24 novembre 2023 5 24 /11 /novembre /2023 18:13

Événements poéféministes & poépolitiques | Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable | Expression poétique contemporaine & Revue Orientales | O | N°3 | Créations poétiques

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​​​S'en va vers l'infini

 

 

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Dina Sahyouni

 

 

 

Crédit photo : Pietro Liberi, « Allegory of peace and justice ​​​​​​», peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran du site Commons.

 

 

À toutes les filles et les femmes privées de leurs droits & libertés

À toutes celles qui ont été violentées & poussées au suicide dans les pays dits orientaux

 

 

 

S'en va vers l'infini

le soleil de ses yeux

et le pont fait de ses bric-à-brac

s'écroule au milieu du chemin

elle n'ira pas plus loin.


 

 

S'en va vers l'infini

le soleil de ses yeux

et Nout s'arque au loin

les étoiles la couvrent d'or

le rouge feu du ciel caresse ses cheveux.

 

©DS, 2 mars 2023

 

_______

 

Pour citer ce conte versifié, féministe & inédit 

 

Dina Sahyouni, « S'en va vers l'infini », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  Événements poéféministes & poépolitiques 2023 | « Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 24 novembre 2023. URL.

http://www.pandesmuses.fr/lettredoctobre2023/orientalesno3/ds-senva

 

 

 

 

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27 mai 2023 6 27 /05 /mai /2023 16:55

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | S'indigner, soutenir, Lettres ouvertes & hommages ​​​​​​​​​​​

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​​​​​​​​​​​« Des couteaux dans le corps »

 

Les Groenlandaises parlent enfin

 

& écrivent

 

 

 

 

 

 

 

Marc Chaudeur

 

Auteur ayant une formation de philosophe,

de germaniste et un diplôme de Langues scandinaves

 

 

© Crédit photo : Portrait d'une "Groenlandaise" avec son enfant sur les épaules et la pêche de la journée, in "Costumes de différents pays", France, circa, 1797 par Jacques Grasset de Saint-Sauveur (1757-1810) & Labrousse, image prise par LPpdm de l'œuvre qui appartient au domaine public.

 

 


 

Tandis que l’échafaudage titanesque de la domination blanche-masculine-occidentale continue à s’effondrer plus ou moins rapidement, les langues se délient. Au Groenland, des femmes écrivains commencent à évoquer crûment les graves problèmes que connaît la société inuk ; d’autres mettent à découvert des pratiques coloniales toutes récentes encore qui relèvent du racisme et de l’eugénisme les plus hypocrites – et les plus purs. Les premières victimes de la « modernisation » technocratique à l’occidentale sont encore, cela n’étonnera personne, les femmes.

En consultant régulièrement les médias groenlandais, on peut s’apercevoir de la montée de la parole féminine dans ces régions, les plus septentrionales du monde. Depuis un an, en particulier, des femmes de plus en plus nombreuses racontent une expérience vécue d’une incroyable brutalité, qui les a profondément meurtries : les autorités danoises (qui exercent leur tutelle coloniale sur le Groenland depuis le 18ème siècle) ont effectué de force la pose de stérilets, parfois dès l’âge d’à peine 14 ans ! Ces pratiques ont sévi le plus durement dans les années 1966-1975 et jusqu’à 1978.

 

 

En Colombie britannique (Canada), le « Sterilisation Sexual Act » (sic) autorisait la stérilisation forcée des femmes Inuit sans leur consentement… jusqu’en 1973, année où le Gouvernement l’a abrogé. Jusque-là, tout comme au Groenland, les lourdes suggestions à la fois perfides et péremptoires de beaucoup de médecins ont fait merveille : bien souvent, les femmes, souvent très jeunes, ignoraient de quoi elles allaient être au juste les victimes, ou n’étaient pas mises en situation de le comprendre ; et les autres, on les forçait à croire que l’absence de progéniture serait pour elles la meilleure chose qui soit, sans nullement tenir compte de leurs aspirations personnelles.


 

Des couteaux dans mon corps


 

Le Groenland sous tutelle danoise, au contraire du Canada, n’a jamais clairement énoncé sa politique d’eugénisme raciste. Et pourtant : le contexte politique et social de des années 1960-1970 est singulier. Une jeune anthropologue, Anne Kirstine Hermann, en 2021, a effectué une investigation exemplaire sur des menées qu’on a longtemps passées sous silence ou… oubliées1. Après la Seconde Guerre mondiale, une délégation de Groenlandais s’affaire auprès de l’ONU pour y faire reconnaître, sinon l’indépendance, du moins une autonomie effective de la Grand Île. Mais le Danemark, soutenu discrètement par les services secrets américains, manœuvre avec adresse pour faire capoter ces efforts. Deux partis indépendantistes naissent dans ces années là. La puissance tutélaire sent doucement le Groenland lui échapper. Et puis… Sur place, la population Inuk est plus prolifique que les colons danois.

 

Les autorités danoises craignent donc une malencontreuse (à leurs yeux) évolution démographique. Elles mettent alors en place une vigoureuse opération eugéniste, qu’elles enrobent du miel d’une propagande progressiste furieusement hypocrite. Cette opération, les autorités tutélaires l’effectuent sur plus de 4500 femmes. La moitié des jeunes femmes (et jeunes filles) Inuit en âge de procréer ont donc droit au plus intime de leur corps à un cadeau forcé de l’État colonial : un stérilet, de type boucle de Lippes. Ces pratiques, appliquées parfois sur des filles de 14 ou 15 ans, entraînent souvent de graves conséquences psychologiques et sanitaires.

 

Pourquoi cette opération ? Les autorités danoises parlaient alors de « modernisation du Groenland » et d’autonomisation des femmes Inuit, dans un pays où la sexualité hors mariage et les grossesses qu’on peut qualifier de précoces étaient plutôt nombreuses. J’ai trouvé trace de cette opération dans la presse groenlandaise de l’époque, en 1966 : l’un des principaux médecins qui ont posé des stérilets par centaines, le Dr. Erik Rosen, met en avant une pratique de type Planning familial. Moins d’enfants, plus de prospérité, ça coûte moins cher à tout le monde, en somme, et accessoirement, ça libère les femmes, y entend-on. Mais d’autres documents beaucoup plus confidentiels font entendre un autre son de tambour.

 

Hypocrisie de la puissance coloniale ! Les déclarations d’intentions masquent des intentions non déclarées publiquement. À partir de 1970, une loi autorise la promotion de la contraception auprès des mineures sans l’autorisation des parents – et les médecins en profitent pour suggérer aux jeunes filles la pose de stérilets, en l’occurrence de boucles de Lippes… Pour la suggérer en termes très évasifs, très métaphoriques. Libération des femmes, ou bien contrôle étatique d’une population autochtone dont on se méfie toujours davantage ? Des journalistes enquêteurs de la Danske Radio, auteur de podcasts d’une durée totale de deux heures et demi, ont retrouvé des documents confidentiels qui exposent discrètement les intentions réelles des autorités. Et il s’agit bien d’eugénisme raciste. Très analogue à celui que les Suédois avaient mis en place à une époque un peu plus reculée en Laponie, craignant que les Sames ne deviennent trop nombreux et, dans l’inconscient suédois, qu’ils finissent par supplanter les « vrais » Suédois, dont le nombre d’enfants « par femme », il est vrai, est très bas.

 

Et puis d’autres faits scandaleux, emboîtés comme des matriochkas et révélés tout récemment, expriment les intentions de la tutelle danoise, après la Seconde Guerre. Il y a surtout celui, retentissant, lié lui aussi à la rupture toute récente du silence traditionnel des Inuit. Inhibitions et autocensure, ici encore. En 1951, on a privé un certain nombre d’enfants Inuit de leurs parents pour les placer d’autorité dans des familles d’accueil danoises, où on les acculturait et où, de fait, on leur faisait tout oublier de leur culture autochtone – avant de les renvoyer au Groenland pour leur faire porter la bonne parole du « progrès » et du « modernisme » technocratique ! Ici, l’ac – et la déculturation accompagnent le projet eugéniste. L’analogie avec les ethnocides canadien et australien est frappante ; peut-être ont-ils servi de modèle aux Danois…

 

Mais aujourd’hui, au Groenland, inhibitions et autocensure disparaissent lentement, mais sûrement, et les femmes meurtries évoquent de plus en plus ouvertement ce qu’elles ont subi. Et elles renouvellent en conséquence leur solidarité avec les femmes Inuit du Canada et de l’Alaska.

 

La première femme à avoir parlé, après s’être tue pendant 45 ans, c’est Naja Lyberth. Née en 1962, originaire de Maniitsoq, au sud ouest de la Grande Île, elle avait treize ans et demi à ce moment là. On l’a convoquée dans un dispensaire médical. Et suggéré avec ces périphrases dans lesquelles beaucoup de médecins excellent qu’il fallait accomplir une toute petite opération. Elle n’avait jamais eu de rapports sexuels. Mais on lui a posé un stérilet. Et elle a ignoré, et refusé de comprendre très longtemps ce qu’on lui avait fait. Tout comme des milliers de ses compatriotes. Elisibanguak Jeremiassen, par exemple, lorsqu’elle avait vingt ans, a voulu poser un stérilet : le médecin s’est alors aperçu qu’elle en portait déjà un… Nombreuses sont les femmes qui ont souffert de complications, surtout parmi les plus jeunes ; les stérilets de cette époque étaient de taille plus importante qu’aujourd’hui, et un médecin danois œuvrant dans un village Inuit a fini par reconnaître qu’ils n’étaient pas appropriés pour les jeunes filles vierges et nullipares, et qu’ils pouvaient s’avérer dangereux dans ce cas.

 

Naja Lyberth a beaucoup souffert, dans son corps et dans son esprit, dit-elle : « Comme si on avait introduit des couteaux à l’intérieur de mon corps ». Et ces douleurs revenaient régulièrement. On ne leur demandait pas leur avis, à ces filles et à ces femmes. Pas moyen de refuser ; et elles ignoraient pour la plupart ce qui se passait au juste avec ces médecins qui souvent, ne parlaient pas l’inuktitut. Naja, comme les autres, n’en a parlé à personne ; ni à ses parents, ni à ses camarades de classe. Mais Naja est devenue psychologue, spécialiste des traumas. Elle compare le sien, le leur, à un traumatisme de guerre.

Et puis tout lui est revenu au moment de la ménopause, dans les années 2010. Sa souffrance mentale et physique lui a permis alors de mettre des mots clairs sur ce qui lui est arrivé :

« L’État a disposé de mon corps. Maintenant, je vais décoloniser mon corps, et aussi mon esprit » 


 

Le murmure des autrices Inuit devient cri.


 

Dans les conditions de vie et de survie qu’ont connu les Inuit au fil des millénaires, où la chasse, le froid, la faim fauchaient sans pitié les habitants du Groenland, la voix des femmes n’était guère entendue – et guère émise, même. Les violences conjugales, les échanges d’épouses, la violence brutale en général étaient chose courante. Et comme en d’autres sociétés traditionnelles, si l’économie du groupe reposait très largement et très lourdement sur les épaules des femmes, ces dernières ne disposaient d’à peu près aucune autonomie. L’introduction du christianisme par les Frères moraves, au 18ème siècle, si elle a nivelé la perception des différences entre les genres, ne l’a pas égalisé, loin s’en faut. Elle a simplement réduit la part de la violence et augmenté quelque peu la considération pour les femmes, tout en les maintenant dans une obéissance presque absolue à leurs pères et à leurs maris. Le luthéranisme d’État, on s’en doute, a aussi facilité la domination des colons danois sur les autochtones, et ses tenants exprimaient un indiscutable mépris des populations ; très souvent, les pasteurs envoyés au Groenland par Copenhague étaient d’ailleurs les pires, ceux dont il était bon que le petit Danemark lointain se débarrasse : alcooliques, pervers, exaltés religieux qui avaient vu La Lumière, ou déviants souffrant de troubles mentaux divers. Les femmes Inuit en faisaient bien évidemment les frais.

 

Alors, des autrices, dans ce contexte de survie précaire, de domination totale de la puissance tutélaire danoise et de soumission psychologique ? Pour voir apparaître des autrices, il a fallu attendre la fin du 20ème siècle. Et la première œuvre romanesque qu’a composé une femme Inuk groenlandaise porte précisément sur le problème colonial. Ce roman autobiographique narre les mésaventures tragiques d’une Inuk qui a fait la connaissance d’un travailleur danois et va le rejoindre dans son pays d’origine, à Copenhague. Et connaît une fin tragique. L’autrice s’appelle Maaliraaq Vebaek ; née en 1917 et morte au Danemark en 2012, fille de et de…, elle a composé ce Busiime Naarineq (Rencontre dans le bus) en 1981, après des œuvres racontant surtout des événements liés à la chasse et à la pêche. L’œuvre a été traduite en danois par l’autrice elle-même sous le titre : Historien om Katrine (L’Histoire de Katrine), chez Høst og Søn. Un fort beau texte, bien développé et mélancolique, qui ne tait pas grand-chose de la domination coloniale, de genre et de classe que subissent les Inuit – et les frictions du passage de la soumission explicite au Grønland à la soumission hypocrite par le mépris au Danemark sont brillamment décrites2.

 

Jusqu’aux années 2000, pas grand chose. On reste dans les récits de chasse et l’exploitation du patrimoine traditionnel, ce qui a au moins l’avantage de se vendre auprès des touristes et ne mange pas de pain. Comme c’était dur, à l’époque , avant les années 1970 ! Oui, mais... Est-ce plus facile aujourd’hui et depuis un demi-siècle, dans cette époque où le mode de vie traditionnel a considérablement reculé et où le pouvoir a formé le projet d’aplatir le Groenland aux normes occidentales-européennes ?

 

En 2013 paraît le roman de Niviaq Korneliussen. Une jeune femme âgée de 23 ans, née à Nanortalik, sur la pointe Sud de l’Île. Le roman , intitulé HOMO sapienne, fait sensation. On l’a même traduit en français, c’est vous dire !3. Chez un éditeur québecois, certes. L’autrice lesbienne y décrit avec crudité et sans nulle complaisance la vie à Nuuk, la petite capitale. La langue elle-même est passionnante, très actuelle : Niviaq s’exprime en kalaalissut (la langue des Inuit groenlandais), oui, mais surtout, dans un idiome mêlé de danois et d’anglais cool, branché... Et puis on l’a traduit en danois.

 

On y suit l’itinéraire compulsif et titubant de cinq personnages (dont un homme gay) qui impressionnent paradoxalement par leur puissance, eux que les problèmes gigantesques de la vie post-moderne groenlandaise menacent sans cesse de submerger. L’un d’entre eux se nomme Inuk, c’est-à-dire Homme ; une autre s’appelle Arnaq, ce qui signifie Femme… Chassé-croisé, vie nocturne dans Nuuk – avec ce qu’elle implique d’alcool, de drogues, de pratiques sexuelles diverses et assez imaginatives. Et aussi, plus sourdement, les violences conjugales, les violences à l’égard des enfants, les incestes. Et la présence angoissante, obsédante, du suicide. Le Groenland connaît l’un des taux mondiaux de suicides les plus élevés ; il a fini par ne plus être tabou.

 

La voix des femmes, nous commençons à l’entendre. Et nous l’entendrons de plus en plus haut et clair dans les années qui viennent. Elle accompagnera et même peut-être, initiera un changement de paradigme dans le vieil Occident patriarcal épuisé. C’est elle, sans doute, qui décolonisera corps et esprits.

 

© Marc Chaudeur

 

 

NOTES

 

1 Voir l’ouvrage Imperiets Børn, Anne Kirstine Hermann, éd. Lindhardt og Ringhof, 2021.

2 L’anthologie Grønlandsk Litteratur, de C. Berthelsen et Per Langgård, paru en 1983 à Copenhague, reproduit tout le 4ème chapitre de la version danoise du roman. La traduction du kalaalissut au danois est de l’autrice elle-même ; le titre en est : Historien om Katrin (L’Histoire de Catherine), chez Høst og Søn.

3 Homo sapienne, Niviaq Korneliussen, traduction d’Inès Jorgensen, Editions de La Peuplade (Québec), 2017.


 



 

 

Biographie

 

 

Marc CHAUDEUR, né pendant l’époque hambourgeoise des Beatles, il a une formation de philosophe, de germaniste et un diplôme de Langues scandinaves. Il est l’auteur d’un roman, de deux essais traitant d’histoire culturelle et littéraire et de deux traductions du danois : d’une œuvre du philosophe Løgstrup, et du meilleur livre de Knud Rasmussen, le fameux explorateur et ethnographe du Groenland. Il habite à Strasbourg.

 


 

 

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Pour citer ce texte engagé & féministe inédit

 

Marc Chaudeur, ​​​​​« « Des couteaux dans le corps ». Les Groenlandaises parlent enfin et écrivent »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 27 mai 2023. URL :

 

http://www.pandesmuses.fr/no13/mchaudeur-groenlandaises


 

 

 

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27 octobre 2021 3 27 /10 /octobre /2021 10:17

 

Événements poétiques | Un Pan de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2021 & N°10 | Célébrations | Dossier majeur | Florilège

 

 

 

 

 

 

La femme

 

 

 

 

 

 

 

 

Corinne Delarmor

 

 

 

Crédit photo : "Women selling the Women's Journal, c. 1915-1919", Commons, domaine public​​​​​. 

 

 

La beauté,

Le maquillage,

La puberté,

Les seins,

Le sang dans la culotte,

Les morceaux d’ouate dans le vagin,

Les talons hauts,

La maternité,

Le ventre arrondi, le corps déformé,

Le nourrisson tire le lait maternel,

Les enfants,

Les devoirs et leçons,

Les soins,

Les activités extra-scolaires,

Le travail,

La vaisselle,

Les courses,

La bouffe,

Le mari,

Le ménage,

Les loisirs,

Le droit de vote,

Le chef de famille,

Le compte en banque,

Les clefs de la voiture,

 

 

Crédit photo : "Ghanaian Women weaving", Commons, domaine public​​​​​. 

 

 

Le pantalon,

La liberté d’expression,

L’indépendance,

Les filles-mères,

Le chèque, le salaire,

Le divorce,

L’avortement,

L’égalité des sexes,

L’égalité de traitement,

La solidarité,

La sororité,

L’amant,

La pilule,

La contraception,

La ménopause,

Les bouffées de chaleur nocturnes,

Les sautes d’humeur, les hormones,

La retraite,

La présidence de la République ?

 

© C. Delarmor

 

 

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Pour citer ce poème féministe inédit 

 

Corinne Delarmor« La femme », texte poéféminologique inédit & féministe, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Évènement poéféministe | « Un Pan de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2021 », N° 10 | Automne 2021 « Célébrations »mis en ligne le 27 octobre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/11octobre21/no10/cd-lafemme

 

 

 

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21 mai 2021 5 21 /05 /mai /2021 17:59

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésie des aïeux | Revue poépolitique 

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Le Droit des Femmes

 

 

 

 

 

 

 

Clovis Hugues

 

Texte choisi & transcrit

par Dina Sahyouni

 

 

 

 

Crédit photo : Peinture rococo de la déesse de la justice Dicé, Commons, domaine public. 

 

 

 

Le texte poéféministe présent ci-dessous a été composé par Clovis HUGUES, il provient de l'ouvrage de VIVIANI René, ROBERT Henri, MEURGÉ Albert, LHERMITTE G., TIXERANT, MMES VÉRONE Maria, PILLIET Edwards, MORIA Blanche, DU GAST Camille, NATHAN Henry, FALLOT-MATIEP, POMMAY Yvonne, Cinquante ans de féminisme 1870-1920, Édition de la Ligue Française pour le Droit des Femmes, 11, Rue Milton, Paris IX, 1921, pp. 85-88. Le livre appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica.

 

 

 

Ce poème a été composé par Clovis Hugues à l'occasion du Congrès du Droit des Femmes en 1889, et lu par l'auteur au banquet de clôture1.

 

 

 

Qui donc a dit au Peuple en marche,

Broyant les siècles sous son char,

Que le manteau du patriarche

Est le seul refuge d'Agar,

Qu'Adam triomphe encore d'Ève,

Qu'elle aura beau lutter sans trêve,

Liée à nos dogmes étroits,

Et que la nuit, roulant ses voiles,

Éteindrait là-haut les étoiles,

Si les femmes avaient des droits ?

 

 

Est-ce l'ombre ? Est-ce la Nature,

Avec le Soleil, son époux,

Avec ses grands bois où murmure

Le vent mystérieux et doux ?

Est-ce la Terre avec son âme

Qui vous a crié que la femme

N'est point votre égale ici-bas,

Et qu'aux heures du sacrifice,

Quand vous créez de la justice,

Son ombre n'est point dans vos pas ?

 

 

Ô tourbe éphémère des hommes !

Avons-nous pesé seulement

Le peu de cendres que nous sommes

Devant l'éternel firmament ?

Avons-nous songé que la fosse

S'emplit de notre gloire fausse

Dans la descente des linceuls ?

Avons-nous sondé nos abîmes,

Avant de chanter sur les cimes

Que nous avons des droits tout seuls ?

 

 

Avons-nous évoqué l'image

Des jours innocents et dorés,

Que nous dormions, au premier âge,

En deux bras doucement serrés ?

Avons-nous revu tout ensemble,

L'alcôve et le berceau qui tremble ;

L'asile auguste et triomphant,

Avant d'affirmer, ô chimère !

Que celle qui fut notre mère,

N'est pas égale à son enfant ?

 

 

Le Tambour bat, le canon gronde.

Plus de famille ! Adieu l'hymen !

Le sang va couler comme une onde,

Le sol sera rouge demain,

C'est la fête de la Patrie :

On conduit à la boucherie

Les soldats parqués en troupeau,

Les murs fauchés, les toits en flammes !

– Avez-vous conseillé les femmes,

Avant de lever le drapeau ?

 

 

Quoi ! tout s'évanouit tout passe !

Un monde naît et disparaît

Comme une clarté dans l'espace,

Comme un souffle dans la forêt !

Quoi ! tout s'écroule pêle-mêle !

Et la femme qui porte en elle

Le fruit des générations,

La femme, esclave de la Peine,

Traîne encore sa vieille chaîne

Au seuil des Révolutions ?

 

 

Toujours la même servitude,

Sous le même joug abhorré !

Le prêtre, avec un geste rude,

Lui ferme le parvis sacré ;

Et pour purifier le temple,

Pour donner aux foules l'exemple,

Pour dompter les démons jaloux,

Le lévite, mystique et pâle,

Brûle de l'encens sur la dalle

Où se sont ployés ses genoux.

 

 

Dérision ! Affront suprême !

Si l'homme n'a point consenti,

Son témoignage est un blasphème,

Son testament en a menti !

Le Code la proclame impure :

Quand elle offre sa signature,

On fait signer par les passants ;

Quand elle écrit, le juge efface,

Et le scribe infâme la chasse

Du chevet des agonisants.

 

 

Si quelque artiste de l'outrage,

Vil reptile au profit humain,

Accourt et lui jette au visage

Toutes les fanges du chemin,

Il ne faudra point qu'elle espère

Lapider l'horrible vipère

Avec les pierres de la Loi,

Tant que l'époux, l'âme brisée,

N'aura point dit à l'épousée :

« Je t'autorise, venge-toi ! »

 

 

Si la prostitution vile,

Fantôme affreux, spectre vivant,

La pousse aux pavés de la ville

Comme une honte qui se vend,

N'attendez pitié ni justice :

Elle appartient à la police

Aux mains de bronze, aux poings de fer !

Point de tribunal en simarre !

Un mot suffit et Saint-Lazare

La recevra dans son enfer !

 

 

Qu'elle sourie ou quelle pleure,

Vierge, mère, aïeule au front blanc,

Elle est l'éternelle mineure,

Elle ne règne qu'en tremblant :

Femme ! ô doux être sans défense !

Elle a moins de droit que l'enfance,

Un peu plus que le criminel ;

Et l'homme, hanté d'un mystère,

La dénonce encore à la Terre,

Quand les dieux l'ont chassé du Ciel !

 

 

Car ce qui pèse sur la femme,

Ce qui tient son doux front penché,

C'est l'antique légende infâme

D'Ève, d'Adam et du péché !

C'est Manou criant à Moïse

Que toute l'âme humaine est prise

Dans la femme et dans la douleur !

Et voilà que la grande Bible

La brise sous son texte horrible,

Comme le vent brise une fleur !

 

 

Mais l'astre du matin se lève !

Plus de chaînes ! voici le jour,

C'est l'action après le rêve !

Le devoir est né de l'amour.

La Justice, longtemps trompée,

Calme et s'appuyant sur l'Épée

Que rien n'a pu vaincre ou ployer,

Présente en un reflet de gloire

Toutes les Jeannes de l'histoire

À toutes celles du foyer.

 

 

Hypocrisie ! hypocrisie !

Ô muse, assez de lâcheté !

Tu ne sera plus, Poésie,

La menteuse de la beauté !

Quand tu lui diras qu'elle est douce

Comme une fleur des champs qui pousse

Dans le baiser d'or du soleil,

Tu n'auras plus cette folie

De la bercer pour qu'elle oublie

La sainte extase du réveil !

 

 

Lamartine, épris, d'un poème,

Pourra chanter comme autrefois;

Elvire sera belle, même

Quand elle aura conquis ses droits,

Et qu'importe qu'on lui rappelle

L'outrage qui planait sur elle,

L'essor inconstant de ses vœux,

Pourvu qu'elle soit Marianne,

Debout dans l'aube diaphane,

Avec des fleurs dans les cheveux !

 


 

Note

 

1. Le Droit des Femmes, 1er septembre 1889.

 

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème féministe & militant

 

Clovis Hugues, « Le Droit des Femmes », texte poéféministe et militant de HUGUES Clovis dans VIVIANI René, ROBERT Henri, MEURGÉ Albert, LHERMITTE G., TIXERANT, MMES VÉRONE Maria, PILLIET Edwards, MORIA Blanche, DU GAST Camille, NATHAN Henry, FALLOT-MATIEP, POMMAY Yvonne, Cinquante ans de féminisme : 1870-1920, (1921), a été choisi, & transcrit par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 21 mai 2021, Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/ch-droitdesfemmes

 

 

 

 

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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 16:26

Megalesia 2020 | Critique & réception | Revue Matrimoine | Revue culturelle d'Europe

 

 

 

Dix portraits de femmes en lutte

 

contre l'esclavage

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies* de

 

Claude Menninger

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de l'affiche de l'exposition "Dix femmes puissantes. Portraits de femmes en lutte contre l'ésclavage colonial", 2020. 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, "Musée Victor Schoelcher", 2020. 

 

                              

Alors que deux statues de l'abolitionniste Victor Schoelcher viennent d'être déboulonnées en Martinique dans le contexte polémique de la mort de George Floyd, il apparaît essentiel de renouer avec l'Histoire. L'espace muséologique Victor Schoelcher situé à Fessenheim en Alsace s'emploie à mettre en lumière « Dix femmes puissantes » en accueillant dans ses murs une exposition conçue pour le Mémorial de la Ville de Nantes dans le cadre de la journée nationale des mémoires des traites négrières, de leur esclavage et de leur abolition.

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, "Buste de Victor Schoelcher", 2020. 

 

 

Les femmes ont été discriminées non seulement parce qu'elles étaient des femmes mais davantage encore parce qu'elles étaient noires et esclaves. Parmi les 12 à 13 millions d'Africains déportés, on compta un tiers de femmes. Bien que minoritaires, elles ont constitué une force sociale et culturelle fondamentale.

C'est dans la plus vieille maison du village magnifiquement restaurée que se tient le musée Victor Schoelcher. Fils du manufacturier du même nom, le jeune homme parcourut inlassablement le monde, fut membre de sociétés abolitionnistes du XIXème siècle à l'instar de son ami Victor Hugo avant d'être nommé Secrétaire d’État dans le gouvernement provisoire d'Arago. Victor Schoelcher fut l'initiateur du décret du 27 avril 1848 qui abolit définitivement l'esclavage alors que Napoléon Bonaparte l'avait rétabli en 1802 après la restitution de la Martinique à la France. Soutenu par l'ONU, ce musée situé en Alsace fait partie des cinq sites de « La Route de l'Esclave » du Grand Est.

 

© Crédits photos :  Claude Menninger, "Menottes", "Billet de banque représentant Harriet Tubman", 2020.

 

 

Parmi les dix femmes présentées au musée, on retrouve Sanité Belair originaire d'Haïti qui combattit en uniforme en tant qu'officier lors de la Révolution haïtienne aux côtés de Toussaint Louverture. Condamnée à mort, elle ne pouvait être passée par les armes en tant que femme, mais le bourreau n'ayant pas réussi à la décapiter, elle fut fusillée tout comme son compagnon. Une statue érigée sur l'île de La Réunion célèbre le courage de l'esclave maronne Héva, véritable icône de la cause noire, elle sert d'allégorie pour représenter la femme réunionnaise originelle, elle a inspiré de nombreuses œuvres littéraires. Claire en Guyane française fut une esclave rebelle qui fut suppliciée puis pendue en présence de ses propres enfants, Dandara devint une figure légendaire au Brésil après s'être jetée dans le vide pour ne pas revenir à sa condition d'esclave ...Cudjoe Queen Nanny est vénérée en Jamaïque pour avoir aidé les esclaves à se libérer en employant la technique des guérilleros, son portrait figure sur un billet de banque ! En Guadeloupe, les habitants se souviennent de la Mulâtresse Solitude qui représente toutes les femmes et mères car elle fut suppliciée et mise à mort le lendemain de son accouchement.. L'abolitionniste américaine Sojourner Truth gagna le premier procès  intenté par une femme noire pour récupérer son fils ! Cette femme hors du commun montait dans les tramways interdits aux Noirs bien avant Rosa Parks et prononça un discours en 1851 intitulé « Ne suis-je pas une femme ? » à la National Women's Right's Convention.

Anne Zinga, reine du Ndongo et du Matamba de 1582 à 1664, l'actuel Angola,  disposait d'un pouvoir absolu. Fine stratège, elle tint tête aux Portugais en refusant de leur livrer les 13000 esclaves qu'ils exigeaient, elle évita ainsi la colonisation de son pays.

Parmi les femmes abolitionnistes, n'oublions pas l'avant-gardiste Olympe de Gouges, membre de la société des Amis des Noirs, auteure de la Déclaration des Droits des Femmes qui dénonça l'esclavage dans sa pièce intitulée « Zamore et Mirza », ce qui lui valut des menaces de mort de la part de propriétaires d'esclaves.

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, "Anne Zinga (à gauche), Sojourner Truth (à droite)", 2020. 

 

 

Quant à l'Anglaise Anne Knight, féministe convaincue, elle n'hésita pas à faire du porte à porte pour défendre la cause des Jamaïcains et à révéler ce qui se cachait derrière les récoltes de canne à sucre. Les habitants lui rendirent hommage en accolant son nom à une ville de Jamaïque qu'ils baptisèrent « Knightsville ».

 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, 

"Nanny (2e à droite), Héva (à droite)", 2020.

 

 

Mais rappelons que si la traite occidentale ou atlantique a concerné 11 à 13 millions de personnes depuis le XVIIe siècle, la traite orientale  à destination du monde arabo-musulman compté plus de 17 millions d'esclaves ! Quant à la traite intra-africaine, les historiens dénombrent 14 millions de personnes dont une partie était revendue à des Européens ou des Arabes. ARTE vient de diffuser un excellent documentaire à ce sujet, nul doute que le travail de mémoire est encore long et ardu !

 

Par ailleurs le président Barack Obama qui proposait d'honorer Harriet Tubman en créant un billet de banque à son effigie n'a pas pu voir son souhait se concrétiser.  Donald Trump en a décidé autrement en offrant un « clin d'oeil aux blancs » sous le prétexte que cette décision est « politiquement non correcte » ! Harriet Tubmann née en 1822 dans le Maryland fut vendue à 6 ans comme femme de ménage et passa de maître en maître. Elle s'enfuit lors de la guerre de Sécession, se retrouva en Pennsylvanie et soutenue par l'Underground Railroad, un réseau de sympathisants de la cause Noire en 1840, elle devint celle qu'on appelle encore aujourd'hui « La Moïse Noire ». Elle aida plus de 70 esclaves à s'enfuir et ce billet inédit dans l'Histoire américaine qui devait voir le jour en 2020 est annoncé de façon aléatoire par le secrétaire au Trésor pour 2028….

 

Autant dire que cette exposition enrichissante tombe fort à propos ! Bien documentée, elle apporte un éclairage essentiel sur l'esclavage colonial en mettant à l'honneur des femmes d'exception qui ont payé un lourd tribut pour défendre leur liberté et leurs idées. 

Il nous incombe aujourd'hui d'entretenir leur mémoire et d'accorder une réelle reconnaissance à ces héroïnes souvent oubliées, voire totalement méconnues.

 

 

 

 

 

*Les photos ont été prises au musée Victor Schoelcher par Claude Menninger sauf le billet de banque représentant Harriet Tubman et l'affiche de l'expo avec le beau portrait en couleur de la reine Zinga.

 

Commentaires de Philippe PICHOT sur cet article suivis de trois liens vers les références citées par le commentateur** :

 

 

Merci pour votre message et la mise en ligne de votre article faisant référence à l'exposition sur les femmes en lutte contre l'esclavage et présentée à Fessenheim cet été.

Votre revue étant plus spécifiquement axée sur le rôle des femmes je vous précise que le Réseau Mémoire des abolitions de l'Esclavage - Pôle mémoriel national de l'Est de la France et Suisse inclut deux sites spécialement dédiés à l'action remarquable de deux femmes dont l'action mérite d'être connue: Anne-Marie Javouhey émancipatrice des noirs captifs de traite en Guyane et Germaine de Staël qui mobilisa le groupe de Coppet contre la traite au Congrès de Vienne en 1815, lesquelles ont produit chacune dans leur style et actions, des textes remarquables contre cette tragédie.

Vous retrouverez leurs histoires sur notre site.

 

 

Philippe PICHOT

Projet « Mémoire des abolitions de l’esclavage - Pôle mémoriel national de l’Est de la France ».

Site : www.abolitions.org

Membre du Comité National Pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage en France de 2009 à 2019.

Expert auprès de l'Unesco sur les lieux de mémoire lié à l’esclavage.

22, rue Pierre Dechanet – 25300 PONTARLIER - FRANCE.

 

** Les commentaires et liens susmentionnés ont été ajoutés à l'article le 23 juillet 2020 par la rédaction de la revue.

 

***

 

Pour citer ce texte

​​​​Françoise Urban-Menninger, « Dix portraits de femmes en lutte contre l'esclavage colonial », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020, mis en ligne le 14 juillet 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/fum-femmesenlutte

 

Mise en page par David Simon

 

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