Corinne Delarmor, « Mon village fleuri. Le Perreux sur Marne »,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 2 avril 2026. URL :
Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes
Pour citer ce poème engagé & féministe, inédit & illustré
Corinne Delarmor, « Ma liberté »,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 31 mars 2026. URL :
Poétesse et podcasteuse, Johanna Colette Lemler vit et écrit à Paris où elle publie dans les revues Hélas !, Cahiers rouges. Créatrice du podcast Notre Haggadah-Récits de femmes, elle donne à entendre les voix des femmes et minorités de genre et du monde juif contemporain.
La couverture rouge sang, représentant une femme en tenue d’Ève, signée par Nathalie De Zan, intitulée « The Delicate », donne d’emblée le ton et la couleur de cet opuscule préfacé par Juliette Rousseau. Cette dernière reprend la définition de la règle édictée par l’autrice « La règle, dit Johanna Colette Lemler, est simple : un jour, un poème, et ainsi va le cycle. »
Et de lier le sang des menstrues à celui de l’encre des mots.
Sang et encre mêlés composent ce journal qui fait songer au livre Rose saignée de Xavière Gauthier, publié en 1974 par la jeune Édition des Femmes dirigée par Antoinette Fouque.
Xavière Gauthier, pionnière du féminisme, fut l’une des premières femmes à évoquer le tabou des règles en ouvrant dans le texte imprimé des lignes marbrées de rouge, symbolisant une réalité non-dite renvoyant à la moitié de l’humanité.
Marie Cardinal dans Les mots pour le dire mettait en lumière ses hémorragies inexpliquées, semblables à des règles, qu’elle appelait « La chose ». Johanna Colette Lemler s’inscrit dans cette lignée de femmes qui irriguent leurs écrits avec leur sang. Dans son livre, elle a su trouver les mots pour dire l’intime qui travaille dans l’obscur de son corps. Le déclencheur, après huit ans d’errance médicale, fut le diagnostic d’adénomyose. Longtemps, les règles douloureuses ont fait l’objet d’un déni, ce n’est qu’aujourd’hui que l’on s’intéresse à l’endométriose et autres souffrances endurées par les femmes depuis la nuit des temps.
Certaines, telles Hildegarde de Bingen ont tenté d’endiguer ces douleurs en usant de plantes mais la médecine traditionnelle à prédominance masculine, a oblitéré ce sujet car ne disait-on pas que la femme devait « enfanter dans la douleur », n’était-elle pas « au travail » quand elle accouchait ? Le travail, si bien nommé, faisant référence au tripalium, instrument de torture qui servait à écarteler les membres… « Souffrir tu souffriras », résume l’autrice en un vers lumineux et explicite.
Johanna Colette Lemler fait chanter le corps des femmes où même la douleur se transmute en poème « Rouge rouge / C’est le son du sang qui déborde ». À l’écoute de son corps qui devient « plaie », elle écrit « J’attends qu’il pleuve un sang d’encre dans ma culotte. »
Et tout est dit, un cycle s’achève, un autre va commencer. Éternel retour de la vie en devenir et de la mort annoncée... Le sang pour l’autrice est celui d’une « réappropriation », celle des femmes qui portent dans leur ventre le destin de l’humanité car « les règles sont partout avant le sang ».
« Lunaire », ce livre l’est à plus d’un titre parce qu’il interroge le corps sous la peau jusqu’au sang et quand le « poème saigne », nul doute que Johanna Colette Lemler a trouvé les mots justes pour dénoncer la douleur « naturalisée » des femmes perçue comme intrinsèque à leur condition.
Pour citer ce texte féministe, engagé, illustré & inédit
Françoise Urban-Menninger, « Journal du sang, cycle de poèmes de Johanna Colette Lemler. Paru dans la collection « Granit de la Maison » d’édition Nos accointances »,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 31 mars 2026. URL :
Crédit photo : Mary Cassatt (1844-1926), « By the Pond », 1898, peinture tombée dans le domaine public. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits trouvée sur un réseau social.
Ce témoignage poétique & engagé aborde la maternité, la charge mentale et la santé mentale des femmes :
Personne ne nous dit.
Que devenir mère peut commencer dans l’ombre. Une dépression prénatale. Le post-partum qui vous engloutit. Le burn-out parental, silencieux, vorace. Et parfois… le nid vide. Seule. Face à votre souffle.
Personne ne nous dit que devenir maman, c’est être mille choses à la fois. Mère. Infirmière. Cuisinière. Gouvernante. Coiffeuse. Maîtresse d’école. Psychologue. Tout. Toujours. Sans pause. Sans mode d’emploi.
Personne ne nous dit que la charge mentale écrase. Chaque pensée. Chaque geste. Chaque décision pèse sur toute une vie. Physique. Psychologique. Tout ce que nous faisons aujourd’hui résonnera demain.
Personne ne nous prépare à ce monde qui va trop vite. Aux employeurs qui exigent, comme si nous n’avions pas d’enfants. Aux enseignants qui nous demandent d’être professeurs chaque week-end. À la société qui juge : repas équilibrés, écrans limités, sommeil respecté…
Alors nous nous plions. À bout de bras, nous portons nos enfants. Et nous portons aussi ce qui ne se voit pas : la fatigue, la peur, la culpabilité.
Nous vivons dans un monde connecté. Et pourtant… nous sommes seules. Les psychiatres saturés, les psychologues débordés, les cliniques étouffées.Les antidépresseurs, les anxiolytiques… presque banals pour tenir debout. Pour survivre à une vie de “trop” : trop de pression, trop de stress, trop de responsabilités, trop de culpabilité…
Le temps ne s’arrête jamais. La vie défile. Le mal-être grandit en silence. Et le silence tue. Le nombre de suicides ne cesse d’augmenter.
Alors parlez-en. Chercher de l’aide n’est pas un échec. C’est un acte de force. Parce que prendre soin de soi… c’est aussi prendre soin de ses enfants.
Pour citer ce témoignage poétique, engagé, illustré & inédit
Nina Lem, « Le poids invisible de la maternité », peinture par Mary Cassatt (1844-1926),Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 31 mars 2026. URL :
« C’est quoi être une belle personne ? » interroge Lise Renard dans l’un de ses écrits où l’on croirait entendre la voix du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Elle y répond avec son cœur grand ouvert qui illumine de rayons de soleil les pages de ce merveilleux recueil : « Elle est celle qui donne sans compter, qui croit aux belles histoires, aux rêves d’enfants et aux sourires sincères ».
D’emblée, quand on rencontre Lise Renard, jeune étudiante en architecture, son sourire nous émeut tant sa personnalité dégage un charme empreint d’une grâce infinie, celle d’un elfe ou d’une fée…
Les illustrations délicates et raffinées de son amie Manon Marquis Eeken, étudiante en design graphique, déroulent le fil rouge né d’une légende japonaise qui nous invite à comprendre « que ceux qui doivent se rencontrer se rencontrent, que ceux qui doivent se retrouver se retrouvent... » Sans doute ma rencontre avec lise Renard dans un salon du livre était-elle prédestinée si l’on en croit cette légende car ce fil rouge, une fois saisi, nous conduit tel le fil d’Ariane dans cette part secrète de l’être où Lise Renard se confie « ...Je ressens le vécu, les blessures / je fonctionne à l’intuition et à la force de mes ressentis / L’être humain me touche. »
Étonnant de maturité, ce recueil né d’une blessure d’amour, nous offre des aphorismes d’une grande profondeur et de sagesse « Le deuil, c’est de l’amour qui ne sait plus où aller », affirme l’autrice.
Si Lise Renard se sent à « Contre-Temps », c’est bien parce qu’elle a « l’impression de penser, de réfléchir, d’évoluer différemment que les autres ». Et c’est cette différence qui rend cette jeune femme si attachante. Sa sincérité, ses interrogations dans un monde où elle a « l’impression de ressentir trop fort » réveillent en nous des sentiments enfouis,voire enfuis…
« Comment désaimer » se demande-t-elle, et nous voilà désarmés car ce fil rouge qui parcourt le livre, c’est le fil ténu d’un amour qui restera, écrit-elle dans le même temps, « mon plus beau souvenir ». Et c’est par le biais de l’écriture, ce fil de lumière où les mots s’égrènent telles des perles que Lise Renard renoue avec elle-même et renaît au monde. « La vie est courte alors vivez-la à votre façon, avec vos valeurs, et ne laissez personne éteindre votre lumière », écrit-elle.
« Ce livre est une mise à nu », résume-t-elle et d’ajouter « J’ai envie qu’on se reconnaisse dans mes mots », plus loin «... qu’on guérisse avec mes émotions » et de nous offrir une petite musique de l’âme à la fois singulière et familière qui nous ramène aux confins de nous-mêmes pour écouter « Une princesse qui voulait sortir du silence » et réenchanter cette vie qui nous fait et nous défait.
Françoise Urban-Menninger (texte & photographie de l’autrice), « À Contre-Temps, poèmes de Lise Renard, Illustrés par Manon Marquis Eeken. Recueil paru aux éditions les Bonnes feuilles », illustrations par la poète & Manon Marquis Eeken, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 25 mars 2026. URL :
L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.
SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
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