Crédit photo : Image d'une nature morte : un paysage hivernal avec un fil de fer sous la neige neige papillon sur une branche verdâtre. Capture d'écran de la photographie libre de droits trouvée sur le Web.
Testament
Le dernier jour, tout à la fin, mon père n’aimait plus rien.
Rien ne lui plaisait. Rien ne l’atteignait. Rien ne le retenait ici.
Même la musique — celle par laquelle il m’a élevée — il l’avait reniée.
Il a posé sur moi son dernier regard. Et dans ce regard tout était dit:
— N’emprunte jamais mon chemin. — Ne pardonne pas à ceux qui t’y contraindront.
17.01.2026 Maison
Clarté finale
Il ne reste que la pensée.
Plus rien à dire.
Tout a été dit. Tout a été compris.
14/09/24
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Pour citer ces poèmes sociopoétiques & élégiaques illustrés & inédits
Léla Lashkhi, « Testament » & « Clarté finale », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 18 février 2026. URL :
C’est l’expression du sentiment amoureux d’une belle âme à l’égard de ses félins et d’autres créatures animales qui ont toujours occupé une place importante dans sa vie. Elle les observe dans leurs moindres faits et gestes, ce qui lui permet de mieux les comprendre dans leurs particularités.
On dirait qu’elle sait lire dans leurs pensées et décoder leurs réactions. C’est ainsi qu’elle traduit non sans humour les propos supposés d’une créature à queue:
‘Moi, on ne marche pas sur mon appendice caudal ! Qui que tu soies’.
Ce livre est aussi un cri du cœur contre la violence faite à ces compagnons de vie qui méritent d’être protégés et traités avec humanité, pour sensibles qu’ils sont. De sa chatte favorite, Francine avance :
« Fifi, monstre animal/ un beau jour : humaine sensible. »
C’est tout en poésie qu’elle interprète le sentiment qui anime cette élégante faisant sa toilette:
‘Et que je me ratisse et que je me récure.
Et que je me râpe et que je me racle et que je me ratiboise !
Plus un grain de poussière, plus un enfant de puce.
Ma fourrure est de Neige.
Vois comme je me rends magnifique pour toi.’
« à défaut d’enfant je révisais le monde », avoue-t-elle.
C’est le cas de dire qu’un animal à ses côtés, est une valeur ajoutée.
Cependant, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ces adorables créatures n’ont pas l’exclusivité de son cœur. Francine Caron a également su y faire place aux créatures humaines comme ses amis poètes (disparus) et ses chevaliers servants.
Aussi évoque-t-elle sa peine relativement à ses chers disparus du règne animal, les êtres humains compris : Roger, son compagnon, son grand amour, s’en est allé « sur la pointe des pieds ». Il lui reste tout de même « la farandole de souvenirs heureux ainsi que « La Force tirée de toutes [ses] amours, aussi bien platoniques »
Dans Amours animales le ton de l’écriture oscille entre légèreté et gravité.
Maggy de Coster, « Francine Caron, Amours animales, récit-roman, Passage obligé, Voix Tissés, 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS », volume 1, mis en ligne le 10 février 2026. URL :
Crédit photo : Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), illustration d'une nature morte en un joli bouquet de fleurs avec des insectes, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.
Salut. Je suis ton ego.
Salut. Je suis ton ego.
Bonjour. Je suis ton ego.
Stérile de mémoire et libre.
J’ai enfin vaincu la peur de perdre du temps. Désormais, le gaspiller est mon plus grand plaisir.
Je ne sais pas combien de temps je vivrai. Mais je ne renaîtrai pas pour restaurer la mémoire.
Je vivrai ma vie tant qu’elle durera.
Le reste m’est parfaitement égal.
02/12/2025
Langue de survie
La première fois, c’était la peur.
La deuxième, une partie perdue.
La troisième, un défi.
Après, la mémoire s’est retirée.
Pour survivre, j’ai inventé ma propre langue.
06/10/2024
Seuil
Je suis née au seuil de l’oubli de la liberté. Toute ma vie, j’ai porté le nom de la ville où je voulais vivre.
Poèmes choisis pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026.
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Pour citer ces poèmes engagés, féministes, illustrés & inédits
Léla Lashkhi, « Salut. Je suis ton ego. », « Langue de survie » & « seuil », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 31 janvier 2026. URL :
Crédit photo : Henri Martin (1860-1943), « Le Printemps », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
En soutien à Nicolas mit face à l'épreuve.
Cher ami,
Il y a tant de maux
Que vous mettez en disgrâce
De votre peine d’en être mal aimé en toute authenticité.
D’une teneur se logeant dans votre être ; endormant lentement les battements de votre cœur.
De vos non-dits sans constances acquises, de vos flâneries, en maladresses, des faux départs pour mieux vous retirer.
Cher ami, quelle bévue de songer à vous éloigner, vous tenir à l'égard, de vouloir quitter votre nid. Fuir au lointain n’y changera rien.
Aimez-vous sans but, ni raison.
Oh diable ! les fâcheuses trahisons.
Donnez-vous tout l’amour que vous apportez jusqu’alors à autrui.
Le temps qui passe se défait et trépasse, à l'orée de la nuit.
Laissant place à des jours nouveaux, de rêves en chansons dont ma tendre affection envers vous, demeure sans aucune rancune, ni rançon. Car, notre lien bien que immortel restera à tout jamais au grand jour éternel.
Cher ami, continuez à vivre, à tracez votre chemin pour de meilleurs lendemains. Vaguez contre vents et marées, au-delà des contrées. Mais de grâce, souriez à la vie pour créer à l’infini.
Pour citer cette lettre engagée, illustrée & inédite
Berthilia Swann, « La lettre », peinture par Henri Martin (1860-1943), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 24 janvier 2026. URL :
La maison d’édition Senegal NJAAY est fière de vous annoncer la parution prochaine de l'anthologie « CHANTS DE TERRES INDOCILES » préfacée par Arwa BEN DHIA.
Ce n'est pas seulement un livre, c'est un archipel de mots où résonnent 35 voix issues de 18 horizons différents. Du Sénégal aux Antilles, de la Tunisie au Congo, ces auteurs transforment les silences en cris de liberté et les épreuves en soleils.
La Résistance : Pour écrire comme on lutte, avec force et dignité.
L'Espérance : Pour transmettre un flambeau aux générations futures.
Une œuvre magistrale qui célèbre la richesse des écritures contemporaines d'Afrique et de ses diasporas. Un voyage humain et universel à ne pas manquer.
Nous vous proposons de commencer par lire la préface d’Arwa BEN DHIA qui vous donnera un avant-goût de cet ouvrage collectif.
Fille d’Hannibal Barca, je suis heureuse et honorée d’avoir été invitée à mêler ma voix à ce chant choral panafricain célébrant nos terres indociles, ces terres qui refusent la soumission et portent encore, dans leurs sillons, la braise des insurrections anciennes. Quelle joie d’entendre ces griots fiers, hommes et femmes, chanter à l’unisson : la mémoire, la résistance et l’espérance ! Trois piliers sans lesquels aucun peuple ne se tient debout, trois forces qui se répondent et se nourrissent mutuellement. Écrire pour ne pas oublier. Écrire pour lutter. Écrire pour espérer. Écrire, enfin, comme on transmet un flambeau, afin que la nuit ne gagne jamais. Attié Djouid Djar-Alnabi et Délice Mankou nous le rappellent avec force : « La victoire est dans le cœur de la résistance / La résistance est dans le fond aiguë de la mémoire » ; « La révolte est un saignement de lumière pour mieux sculpter l’avenir ». La poésie devient ici un lieu de combat, mais aussi un lieu de guérison et d’espoir.
Certains poètes invoquent des figures emblématiques de la rébellion, ces visages dressés contre l’effacement, ces noms que l’histoire officielle a trop souvent voulu taire :
« Je danse pour toi, Anna de Bengale ! » proclame Sedley Richard Assonne.
« N’oublie jamais Gaspard Yanga, le cœur des chaînes brisées ! » intime Hubert X. O. Essono.
« Sur les pas de Lat Dior Ngoné ! » s’écrie Marel Fleuri.
Pour ma part, j’aimerais rendre hommage à une autre grande figure de la résistance qui ne me semble pas avoir été évoquée dans cette anthologie d’édition sénégalaise : Aline Sitoé Diatta, héroïne du combat anticolonial, Jeanne d’Arc du pays de la Teranga, femme de courage et de vision, dont la parole fut une arme et le silence une menace pour l’ordre colonial.
D’autres voix, comme celle de Hanen Marouani, disent l’exil intérieur, cette étrangeté à soi parmi les siens, ce déchirement intime que nul passeport ne permet de franchir : « Je vis ici mais je continue d’habiter cet autre exil invisible : celui qui commence quand les lieux changent de regard (…) celui qui commence quand l’exil s’installe à l’intérieur même de la maison que vous n’avez jamais quittée ». Cet exil spirituel heurte et blesse la mémoire, la fragilise autant qu’il l’oblige à se réinventer.
D’autres encore, à l’instar d’Imèn Moussa, dénoncent l’immigration clandestine, plaie béante de notre continent, tragédie où l’espoir se mêle au naufrage : « Les sirènes d'Ulysse leur tendent les bras, Pour leur maintenir le rêve hors de l'eau, Pour leur faire la courte échelle jusqu'au grand d'en haut. ».
Je conclurai cette préface, écho modeste à cette mosaïque poétique et hymne vibrant à la résilience africaine, à cette parole plurielle qui refuse la résignation et choisit la dignité, par ces vers d’Élie Ramanankavana :
Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieur en France. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, lauréate de plusieurs prix littéraires, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Elle a dirigé l’anthologie poétique « Nos muses les murs » publiée en 2025 aux éditions Mindset, sous l’égide de l’association Apulivre dont elle est membre actif.
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Pour citer ces présentation, avis de parution & préface engagés, illustrés & inédits
Éditions Senegal NJAAY (texte & photographies) &Arwa Ben Dhia (préface), « À PARAÎTRE PROCHAINEMENT : Une odyssée poétique sans frontières », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 9 mars 2026. URL :
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International Poésie de l'Académie Claudine...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International de Poésie Féministe de l'Académie...