Artiste renommé en Suisse, il est né en 1876 à Renan dans le Jura bernois, puis il s’installe avec sa mère à La Chaux-de-Fonds. Dès 1908, il réalise ses premiers collages, puis ses créations non-figuratives avant d’aborder ses chefs-d’œuvre surréalistes et, plus tard, de jouer un rôle prépondérant dans l’art abstrait en Suisse.
Une exposition rétrospective dans la galerie Messmer, qui possède un important fonds de ses toiles et aquarelles, permet de s’immerger dans la beauté d’œuvres éminemment poétiques.
Ses paysages d’hiver confinent vers une épure de lumière où un fin trait noir surligne la blancheur immaculée de la neige.
Peints en 1916, des sapins s’embrasent sous les rayons du soleil, ils s’abstraient d’eux-mêmes dans une clarté qui les transcende. Un arbre, peint dans un champ doré par les blés, semble plongé dans un océan de vagues ocres qui le bercent.
Des roses éblouissantes en bouquets, l’une d’entre elles couchée et esseulée dans l’herbe, des œillets blancs sur fond rose disposés dans un vase sur un meuble aux teintes vertes, font chanter les toiles dans une symphonie de couleurs. On peut lire sous les tableaux cette pensée de Max Liebermann « Farben sind das lächeln der Natur », « Les couleurs sont le sourire de la Nature ».
Ce sourire de la nature, on le pressent dans la série de fruits qu’André Evard décline à l’infini.
Des oranges sur fond bleu, des pommes vertes sur fond rose, des pommes dans une prairie, peintes en 1941 se fondent dans un jeté de lumière irradiant. Une énorme poire verte peinte en 1944 paraît s’échapper de son cadre qui n’est autre que l’écrin de ce fruit sensuel et généreux, prêt à être croqué des yeux !
Pour clore cette fin d’année et pour ouvrir la prochaine, la galerie Messmer nous offre un feu d’artifice de lumière qui dépasse le langage en laissant place aux émotions et à l’indicible. On découvre sur un mur cette citation de Goethe à laquelle on ne peut qu’adhérer « Blumen sprechen dort, wo worte fehlen », « Les fleurs parlent là où les mots manquent ».
Une série de tableaux, que d’aucuns qualifieraient de « natures mortes », et dont l’expression anglaise « stille life » convient beaucoup mieux, évoque cette « vie tranquille » où des cruches et des pommes nous font entrer par le biais de leur simplicité dans un temps immobile empreint d’humilité et de sérénité. Même les oiseaux semblent nous emporter sur leurs ailes jusque dans les nuages où la neige floconne paisiblement en myriades de fleurs féeriques.
André Evard a poursuivi sa quête de lumière et de beauté jusqu’à son décès en 1972, il nous en lègue la quintessence dans une musique silencieuse qui s’égrène dans les notes luminescentes de chacune de ses œuvres dont ses couchers de soleil qui nous font signe depuis l’autre côté de ses toiles.
À noter que l’artiste méconnu, voire inconnu en France aura ses œuvres exposées au musée Powerlong de Shanghai en Chine en 2026 dans le cadre du 150e anniversaire de sa naissance, marquant ainsi sa place incontournable dans l’art mondial.
***
Pour citer ce bémol artistique illustré & inédit
Françoise Urban-Menninger, « Passer l’hiver dans le flamboiement des couleurs du peintre André Evard à la Galerie Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne », peintures parAndré Evard (1876-1972), photographiées par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 7 janvier 2026. URL :
N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Agenda poétique & artistique | Cartes de vœux
Joyeuse année 2026 à vous !
Carte de vœux
Les équipes des périodiques Le Pan Poétique des Muses, Semainier des Muses, Iris & Mêtis, Orientales, Marceline Desbordes-Valmore, etc. & de l'association SIÉFÉGP* vous souhaitent une
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Joyeuse année 2026 à vous ! », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 6 janvier 2026. URL : https://www.pandesmuses.fr/2026noi/cartejoyeuseannee
Crédit photo : Delphin Enjolras (1865-1945), « Le bouquet », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits du Web.
Il se peut qu’une révolte grandissante au fil du temps et des années avançants s’installe au sein des rapports des êtres humains. De mots non-dits, des maux étouffés, d’instants non partagés ou l’homme de nos jours préfère privilégier ses moments, à ego prononcé ; omettant l'authenticité d’une simple attention du donner sans compter.
il se peut que depuis de nombreuses vies, les échanges entre eux s'amoindrissent, s’effondrent au détriment lentement d’une mise à l'oubli, au profit de masques portées, d’heureuses communications avortées ; abandonnant de leurs pas empressés une partie de leur intégrité.
Il se peut qu'à bien des égards, le monde change ; étalant ses contrefaçons, ses faux semblants ; nous enlissant dans de vastes illusions, d’un temps limité d’une joie émerveillée ; nous menant à un état de perdition sans foi, ni raison.
ll se peut qu’un fléau flâne au-dessus de nos vies ; naissant des nouvelles technologies ; menant au plus bas, nos plus vieilles croyances ; isolant les plus jeunes, les fragilisés et démunis.
Il se peut que l’ère de notre temps d’aujourd’hui, proclame à haute voix sa futilité, son mauvais sarcasme, sa vile ironie ; nous bridant de fausses promesses, d'idées inappropriées afin de nous déstabiliser ; feignant une note de LA pour un Do mineur vulgairement proscrit et exposé ; nous tirant vers le bas, à échec d’une note au plus bas ; effaçant des leçons du savoir pour des vies d'inconsciences, reçues et non acquises.
Il se peut que des ébauches de moindre qualité et non restaurées, nous soient implantés par notre société ; projetant des décombres sur une partie de nos mémoires, en proie au trouble et à toutes facilités.
Il se peut que des comportements et des actes trop longtemps malmenés, chancellent en nous, en tout temps, dans nos âges tous confondus et mélangés.
Il se peut qu’autrefois, nos états d’esprits étaient plus ancrés ; dévoilant de douces harmonies et de bonnes nostalgie, dans une plus grande humanité ; nous donnant à présent des regrets d’anciens temps du passé.
Il se peut que de véritables connexions à travers de nouvelles décennies, donnent à l’homme l’envie maximale de créer pour réapprendre en toute simplicité à aimer.
Il se peut que demain, les valeurs fondamentales de l'être humain soient portées haut la main vers de meilleur lendemain de partages, en communications en diapason faites à l’unisson.
Pour citer ce poème en prose gnomique, illustré & inédit
Berthilia Swann, « Notre ancien monde », peinture par Delphin Enjolras (1865-1945), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 31 décembre 2025. URL :
LA RÉDACTION A FAIT FACE À PLUSIEURS ATTAQUES INFORMATIQUES TRÈS VIOLENTES DURANT L’ANNÉE 2025 ET SURTOUT DEPUIS CET ÉTÉ. ON COMPTE PUBLIER PLUS D’INFOS SUR LES SOURCES DE CES ATTAQUES.
NOUS ESPÉRONS RETROUVER UN RYTHME NORMAL D’ÉDITION EN 2026. BONNE ANNÉE POÉTIQUE À VOUS !
LPPDM, 31 DÉCEMBRE 2025.
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)
REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE ET MULTILINGUE DE POÉSIE
ENTRE THÉORIES ET PRATIQUES
AUTOMNE 2025 | NO IV
LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE
DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS
SOUS LA DIRECTION DE
FRANÇOISE URBAN-MENNINGER
Crédit photo : Angelica Kauffmann (1741-1807), « Portrait de Sappho », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.
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Le 3e Marché de la Poésie de Lille - organisé par le Centre littéraire Escales des lettres et l'association c/i/r/c/é ( Marché de la Poésie de Paris) - vous donne rendez-vous les 12, 13 et 1...
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L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
MESSAGE DE LA SIÉFÉGP DU 27 NOVEMBRE 2025
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& EN VERSION IMPRIMÉE
SUSPENDUE SUITE À UN CAS DE FORCE MAJEURE DE 2018 À 2020
REPRISE DE L'ÉDITION IMPRIMÉE EN FIN DE 2021.
ISSN NUMÉRIQUE : 2116-1046
ISSN IMPRIMÉ : 2492-0487
(4 NUMÉROS PAR AN DONT un HORS-SÉRIE & UN NUMÉRO SPÉCIAL)
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PREMIER VOLET
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FRANÇOISE URBAN-MENNINGER
Crédit photo :Francesca Woodman (1958-1981), autoportrait photographique en blanc et noir. Francesca Stern Woodman, née le 3 avril 1958, est une photographe américaine célère pour ses photographies en noir et blanc représentant des femmes et pour ses autoportraits photographiques. Elle se suicide le 19 janvier 1981. Capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.
* Les derniers documents validés par la rédaction de ce numéro exigent un travail éditorial pour quelques jours encore pour une paraître correctement en ligne... En plus, les difficultés techniques auxquelles Aude & David font face perturbent encore la mise en ligne & les réponses à vos courriels, la rédaction poursuit toutefois la publication numérique, l’actualisant petit à petit de certaines pages du site, l’édition des projets prévus jusqu'à la fin de 2025 et vous remercie bien de votre patience !
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RÉDACTION DE LA REVUE
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DES ARTISTES CITÉ(E)S dans les pages du numéro &/ou dans le sommaire
RÉALISATION TECHNIQUE :
AUDE & DAVID SIMON
NOUS ÉCRIRE À L’UNE DES AUX ADRESSES DE MESSAGERIES SUIVANTES SANS LES CROCHETS :
Christiane Bozza, « Les âmes mortes », peinture par Artemisia Gentileschi (1593–1653) &« Qu'est-ce donc que la vie », peinture par Angelica Kauffmann (1741-1807)
Denis Emorine,« À celle qui viendra / She is coming for me », traduction inédite en anglais par Michael T Steffen, peinture par Jacob Van Loo (1614-1670) & « Les Sabines », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783)
Christiane Bozza,« Les âmes mortes », peinture par Artemisia Gentileschi (1593–1653) & « Qu'est-ce donc que la vie », peinture par Angelica Kauffmann (1741-1807)
Denis Emorine,« À celle qui viendra / She is coming for me », traduction inédite en anglais par Michael T Steffen, peinture par Jacob Van Loo (1614-1670) & « Les Sabines », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783)
Élisa Fleury (1795-1862),« Les inconvénients du suicide», poème de FLEURY, Élisa,Album de poésies et chansons (1858), choisi, transcrit & commenté brièvement par Dina Sahyouni, peinture par Noël Coypel (1628-1707)
Élisa Fleury (1795-1862),« Les inconvénients du suicide», poème de FLEURY, Élisa,Album de poésies et chansons (1858), choisi, transcrit & commenté brièvement par Dina Sahyouni, peinture par Noël Coypel (1628-1707)
Denis Emorine,« À celle qui viendra / She is coming for me », traduction inédite en anglais par Michael T Steffen, peinture par Jacob Van Loo (1614-1670) & « Les Sabines », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783)
SPIRITUALITÉS / CROYANCES, RELIGIONS & MYSTICISMES EN POÉSIE
Christiane Bozza, « Les âmes mortes », peinture par Artemisia Gentileschi (1593–1653) &« Qu'est-ce donc que la vie », peinture par Angelica Kauffmann (1741-1807)
Denis Emorine,« À celle qui viendra / She is coming for me », traduction inédite en anglais par Michael T Steffen, peinture par Jacob Van Loo (1614-1670) & « Les Sabines », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783)
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La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International Poésie de l'Académie Claudine...
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