27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 16:52

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Bémols artistiques | Revue Poépolitique | Revue culturelle des continents 

 

 

 

 

 

 

 

L’art carcéral défendu par Nadya Tolokonnikova à Strasbourg

 

 

 

 

Reportage exceptionnel avec la fondatrice des Pussy Riot par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, un magnifique portrait de pasionaria Nadya Kolokonnikova lors de son intervention durant le vernissage de l'exposition actuelle intitulée Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

 

 

Le Pan Poétique des Muses avait soutenu le groupe Pussy Riot en 2012 en publiant la chanson « Du chant au camp »* lorsque les jeunes femmes de ce mouvement activiste, fondé par Nadya Tolokonnikova, avaient été incarcérées dans une colonie pénitentiaire en Sibérie.

 

 

© Crédits photos : Claude Menninger, dans la première photographie : Nadya Kolokonnikova avec Oleg Orlov (Prix Nobel de la Paix) devant la galerie. Dans la deuxième photographie à l'intérieur de la galerie : Oleg Orlov sur un escalier dans la galerie s'adressant au public pendant le vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Images prises le 19 avril 2026.

 

 

Nadya Tolokonnikova est aujourd’hui plus que jamais déterminée à défendre la cause des prisonniers de guerre ou politique ainsi que celle des artistes que le régime de Poutine tente de faire taire. Lors de son incarcération, l’ancienne étudiante en philosophie avait écrit une lettre ouverte qui avait été lue par Jeanne Moreau en 2013 sur France Culture.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, -Richard Solti (directeur de la galerie), une amie de Nadya Kolokonnikova, Nadya Kolokonnikova & son époux lors du vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

Avec Emma Mathieu, une étudiante en médiation culturelle, elle a organisé une exposition intitulée « Imprisoned resistance » que Richard Solti accueille en ce moment dans la galerie strasbourgeoise qu’il dirige. Parallèlement à cette manifestation d’envergure, une délégation de l’opposition russe a été invitée au Conseil de l’Europe à Strasbourg.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Garry Kasparov (ancien champion du monde d’échecs) intervenant pendant le vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch.Image prise le 19 avril 2026.

 

C’est dans ce cadre que Nadya Tolokonnikova, véritable pasionaria, usant de sa notoriété, a lancé un appel afin de faire entendre les voix de ceux que l’on muselle, enferme et parfois fait disparaître. C’est par l’art, dernier espace de liberté, que les femmes et les hommes incarcérés s’expriment par la plume ou le crayon en écrivant des poèmes, en dessinant sur des bouts de draps de la prison, sur des fragments d’enveloppe ou des feuilles de cahier d’écolier. C’est par l’art que les artistes s’évadent, leurs pensées vagabondent et cherchent la lumière qui filtre derrière les barreaux…

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, un dessin sur drap : une œuvre exposée dans l'exposition Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

À côté de chacune des œuvres présentées, une photo d’identité offre un visage et le motif dérisoire qui a mené leur instigateur en prison tel un graffiti anti-guerre ou un mot jugé « déplacé ».

D’éminentes personnalités comme Garry Kasparov, ancien champion du monde d’échecs, cité lui aussi dans la chanson « Du chant au camp », a témoigné de son internement lors du vernissage, il préside actuellement l’ONG Human Rights Foundation.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, un dessin en couleur, le geôlier et les prisonniers : une œuvre exposée dans l'exposition Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch). Image prise le 19 avril 2026.

 

Oleg Orlov, Prix Sakharov en 2009 et Prix Nobel de la Paix en 2022 pour l’association Memorial qu’il a cofondé, a également pris la parole pour dénoncer les incarcérations abusives dont celle qu’il a lui-même subi pour avoir contribué à la défense des Droits Humains.

Bien d’autres témoignages ont bouleversé la centaine de personnes qui ont ont assisté à ce vernissage exceptionnel du 19 avril 2026 à Strasbourg. Richard Solti, dans son allocution d’ouverture, l’avait précisé, ce sont toujours les artistes qui sont les premières victimes des régimes totalitaires et bien souvent « les femmes en paient le prix fort », avait-il ajouté.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, Image composée des portraits de Garry Kasparov, Nadya Kolokonnikova & Oleg Orlov dans le vernissage de l'exposition actuelle Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

La cinquantaine d’œuvres exposées à la galerie Ritsch-Fisch sont autant de cris que Nadya Tolokonnikova répercute de par le monde. Son spectacle immersif, son installation qui donne à voir une cellule métamorphosée en un atelier de création, présentée au MOCA de Los Angeles et au MCA de Chicago, font d’elle l’une des figures emblématiques de l’activisme international qui se bat pour changer le monde. Fort heureusement, l’humour, qui selon Chris Marker « est la politesse du désespoir », des notes poétiques tel cet oiseau de papier minuscule qui vole dans un immense cadre, ajoutent leurs notes poétiques à cet événement remarquable et incontournable.

 

© Françoise Urban-Menninger

 

© Crédit photo : Claude Menninger,  image de l’oiseau en origami : une œuvre exposée dans l'exposition Imprisoned resistance à la galerie strasbourgeoise Ritsch-Fisch. Image prise le 19 avril 2026.

 

Exposition à voir jusqu’au 31 mai à la Galerie Ritsch-Fisch (6 rue des Charpentiers à Strasbourg).

 

 

* Liens vers les deux poèmes publiés par Le Pan Poétique des Muses en 2012 « Du chant au camp » & « Trois petits tours » :

URL : https://www.pandesmuses.fr/pages/Du_chant_aux_camps-8257299.html

URL : http://www.pandesmuses.fr/pages/zone-s-indigner-soutenir-et-lettres-ouvertes--8359120.html

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Pour citer ce bémol artistique, engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « L’art carcéral défendu par Nadya Tolokonnikova à Strasbourg », photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 27 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/fum-artcarceral

 

 

 

 

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9 avril 2026 4 09 /04 /avril /2026 15:32

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Métiers du livre | Presse, média, femmes genre & poésie | Annonces diverses / Avis de parution & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué de presse dédié à la

 

poétesse Najwa Benchebab

 

 

 

 

 

Texte & photographies par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française & rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’œuvre « L’exil a le goût d’une bière » de la poétesse Najwa Benchebab. À paraître le 18 avril 2026 chez Porte 7 Éditions.

 

 

En 2026, l’autrice et poétesse Najwa Benchebab publie deux recueils qui interrogent le corps et l’exil à travers une écriture poétique traversée par les langues, la mémoire et les déplacements. 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil « Jassad(i) », de la poétesse Najwa Benchebab, paru le 8 mars 2026 aux Éditions Sydo à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

 

 

Paru le 8 mars 2026 aux Éditions Sydo, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, « Jassad(i) » explore neuf états du corps féminin : possédé, assigné, contrôlé, tabou, violenté, tatoué, frontière, insurgé, en libération. Le texte interroge les mécanismes d’assignation sociale et les processus de réappropriation du corps dans des contextes marqués par des héritages culturels persistants. 

 

 

© Crédit photo : Mise en scène de l'ouvrage « L’exil a le goût d’une bière » de l’autrice Najwa Benchebab. À paraître le 18 avril 2026 chez Porte 7 Éditions.

 

 

Le 18 avril 2026, paraît « L’exil a le goût d’une bière » chez Porte 7 Éditions, un poème en prose fragmentaire qui explore l’expérience diasporique. Mêlant français et arabe littéraire, l’ouvrage donne à entendre les tensions linguistiques et identitaires propres aux trajectoires migratoires contemporaines. 

Entre mémoire intime et enjeux collectifs, Najwa Benchebab propose une réflexion sensible sur les territoires du corps, de la langue et de l’exil. 

 

« Il est des voix qui ne se contentent pas d’écrire... elles traversent, relient, déplacent »

 

Avec la parution de L’exil a le goût d’une bière et de Jassad(i), Najwa Benchebab affirme une poésie habitée, incarnée, où le corps et l’exil deviennent des territoires à la fois intimes et politiques.

 

 

© Crédit photo : Le recueil « Jassad(i) », de la poétesse Najwa Benchebab sur le présentoir lors d'une séance de dédicaces. Livre paru le 8 mars 2026 aux Éditions Sydo à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

 

Dans Jassad(i), œuvre récente et vibrante, le corps féminin se dit dans ses fractures comme dans ses élans de réappropriation. Sensuel, traversé de tensions et de libérations, le texte explore avec intensité les multiples états d’un corps à la fois contraint et insurgé. Une écriture charnelle, audacieuse, qui fait entendre ce qui souvent se tait.

 

Avec L’exil a le goût d’une bière, la langue elle-même devient passage. Entre français et arabe, entre mémoire et déplacement, Najwa Benchebab esquisse une cartographie sensible de l’exil contemporain, où les identités se cherchent, se frottent, se réinventent.

 

Mais son œuvre ne s’arrête pas à la page. Elle se prolonge dans la voix, dans le geste, dans la rencontre. Poétesse de performance et de lien, elle fait dialoguer les rives de la Méditerranée, multipliant lectures et échanges entre l’Europe et le Maroc, inscrivant sa poésie dans un mouvement vivant, collectif, ouvert.

 

© Crédit photo : La poétesse Najwa Benchebab lors d'une lecture poétique.

 

Ces parutions s’inscrivent ainsi dans une dynamique plus large : celle d’une poésie en circulation, qui relie les corps, les langues et les territoires. Une invitation à écouter, à ressentir, à franchir les seuils.

À découvrir, à entendre, à partager.

 

 

Quelques liens vers des extraits de lecture : 

 

© Crédit photo : Présentation scénique du recueil « Jassad(i) », de Najwa Benchebab, paru le 8 mars 2026 aux Éditions Sydo à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

 

Lecture de Jassad(i)

À découvrir, à entendre, à partager.

URL. https://www.instagram.com/reel/DWD35RICHNU/?igsh=MWZ6dm1kZzNnODBpcA==

URL. https://www.instagram.com/reel/DVs1XRxiFNy/?igsh=amtjbHFnbmszcG8=

 

Biographie de Najwa Benchebab

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de l’artiste Najwa Benchebab.

 

Najwa Benchebab est une artiste et professionnelle franco-marocaine vivant et travaillant à Bordeaux. 

Née au Maroc, elle a grandi au carrefour de plusieurs cultures – une expérience fondatrice qui nourrit à la fois sa pratique artistique et ses engagements personnels et professionnels. 

Psychologue et psychothérapeute de formation, elle accompagne les récits de vie, les traumas et les processus de résilience au quotidien. 

Parallèlement, elle développe une démarche artistique multidisciplinaire (écriture, théâtre, photographie) où elle interroge l’identité, les frontières – géographiques, sociales, intimes – et les rapports de domination. 

Depuis 2022, ses créations visuelles et narratives ont été présentées dans plusieurs festivals internationaux, saluées pour leur authenticité et leur portée universelle. 

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Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & images fournies), « Communiqué de presse dédié à la poétesse Najwa Benchebab », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 9 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/hm-benchebab

 

 

 

 

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9 avril 2026 4 09 /04 /avril /2026 15:17

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Critique & réception

 

 

 

 

 

 

J’entreprends d’étirer mon cœur,
 

poèmes d’Odile Bischoff. Recueil paru aux Éditions Astérion

 

 

 

 

Réception & photographies par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© Crédit photo : Première & quatrième de couverture illustrée du recueil de poésies intitulé J’entreprends d’étirer mon cœur d’Odile Bischoff, paru aux Éditions Astérion en 2026.

 

 

 

Telles des bulles de lumière plus légères que l’air, les poèmes d’Odile Bischoff nous font partager la grâce infinie d’être au monde. Des photographies en noir et blanc prises par l’autrice ponctuent cette poésie lumineuse qui suspend le temps.

 

 

Née à Colmar, Odile Bischoff vit à Strasbourg depuis son adolescence. La poésie fait partie intégrante de sa vie, elle est devenue sa respiration et s’inscrit dans le rythme des battements de son cœur : « J’entreprends / d’étirer mon cœur / de / battements / réanimés / pour lui / apprendre / le souffle / de la belle enfance ».

Dans ce cœur, c’est l’enfance qui revient, une pierre, qu’elle a conservée tel un talisman, est source de réminiscences « Pierre / de ma petite enfance / je t’ai tant / aimée / le sais-tu / si petite / si polie / si douce / et / si féconde d’histoires / je t‘ai gardée dans une / secrète / poche ».

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes, J’entreprends d’étirer mon cœur d’Odile Bischoff, paru aux Éditions Astérion en 2026.

 

Car la pensée magique de l’enfance n’a jamais quittée la poète même si les blessures existentielles transparaissent entre des vers visionnaires d’une grande acuité « La fin de notre monde / puise sa source / dans l’origine / de nos fissures ».

Poésie de l’épure, quête de l’indicible, Odile Bischoff nous invite à voyager dans le cœur battant du poème où son écriture sans fioriture entre en symbiose avec la nature et notre cosmicité « L’ air des rivières / s’invitant dans nos poumons / saura lui donner/ le souffle pur / qui nous a tant manqué ».

 

© Crédit photo : Extraits poétiques illustrés & inédits du recueil de poésies intitulé J’entreprends d’étirer mon cœur, de l’autrice Odile Bischoff, Éditions Astérion, 2026.

 

 

Nul doute que la quête de l’autrice rejoint celle de nos interrogations car sous le « je » qui parle, c’est un « nous » universel qui questionne notre présence au monde « cet autre que moi / qui vous ressemble/ m’apprendra peut-être / de nouveaux mots », écrit-elle.

Trois vers nous octroient peut-être la clé de cette poésie où le don de soi, la disparition ont partie liée avec la vie et la mort qui dans le même temps, la traversent, nous traversent « Le temps m’est venu de / l’abandon / je m’abandonne ».

 

© Françoise Urban-Menninger

 

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Pour citer ce texte engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (texte & images), « J’entreprends d’étirer mon cœur, poèmes d’Odile Bischoff. Recueil paru aux Éditions Astérion », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 9 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/fum-dodilebischoff

 

 

 

 

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7 avril 2026 2 07 /04 /avril /2026 18:20

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Revue culturelle des continents | S’indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages / Annonces diverses & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris célèbre la poésie vivante : hommage à Mohamed Sghaier Ouled Ahmed

 

 

 

 

 

 

Texte & photographies par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française & rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

© Crédits photos : Images de l'affiche officielle de l'événement, « Paris célèbre la poésie vivante : hommage à Mohamed Sghaier Ouled Ahmed », à l’initiative de Moez Awled Ahmed (metteur en scène, traducteur et neveu du poète).

 

 

 

« J’aime mon pays comme nul autre ne l’aime… »

 

C’est par ces mots puissants que s’ouvre, comme une présence toujours vivante, la voix du grand poète tunisien Mohamed Sghaier Ouled Ahmed (1955–2016). Figure majeure de la poésie contemporaine arabe, il incarne une parole libre, engagée, profondément ancrée dans les luttes politiques et sociales de son temps.

Né à Sidi Bouzid, il s’est opposé tout au long de sa vie à toutes les formes d’oppression, des régimes de Habib Bourguiba et Zine el-Abidine Ben Ali jusqu’aux dérives post-révolutionnaires. Son œuvre, marquée par une lucidité sans concession, a durablement façonné le paysage littéraire tunisien et arabe. Son premier recueil, L’Hymne des six jours (1984), fut d’ailleurs censuré en raison de sa portée critique.

Le vendredi 10 avril 2025 à Paris, sa voix résonnera à nouveau à l’occasion d’une soirée exceptionnelle de lecture poétique, placée sous le signe de la mémoire, du partage et de la transmission.

 

© Crédits photos : Portrait photographique du poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed.

 

Un lieu, une rencontre, une mémoire vivante

 

Accueilli par la librairie Maktabat Berfin, au cœur du 18ᵉ arrondissement, cet événement s’inscrit dans un lieu devenu incontournable du paysage culturel parisien. Plus qu’une librairie, cet espace indépendant est un véritable carrefour de rencontres, dédié aux littératures arabes contemporaines et patrimoniales.

À l’initiative de cette soirée, Moez Awled Ahmed — metteur en scène, traducteur et neveu du poète — poursuit un geste à la fois intime et universel : faire vivre l’œuvre de son oncle au-delà des frontières, dans un espace d’échange où les voix, les langues et les sensibilités se rencontrent.

 

Une poésie portée par les voix et les corps

 

Organisée en collaboration avec l’association Maouzoun, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la poésie arabe orale. Le public est invité à participer activement : lire, écouter, partager.

Les lectures seront assurées par Qutaiba Jameel, Marwan AlDori et Hiba Merhi, dans un esprit de circulation vivante de la parole poétique.

La soirée sera accompagnée par le musicien Majdi Zouari, dont la présence viendra souligner la musicalité des textes et offrir une immersion sensible.

 

 

Informations pratiques

 

Date & horaires : Vendredi 10 avril 2025,  19h

Lieu : Maktabat Berfin

Adresse : 58 rue du Ruisseau, 75018 Paris

Entrée : Libre sur inscription (places limitées)

Lectures poétiques : Moez Awled Ahmed, Qutaiba Jameel, Marwan AlDori et Hiba Merhi

Accompagnement musical : Majdi Zouari

Hommage pensé et réalisé par : Moez Awled Ahmed (metteur en scène, traducteur et neveu du poète)

Soirée organisée en collaboration avec : l’association Maouzoun

 

Une nuit pour dire, se souvenir et faire vivre la poésie.

 

© Hanen Marouani

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Pour citer ce texte engagé, illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & images fournies), « Paris célèbre la poésie vivante : hommage à Mohamed Sghaier Ouled Ahmed », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 7 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/hm-hommage

 

 

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Dernière modification de la page réalisée à la demande de la rédactrice : le 8 avril 2026

 

 

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31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 16:59

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Critique & réception | Dossiers majeur  & mineur | Articles & témoignages | Handicaps & diversité inclusive  

 

 

 

 

 

 

 

Journal du sang, cycle de poèmes de Johanna Colette Lemler. Paru dans la collection « Granit de la Maison » d’édition Nos accointances

 

 

 

 

Critique & photographies (fournies) par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil féministe de poésies intitulé Journal du sang, cycle de poèmes de Johanna Colette Lemler. Œuvre parue dans la collection « Granit de la Maison » d’édition Nos accointances. L’illustration intitulée « The Delicate » de la couverture rouge sang, représentd une femme en tenue d’Ève et elle est réalisée par Nathalie De Zan.

 

 

 

 

Poétesse et podcasteuse, Johanna Colette Lemler vit et écrit à Paris où elle publie dans les revues Hélas !, Cahiers rouges. Créatrice du podcast Notre Haggadah-Récits de femmes, elle donne à entendre les voix des femmes et minorités de genre et du monde juif contemporain.

 

 

© Crédit photo : Quatrième de couverture illustrée du recueil féministe de poésies intitulé Journal du sang, cycle de poèmes de Johanna Colette Lemler. Œuvre parue dans la collection « Granit de la Maison » d’édition Nos accointances. Une partie de L’illustration intitulée « The Delicate » signée par Nathalie De Zan.

 

 

La couverture rouge sang, représentant une femme en tenue d’Ève, signée par Nathalie De Zan,  intitulée « The Delicate », donne d’emblée le ton et la couleur de cet opuscule préfacé par Juliette Rousseau. Cette dernière reprend la définition de la règle édictée par l’autrice « La règle, dit Johanna Colette Lemler, est simple : un jour, un poème, et ainsi va le cycle. »

Et de lier le sang des menstrues à celui de l’encre des mots.

Sang et encre mêlés composent ce journal qui fait songer au livre Rose saignée de Xavière Gauthier, publié en 1974 par la jeune Édition des Femmes dirigée par Antoinette Fouque.

Xavière Gauthier, pionnière du féminisme, fut l’une des premières femmes à évoquer le tabou des règles en ouvrant dans le texte imprimé des lignes marbrées de rouge, symbolisant une réalité non-dite renvoyant à la moitié de l’humanité.

Marie Cardinal dans Les mots pour le dire mettait en lumière ses hémorragies inexpliquées, semblables à des règles, qu’elle appelait « La chose ». Johanna Colette Lemler s’inscrit dans cette lignée de femmes qui irriguent leurs écrits avec leur sang. Dans son livre, elle a su trouver les mots pour dire l’intime qui travaille dans l’obscur de son corps. Le déclencheur, après huit ans d’errance médicale, fut le diagnostic d’adénomyose. Longtemps, les règles douloureuses ont fait l’objet d’un déni, ce n’est qu’aujourd’hui que l’on s’intéresse à l’endométriose et autres souffrances endurées par les femmes depuis la nuit des temps.

Certaines, telles Hildegarde de Bingen ont tenté d’endiguer ces douleurs en usant de plantes mais la médecine traditionnelle à prédominance masculine, a oblitéré ce sujet car ne disait-on pas que la femme devait « enfanter dans la douleur », n’était-elle pas « au travail » quand elle accouchait ? Le travail, si bien nommé, faisant référence au tripalium, instrument de torture qui servait à écarteler les membres… « Souffrir tu souffriras », résume l’autrice en un vers lumineux et explicite.

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique en noir et blanc de la poétesse Johanna Colette Lemler.

 

 

Johanna Colette Lemler fait chanter le corps des femmes où même la douleur se transmute en poème « Rouge rouge / C’est le son du sang qui déborde ». À l’écoute de son corps qui devient « plaie », elle écrit « J’attends qu’il pleuve un sang d’encre dans ma culotte. »

Et tout est dit, un cycle s’achève, un autre va commencer. Éternel retour de la vie en devenir et de la mort annoncée... Le sang pour l’autrice est celui d’une « réappropriation », celle des femmes qui portent dans leur ventre le destin de l’humanité car « les règles sont partout avant le sang ».

 

« Lunaire », ce livre l’est à plus d’un titre parce qu’il interroge le corps sous la peau jusqu’au sang et quand le « poème saigne », nul doute que Johanna Colette Lemler a trouvé les mots justes pour dénoncer la douleur « naturalisée » des femmes perçue comme intrinsèque à leur condition.

 

© Françoise Urban-Menninger

 

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Pour citer ce texte féministe, engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Journal du sang, cycle de poèmes de Johanna Colette Lemler. Paru dans la collection « Granit de la Maison » d’édition Nos accointances », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 31 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/fum-journaldusang

 

 

 

 

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