3 août 2025 7 03 /08 /août /2025 18:34

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Réflexions féministes sur l’actualité 

 

 

 

 

 

 

Des chaussettes sexistes

 

 

 

 

 

 

Pensée & photographies fournies par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

Ci-dessous les deux photographies publiées sur LINKEN par Emmanuelle Menestrau, chargée de mission cités éducatives, référente égalité filles-garçons :

 

Crédit photo : Images publiées sur LINKEN par Emmanuelle Menestrau (chargée de mission cités éducatives, référente égalité filles-garçons) pour dénoncer des chaussettes sexistes en 2025.

 

Elle dénonce ainsi le soi-disant humour destiné aux filles alors que les qualificatifs imprimés sur les chaussettes sont un ramassis d'insultes sexistes et misogynes à dénoncer !

J'ai retrouvé les mêmes chaussettes sur le site de la Farfouille (voir la photographie ci-bas) et je propose de leur faire un pied-de-nez avec Le Pan Poétique des Muses :

 

© Crédit photo : Françoise Urban-Menninger, image des chaussettes sexistes proposées aux filles par le site de de la Farfouille en 2025.

 

Ce traitement genré qui renvoie les filles à des clichés et stéréotypes négatifs des femmes en société ne les aide absolument pas à avoir une bonne image d’elles-mêmes par rapport aux hommes. Or, l’humour kitsch de ces chaussettes ne cache aucunément leur sexisme symbolique.

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Des chaussettes sexistes », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 3 août 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-chaussettessexistes

 

 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 15:16

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Poésie & littérature pour la jeunesse 

 

 

 

 

 

 

Petit Loic, prince de ta vie

 

 

 

 

 

 

Poème & photographie par

 

Berthilia Swann

Poétesse & autrice engagée

 

 

 

 

© Crédit photo : Berthilia Swann, image du visuel officiel des « Ateliers d'arts plastiques de l'association Tous tes rêves ».

 

 

Petit Loïc deviendra grand

Au cœur de beaux sentiments

D’amour de joie, de paix donnée

Riche en créativité. 


 

Petit Loïc

À l'âme douce d’enfant

animée de jeux et d’histoires récitées

De regards purs, aux intentions partagées

D’un soi sincère, d’une immense sensibilité.

 

 

Petit Loïc

Prince de ta vie

Marche, avance, de tes idées nous éblouis

Tel que tu me l’as dit et bien promis.*

 

© Berthilia Swann, été 2025.

 

 

* Ce poème est un hommage à l'un des élèves avec lequel j'ai eu l'immense bonheur de travailler ces dernières semaines en atelier d'arts plastiques par le biais de l'association « Tous tes rêves ».

Un petit garçon doux et sensible, rempli d'inspirations et de belles créativités. Nos "au revoir !" ont été fort en émotion tant le contact humain était pur et authentique. C’est un petit ange parmi tant d'autres pour qui tendre une main vous donne l'envie de créer un tout nouveau monde de partage et de paix.

 

© Berthilia Swann

***

Pour citer ce poème illustré, engagé & inédit

 

Berthilia Swann (poème & photographie), « Petit Loic, prince de ta vie », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/swann-princedetavie

 

 

 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 13:29

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet  | Critique & Réception | Dossier | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Critiques poétiques & artistiques 

 

 

 

 

 

 

 


Georgia Makhlouf, lauréate du Prix Méditerranée & finaliste du Prix de la littérature arabe 2025

 

 

 

 

 

Article par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du roman « Pays amer », de la romancière Georgia Makhlouf, paru en janvier 2025 aux Presses de la Cité. Capture d’écran de l’image de la page Facebook de l'autrice.

 

 

Georgia Makhlouf, une voix majeure de la littérature francophone contemporaine, s’est imposée au fil des années comme une figure incontournable entre Paris et Beyrouth. Écrivaine, critique littéraire et journaliste, elle collabore régulièrement avec L’Orient Littéraire et publie une œuvre exigeante qui mêle engagement, mémoire et écriture sensible. Lauréate de plusieurs prix, elle a été récompensée dès son premier roman « Les Absents » par le prix Léopold Sédar Senghor et le prix Ulysse, puis par d’autres distinctions telles que le prix France-Liban ou le prix Phénix. Ses textes abordent souvent des thèmes liés à l’identité, à la condition féminine, au Liban contemporain et à la mémoire collective, dans un style à la fois clair et poétique.

 

 

Son dernier roman, « Pays amer », publié en janvier 2025 aux Presses de la Cité, confirme cette trajectoire littéraire remarquable. Il s’agit d’un récit croisé entre deux femmes photographes libanaises, séparées par près d’un siècle, mais réunies par leur passion de l’image et leur désir d’émancipation. D’un côté, Marie Karam, inspirée de la véritable pionnière Marie el-Khazen, brise les normes sociales dans le Liban des années 1920, en photographiant des femmes habillées en hommes, ce qui lui vaudra l’hostilité des siens, l’isolement, puis l’oubli. De l’autre, Mona, photographe contemporaine installée à Beyrouth, découvre par hasard le journal intime et les archives de Marie. Ce contact bouleversant avec une voix du passé éveille en elle une réflexion sur sa propre vie, sur son rapport à l’art, à la liberté, à la société libanaise en crise.

 

 

« Pays amer » explore ainsi des thématiques puissantes, au cœur des préoccupations de Georgia Makhlouf : la mémoire oubliée des femmes, l’acte artistique comme forme de résistance, et l’héritage transgénérationnel dans les sociétés patriarcales. À travers la photographie – qui devient dans ce roman un langage visuel de l’insoumission –, l’autrice interroge la place des femmes dans l’espace public, leur visibilité, mais aussi le poids du silence qui pèse sur leurs parcours. Le roman se lit à la fois comme un hommage à ces pionnières effacées de l’histoire, et comme une invitation à relire le Liban à travers le prisme du féminin.

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la romancière Georgia Makhlouf. Capture d’écran de l’image de la page Facebook de l'autrice.

 

 

La qualité littéraire de ce roman a été saluée par la critique et reconnue par des jurys prestigieux. « Pays amer » a obtenu le premier « Prix Méditerranée des lecteurs », décerné par les bibliothèques de Perpignan, qui distingue un ouvrage en langue française mettant à l’honneur les cultures méditerranéennes. Ce prix vient confirmer l’ancrage territorial et symbolique de l’œuvre de Georgia Makhlouf. Par ailleurs, elle figure parmi les finalistes du Prix de la littérature arabe 2025, organisé par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du Monde Arabe, qui met en lumière des écrivains du monde arabe s’exprimant en français ou traduits en français. Cette double reconnaissance montre à quel point « Pays amer » touche, par-delà les frontières, par la force de son propos, son engagement féministe et sa beauté formelle.

 

L’écriture de Georgia Makhlouf, dans ce roman comme dans ses œuvres précédentes, se distingue par sa finesse, sa sensualité et sa capacité à entrelacer la petite histoire avec la grande. Elle mêle habilement les registres de la fiction, de l’essai et du témoignage, pour offrir une fresque à la fois intime et universelle. Loin d’un didactisme pesant, « Pays amer » émeut, instruit et interroge, en donnant la parole à des femmes qui ont choisi de voir, de montrer et de ne pas se taire. En cela, ce roman s’inscrit pleinement dans une littérature du réveil et de la transmission, et réaffirme la puissance du roman comme acte de mémoire.

 

En somme, « Pays amer » est une œuvre à la fois littéraire, historique et engagée, portée par une voix féminine forte qui réhabilite d’autres voix étouffées par le temps.

À travers ce texte lumineux, Georgia Makhlouf rend hommage à celles qui ont osé défier les normes et invite ses lecteurs et lectrices à regarder autrement leur héritage, leur langue et leur société. Ce roman confirme la stature de son autrice, désormais incontournable dans le paysage littéraire francophone et méditerranéen.



 

© Hanen Marouani

 

Lien vers les finalistes du Prix de la littérature arabe 2025 :

Huit titres en lice pour le prix de la littérature arabe 2025 - Livres Hebdo

—————

Pour citer cet article illustré & inédit

 

Hanen Marouani, « Georgia Makhlouf, lauréate du Prix Méditerranée et finaliste du Prix de la littérature arabe 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-gm-paysamer

 

 

 

 

 

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12 juillet 2025 6 12 /07 /juillet /2025 17:19

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Actions pour l'égalité des sexes [publication numérique uniquement du texte] & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

Prix Littéraire Dina SAHYOUNI (5ème édition pour le 8 mars 2026)

 

 

 

 

 

 

 

SIÉFÉGP ou

Société Internationale d'Études des Femmes 

 

& d'Études de Genre en Poésie

 

 

 

Crédit photo : Portrait de l’autrice  « Ana de Castro Egas », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran de l’image libre de droits du site Commons.

​​​

 

En hommage à la fondatrice de la SIÉFÉGP (sa maison d'édition, ses collections, ses distinctions sauf celle-ci, ses presses féministes numériques et imprimées, son encyclopédie, son Académie Claudine de Tencin, son unité de recherche, sa bibliothèque, sa maison d'édition et bien d'autres organismes) la poétologue Dina Sahyouni (autrice immigrée, diagnostiquée autiste asperger à l'âge de 47 ans), Le Prix Littéraire Dina SAHYOUNI récompensera pour sa cinquième édition le 8 mars 2026 l'œuvre d'une écrivaine immigrée, réfugiée ou exilée*. L'écrivaine distinguée par ce Prix aura un certificat officiel sous forme d'attestation & un article journalistique autour de, ou sur, l'œuvre primée et/ou de la lauréate (à paraître dans la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES).

 

 

Conditions pour y concourir :

​​​​​

1. Ce Prix est international et gratuit, les autrices non francophones peuvent y participer.

2. Ce Prix concerne de préférence les ouvrages parus dans les deux ans précédents. Les œuvres à paraître jusqu'au 31 janvier 8 mars 2026 sont recevables. Pour sa cinquième édition, l'association SIÉFÉGP organisatrice de ce Prix accepte également les œuvres parues entre janvier 2021 et décembre 2023. La SIÉFÉGP n'accepte aucun ouvrage paru avant janvier 2021 (en prenant en compte sa première édition ou sa dernière réédition en date).

 

3. Être une écrivaine immigrée, exilée ou réfugiée dans le pays de sa résidence principale (en France ou ailleurs dans le monde).

 

4. Chaque autrice peut déposer à la SIÉFÉGP une seule œuvre par édition de la distinction pour participer à la sélection de l'ouvrage à récompenser.


5. La même autrice ne peut être lauréate de cette distinction plus de trois fois. Dans ce cas, la distinction est attribuée à chaque édition à un genre littéraire différent. Ce prix s'attribue donc une seule fois au même genre littéraire, au même ouvrage de la même candidate. Ces mêmes conditions s'appliquent à l'attribution à titre posthume de cette distinction pour des ouvrages uniquement inédits de l'autrice et publiés selon la condition de l'article 2 cité ci-dessus.​​​​​​

 

6. Les traductions sont acceptées. Les œuvres collectives sont rejetées. Chaque candidate doit être l’autrice principale de l’œuvre proposée.

 

7. Les essais, poésies, nouvelles, romans, fables, contes, récits, études, éditions critiques... sont acceptés. Autrement dit, les genres littéraires, les études littéraires et les genres apparentés aux genres littéraires et aux études littéraires sont admis.

 

8. Les œuvres poétiques ou portant sur la poésie sont privilégiées, toutefois le résultat des votes du jury est irrévocable.

 

9. La candidature se fait par l’envoi postal de six exemplaires de l'œuvre & de six exemplaires de la biographie de la participante ou un exemplaire électronique (en format PDF de l'œuvre) accompagné par un document PDF de la biographie de l'écrivaine du 21 juillet 2025 au 15 janvier 15 février 2026 compris au siège social de l'association SIÉFÉGP à Grenoble (24 rue Lucien Andrieux) ou par courriel à contactlppdm@pandesmuses.fr avec l'objet « Candidature pour le Prix Littéraire Dina SAHYOUNI 2026 » ou par l'envoi des livres en format audio ou vidéo en courrier électronique à la messagerie susmentionnée.

 

10. La candidate doit être éditée par une maison d'édition (à compte d'auteur, à compte d'éditeur, associative, etc.) Les tapuscrits inédits non publiés, ni programmés à paraître jusqu’au 31 janvier 8 mars 2026 sont refusés. Une œuvre qui n'a pas été primée peut être présentée au jury deux fois supplémentaires (à partir de la première participation, ce qui fait trois candidatures de l’autrice pour le même livre en respectant l’article 2).

 

11. L'autrice d'une œuvre présentée à cette distinction ne peut ni être un membre du jury, ni être une personne de la famille proche (mère, grand-mère, fille, petite-fille, sœur, conjointe, belle-fille, nièce directe, personne assimilée...) d'un membre du jury.

 

12. Selon le souhait de Dina Sahyouni, ce Prix poétique ne ne doit pas récompenser l'écrivaine de l'œuvre primée par une somme d'argent car cela représente un contresens. Ce qui est réellement nécessaire à une écrivaine, exilée, immigrée ou réfugiée, ce sont la reconnaissance et la valorisation de ses créations, et non pas une récompense monétaire. Les personnes deviennent des réfugiées, des immigrées ou des exilées pour des raisons multiples. L'argent n'a aucune valeur quand ce qui est attendu c'est l'égard.

 

 

Des écrivaines confirmées désignées par la SIÉFÉGP sélectionneront dès le 31 janvier 19 février 2026 dans un premier temps quelques livres (dix maximum mais habituellement trois ou quatre). Ensuite, les membres du jury votent pour désigner l'œuvre gagnante dès le 5 mars 2026. En cas d’égalité des votes attribués à deux livres par le jury, les deux œuvres seront primées par ce prix. L'annonce du résultat final apparaît publiquement et aura lieu le 8 mars 2026 par l’intermédiaire de la revue féministe LE PAN POÉTIQUE DES MUSES**

 

 

 

Pour information :

 

Le 8 mars cette distinction a été octroyée pour

 

— la première fois en 2022 à la lauréate Irina MOGA pour son œuvre intitulée « Variations sans palais » parue aux éditions L’Harmattan.

— la deuxième fois en 2023 à la lauréate Imèn MOUSSA pour son œuvre intitulée « Il fallait bien une racine ailleurs » parue aux Éditions L’Harmattan.

— la troisième fois en 2024 à la lauréate Imèn MOUSSA pour son œuvre intitulée « Genre et émancipation des femmes dans la fiction maghrébine contemporaine » parue aux Éditions Manuscrit-Savoirs en 2023 & préfacée par l’autrice Madame Sylvie BRODZIAK.

— la quatrième fois en 2025 à la lauréate Arwa BEN DHIA pour son œuvre intitulée « Les quatre et une saisons » parue aux Éditions du Cygne, (Paris 2024) et Éditions Arabesques, (Tunis 2024).

 

Membres invités du Jury : 

 

Arwa BEN DHIA, Maggy DE COSTER, Hanen MAROUANI, Irina MOGA, Imèn MOUSSA, Dina SAHYOUNI (représentée).

 

Membres organisateurs du jury pour la SIÉFÉGP : 

Revues poéféministes ORIENTALES & LE PAN POÉTIQUE DES MUSES.

 

 

* Cette distinction est inclusive, bienvenue aux personnes dites « En situation de handicap » et « LGBTQ+ » !

** Une cérémonie de remise de prix pourrait être envisagée ultérieurement.

 

__________

 

Pour citer le lancement de l'édition du Prix littéraire du 8 mars 2026

 

SIÉFÉGP, « Prix Littéraire Dina SAHYOUNI (5ème édition pour le 8 mars 2026) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 12 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2025noiii/siefegpprixdinasahyouni

 

 

 

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Dernière modification : le 15 juillet 2025 (changement impératif de la date de la participation à l’édition du 8 mars 2026)

 

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7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 16:51

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception | Dossier | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Critiques poétiques & artistiques

 

 

 

 

 

« Nos coutures apparentes » : Imèn MOUSSA signe un recueil qui démêle l’âme

 

 

 

 

 

 

Critique & photographies (fournies) par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

 

© Crédits photos : Paysage champêtre de nature morte avec la première de couverture illustrée par l’artiste plasticienne Najet Dhahbi du recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » suivi du portrait photographique récent de son autrice la poétesse Imèn Moussa.

 

 

La poétesse et chercheuse Imèn Moussa signe un retour sensible et percutant avec son nouveau recueil de poésie, intitulé « Nos coutures apparentes », publié chez Les Constellations. Préfacé par la poétesse et romancière Cécile Oumheni, cet ouvrage confirme une année poétiquement riche pour cette voix singulière de la poésie tunisienne francophone.

 

© Crédit photo : Image du Rayon Poésie d’une Bibliothèque à Tunis qui contient le recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » de la poétesse Imèn Moussa. Photographie prise par une lectrice à Tunis en Tunisie.

 

 

Dans ce nouveau recueil, le titre à lui seul suffit à poser le ton : "Nos coutures apparentes". Il évoque à la fois la vulnérabilité, la force exposée, et les blessures recousues par la résilience. En choisissant de rendre visibles ses coutures, Imèn Moussa fait un geste poétique fort : celui de revendiquer l’imperfection, la réparation et la rébellion créatrice. En effet, les soubassements politiques actuels, les turbulences des relations humaines, le pouvoir de l’amour, la beauté des apprentissages, les traumatismes collectifs sont autant de thématiques qui préoccupent la poétesse et agitent son imaginaire comme des fils tendus entre l’intime et le collectif.

 

 

« Nous avons tous traversé un incendie. 

Nous nous sommes tous un jour ou l’autre pris les pieds dans la toile d’araignée de l’anxiété. 

À un moment où un autre, nous nous sommes tous brisés comme une poupée de porcelaine ». 

 

Édité chez la maison d’édition Constellations, dont le nom évoque déjà un certain imaginaire poétique, le recueil s’inscrit dans un univers entièrement engagé, où chaque poème est une tentative de dire ce qui ne se dit pas, de montrer ce qui est souvent caché. Les constellations, au-delà de l'éditeur, deviennent aussi une métaphore du tissu poétique qu’Imèn Moussa tisse entre les voix, les langues, et les histoires qui l'habitent. À l’instar d’une conteuse, elle nous emmène avec ce recueil dans les tréfonds de l’âme et dans les chemins sinueux de l’indicible.

 

« Elle me raconte le village des sources, 

Le village où l’on a creusé autour de la fontaine pour faire pousser le nombril d’une Femme à Paroles. 

À son pied ils ont inscrit quelques symboles étranges et des mots qui ne vous diront rien : 

Porte tes yeux au soleil
à l’heure qu’il est la gravité a perdu son sens
à l’heure qu’il est ne laisse pas ta peau sur les murs ne sois plus en colère
le silence, ça s’entend ! »  

 

La préface de Cécile Oumheni, autrice franco-tunisienne reconnue pour son écriture à la croisée des cultures, vient introduire cette œuvre comme un dialogue littéraire entre deux femmes poètes issues d'horizons francophones pluriels enrichit. La couverture du livre signée par l’artiste plasticienne de renom Najet Dhahbi nous offre aussi un aperçu sensible sur ce que recèlent les pages du recueil. Tout comme sa couverture, Imèn Moussa nous met face à une écriture qui, à la fois, perturbe et rassure.

 

© Crédit photo : Image du recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » de la poétesse Imèn Moussa. Photographie prise par une autre lectrice à Sousse en Tunisie.

 

Imèn Moussa, qualifiée dans les cercles littéraires de poétesse aux multiples talents et une artiste aux flamboyantes couleurs, continue d’explorer avec passion des formes d’expression hybrides, sincères, et profondément humaines. À travers sa poésie, sa photographie, ses voix off et ses performances scéniques, elle donne voix aux silences, aux marges, au vivant, aux fragments d’identité, sans jamais avoir froid aux yeux. 

 

« En fait, je ne conteste pas, mais j’ai tant de fausses certitudes à congédier loin de mes doigts.
Nous autres, nous n’avons qu’à s’épiler les ailes
pour accueillir nos troubles 

Nous autres, nous n’avons qu’à remonter
l’armature d’un soutien-gorge pour nous confondre avec une femme en liberté
puis, de toi à moi, qui pourrait m’empêcher d’arracher mes fils et mes clous ?
Si je te dérange, ferme les yeux ! »

 

Ce recueil s’inscrit incontestablement dans une dynamique contemporaine de la poésie francophone, qui se réinvente et surprend. Ses vers deviennent le lieu du soin, de la rencontre, de la résistance et de la reconstruction.

 

Tu sais ? J’ai entendu une voix qui m’appelait. Quand je me suis retournée, j’ai cru te voir, toi, terre enracinée dans chaque cœur.
J’ai souri. 

« Un grand sourire comme tu les aimes.
Parce que, tu sais ? Au bout du compte je me suis rappelée que ceux qui naissent sous les oliviers,
cultivent à jamais une tenace liberté
et se tournent toujours vers l’espoir ». 

 

« Nos coutures apparentes » est plus qu’un livre : c’est le geste premier de la littérature : un miroir tendu vers notre humanité commune.

 

© Hanen Marouani, juillet 2025.

 

© Crédit photo : Image du recueil de poèmes « Nos coutures apparentes » de la poétesse Imèn Moussa. Photographie prise par une troisième lectrice en Bretagne en France.

 

 

À consulter également

 

— La page officielle de présentation du recueil chez la maison d’édition Constellations, URL.https://editionsconstellations.fr/nos-coutures-apparentes/

— L’annonce de parution de cette œuvre par Le Pan Poétique Des Muses « Vient de paraître le recueil de poèmes Nos coutures apparentes par Imèn MOUSSA », URL. https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/noiv/noscouturesapparentes

 

***

Pour citer cet article illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & photographies fournies)« Nos coutures apparentes : Imèn MOUSSA signe un recueil qui démêle l’âme », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 7 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2025noiii/hm-imenmoussanoscoutures

 

 

 

 

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