31 octobre 2024 4 31 /10 /octobre /2024 14:38

N° IV | AUTOMNE 2024 | NUMÉRO SPÉCIAL 2024 | Les femmes poètes européennes par Lya Berger (1877-1941) | 1er Volet | Critique & réception / Chroniques cinématographiques de Camillæ | Matrimoine poétique | Poésie audiovisuelle & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Dossier

 

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Maternité éternelle

 

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Critique & images

Camillæ/Camille Aubaude

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

Blogue officiel :https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

© Crédit photo : Image de l'affiche officielle du film japonais « Maternité éternelle », no 1.

 

 

  • Chibusa yo eien nare
  • 1955
  • Film de Kinuyo Tanaka · 1 h 50 min · 16 février 2022 (France)

Genres : DrameRomance

 

Pays d'origine : Japon

 

Hélène Frappat anime un ciné club au MK2 Beaubourg. Ces films illustrent la réflexion de cette écrivaine contemporaine sur la spécificité féminine dans l’art.

 
Le chef-d’œuvre de Kinuyo Tanaka Ô mes seins devenez éternels est traduit par Maternité éternelle. Il met en scène de façon dramatique la biographie d’une immense poétesse, Fumiko Shimojô. Une copie restaurée est projetée et commentée le 14 octobre. Ce film n’a jamais été montré à la cinémathèque de Chaillot où j’ai vu dans les années 1980 la plupart des chefs-d’œuvre du cinéma japonais, sauf celui-ci, alors qu’il aurait mieux accompagné que tous les autres ma vie de femme. J’ai longtemps eu chez moi une grande affiche de Tanaka (sur mon chauffe eau…). Je la voyais tous les jours, sans savoir que l’actrice fétiche de Mizoguchi a réalisé encore cinq autres films,  jamais montrés dans les rétrospectives du cinéma japonais. Hélène Frappat nous apprend que Mizoguchi téléphonait aux producteurs pour leur demander de ne pas financer les films de Tanaka, une actrice aussi célèbre au Japon que Marlène Dietrich. 


Maternité éternelle exalte la douleur d’une mère de deux enfants, un garçon et une fille, écrasée par un époux au chômage. L’homme exploite à fond sa femme pour élever les enfants, eux aussi tyranniques envers leur mère. Il moque avec vulgarité l’intérêt que manifeste sa femme pour la poésie dès qu’elle a un instant de libre. Au retour de son club de poètes, elle le surprend avec une autre femme. Alors qu’elle est frappée de stupeur, puis s’effondre en larmes, le mari lui signifie qu’une bonne épouse doit valoriser son mari et fermer les yeux sur ses infidélités. Ce type de diktat se lit encore en 2024 sous la plume du romancier japonais Murakami.

 
Ce film a sombré dans l’oubli et aurait dû y rester à cause de la mentalité despotique des hommes sur les femmes qu’il expose avec la somptueuse élégance d’une poésie écrite dans les étoiles. Le ressortir est l’acte de naissance d’un couple magnifique, celui de Kinuyo Tanaka, réalisatrice, et de Fumiko Shimojô, autrice de tankas, une forme brève de poésie japonaise. En conciliant deux choses inconciliables, Maternité éternelle construit des passerelles vers une autre intelligence de l’art. 

Présenté comme le chef d’œuvre de Tanaka, cette vie d’une poétesse de tankas (forme brève) exprime des choses d’une importance considérable qui mériteraient une thèse. Je note que la notion de chef d’œuvre se colore aujourd’hui  des thèmes de la féminité dans l’expression artistique. Un chef-d’œuvre de femme signifie encore « moins bon » qu’un chef d’œuvre dû à un homme. Hélène Frappat nous apprend au cours du débat qu’Alfred Hitchcock a violé une de ses principales actrices, Tippy Heydrey. Cette tension qui ne se lâche jamais entre les violences des censeurs et les œuvres de femmes engendre un mal-être. Les femmes telle Fumiko Shimojô qui doivent écrire en cachette de leur conjugalité, voient leur expression fragilisée, tandis que les censeurs sont injustement honorés — pensons à Stendhal plagiant Claire de Duras. Désigner un « chef d’œuvre de femme » est fait dans l’esprit de protéger des œuvres rendues « vulnérables » et déséquilibrées par la ségrégation sociale mais en fait très fortes. 


La lecture d’Hélène Frappat est nouvelle et invite à d’autres lectures  « amicales ». Il ne s’agit pas de faire preuve d’une quelconque habileté, encore moins de manipuler pour dominer. En revanche, les scènes fortes se succèdent, autant pour s’attacher aux racines de la psyché féminine que pour s’en libérer. Après les scènes de la joie de vivre avec des enfants à la campagne, Tanaka montre les corps morts qui sont conduits hors de l’hôpital où souffre la poétesse aux seins coupés1 ; les lamentations et les soins des morts s’inscrivent dans l’ordre cosmique. Les allusions des commentaires d’Hélène Frappat fabriquent un rapport furtif et assuré, nuancé et profond avec l’œuvre. Elles reconstruisent un corpus filmique dévalorisé au profit de la violence virile2. Les concepts inhérents à nos formations laïques sont temporaires, et à présent, ils ont l’atout de ne plus rejeter les clartés de la mystique. 

 

Souffrir pour venir au monde, souffrir pour écrire. La poétesse est celle qui n’est pas vue, alors que ses poèmes font corps avec sa propre vision. Son corps est politique, les seins sont censés faire d’elle une femme, et Hélène Frappat considère la scène dans la baignoire où Fumiko montre ses seins coupés à une autre femme comme un « moment de subversion totale ».

 

 

© Crédit photo : Image prise du film japonais « Maternité éternelle », no 2.

 

 

Après l’opération, alors qu’elle se meurt, Fumiko vit une passion charnelle avec un journaliste de Tokyo qui a fait l’éloge de sa poésie tout en annonçant la mort certaine de la poétesse. C’est donc par la presse qu’elle apprend que le cancer du sein a atteint les poumons. L’insistance du journaliste pour obtenir des poèmes peut paraître morbide mais Fumiko y consent. La demande de ce bel homme venu de Tokyo profite à Fumiko, lui donne un surcroît d’existence. L’éternel féminin fait résonner dans ses poèmes portés par les sublimes images de Tanaka une langue commune à toutes les femmes. La notion de Goethe, magnifiée par Nerval sous les traits de la déesse Isis, s’allie à un autre grand thème : la maladie. L’engagement dans l’œuvre est acceptation de la mort. De toutes façons, c’est l’omniprésence de la mort qui fait penser l’écriture. 

Par l’amour et l’œuvre poétique, la mort de Fumiko est le témoignage éternel de la poésie. Elle est le contraire de la mort de toutes les femmes qui doivent mourir dans les œuvres des hommes (voir mon Voyage en Orient), car elle ajoute au célèbre « désespère et meurs » de Chatterton, au sujet du poète, la maternité éternelle.


 

​​​​​​​​​© Crédit photo : Image romantique d'un couple japonais amoureux, no 3.

 

 

Chaque génération entretient avec ses moyens la fatale phobie des sexes en croyant tout réinventer. Ce n’est qu’une guerre de plus. À Hokkaido, le mode de vie de Fumiko est rural. La chirurgie paraît primitive. Or c’était il y a soixante-dix ans... Le groupe de poètes semble être le seul espace social l’égalité entre hommes et femmes est encouragée. L’intégration des femmes à une communauté réelle est suspendue à un idéal. 

 

À présent, la génération des « Malcontentes » est prise dans une nébuleuse qui s’élève et s’abaisse en étant surtout happée par les faits dérisoires. Sortie du ghetto, la thématique des femmes retombe dans les clichés, s’enfonce dans des spéculations intellectuelles qui déclinent sous les formes presqu’outrancières la haine de soi. On croit inventer des lois qui n’ont pas la hauteur et l’à propos des lois de Charlemagne dans ses Capitula, qu’il faudrait connaître. 

Et quelles images fabriquons nous ? La mise à nu de quelques rouages de la mécanique sociale du patriarcat fixe des mirages qui contiennent les germes de l’échec, comme le montre d’El Topo (1970). Inversement, au moment où la poétesse Fumiko doit être un cadavre, elle est tout sauf un cadavre. La magie s’accomplit. 

Ce qui renvoie à l’actuel procès Pélicot, ultra médiatisé. La plaignante fut réduite à l’état de « belle endormie », autre grand thème illustré par Blanche Neige, et elle réussit à imposer au monde sa parole, comme une manière de star…

 

 

© Camille Aubaude

 

Notes


1. Du même registre que la langue coupée de la Princesse grecque Philomèle dans les Métamophoses d’Ovide, reconnue par les féministes américaines de la fin du XXè siècle comme l’allégorie de la poétesse privée de langue. Voir au Pan poétique des Muses le numéro hors série dirigé par Camille Aubaude sous le titre Tant de Philomèles en ce monde… voir http://www.pandesmuses.fr/2016/03/philomele.html et http://www.pandesmuses.fr/2016/03/table-des-matieres-du-n-4.html.

 

2. Le MK2 Beaubourg joue en même temps que le chef d’œuvre oublié de Tanaka tous les films d’Alejandro Jodorovsky. Je suis sortie presqu’au milieu d’El Topo (1970), et si j’ai regardé si longtemps ce spectacle d’horreurs, c’était dans l’espoir qu’elles s’arrêtent, puisqu’il s’agit d’un « saint » qui « s’engage dans la libération d’une communauté de parias » ;  le propre fils du cinéaste âgé d’environ sept ans traverse à dos de cheval un village massacré (empalement, éviscération, et tutti quanti). Un colonel a une très belle servante sexuelle qu’il offre comme « des restes » quand il s’en lasse à des mercenaires aux faces cauchemardesques. Des prêtres sont violés et maquillés avec leur sang. Etc., etc. Cette complaisance dans la barbarie est justifiée par une critique sociale colorée de mystique. John Lennon et Yoko Ono ont produit ces imbéciles outrances.

 

Ce film et cet article relèvent de la notion « Matripoétique » (DS.), réf. URL. http://www.pandesmuses.fr/no12/matrimoinepoetique22/ds-matripoetique

© LPPDM

 

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Pour citer cet article féministe & engagé

 

Camille Aubaude (critique & images), « Maternité éternelle », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2024 NUMÉRO SPÉCIAL | NO IV | « Les femmes poètes européennes par Lya Berger (1877-1941) », 1er Volet, & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 31 octobre 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/noiv/ca-materniteeternelle

 

 

 

 

 

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30 octobre 2024 3 30 /10 /octobre /2024 16:11

 

Ce site basculera sous peu en HTTPS et il risque de changer d'apparence graphique, la rédaction optimisera le nouveau thème ou réajustera les couleurs et la présentation si cela s'avère nécessaire. Nous vous remercions pour vos patience & indulgence !

 

 

Venez célébrer le 11 octobre avec nous.

 

 

 

Vous pouvez contribuer à cette Charmille de poèmes 2024 jusqu'au 25 octobre compris.

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES VOUS PRÉSENTE

 

L'ÉVÉNEMENT POÉFÉMINISTE 

 

 

CHARMILLE DE POÈMES POUR

 

TOUTES À L'ÉCOLE ET

 

LA JOURNÉE INTERNATIONALE

 

DES DROITS DES FILLES

 

 

ÉDITION 2024

 

QUI FÊTE LE 11 OCTOBRE LA

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FILLES 

 

CET ÉVÉNEMENT EST

SOUTENU PAR L'ASSOCIATION

 

SOCIÉTÉ INTERNATIONALE D'ÉTUDES DES FEMMES ET

D'ÉTUDES DE GENRE EN POÉSIE (SIÉFÉGP)

 

​​​​​​MISE EN LIGNE SUCCESSIVE DES CONTRIBUTIONS

CHOISIES PAR LA RÉDACTION JUSQU'AU 31 OCTOBRE 2024

 

 

 

Crédit photo : Camille Métra (1864-1936), « Two Little Girls in a Boat », peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons.

 

 

APPEL À CONTRIBUTIONS

 

Pour fêter le 11 octobre 2024, la SIÉFÉGP, ses périodiques & nous lançons un appel à contributions intitulé « Charmille de Poèmes pour Toutes à l'École & la Journée Internationale des Droits des Filles ». La dates butoir pour adresser vos contributions poétiques et artistiques à la rédaction de cette revue s'étend du 30 septembre au 22 25 octobre 2024 compris (pour les externes à la revue).

 

Une personne externe à nos équipes, peut nous soumettre jusqu'au 5 écrits poétiques différents (originaux, extraits déjà édités avec l'autorisation de les reproduire, traduits, transcrits des siècles passés, extraits, etc. et dans la langue de son choix). Les contributions audiovisuelles sélectionnées paraissent uniquement en édition numérique.

 

Nous lisons donc avec joie vos créations poétiques et artistiques dans la langue et le style artistique et poétique de votre choix jusqu'au 22 25 octobre compris (cela concerne pour les personnes externes à nos équipes) et jusqu'au 30 octobre compris uniquement pour les membres de la SIÉFÉGP et les équipes de ses périodiques.

Les traductions et transcriptions (simplis, commentées et/ou annotées) des écrits poétiques sont acceptées. La revue Orientales édite aussi avec plaisir et avec nous (Le Pan Poétique des Muses) vos créations artistiques féminines et féministes sur l'école, l'égalité, les filles, leurs éducation et droits. ​​​​​​Toutes les langues vivantes, fictives et mortes sont acceptées. Les poésies visuelles et sonores comme les illustrations sont très appréciées par nous. On publie également les dessins de presse dédiés au 11 octobre.

Chaque image ne doit pas dépasser les 8 MO. Veuillez adresser vos créations uniquement par voie électronique à l'adresse suivante contactlppdm@pandesmuses.fr. On vous remercie d'ajouter à votre contribution une notice biographique récente sur la contributrice, le contributeur ou autre. Pour les personnes mineures (âgées de moins de 18 ans) ou les personnes assimilées, l'accord parental ou similaire à lui est indispensable pour accepter les contributions.

 

Si cette publication numérique dépasse les 30 textes distincts, elle donnera lieu en 2025 à une version imprimée sous la forme d'une anthologie collective dans la collection « Flora » de la SIÉFÉGP. Une possibilité d'édition regroupée de plusieurs années de célébration du 11 octobre sera envisageable en 2025 ou 2026 si cette anthologie ne dépassera pas les 30 écrits poétiques distincts.

 

Événement organisé par 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

Réalisation technique 

David et Aude SIMON

Direction

Rédaction de la revue LPpdm

Contacter la rédaction :

contactlppdm@pandesmuses.fr

 

TABLE DE L’ANTHOLOGIE

 

 

 

 

POÉSIES

 

 

CONTEMPORAINES

 

[POÈMES]

 

Monique CHARLES-PICHON, « Les pieds ont une pointe »

[poèmes en cours d'édition] 

......

 

[POÈMES ENGAGÉS]

 

[POÈMES INCLUSIFS]

 

 

Hélène CALINETTE, « Une poupée cassée »

Dina SAHYOUNI, « Dormeuse »

.........

 

[ÉCOPOÈMES]

 

Hélène CALINETTE, « Le cerisier » & « Une poupée cassée »

.....

 

[POÈMES FÉMINISTES]

 

Hélène CALINETTE, « Une poupée cassée »

Monique CHARLES-PICHON« Elle croit les comptines sur paroles »

Dina SAHYOUNI, « Fille »

Berthilia SWANN, « Le fanfaron » & « À bouches souillées » & « Estelle, une âme oubliée » 

Françoise URBAN-MENNINGER, « la ligne blanche »

 

D'AUTREFOIS 

 

Louise COLET [poèmes en cours d'édition]

Marceline DESBORDES-VALMORE

[poèmes en cours d'édition]

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AUDIOVISUELLES

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ILLUSTRATIONS CONTEMPORAINES 

 

 

[DESSINS & PEINTURES]

 

...... 

​​......

 

[PHOTOGRAPHIES]

 

......

 

 

ÉDITION EN COURS JUSQU'AU 31 OCTOBRE 2024 COMPRIS 

 

Rappel utile : Comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur/auteure est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, l'auteure/auteur est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, sa vidéo, etc.

 

 

 

MERCI DE NOUS SIGNALER LES LIENS CASSÉS POUR LES RÉPARER !

 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)

 

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE

 

ENTRE THÉORIES & PRATIQUES

 

 DIFFUSÉE EN VERSION ÉLECTRONIQUE (APÉRIODIQUE)

& EN VERSION IMPRIMÉE

 

SUSPENDUE SUITE À UN CAS DE FORCE MAJEURE DE 2018 À 20203

REPRISE DE L'ÉDITION IMPRIMÉE EN FIN DE 2021.
 

 

ISSN NUMÉRIQUE : 2116-1046

 

ISSN IMPRIMÉ : 2492-0487

(4 NUMÉROS PAR AN DONT un HORS-SÉRIE & UN NUMÉRO SPÉCIAL)

ISSN IMPRIMÉ HORS-SÉRIE : 2554-8174

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INITIATIVE LABELLISÉE EN 2016-2017 PAR LE MINISTÈRE DES FAMILLES, DE l’ENFANCE ET DES DROITS DES FEMMES

 

Lettre n° 9 (Avant-première de nos dernières publications de 2016)

 

© TOUS DROITS RÉSERVÉS 

 

PRÉSENTATION CRÉÉE LE 10 OCTOBRE PAR AUDE

DERNIÈRE MISE À JOUR : LE 26 OCTOBRE 2024 (AJOUT D'UNE PAGE PUBLIÉE)

24 octobre 2024 4 24 /10 /octobre /2024 17:43

 

Événements poétiques | Charmille de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles & N° IV | AUTOMNE 2024 | NUMÉRO SPÉCIAL 2024 | Les femmes poètes européennes par Lya Berger (1877-1941) | 1er Volet | Catastrophes, faits divers & faits de société | S'indigner, soutenir, lettres & hommages

 

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Estelle, une âme oubliée

 

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Hommage poétique, élégiaque & engagé par

 

Berthilia Swann

 

 

 

 

​​​Crédit photo : Kazimierz Sichulski, « Angel » , 1911, peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons.

 

 

Poème en hommage à Estelle Mouzin, jeune fille de 9 ans, enlevée, séquestrée, torturée puis assassinée en 2009.

 

 

 

 

Petit ange trop tôt disparu, enlevé, arraché à la vie

Laissant une famille en larmes, endeuillée

Nos cœurs à tout jamais en peine, écorchés

D’un lien brisé, cassé et pulvérisé

Le courage fait rage, nous ravage

Faire face à ses bourreaux, aux âmes sombres et souillées

Prisonnière, séquestrée dans cet espace-temps passé

Ôtée à la vie, privée de liberté, épuisée

Estelle, jeune enfant, innocente Privée de son droit d’exister

Happée à son existence, soutirée d’un avenir doré

Estelle, en petite fille, s’en est allée sans pouvoir se défendre, ni même crier

Extirpée, dépossédée de sa destinée.


 

 

Pour qui son doux visage demeure inoublié

De sa lourde absence, nous sommes foudroyés, marqués au fer forgé

De ses souvenirs en éclats, de ses parents qu’ils l’ont tant aimée

Laissant un grand vide, un grand froid, une empreinte ancrée

Aux battements de leurs cœurs,

un battement manquant, un battement violé.. une âme volée,

Estelle.. une âme de leurs âmes arrachée

par ce brusque départ, d’une enfant

Vilement.. violemment, assassinée.

                                                                   

© Berthilia Swann, octobre 2024.

 

 

 

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Pour citer ce poème élégiaque, inédit & engagé luttant contre les violences faites aux enfants

 

 

Berthilia Swann, « Estelle, une âme oubliée », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènement poéféministe 2024 | « Charmille de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2024 » & AUTOMNE 2024 NUMÉRO SPÉCIAL | NO IV | « Les femmes poètes européennes par Lya Berger (1877-1941) », 1er Volet, mis en ligne le 24 octobre 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/11octobre24/noiv/swann-ameoubliee

 

 

 

 

 

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24 octobre 2024 4 24 /10 /octobre /2024 16:36

Événements poétiques | Charmille de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles & N° IV | AUTOMNE 2024 | NUMÉRO SPÉCIAL 2024 | Les femmes poètes européennes par Lya Berger (1877-1941) | 1er Volet | Florilège | Poésie & littérature pour la jeunesse

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la ligne blanche

 

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Poème engagé par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

Crédit photo : Une image de marelle libre de droits du site istock,  Depositphotos.

 

 

 

quand je repasse devant

mon ancienne école

je me revois dans la cour

jouant à la marelle

 

 

l’école des filles

jouxtait celle des garçons

pas de mixité en ce temps-là

pareil à l’église

 

 

un trait peint en blanc

séparait les deux cours

il ne fallait pas le franchir

alors en riant nous nous épiions

 

 

derrière ce mur invisible

les garçons avaient leur avenir tracé

dans des métiers prédestinés

les filles à cette époque

 

 

restaient cantonnées

dans les travaux ménagers

mais l’avènement de mai 68

changea la donne

 

je pus enfin franchir la ligne

et sauter toutes les cases

d’un ordre préétabli

pour devenir celle que je suis

 

 

© Françoise Urban-Menninger, octobre 2024.

 

 

***


Pour citer ce poème féministe, inédit & engagé pour l'égalité des sexes

 

Françoise Urban-Menninger, « la ligne blanche », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènement poéféministe 2024 | « Charmille de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2024 » & AUTOMNE 2024 NUMÉRO SPÉCIAL | NO IV | « Les femmes poètes européennes par Lya Berger (1877-1941) », 1er Volet, mis en ligne le 24 octobre 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/11octobre24/noiv/fum-ligneblanche

 

 


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17 octobre 2024 4 17 /10 /octobre /2024 13:56

Événements poétiques | Charmille de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Créations poétiques

 

 

 

 

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Dormeuse

 

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Poème élégiaque & engagé de

Dina Sahyouni 

 

 

 

 

Crédit photo : Élisabeth Vigée Le Brun, « A baby », peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.

 

 

 

À celle qui n’est pas là

Pour

celles qui n'ont pas pu avoir d'enfants,

les mères endeuillées,

la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal du 15 octobre

 

 


 

Dors

fille d’amour 

que je cajolais le jour

où tout était encore possible 

qu’elle vienne qu’elle devienne 

mienne 

 

Dors

bébé d’amour

au cœur si large, si petit

c’est ton nid, c’est ton lit.

 

Dors

dans les rêveries d’antan

dans les mers du levant

repose aux vents.

 

Dors

la nuit sourd

et le rêve court

à sa fin, au petit matin

 

Dors

fille d'amour

hante encore 

ce pauvre corps

 

Dors

au cœur si large si petit

mon petit.. tout petit amour

dors-y au cœur.. dors-y

je t’en prie.. je t'en supplie.

 

 

© DS. octobre 2024.

 

 

__________


 

Pour citer ce poème lyrique, élégiaque & inédit 

 

 

Dina Sahyouni, « Dormeuse », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènement poéféministe 2024 | « Charmille de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2024 » & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 17 octobre 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/11octobre24/ds-dormeuse

 

 

 

 

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Bienvenue !

 

 

APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.

L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.

SIÉFÉGP, 27 novembre 2025

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    N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes 2026 | & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques Salut. Je suis ton ego., Langue de survie & seuil Poèmes engagés & féministes...
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    N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Poésie & Littérature pour la jeunesse | Handicaps & diversité inclusive | Faits divers | faits de sociétés & catastrophes | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages Humanité Image fournie & poème...
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  • La Journée Mondiale de la Culture africaine et afrodescendante
    N°I | HIVER 2026 | 1ER VOLET « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur / Muses au masculin | Revue Culturelle des Continents / Invitations / Annonces diverses & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Varia & Actualité La Journée Mondiale de la Culture...