19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 15:29

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Métiers du livre 

 

 

 

 

 

 

Le poète dijonnais Stephen Blanchard reçoit une médaille

pour 52 années de bénévolat associatif durant la Journée

mondiale du bénévolat associatif de l’O.N.U

 

 

 

 

Texte & images par

Florilège

Revue française, francophone, littéraire et artistique

 

 

© Crédits photos : Revue Florilège, « L’attestation & la médaille officielles reçues par le poète dijonnais Stephen Blanchard pour ses 52 années de bénévolat associatif durant la Journée mondiale du bénévolat de l’O.N.U ». Images nos 1 & 2. 

​​​​​

 

La Fédération Française du Bénévolat et de la vie Associative, reconnue de mission d’Utilité Publique au Journal Officiel du 28/08/2002, vient de décerner le 13 novembre dernier au poète Stephen Blanchard, la médaille d’honneur du bénévolat associatif avec palme pour 52 ans d’activités bénévoles au sein de plusieurs associations dijonnaises.

 

© Crédit photo : Revue Florilège, « Le logo officiel du bénévolat associatif de la Journée mondiale du bénévolat de l’O.N.U ». Image no 3.

 

Le lauréat fut déjà animateur de gymnastique à l’école Alix Providence de Dijon de 1972 à 1982. Il fonda en 1974, l’association « les poètes de l’amitié – poètes sans frontières » ainsi que la revue internationale de poésie Florilège dont il est actuellement le directeur et le créateur du prix de l’édition poétique de la ville de Dijon en 2001. Il fut tour à tour, président de « l’Union Nationale des Auteurs et des Concouristes » de 1991 à 2022 et de l’association « de la Poésie Contemporaine Française » de 1994 à 2017. Outre ses fonctions littéraires, il est délégué de la Société de l’Encouragement au Bien de la Côte d’Or, membre du jury du Prix Marie NOEL à Santenay depuis 1990 et membre du jury du prix Arthur Rimbaud à Paris depuis 2020.

 

© Crédit photo : Revue Florilège,  portrait du médaillé « Le poète dijonnais Stephen Blanchard » pour ses 52 années de bénévolat associatif durant la Journée mondiale du bénévolat de l’O.N.U ». Image no 4.

 

Auteur de 28 ouvrages, il a reçu en 2014, la médaille d’Or du Ministère de le Jeunesse et des Sports et à la vie associative mais également en 2021, par le Ministère de la Culture, la médaille de Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Depuis la création de l’association « les poètes de l’amitié » en 1974, il a organisé au sein de la Bourgogne plus de 2600 rencontres, spectacles, anthologies, prix et concours, animations, expositions diverses, émissions à Radio Campus en direct de 1992 à 1994 puis actuellement à RCF et 21 Radio sans oublier divers ateliers de poésie dans les écoles, collèges et lycées de la région.

 

 

© Revue Florilège, décembre 2025.

 

 

Ce poète-mécène a déja été récompensé par l’Académie Claudine de Tencin de l'association SIEFEGP.

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

(Revue) Florilège (texte & photographies), « Le poète dijonnais Stephen Blanchard reçoit une médaille pour 52 années de bénévolat associatif durant la Journée mondiale du bénévolat associatif de l’O.N.U », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 19 décembre 2025. URL : https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/revueflorilege-lepoètedijonnais

 

 

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro IV▼

17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 18:43

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Articles & témoignages | S'indigner, soutenir, letttres ouvertes & hommages

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand la mer devient la voie du suicide !

 

une chanson pour la poète argentine

 

Alfonsina Storni !

 

 

 

 

 

 

 

Témoignage & Chanson (traduite de l’espagnol) par

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

Crédit photo : Portrait photographique de la créatrice « Alfonsina Storni » capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le site Commons.

​​​​​

 

 

La mer et la mort occupent une place importante dans la poésie d’Alfonsina Storni. 

Atteinte d’un cancer du sein, la journaliste et poète postmoderniste Alfonsina Storni se suicide par la noyade en 1938, à l’âge de 46 ans à Mar de la Plata (Argentine). 

 

Composée par l’auteur-compositeur argentin Ariel Ramírez, avec l’intellectuel et parolier argentin Felix Luna, la chanson ci-dessous a été interprétée par la chanteuse argentine Mercedes Sosa en 1969 et plus tard par la chanteuse chilienne Violeta Parra avant d’être reprise par bien d’autres interprètes de renom.

 


 

Alfonsina y El Mar

 

 

Por la blanda arena

Que lame el mar

Su pequeña huella

No vuelve más

Un sendero solo 

De pena y silencio llegó

Hasta el agua profunda

Un sendero solo 

De penas mudas llegó

Hasta la espuma

 

Sabe Dios qué angustia 

Te acompañó

Qué dolores viejos 

Calló tu voz

Para recostarte 

Arrullada en el canto

De las caracolas marinas

La canción que canta 

en el fondo oscuro del mar

 

La caracola

 

Te vas Alfonsina 

Con tu soledad

¿Qué poemas nuevos 

Fuiste a buscar?

Una voz antigua

De viento y de sal

Te requiebra el alma

Y la está llevando

Y te vas hacia allá

Como en sueños

 

Dormida, Alfonsina,

Vestida de mar

 

Cinco sirenitas

Te llevarán

Por caminos de algas

Y de coral

Y fosforescentes 

Caballos marinos harán

Una ronda a tu lado 

 

Y los habitantes 

Del agua van a jugar

Pronto a tu lado

 

Bájame la lámpara

Un poco más

Déjame que duerma

Nodriza, en paz

Y si llama él

No le digas que estoy, dile que

Alfonsina no vuelve

Y si llama él

No le digas nunca que estoy

Di que me he ido

 

(Chanson d’Ariel Ramírez et Felix Luna, en hommage à Alsonsina Storni)

 

**

 

Alfonsina et la mer

 

 

 

Dans le sable doux

Léché par la mer,

Ses fines traces 

Se sont à jamais évanouies

Un sentier solitaire 

Fait de peine et de silence

Arriva

Jusque dans les profondeurs de l'eau.

Un sentier solitaire

Fait de peines jugulées

Parvint

Jusqu'à l'écume des vagues

 

Dieu seul sait quelle angoisse

T'accompagna,

Quelles douleurs invétérées 

Ta voix a-t-elle tues

Pour que tu reposes, 

Bercée par le chant 

Des conques marines 

Le chant que chantent 

Les conques marines

 

Dans les profondeurs obscures de la mer

 

Tu pars Alfonsina 

Avec ta solitude

Quels nouveaux poèmes

Es-tu allée chercher ?

Une voix immémoriale 

De vent et de sel

Te brise l'âme et l'emporte

Et tu pars là-bas

Comme dans les rêves

Alfonsina, endormie,

Vêtue de mer

 

Cinq petites sirènes

T'emporteront

Vers des chemins d'algues

Et de corail

Et de phosphorescents

Hippocampes 

Se rangeront en cercle autour de toi 

Et les habitants de l'eau viendront 

Bientôt jouer à tes côtés

 

Et les habitants 

De la mer vont bientôt

Jouer avec toi

 

Baisse la lampe

Encore un peu

Laisse-moi dormir

En paix, Nounou

Et si quelqu’un appelle,

Ne lui dis pas que je suis là, dis-lui qu'

Alfonsina ne reviendra pas

Ne lui dis jamais que je suis là

Dis-lui que je suis parti

(©Texte traduit de l’espagnol argentin par Maggy De Coster reproduit avec l'aimble autorisation des auteurs et leur maison d'édition)

 

***

Pour citer ce témoignage illustré

 

Maggy de Coster, « Quand la mer devient la voie du suicide ! une chanson pour la poète argentine Alfonsina Storni ! », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 17 décembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/mdc-suicidealfonsinastorni

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro IV▼

17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 18:41

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Articles & témoignages | Revue Matrimoine & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier 

 

 

 

 

 

 

 

Fatima Hassouna. L’œil de Gaza

 

 

 

 

Article & peinture par

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste peintre

Sociologue-conseiller au Palais de l’Elysée pendant la présidence de François Hollande

 

 

 

​​​​​© Crédit photo : Mustapha Saha, portrait pictural de la poétesse, photojournaliste «  Fatima Hassouna », peinture.

 

 

 

Fatima Hassouna, poétesse, photojournaliste, née le 2 mars 2000 à Gaza, fauchée avec dix membres de sa famille, au moment où son film, avec la réalisatrice iranienne Spideh Farsi, Put your Soûl on your Hand and Walk, Pose ton âme sur ta main et marche, est sélectionné au Festival de Cannes. Ses œuvres sont publiées par des journaux prestigieux, exposées dans des galeries renommées. On l'appelle l'Œil de Gaza. Elle écrit : « Le monde est là dans sa vastitude. Gaza est une petite boîte. Nous sommes dedans. Le monde est si lointain. Je ne peux pas le visiter. Je voudrais voyager, explorer les immensités et revenir dans ma petite boîte. J'ai besoin de Gaza. Gaza a besoin de moi. Si je meurs, je veux une mort retentissante. Je ne veux pas être une brève dans un flash-info. Je ne veux pas être un chiffre anonyme dans une statistique. Je veux une mort qui retentit dans toute la planète, dans toutes les langues. Je serai une image omniprésente que rien ne peut effacer » (Fatima Hassouna, 2 août 2024). 

La photographe est partie. Elle a dit la vérité. Elle reste sans témoin. Sauf un témoin invisible. Pour attester qu'il n'y a plus de témoin. La photographe est partie après avoir dit la vérité. Elle est drapée des couronnes fleuries de sa robe de mariée. Elle se tait. Elle s'expose en silence au silence. Son nom perdure. Mais, qu'est qu'un nom ? Sa grande œuvre photographique s'exhibe en silence. Elle reste muette. Elle se contente de montrer des scènes de silence. Elle rattrape les images qui se dérobent devant son objectif. Elle met les images à nu. Dans ses récits photographiques, tout s'esquisse, tout s'annonce, tout s'interrompt, la naissance, l'amour, la mort, dans leur ordre cyclique, réversible, anhistorique. Il reste ses traces, inaltérables, impérissables, indissolubles. Cette jeune femme est la légèreté même. Elle est unique. Elle exprime ce que la clarté du jour aura été hier, le jour passé. Elle est la mémoire graphique de la naissance de la lumière à la lumière photographique. Elle capte. Elle inscrit. Elle imprime. Elle voile. Elle dévoile. Elle perce l'énigme de l'ombre. (Jacques Derrida, Aletheia, 1996, éditions William Blake and Co, tiré à part, 2025. Adaptation). 

 

Je glisse une photographie de Fatima Hassouna dans le cahier où je rédige ces lignes. La photographe, keffieh noir et blanc manteau sombre, est saisie dans la pénombre d'un immeuble bombardé, assise sur une chaise en fer rouillé déglinguée. Sa main tient fermement son appareil photo. Les décombres gisent par terre. Je perçois une clarté légère, une signature nébuleuse de l'ombre. Une lueur de chandelle. Elle est seule, indifférente au photographe qui la flashe. Une prégnance terrifiante plane dans l'air. Elle voit. Elle donne à voir l'interdit. Je ferme les yeux pour voir, pour savoir. Je ne discerne que l'esthétique, l'irisation du silence. 

Jacques Derrida relie ce phénomène à la loi de phôs. Photôs, photographie, phosphore proviennent de la même racine. Le sionisme néantise Gaza à coups de bombes au phosphore. L'adjectif phosphoros signifie porteur de lumière. Phosphoros désigne aussi la planète Aphrodite, Vénus, l'étoile du berger. Les photographies de Fatima Hassouna sont infusées de phosphore. Certains instantanés me magnétisent, m'hypnotisent, me paralysent. Archives incomparables, inimitables, indélébiles. Son dernier cliché, un coucher de soleil.  Son absence-présence me lancine comme un hologramme. Je ne vois que son aura. Elle est seule dans son impalpable visibilité. De nouvelles photographies apparaîtront. Le festival de Cannes, la société du spectacle l'intronisent déjà comme une icône. Elle ne sera bientôt qu'une valeur marchande. On parlera un peu d'elle, moins qu'elle ne l'a souhaité. Des documentaires, des livres lui rendront hommage. Puis, elle s'éclipsera. Elle sera toujours seule dans son attente de la lumière.

© Mustapha Saha, Sociologie

—————

Pour citer ce texte engagé, élégiaque, illustré & inédit

 

Mustapha Saha (texte & peinture), « Fatima Hassouna. L’œil de Gaza », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 17 décembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/ms-fatimahassouna

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

© Tous droits réservés

Retour aux Sommaires des numéros I|2026 & 5 ▼ Liens à venir

16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 19:19

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Bémols artistiques | Critique & réception | Revue Matrimoine | Actions pour l’égalité des sexes | Revue culturelle des continents

 

 

 

 

 

 

 

À propos de l’exposition : « Les mondes

 

de Colette (1873-1954) » à la Bibliothèque

 

Nationale François Mitterrand

 

 

 

 

 

Photographies & article inédits par

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Maggy de Coster, l’affiche officielle de l’exposition « Les mondes de Colette (1873-1954) » à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, décembre 2025, image no 1.

​​​​​

 

Un parcours exhaustif de la vie et l’œuvre de l’écrivaine, cette femme aux talents multiples. Plus de 300 pièces racontent la vie mouvementée de cette femme hors norme, hors-série pour l’époque. Peintures, manuscrits, photos, comptoirs de maquillage, costumes de scène etc. à découvrir dans cette exposition.

 

© Crédit photo : Maggy de Coster,  exposition « Les mondes de Colette (1873-1954) » à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, décembre 2025, image no 2.

 

Journaliste polyvalente, elle collabore à différents journaux et magazines et est à l’affût des faits les plus marquants de son époque. Directrice littéraire au Matin de Paris, elle est sur tous les fronts : New York, Rome et le Maroc.

 

© Crédit photo : Maggy de Coster, exposition « Les mondes de Colette (1873-1954) » à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, décembre 2025, image no 3.

 

Aussi a-t-elle écrit 1200 articles de presse. Infirmière pendant La Première Guerre mondiale, romancière, figure emblématique de la Belle Époque et des Années folles, mime, danseuse de music-hall, comédienne, esthéticienne, elle fait flèche de tout bois afin de se rendre autonome en tant que femme notamment de Willy son mari et mentor, sans pour autant s’affranchir affectivement des hommes, puisqu’elle a convolé à trois reprises, sans compter ses amants et ses amours saphiques. 

 

 

© Crédit photo : Maggy de Coster, exposition « Les mondes de Colette (1873-1954) » à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, décembre 2025, image no 4.

 

Cette demi-mondaine débarquée à Paris, est la première femme à entrer à l’Académie Goncourt en 1945. Grande amoureuse de la nature et des animaux, on pourrait la catégoriser ipso d’écologiste avant la lettre.

 

© Crédit photo : Maggy de Coster, exposition « Les mondes de Colette (1873-1954) » à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, décembre 2025, image no 5.

 

Libre, sans pour autant être féministe, elle fait de ses romans le reflet de sa vie émaillée de scandales. Le blé en herbe est une fiction autobiographique qui raconte en filigrane sa relation avec Bertrand de Jouvenel, cet adolescent de seize ans, qui n’est autre que le fils de son mari, Henri de Jouvenel. Colette a laissé à la postérité une œuvre abondante à découvrir. 

 

© Crédit photo : Maggy de Coster, exposition « Les mondes de Colette (1873-1954) » à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, décembre 2025, image no 6.

 

Une exposition à voir jusqu’au 18 janvier 2026.

 

© Maggy DE COSTER

 

© Crédit photo : Maggy de Coster, exposition « Les mondes de Colette (1873-1954) » à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, décembre 2025, image no 7.


 

***

Pour citer ce texte engagé & illustré

 

Maggy de Coster (texte & photographies), « À propos de l’exposition : « Les mondes de Colette (1873-1954) » à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 16 décembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/mdc-expocolette

 

 

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro IV▼

16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 19:18

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Critique &  Réception & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Critiques poétiques & artistiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Hors de la détresse : L’art pour la Paix-Résistance à la guerre : « Cri d’amour pour GAZA » de Ziad Medoukh, (éd. La Lucarne des Écrivains 2025)

 

 

 

 

 

Photographie & témoignage par

Annpôl Kassis


Auteure & poète

 


 

 

 

​​​​​© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de Ziad Medoukh « Cri d’amour pour GAZA », éd. La Lucarne des Écrivains 2025.

 

 

 

Cette réflexion que je vous soumets n’est ni politique, ni autre « anti » sauf contre la guerre où qu’elle se déroule. Nous sommes toutes et tous informés des guerres. Les morts se comptent en chiffres, les destructions en quelques images et notre esprit enregistre automatiquement ce qui se diffuse un peu partout, de façon répétitive.

D’autant que les cris des manifestations publiques sévèrement encadrées, ne sont souvent considérées que de par... le nombre de participants voire leur origine culturelle. Les informations des médias sont pour attirer l’attention.
MAIS...

Qu’en est-il des vécus de la souffrance d’êtres humains. D’où  qu’ils soient, sous les drones ou les bombes, ils Sont avant tout des Humains Meurtris sous les feux de vaines conquêtes dirigées, de leur place, par des politiques tyranniques. 

LORS
Résister par l’art et la poésie, c’est faire ressentir les douleurs, les pertes, à tous ces  autres humains passifs voire indifférents ou pire encore, soumis aux informations contrôlées par les pouvoirs.

À peine ouvertes les pages du Cri d’amour pour GAZA de Ziad Medoukh, (éd. La Lucarne des Écrivains 2025),  les mots, les illustrations résonnent par ces mots et ces illustrations.

Du Poème liminaire : Gaza sous occupation... / Mais Gaza La Belle... / Gaza les oliviers   qui poussent...poussent / Gaza l’espoir pour la justice / Gaza l’espoir pour la paix... / Et Gaza l’espoir pour l’avenir

Au poème final : Je suis Gaza 

Ce magnifique recueil pourrait constituer un hymne à l’Amour, à la Justice et à l’Espoir, voire un hymne National. Tout y est presque chanté, car avant tout, Ziad Medoukh, un pacifiste, citoyen du monde, naturellement  attaché à La Palestine, Sa Terre-Mère. Et attention Docteur en Sciences du Langage de l’Université de Paris VIII, professeur et directeur d’Université en son pays, internationalement honoré de titres, médailles, prix, et bien sûr en poésie (Académie et Euro poésie - 2 fois). Il a fait choix de rédiger ses poèmes en français, un honneur pour nous.

Toujours présent en son pays, il s’active sur le terrain, à soutenir ses concitoyens par la parole, l’éducation des jeunes et est, de facto maitre et psychologue d’enfants et de familles en détresse.  Ses écrits, ses articles, ses émissions radio, militent pour la Paix  et la Justice « Je suis déterminé à continuer la résistance par la plume, l’information et le travail auprès des jeunes pour une ouverture sur le monde... (Préambule).

Cinquante poèmes qui, dans un premier temps, sans plainte ni haine, décrivent les destructions, pertes humaines, cendres, et souffrances des femmes, des enfants et toutes personnes vulnérables car désarmées en ces « prisons de plein air » que sont les routes de fuites et « les camps de tentes » cibles. Mais une fois énoncés les faits, une deuxième partie rayonnante, encourage la résistance, par la confiance, la puissance de l’espérance, en un avenir de Paix, Justice et Dignité jamais perdue. Une nouvelle forme poétique est née à double éclairage : la peine avant la sublimation finale, un renversement de situation, de ton et de forme : répétition, reprises, parallélisme pour aboutir à une conclusion- rupture  et détachement qui pourrait paraître hors toute réalité.

Le ton est si bouleversant que les larmes montent aux yeux  et il faut parfois relire le texte pour accepter notre propre impuissance vers l’unique Voie de Vie : La Confiance en la Paix, en termes simples non violents, humains tout simplement ? N’oublions pas l’hommage aux femmes, rédigé pour la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes le 8 Mars 2025 en Palestine. Femmes engagées dans les luttes quotidiennes, les victoires sur elles-mêmes et sur les crimes, protectrices, consolatrices  « Oui nos femmes... Ces vaillantes résistantes sont reconnues pour leurs précieuses qualités humaines et professionnelles,  leur acharnement au travail [...] Ces héroïnes des temps modernes qui n’ont jamais baissé les bras. » 

Ce sublime recueil s’agrandit de l’art du pinceau, du fusain, en vignettes et tableaux Vivants. Quatre peintres Palestiniens «consacrés», tous pacifistes humanistes, apportent une touche de lumière aux mots déjà lumineux du poète. Impossible de les détacher les uns des autres, puisque tous œuvrent pour la Paix dans une harmonie résistante et active malgré leurs souffrances, car tous ont vu leur maison, leur atelier, leurs œuvres, voire leurs familles, détruites et survivent dans les tragiques « camps des tentes », dernier refuge quand on a tout perdu. Basel EL MAQOSUI Personnalité Artistique 2025 ; Raed ISSA  Fondateur de Centre et Programme d’art; Ahmed MUHANNA également Vidéaste ;  Jihad AL-GHOUI, Diariste en ligne. 

Cette sublime union entre mots, actes, teintes, ancre une philosophie de sagesse et résilience débouchant sur la sérénité de l’espérance, au-delà de l’immédiat, mais inscrivant une page de l’Histoire du Peuple et de Sa Terre.

De plus, le recueil s’enrichit de la solidarité internationale qui prend la voix de sept Poètes, tous engagés pour la paix, en une démarche commune autour de Ziad : Noha KHALAF et Gilles VINÇON ; de la Palestine Bassirou MANSALY et Salah AL HAMDANI ; et de Gaza, Philippe TANCELIN, Marie Christine MOURANCHE et Alima MADINA.

Et l’Hommage à Mahmoud DARWICH, (Prix Nobel de la Paix 1994) :

« Vous le Poète de l’espoir et de la joie, au parcours unique 
Vous êtes encore debout Vous, l’humaniste hors du commun [...

Le résistant pour la vie et pour l’avenir. [...]
Les poètes engagés ne meurent pas

 

© Annpôl Kassis, décembre 2025.

—————

Pour citer ce texte engagé, illustré & inédit

 

Annpôl KASSIS (texte & image), « Hors de la détresse : L’art pour la Paix-Résistance à la guerre : « Cri d’amour pour GAZA » de Ziad Medoukh, (éd. La Lucarne des Écrivains 2025) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 16 décembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/ak-paixresistance

 

 

Mise en page par Aude

 

© Tous droits réservés

Retour aux Sommaires des numéros I|2026 & 5 ▼ Liens à venir

Bienvenue !

 

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

Rechercher

Publications

 

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une