12 octobre 2024 6 12 /10 /octobre /2024 16:46

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Critique & réception| Dossier majeur | Articles & Témoignages | Astres & animaux / Nature en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Critiques poétiques & artistiques 

 

 

 

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Arwa Ben Dhia, « Les quatre et une saisons »,

 

Éditions du Cygne, Paris 2024 & Éditions

 

Arabesques, Tunis 2024, 99 pages, 14 €

 

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Texte de

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes de Arwa Ben Dhia, « Les quatre et une saisons », Éditions du Cygne, Paris 2024 et Éditions Arabesques, 2024.

 

 

 

Un titre qui frappe par son originalité mais qui fait penser à la tradition chinoise où il existe une cinquième saison. Il s’agit d’une période de transition qui se situe entre l’été et l’automne. 

Ce recueil de poèmes est composé comme une ode à la nature, qui est pour l’autrice une poésie à part entière : 

 

« Dans le ballet de la nature, tout est harmonie,

Chaque fleur, chaque mouvement, est une poésie.

Fleurir, c’est la vie qui naît, grandit et s’épanouit. »

 

Rebelle et intraitable, elle ne renoncerait pour rien au monde à sa liberté : 

 

«  Jamais je ne renoncerai

À ma liberté de croire et de penser

Jamais je ne commettrai

Le crime de me voiler »

 

Cette ingénieure de formation n’a de cesse d’agiter des questions d’ordre métaphysique, eschatologique, ontologique et mystique. 

Aussi comprend-elle que :

 

«  L’infini restera toujours un mystère

Dont nous faisons partie.

 

Toutefois elle se veut sa propre guide en traçant son propre chemin, faisant fi de toute morale. Son bonheur se mesure à l’aune de sa liberté si chère, cette bastille qu’elle considère imprenable. 

L’amour prend aussi forme dans l’intervalle de ces Quatre et une saisons :

 

«  Quand je t’accueille en moi.

Mon amour n’a ni d’yeux ni d’oreilles,

Ni dieu ni loi,

Et je n’ai d’yeux que pour toi. »

 

Le bonheur chevillé à l’âme, grisée du plaisir de l’amour, elle  laisse s’échapper ces quelques notes qui résonnent comme la singulière cinquième saison : 

 

«  Nos draps en désordre

Après l’amour

Sont une œuvre d’art

Peinte par le bonheur »

 

Comme Rimbaud, elle divinise la poésie : 

« La poésie est l’arôme de la divinité. », conçoit-elle.

Résiliente,  elle aspire au renouveau, à la renaissance, au changement car « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. », selon Lavoisier. 

 

Générosité, espérance, transcendance, tels sont en substance quelques éléments qui constituent le fer de lance de ces Quatre et une saisons.

 


 

© Maggy DE COSTER

 

 

À consulter également :

— Sa page de poétesse aux éditions Du Cygne, URL. http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-arwa-ben-dhia.html

 

— La page de son recueil aux éditions Du Cygne, URL. https://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-quatre-et-une-saisons.html

 

 

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Pour citer cet article inédit

 

Maggy De Coster, « Arwa Ben Dhia, « Les quatre et une saisons », Éditions du Cygne, Paris 2024 et Éditions Arabesques, Tunis 2024, 99 pages, 14 € », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1mis en ligne le 12 octobre 2024. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noiii/mdc-bendhia-quatreetunesaisons

 

 

 

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12 octobre 2024 6 12 /10 /octobre /2024 13:40

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Critique & réception | Revue culturelle des continents / Amériques

 

 

 

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La 11e Édition du Festival

 

America à Vincennes 

 

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Texte & photographies de

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, image d'une peinture exposée dans la 11e Édition du Festival America à Vincennes, 2024.

 

 

La 11e Édition du Festival America a lieu du 27 au 29 septembre 2024 à Vincennes, près de Paris et a réuni 80 auteurs et autrices d’Amérique du Nord et d’Europe. Ce festival qui a lieu tous les deux ans fête ses 20 ans cette année et réunit le Canada, les États-Unis, le Mexique, Cuba et Haïti.

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, image d'une deuxième peinture exposée dans la 11e Édition du Festival America à Vincennes, 2024.

 

L’élément incontournable du festival est le Salon du livre logé sous un chapiteau érigé sur le parvis de l’Hôtel de Ville où des auteurs européens côtoient des auteurs du continent américain..

L’Américain James Elloy, auteur par excellence du roman noir, a annoncé la couleur avec son troisième opus sur Los Angeles, Les Enchanteurs, (Rivages/Noir), une enquête autour de la mort de Marilyn Monroe.

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, image de l'exposition à la 11e Édition du Festival America à Vincennes, 2024.

 

Le Napoliain Erri de Luca, écrivain, journaliste engagé et traducteur, Prix Femina étranger, 2002, nous offre sa sincérité et la profondeur de ses mots. Il signe son dernier roman Les règles du Mikado, (Gallimard).

Sébastien Dulude de Montréal, nous déménage avec son roman d’initiation Amiante, (La Peuplade). Omar Youssef Souleiman, journaliste, poète et romancier, dans Être français, (Flammarion), raconte sa vie de réfugié politique d’origine syrienne, devenu français.

 

Place est faite au roman graphique qui révolutionne le paysage littéraire et a un impact considérable dans le monde entier. En conséquence, trois rencontres exceptionnelles ont eu lieu autour de ce genre littéraire et de la bande dessinée en France, en Europe et en Amérique.

 

© Crédit photo : Maggy De Coster, image d'une troisième peinture exposée dans la 11e Édition du Festival America à Vincennes, 2024.

 

 

Ce festival a donné lieu à des conférences sur des sujets d’actualité : Le corps des femmes, le patriarcat, la lutte des classes, la violence sociale, l’accueil de l’étranger et bien d’autres. Une occasion pour toucher du doigt les problèmes que traversent les deux mondes séparés par deux cultures.

Il a également mis en lumière la littérature et la culture d’Amérique du Nord et a permis de découvrir ce continent sous des aspects divers. Une exposition de l’illustrateur Miles Hyman sur le thème de l’Amérique qui rassemble des images sur la vitesse, le sport, la littérature et le cinéma.

 

 

 

 

© Crédits photos : Maggy De Coster, images de l'exposition et de sa présentation à Vincennes, la 11e Édition du Festival America à Vincennes, 2024.

 

Diverses animations culturelles en relation avec ce festival ont lieu dans la ville: forum d’écrivains, joutes de traduction, concert du groupe Sing Groove Together, atelier de street art (l’art urbain en français). 

 

 

© Maggy DE COSTER

   

                            

 

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Pour citer cet article inédit & illustré 

 

Maggy De Coster (texte & photographies), « La 11e Édition du Festival America à Vincennes », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Voletmis en ligne le 12 octobre 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/mdc-festivalamericavincennes2024

 

 

 

 

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25 septembre 2024 3 25 /09 /septembre /2024 16:21

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossiers majeur & mineur | Articles & témoignages | Critique & réception 

 

 

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Insomnies perpétuelles,

 

poèmes de Mona Azzam. Recueil paru

 

aux Éditions Ex Aequo

 

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Critique par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes « Insomnies perpétuelles » de Mona Azzam.

 

 

 

Née en 1962 en Côte d’Ivoire, cette enseignante en lettres modernes possède la passion des mots qui la possèdent à leur tour ! À l’instar d’Emile Cioran ou d’Albert Camus qui affirmaient que leur vraie patrie était leur langue, l’autrice fait sienne cette assertion. En témoignent ses écrits autour de Dante, Camus mais aussi ses nombreux recueils où la poésie n’est autre qu’un « éblouissement perpétuel ».


 

Citant un vers de René Char « La poésie vit d’insomnie perpétuelle », elle le reprend au pluriel dans l’intitulé de son nouveau recueil dont l’illustration de la couverture, s’apparentant à un tourbillon, voire à un vortex, exerce déjà un pouvoir de fascination hypnotique sur le lecteur.

 

Puis la poète de nous plonger dans un songe éveillé où elle nous avoue qu’elle aurait voulu « déployer les ailes du temps » et « retrouver la pierre de l’enfance ».

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la poète Mona Azzam dans une librairie.

 

Nul doute que le voyage à l’intérieur de soi est véritablement cet « ailleurs » dont nous entretenait Arthur Rimbaud. Mona Azzam détient l’art de sonder les mots, d’en jouer et d’en appréhender les limites qu’elle explore car les mots sont « Un défi au temps. Aux morts. Aux vivants ».

 

Elle aborde ainsi les frontières de l’indicible et de l’invisible « tel un inconnu parvenu au bout de l’errance » pour nous octroyer la splendeur de vers éblouissants dont la magnificence suspend l’instant :

 

            « Câline comme une cascade

           Crucifiée, se farde l’églantine

           D’un soupçon de muscade. »

 

Plus loin : 

 

« Un lambris de verbe

          S’étourdit pour éclore »

 

Et dans l’un des derniers poèmes de ce recueil, Mona Azzam, dans une parfaite symbiose avec la nature, de la laisser entrer et pénétrer ses vers dans d’éclairantes et lumineuses images :

              

« L’amandier s’éveillant de son sommeil

          A mis sur mes rimes un brin de soleil. »

 

La poésie de Mona Azzam, à la fois mélancolique et radieuse, se condense tout entière dans un oxymore qui n’est autre qu’une ode perpétuelle à la vie, un charme envoûtant opère, se propage et se prolonge au-delà du recueil refermé car cette écriture singulière ne cesse de nous ensoleiller !

 

© Françoise Urban-Menninger, septembre 2024.

 

 

 

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Pour citer ce texte ensoleillé & inédit 

 

Françoise Urban-Menninger, « Insomnies perpétuelles, poèmes de Mona Azzam. Recueil paru aux Éditions Ex Aequo », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 25 septembre 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/fum-azzam-insomnies

 

 

 

 

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15 août 2024 4 15 /08 /août /2024 18:16

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossier mineur | Florilège | S'indigner, soutenir, Lettres ouvertes & hommages

 

 

 

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Annie Le Brun :

 

 

un bref hommage

 

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Texte & images

Camille Aubaude

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

Blogue officiel :https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, Première de couverture de l'œuvre intitulée « Appel d'air. [Pour en finir avec la haine de la poésie] » par Annie Le Brun, image no 1 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

 

Annie Le Brun nous a quittés. Elle nous manque ! 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, Annie Le Brun, image no 2 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

 

 

Je vénère Annie Le Brun, une des rares vraies personnes et une écrivaine de qualité du féminisme des années 1970. C’est curieux que l’on n’ait pas employé pour elle le terme d’« amazone », sans doute à cause de son rapatriement aux thèses surréalistes. Cette femme si extraordinaire est inclassable et elle le restera, car elle est toujours juste, instructive, amusante, jusque sur les plateaux télé les plus douteux.

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, Annie Le Brun, image no 3 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

© Crédit photo : Camille Aubaude, Annie Le Brun, image no 4 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

 

 

Je ne suis pas toujours d’accord avec ses phrases définitives sur son divin Marquis, vu que les  phrases définitives peuvent s’appliquer à tout : ainsi, « on n’en a jamais fini avec » Gérard de  Nerval, Christine de Pizan ou Catherine d’Amboise. 

Ou Annie Le Brun…

La révolte lyrique de cette exaltée de l’ombre est unique et il faut souhaiter que d’autres femmes la continuent. 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, Annie Le Brun, image no 5 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

 

Sa personnalité à la fois « de toujours » et résolument contemporaine fait qu’il n’est plus question de courage, mais d’éclat. 

Annie Le Brun laisse une œuvre sans souci de l’art, et encore moins de l’ordre. Elle a suivi la trajectoire d’un astre qui file dans la nuit. Son lointain intérieur est supérieur à tout ce que fabrique le monde intellectuel français d’aujourd’hui, car s’y laisse entrevoir la science d’un trou noir, ce « principe d’excès » d’énergie.

Comme elle nous manque !

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, Annie Le Brun, image no 6 prise de l'émission audiovisuelle « Apostrophe » diffusée sur YouTube par l'INA.

 

 

Tombeau d’Annie Le Brun



Son regard et sa voix se déploient entre VOIR et DIRE  

dans le paysage agité de vents contraires de la Terre en effroi 

qui ne sera jamais plus comme avant.


Son œil est ciselé : il n’attaque par les moulins, 

ni ne transgresse les chaumières, il s’étire.

Sa bouche décousue est humaine passion

défiant les nuées des langages.



Ses dents mystérieuses quêtent l’Espoir 

de l’Amour qui va reparaître quand

son souffle aux couleurs du temps

anime la dissolution du monde.



Tandis que rien ne s’établit
son esprit sectionne les oripeaux des modes
pour revêtir le rythme pur de la mer
qui fluctue sur le rocher des naufragés

 

 

© Camille Aubaude. Mardi, 13 Août 2024, La Maison des Pages.

Voir aussi : https://www.facebook.com/watch/?v=316500249799556 et https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/cpb88012391/annie-le-brun

 

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Pour citer cet hommage, illustré & inédit

 

Camille Aubaude (hommage & photographies), « Annie Le Brun : un bref hommage », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 15 août 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/ca-annielebrunhommage

 

 

 

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Dernière mise à jour le 20 août 2024 (Ajout d'une citation poétique et des références de ce billet)

 

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30 juin 2024 7 30 /06 /juin /2024 18:55

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Réflexions féministes sur l'actualité | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Varia & Actualité

 

 

 

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L’ONU se couche devant les Talibans !

 

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Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

Crédit photo : Chitter-chatter of young children fill the air as New Kabul Compound, Afghan Women’s Bazaar springs to life ». Capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons. 

 

Afin de discuter de la réintégration de l’Afghanistan dans la communauté internationale, dont le pays est exclus depuis 2021 en raison de l’arrivée des Talibans au pouvoir, l’ONU a décrété que la présence des femmes serait interdite à la table des réunions !

 

Bien évidemment, cette décision a été prise pour plaire aux Talibans qui refusent toute liberté aux femmes, ont rétabli la Charia, interdisent l’école aux fillettes…

 

L’ONU se rend ainsi complice des Talibans qui n’accordent aucune visibilité aux femmes, elle les renforce bien au contraire dans leur régime discriminatoire à l’encontre du corps féminin qu’il faut cacher, de l’esprit de nos soeurs qu’il faut plonger dans les ténèbres afin de détruire jusqu’à leur âme.

 

Crédit photo : Schoolgirls in Bamozai. Capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons.

 

Pour Chékéba Hachemi, qui fut la première femme diplomate afghane du gouvernement provisoire en 2001, comme pour de nombreuses associations féministes, la décision de l’ONU d’inviter les Talibans à la table des discussions en y refusant lâchement la présence des femmes  est « une forme de capitulation » !

 

Et Chékéba Hachemi de déclarer qu’en Afghanistan « Juste parce que vous êtes née femme, vous êtes morte-mais vivante »…

 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

Actualité poétique de Françoise Urban-Menninger

 

© Crédit photo : Affiche officielle de la soirée poétique « Fêtons la triphonie » du 6 juillet. 

 

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Pour citer ce texte engagé, féministe & inédit 

 

Françoise Urban-Menninger, « L’ONU se couche devant les Talibans ! », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 30 juin 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/noiii/fum-onu

 

 

 

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