7 mai 2025 3 07 /05 /mai /2025 15:42

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Dossiers majeur & mineur | Articles & témoignages | Poésie visuelle / Poésie & mode | Revue Matrimoine | Voix / Voies de la sororité

 

 

 

 

 

 

 

Ma rencontre avec Hélène de Beauvoir

 

 

 

 

 

 

Témoignage historique par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la Lettre de l’artiste Hélène de Beauvoir à l’autrice Françoise Urban-Menninger.

 

 

 

Un jour, j’appris qu’en Alsace vivait Hélène de Beauvoir, la sœur de Simone dont j’avais lu presque tous les livres. Je venais de publier La confidence des Abeilles, un recueil de poèmes plus particulièrement destiné aux enfants mais « accessible aussi aux adultes » lui précisai-je dans le petit mot qui accompagna mon envoi à l’instar d’une bouteille que j’aurais jetée à la mer.

 

Crédit photo : Portrait de l’artiste Hélène de Beauvoir jeune. Capture d’écran de la photographie libre de droits de Wikipédia.

 

 

Sa lettre que je reçus en retour et, que je conserve précieusement dans mes archives, fut pour moi un merveilleux cadeau car, non seulement, elle m’écrivait qu’elle aimait mes poèmes et avait une préférence pour le grand Monsieur, mais de surcroît, elle m’invitait à visiter son atelier à Goxwiller !

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image du poème préféré d’Hélène de Beauvoir du recueil de poèmes La confidence des Abeilles de Françoise Urban-Menninger et intitulé « Le grand Monsieur ».

 

C’est par un après-midi ensoleillé d’automne, en octobre 1994 que je me rendis dans sa ferme où Hélène m’accueillit enveloppée dans un immense tablier bleu car elle achevait au marteau-piqueur une œuvre monumentale sur plexiglas.

 

Elle évoqua pour moi de nombreux souvenirs empreints de nostalgie car elle me déclara en soupirant « avoir été oubliée par Paris » mais également par les protagonistes de l’art en Alsace. Seule une télévision japonaise s’était hasardée à se déplacer pour la filmer et recueillir ses réflexions sur sa quête artistique.

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la peinture « 2 Mai-1968 » par Hélène de Beauvoir. Photographie prise au musée Würth à Erstein.

 

Ce même après-midi, elle me confia que c’est elle, et bien avant que Simone ne s’emparât du sujet, qui avait exprimé des idées féministes précurseuses dans ses toiles et en avait fait l’un des combats de sa vie. Et nous le savons, pour l’avoir lu dans les récits de Simone que cette dernière avait eu parfois peu d’indulgence pour les œuvres de sa sœur qu’elle surnommait « Poupette ».

 

Après m’avoir montré plusieurs de ses tableaux, Hélène de Beauvoir, toujours débordante d’énergie, m’avoua sur un ton d’espièglerie enfantine et en pouffant dans son poing, que chacune de ses toiles recelait une note d’humour connue d’elle seule. « C’est mon petit secret », avait-elle ajouté, l’œil malicieux.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la peinture « 2 Mai-1968 » par Hélène de Beauvoir. Photographie prise au musée Würth à Erstein & dialogue avec une des robes de la styliste Cléone.

 

 

Fort heureusement, quelques années plus tard, Hélène qui se croyait « oubliée », a bénéficié d’une magnifique rétrospective en 2018 au Musée Würth à Erstein où ses œuvres furent rassemblées par un couple d’Allemands qui avait racheté sa ferme. Ils ne la connaissaient pas mais ils se sont passionnés pour cette artiste qui avait vécu avant eux dans leur demeure et qui, très certainement, leur avait fait signe jusque dans leur inconscient.  Ce fabuleux hommage fut accompagné par un dialogue inédit avec les robes, emplies de magnificence, créées par la styliste Cléone, qui après avoir quitté Paris, œuvre aujourd’hui à la Petite-Pierre en Alsace mais dont les créations sont connues de par le monde.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la peinture « 2 Mai-1968 » par Hélène de Beauvoir. Photographie prise au musée Würth à Erstein & dialogue avec une autre robe de la styliste Cléone.

 

Ce sont ces images-là, belles et fortes, le sourire radieux d’Hélène, ses toiles qui égrènent les notes douces-amères de la musique du monde qui, parfois reviennent en boucle faire tourner le manège de mes réminiscences.


 

© Françoise Urban-Menninger

C’est l'histoire de ma rencontre avec Hélène de Beauvoir, accompagnée de sa lettre, du poème qu'elle aimait et de photographies de ses toiles prises au musée Würth à Erstein, certaines dialoguent avec les robes de la styliste Cléone.

 

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Ma rencontre avec Hélène de Beauvoir » avec cinq photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 7 mai 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/fum-helenedebeauvoir

 

 

 

 

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6 mai 2025 2 06 /05 /mai /2025 17:08

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Dossier majeur | Articles & témoignages / Portrait |  Poésie, musique & arts audiovisuels / Poésie visuelle

 

 

 

 

 

 

 

Undoingl’exposition d’Isabel Zuber dans la Radbrunnen à Breisach dans le Kaiserstuhl en Allemagne

 

 

 

 

 

 

Portrait artistique & poétique par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, l’artiste « Isabel Zuber devant une de ses œuvres exposées dans Undoing (son exposition actuelle dans la Radbrunnen à Breisach dans le Kaiserstuhl en Allemagne), image no 1, avril 2025. 

 

 

Dans ce lieu millénaire exceptionnel et atypique dont on retrouve le nom en 1344, une tour qui servait à garder un immense puits de 41m20 de profondeur pour assurer les besoins en eau potable de la ville de Breisach, Isabel Zuber vient de présenter ses dernières œuvres.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, l’artiste Isabel Zuber performant dans Undoing (son exposition actuelle dans la Radbrunnen à Breisach dans le Kaiserstuhl en Allemagne), image no 2, avril 2025. 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, l’artiste Isabel Zuber performant dans Undoing (son exposition actuelle dans la Radbrunnen à Breisach dans le Kaiserstuhl en Allemagne), image no 3, avril 2025. 

 

 

La Radbrunnen (Rad ou roue, brunnen ou puits) dont la partie inférieure est taillée à même la roche conserve toujours une eau pure et claire tempérée à 12°, c’est dans cet espace, transformé en galerie d’art contemporain, nanti d’une gigantesque roue à aubes, que l’artiste avec son exposition Undoing nous renvoie au temps qui se défait, s’écoule comme l’eau mémorielle de ce puits avec laquelle ses œuvres ont partie liée.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, l’artiste Isabel Zuber performant dans Undoing (son exposition actuelle dans la Radbrunnen à Breisach dans le Kaiserstuhl en Allemagne), image no 4, avril 2025.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, l’artiste Isabel Zuber performant dans Undoing (son exposition actuelle dans la Radbrunnen à Breisach dans le Kaiserstuhl en Allemagne), image no 5, avril 2025. 

 

Isabel Zuber a suivi une formation artistique à l’Université des Arts de Berlin auprès de Georg Baselitz, elle travaille aujourd’hui dans son atelier à Freiburg et depuis 2002, elle est professeur de dessin à l’Université de Pforzheim.

L’artiste poursuit sa quête sur ce temps qui nous fait et nous défait inexorablement en usant de mines de graphite, d’encres, de crayons noirs ou de couleurs pour en explorer les traces parfois infimes sur des feuilles de papier ou, in situ, sur les murs blancs des galeries ou musées qui l’accueillent. Naît alors une écriture sans mot qui traverse le continuum espace/temps dans une suite picturale où des points, des lignes, génèrent, de par leur répétition, une musique silencieuse. Une vidéo nous donne à voir Isabel Zuber peignant debout avec ses deux bras tendus sur les deux parties d’une devanture vitrée. L’artiste étant gauchère, la partie gauche de l’œuvre restitue la puissance de son énergie vitale tandis que la partie droite, ondoyante, s’allège.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, des œuvres exposées dans Undoing (l’exposition de l’artiste Isabel Zuber dans la Radbrunnen à Breisach dans le Kaiserstuhl en Allemagne), image no 6, avril 2025

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Lors du vernissage de Undoing à la Radbrunnen, Isabel Zuber a offert une performance époustouflante au public, particulièrement attentif. Trois termes résument ses recherches « raum/ bewegung/ zeit », en français « cadre/ mouvement/ temps »  et c’est bien dans un carré sur le mur blanc de la galerie, délimité par une règle, que l’artiste s’est mise à « œuvrer». Dans un jeu avec la matière, son énergie s’est transmutée en stries sur lesquelles, elle a ensuite soufflé pour enlever le surplus de poussière graphite. L’image, enfin révélée en noir et blanc, a encore été estompée avec un chiffon afin que des signes apparaissent telles des traces ou des notes sur une portée musicale. Lignes et points ont alors atteint ce minimalisme recherché également par le musicien Arvo Pärt qui écrit « Je pourrais comparer ma musique à une lumière blanche qui contient toutes les couleurs », il en va de même pour Steve Reich dans ses recherches de « musique minimale ».

Isabel Zuber, de déclarer, lors de sa prestation, que « le voyage ne s’arrête jamais » car la quête n’a d’autre but que cette quête elle-même dans laquelle l’artiste ne cesse de se transcender dans un processus de réduction qui tend à aller vers l’essentiel comme dans la musique de Steve Reich ou d’ Arvor Pärt , compositeurs auxquels, elle se réfère.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, l’artiste Isabel Zuber performant sur une devanture, œuvre exposée dans Undoing (son exposition actuelle dans la Radbrunnen à Breisach dans le Kaiserstuhl en Allemagne), image no 7, avril 2025

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Et l’artiste d’expliquer encore, après avoir réalisé sa performance, que c’est dans l’épure, voire dans la quintessence de ses créations qu’elle gagne sa liberté. Ses œuvres, dont certaines sont gigantesques et couvrent des murs entiers dans des galeries ou musées, en sont l’expression tangible et visuelle, celle d’une écriture universelle et intemporelle qui nous parle au-delà des mots, en deçà de toute rationalité en s’adressant à notre être intérieur par le biais d’une intuition poétique qui suspend et éternise l’instant.

 

© Crédits photos : Claude Menninger, des visiteurs de l’exposition Undoing de l’artiste Isabel Zuber dans la Radbrunnen à Breisach dans le Kaiserstuhl en Allemagne, avril 2025.

 

© Françoise Urban-Menninger, avril 2025, dans un lieu remarquable, voici en images, signées Claude Menninger, et en mots, le portrait d'Isabel Zuber, une artiste allemande exceptionnelle, œuvrant in situ et exposant actuellement plusieurs de ses réalisations dans la Radbrunnen de Breisach ainsi que le court-métrage vidéo d’une performance sur une devanture, URL :

https://www.youtube.com/watch?v=1fDoGItfgTo

© Poésie audiovisuelle de l’artiste Isabel Zuber

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Pour citer ces images & portraits inédits

 

Françoise Urban-Menninger, « Undoing, l’exposition d’Isabel Zuber dans la Radbrunnen à Breisach dans le Kaiserstuhl en Allemagne », illustrations photographiques par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 6 mai 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/fum-expo-isabelzuber

 

 

 

 

 

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29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 16:15

Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles » | Critique & réception / Chroniques de Camillæ / Poésie & philosophie 

 

 

 

 

 

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La philosophie est un voyage. À propos de

 

L'être et la mer. Pour un existentialisme

 

écologique, Corine Pelluchon

 

Presses universitaires de France, 2024, 304 p., 21€

 

 

 

 

 

Critique par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’ouvrage de Corine Pelluchon, « L'être et la mer. Pour un existentialisme écologique », Presses universitaires de France, 2024.

 



 

La vie nous réserve de belles rencontres. Grâce à ma contribution au livre unique, Paris est un livre, d’Alexis Margowski, j’ai découvert « l’existentialisme écologique » de Corine Pelluchon, qui a publié de nombreux livres. Elle a présenté au Festival du livre de Paris (FLP, 11 avril 2025) son nouvel essai L'être et la mer, dans le cadre d’une programmation d’événements liés à des actions pour préserver l’Océan. 

Les références qui m’ont marquée durant sa conférence sont littéraires et poétiques. Elles ressortissent à une pensée féminine essentielle, salutaire et irremplaçable... On sait qu’il est difficile, voire impossible, d’être une femme philosophe dans un pays de coteries, de prétentions et d’entre-soi phallocratique. Le travail de fond qu’accomplit cette professeure d’université est reconnu par le prix Leopold Lucas qui vient de lui être attribué en Allemagne. Je synthétise « poétiquement » une page des thèmes de sa conférence au FLP pour vous montrer l’urgence de la lire et d’agir.


 

PARTIR EN MER pour mettre en avant les organismes vivants !

Ne pas être nihiliste mais pratiquer l’engagement, voire une philosophie du courage.

Nous sommes impuissants, dépassés, par des dangers globaux qui peuvent nous submerger.

Nous sommes en train de perdre de notre connaissance du monde, ce qui nous rend perméables à la folie, à la destruction, ce qu’un philosophe a appelé les « crises orgiaques ». Nous solidifions le possible, nous décentrons l’être humain alors qu’il ne peut exister qu’en se ressourçant dans sa spécificité, grâce à une sensibilité à fleur de peau.

Arrêter l’addiction à la consommation, qui est une déréliction due à l’incertitude du quotidien.

PARTIR EN MER car dans la mer tout est fluide, comme dans notre psychisme, qui a pourtant conscience du morcellement des choses. Une nageoire peut fendre l’océan du sens. Dans sa création littéraire, Marguerite Duras a fortement pensé l’invasion de l’inconscient, un envahissement de l’immémorial qui peut être libérateur. L’ouïe est un sens de l’immersion. Dans la mer, il y a des présences auditives qui, au moment où on les découvre, vont disparaître. 

À présent notre Moi ressent une inquiétude énorme avec la possibilité d’un naufrage.

La mer est un abattoir à ciel ouvert. Il s’agit de faire une thalasso politique, car il n’y a que des noyés, des drames invisibilisés. Nous employons le vocabulaire de la guerre, de Moi contre Toi, avec le quadrillage des océans à se partager entre états souverains.

En même temps, c’est l’étranger, ce qui menace, l’inconnu. C’est le lieu de l’Autre, et l’entre dévoration. La mer peut tout prendre.

Ce n’est pas l’homme qui prend la mer mais la mer qui le prend. Nous savons que la mer est la plus forte métaphore du Destin, elle nous fait accepter notre impuissance. 

Comment pouvons-nous écrire aujourd’hui ? 

Comment puis-je écrire ? 

En trouvant un art d’écrire entre les lignes des choses qui viennent de mon fond, et communiquer une énergie saine qui renvoie à mon monde intérieur.

En faisant sentir un message.

 

© Camille AUBAUDE

 

Voir un des articles universitaires sur cette référence :

https://shs.cairn.info/revue-esprit-2024-10-page-149?lang=fr

 

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Pour citer cet éco-texte poétique, illustré & inédit

 

Camillæ ou Camille Aubaude, « La philosophie est un voyage. À propos de L'être et la mer. Pour un existentialisme écologique, Corine Pelluchon, Presses universitaires de France, 2024, 304 p., 21€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles », mis en ligne le 29 avril 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/ca-laphilosophieestunvoyage

 

 

 

 

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28 avril 2025 1 28 /04 /avril /2025 16:29

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Critique & Réception | Dossier majeur | Articles & témoignages | Métiers du livre

 

 

 

 

 

 

Stéphanie, reine d’Alsace

de Marc Chaudeur

 

 

 

 

 

 

Réception de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’œuvre « Stéphanie, reine d’Alsace » de Marc Chaudeur, éditions EDBH.

 

 

 

Auteur prolifique et protéiforme, le philosophe Marc Chaudeur vient de se voir attribuer un prix littéraire au salon du livre de la Krutenau pour son ouvrage Stéphanie, reine d’Alsace paru chez EDBH.

Tel un petit bijou d’écriture, à l’instar du diadème déposé sur le cercueil de celle qui repose au cimetière Sainte-Hélène à Strasbourg, ce recueil éclaire l’existence méconnue de l’épouse du Gouverneur du Land d’Alsace-Lorraine où elle a laissé son empreinte entre 1907 et 1914, notamment en créant « son œuvre grandiose » à savoir l’hôpital Stéphanie qui s’occupera plus tard de ses obsèques.

Épousant en deuxième noce le Comte von Wedel, Stéphanie, dont le prénom renvoie à celui de sa mère qui avait été baptisée du nom d’un navire, va nous faire tour à tour voguer, chavirer dans ce monde ancien que la plume de Marc Chaudeur nous invite à visiter ou plutôt revisiter. Son héroïne, issue de l’aristocratie suédoise, belle et cultivée, sera « Reine de Stockholm » puis « Reine d’Alsace » lorsqu’elle suivra son époux à Strasbourg. Ce dernier s’efforcera en vain de promouvoir « une politique de conciliation », deux phrases résument la situation et mettent fin à ses espoirs « Le Grand État-Major prussien et les revanchistes français ont gagné », « On s’achemine à grands pas vers la guerre ». Nous sommes le 19 avril 1914 quand le Gouverneur von Wedel est remplacé par un conservateur…

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Marc Chaudeur primé au salon du Livre de la Krutenau à Strasbourg », avril 2025.

 

 

Marc Chaudeur évoque cette période alsacienne troublée où les figures de l’Abbé Wetterlé, Léo Schnug, Hansi et de bien d’autres émaillent ce récit où l’on assiste à des parenthèses enchantées telles l’inauguration en grande pompe du château du Haut-Koenigsbourg aux côtés de l’Empereur Guillaume II, une fête somptueuse dans les allées de l’Orangerie où  l’auteur prête sa voix empreinte de magnificence à une Stéphanie radieuse « Je porte une robe de soie jaune pâle à dentelles, piquée de fleurs couleur d’or et lilas. Tout cela abonde de soleil, de joie ardente et d’éclats de rire. »

D’autres images rayonnantes et poétiques nous donnent à deviner la personnalité attachante et lumineuse de Stéphanie à Vienne, Berlin, Rome… Mais c’est dans le château de Stora Sundby en Suède que la Comtesse vivra ses dernières années et c’est dans ce même château que Marc Chaudeur va arpenter des dizaines de pièces pour remonter le temps et communier avec l’âme de Stéphanie qu’il associe dans son esprit avec celle de Sainte-Odile.

Nul doute, que ce court roman offrant tout à la fois une lecture historique, politique mais qui exhale également un parfum de romantisme, ne peut que résonner dans l’inconscient du lecteur où cette question posée par Stéphanie redevient aujourd’hui d’une brûlante actualité « Que sera l’Europe de demain ? »

 

© Françoise Urban-Menninger

 

Cet ouvrage qui rend hommage à une aïeule oubliée, elle est accompagnée par la photographie du livre et celle de la remise du prix à Marc Chaudeur toutes deux prises par Claude Menninger.

 

***

Pour citer ces images & texte inédits

 

Françoise Urban-Menninger, « Stéphanie, reine d’Alsace de Marc Chaudeur » avec deux photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 28 avril 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/fum-reinedalsace

 

 

 

 

 

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15 avril 2025 2 15 /04 /avril /2025 16:28

Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles » | Critique & réception |  I — « Rêveuses » | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Critiques poétiques & artistiques

 

 

 

 

 

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Françoise Khoury el Hachem, Éclats de rêves,

 

Éditions l’Harmattan, collection

 

le Scribe l'Harmattan, 2025

 

 

 


 

 

Réception par

Nicole Barrière

Poète, essayiste, traductrice &

directrice de la collection « Accent tonique » aux Éditions l’Harmattan. Blogue officiel : http://nicoletta.over-blog.com/

 

 

 

Françoise Khoury el Hachem, Éclats de rêves, Éditions l’Harmattan, collection  le Scribe l'Harmattan, 2025

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes « Éclats de rêves » de Françoise Khoury el Hachem aux Éditions l’Harmattan, 2025.

 

 

 

 

 

Dans le recueil « Éclats de rêves », publié cette année aux Éditions l’Harmattan dans la collection « le Scribe l'Harmattan » dirigée par Fatima Guemiah,  Françoise Khoury el Hachem opère un glissement de la création poétique à l'amour humain, puis à l’amour universel. 

De cette liberté de créer du poète au nœud de l'enchaînement amoureux, il y a une femme Françoise Khoury el Hachem, une poète et l'attrait qu'elle suscite, les fils invisibles qu'elle tisse. Est-elle une fée ? Une Parque ? Ou est-elle une grâce ou tout en même temps ?

Faut-il fuir ou transgresser l'interdit ? S'abandonner ? Aimer, rêver, étreindre ?

 

La poésie de Françoise Khoury el Hachem est charnelle, elle évoque le trouble, les craintes, les gestes, la caresse ou l'accident qui suggère la rencontre, la faille...

Femme, Françoise Khoury el Hachem est éclat, oiseau, rose, papillon, goutte de rosée, neige, rivière, feu, lumière, voix. Voix de l'amour, voix du poème.

Il faut l'entendre déclamer ses poèmes d'amour et conquérir le public, transmettre avec une élégance primesautière l'aveu, le songe, la lumière, la brûlure ; il faut l'entendre murmurer ses éclats de pudeur, la grâce jusqu'à l'infini, jusqu'à l'invisible. 

Elle a cette « passion sauvage, cette soif inconnue » des grandes amoureuses jusque dans les situations tragiques de la guerre. Mais que valent les serments des fous amoureux dans la guerre ?

Comment restaurer la paix dont elle rêve dans « le chant des souvenirs », qu'elle pleure sur « le fil de l'histoire » ?

De ce retour dans le temps, le temps qui passe, germent l'incertitude, les faux miroirs qu'elle sait débusquer « entre l'être et le paraître ».

 

Françoise Khoury el Hachem nous entraîne dans la complexité des êtres, leur dualité qu'elle nomme le Diable et Dieu comme l'endroit et l'envers d'un même tissu. Elle nous emmène ainsi dans les univers parallèles du monde Moyen Oriental et l'être se confond avec le monde et devient « poudrière ».

Est-ce que seul l'amour sauve? Est-ce que seules la douceur de la vie et la vieillesse rendent la vie acceptable ? Apaisée ?

Cependant rien n'empêche la passion de resurgir en transe érotique, pour se rencontrer encore et encore malgré le silence ou l’absence car « derrière le voile de tristesse, une force renaît, une promesse » en confiance, en preuves d'amour. 

Ce recueil nous emporte comme une marée, en vagues successives dont le ressac transmet les « émotions ravageuses » l'intimité du désir et de l'interdit jusqu'à « la victoire de l'amour ».

Cette victoire de l'amour se mêle au triomphe de la paix comme si chez Françoise Khoury el Hachem le désir puissant de la vie et la foi pouvaient élever l'humanité à plus de justice et de paix.

Elle nous donne ce rendez-vous unique, amoureux de la parole où les âmes se joignent, où l'amour éternel est fait de « languissante séduction et d'érotisme insubmersible ».

Merci Françoise Khoury el Hachem pour cet hymne à l'amour, à la paix et à la vie. 

© Nicole Barrière

 

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Pour citer ce texte inédit​​​​​​​

 

Nicole Barrière, « Françoise Khoury el Hachem, Éclats de rêves, Éditions l’Harmattan, collection le Scribe l'Harmattan, 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles » & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 15 avril 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/megalesia25/noii/nb-reves

 

 

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La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

 

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