho modeste à cette mosaïque poétique et hymne vibrant à la résilience africaine, à cette parole plurielle qui refuse la résignation et choisit la dignité, par ces vers d’Élie Ramanankavana :
Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieur en France. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, lauréate de plusieurs prix littéraires, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Elle a dirigé l’anthologie poétique « Nos muses les murs » publiée en 2025 aux éditions Mindset, sous l’égide de l’association Apulivre dont elle est membre actif.
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Pour citer ces présentation, avis de parution & préface engagés, illustrés & inédits
Éditions Senegal NJAAY (texte & photographies) &Arwa Ben Dhia (préface), « À PARAÎTRE PROCHAINEMENT : Une odyssée poétique sans frontières », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 21 janvier 2026. URL :
Circonstance liée à la genèse engagée de ce poème-hommage luttant contre le harcèlement scolaire : ce poème est un hommage à Camélia, jeune lycéenne âgée de 17 ans, victime du harcèlement scolaire. Elle met fin tragiquement à sa vie, le 13 janvier 2026, en Seine et Marne.
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Pour citer ce poème élégiaque, engagé, illustré & inédit
Berthilia Swann, « Humanité », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 21 janvier 2026. URL :
Crédit photo : Alphonse Mucha (dit Alfons ou Alphons, 1860-1939), Allégorie du « Printemps » dans la série des peintures-affiches « Les Saisons » de 1896. Cette affiche est tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits du Web.
Poème choisi pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026.
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Pour citer ce poème engagé, illustré
Maggy de Coster, « La liberté diverge sous les cieux », illustration par Alphonse Mucha (1860-1939), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 21 janvier 2026. URL :
APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.
L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
IMPORTANT ! LA RÉDACTION REPORTE SON THÈME ENTREPRIS AUTOUR DES SORCIÈRES À UNE DATE ULTÉRIEURE ET LE REMPLACE PAR LE DOSSIER CARTE BLANCHE SUR LES BOUQUETS CHEZ LES CRÉATRICES EN POÉSIE ET ARTS. ON PUBLIE UNE SÉLECTION DE VOS BOUQUETS POÉTIQUES, ARTISTIQUES,...