2 juillet 2025 3 02 /07 /juillet /2025 16:42

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Essais ou manifestes | Leçons, méthodes & méthodologies en poésie | Revue poépolitique

 

 

 

 

 

 

 

Des mots pour vaincre & convaincre


 

 

 

 

 

Article inédit par

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

© Crédit photo : « Lyre » dessin non signé appartenant au domaine public. Image photographiée par LPpdm & trouvée dans un recueil de poésie du XIXsiècle.

 

 

 

Les mots sont une arme à double tranchant. Ils peuvent blesser comme ils peuvent panser. De ce fait, ils ont le pouvoir de créer, d’éclairer, de dissuader, de persuader et en résumé, de changer le cours des choses en induisant des prises de conscience. 

Ils doivent être bien pensés avant d’être utilisés pour produire l’effet escompté donc pour ne pas trahir l’intention de base.

On peut utiliser les mots pour fustiger toute atteinte à la liberté individuelle. Et Paul Éluard dans son poème intitulé «  Liberté » a donné la preuve que la poésie est un moyen d’expression pour lutter contre la privation de ce droit inaliénable qui est garantie par l’article 66 de la Constitution.

Quant à la liberté d'expression, elle est elle-même inscrite à l'article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (DDHC) de 1789. Elle participe des droits fondamentaux. La liberté d'expression conditionne l'exercice d'autres libertés comme la liberté d'opinion, par exemple.

Les mots changent de sens pour s’adapter aux contextes socioculturels et pour répondre à des besoins créés par la société de consommation. Ils reflètent également l’influence culturelle et économique des communautés immigrantes avec leurs propres revendications.

 

Qu’en est-il du langage ?

 

Le langage s’enrichit également de l’apport des nouvelles technologiques 

On peut sans conteste dire que la technologie est le fer de lance de l’évolution du langage dans la société 

Malgré la complexité du langage, les êtres humains arrivent toujours à se communiquer même par des gestes simples. Les mots n’ont pas toujours l’exclusivité dans les relations humaines car la communication non verbale y a aussi sa place. Le langage peut revêtir plusieurs formes :

La gestuelle, les expressions corporelles ou faciales ou encore les manifestations physiologiques sans abstraire, bien évidemment le langage des signes. À cela s’ajoutent les émojis, le bruitage, les idéogrammes etc.

Si les mots ont un réel pouvoir de création il n’en demeure pas moins qu’ils ont également le pouvoir d’orienter les comportements et la pensée afin endormir les consciences. Ainsi le réel se trouve maquillé et enjolivé à des fins de manipulation ou de propagande politique. 

 

Qu’en est-il de la littérature ?

 

La littérature est une voie d’éveil intellectuel. Pour étayer notre propos on peut citer Victor Hugo dans  Les derniers jours d’un condamné  où la peine de mort est dénoncée comme étant une barbarie. Cette bataille au long cours a conduit à l’abolition de la peine de Mort en France via la loi du 9 octobre 1981 par l’entremise du Ministre de la Justice Robert Badinter. 

En tant que témoin de son temps, dans Les Misérables, Victor Hugo dénonce les injustices sociales et décrit la misère de l’époque.

La littérature ou la poésie est une force qui attire les autres vers. L’une et l’autre permettent de dire le monde et d’être en résonance avec les êtres vivants qui le constituent et c’est aussi un refuge dans les moments trouble et de vertige. Quant à la poésie tout court, par la brièveté de sa forme, elle se prête mieux à l’apprentissage de la lecture et reste en mémoire plus longtemps. Elle a une fonction cathartique également. 

 

Conclusion

 

Du Moyen Âge à nos jours que d’évolutions les mots n’ont-ils pas connu ? En faisant l’inventaire des pièces de théâtre on peut voir comment le langage a évolué, nombre de mots ont changé de sens. Par exemple Le Cid est non seulement une réussite dramatique mais possède un champ lexical très riche. Le langage théâtral d’alors est sans doute inadapté à notre époque. Le théâtre d’aujourd’hui utilise le langage commun pour ne pas créer de la distance.

Le langage et la pensée sont naturellement en interrelation et la littérature vise à communiquer des pensées, à influencer pour le mieux et voire à captiver. 

 

© Maggy De Coster

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Maggy De Coster, « Des mots pour vaincre et convaincre », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 2 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/mdc-desmots

 

 

 

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro▼ Lien à venir

26 juin 2025 4 26 /06 /juin /2025 15:07

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception | Biopoépolitique | Handicaps & diversité inclusive

 

 

 

 

 

 

Journal, récit d’Éric Dubois paru dans la 

collection La Bleu-Turquin dirigée par Jacques Cauda aux Éditions Douro

 

 

 

 

 

 

Critique par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

© Crédit photo : Première & quatrième de couverture illustrée du « Journal » par Éric Dubois, œuvre parue aux Éditions Douro.


 

Pierre Kobel, le préfacier du Journal d’Éric Dubois reprend une citation de Philippe Lejeune qui affirme que « le journal n’est pas seulement un texte... » et de relever encore cette déclaration éclairante de Michelet qui disait de son journal qu’il était son « âme de papier ».

Nul doute que derrière les mots, voire les maux, Éric Dubois ne cesse de chercher à se connaître dans une quête qui transcende sa « Maladie » qui a partie liée avec la folie et dont il nous précise « N’attendez pas de moi que j’en donne une définition » car « elle ne nous est pas donnée comme intelligible ».

 

Éric Dubois nous confie que sa première hospitalisation « marque un tournant dans sa vie » et d’ajouter que « Par la Maladie, par ma Maladie, je devins créateur de ma vie, ayant volé le feu dans le lieu de l’inexprimable, Prométhée mal dégrossi, pour apporter la lumière aux cloisons sombres du Monde. » Dès lors, dessins, poèmes raturés ou surlignés de rouge, irruptions de personnages issus des tréfonds de son être, signes non identifiés, caractères en Hébreu viennent recouvrir les pages de son cahier de brouillon. Une semaine d’indécision « pourtant arbitrée par le Très-Haut » semble le guider, il évoque Dubuffet, Char, Picasso... Le jour de sa sortie, il écrit en avouant pratiquer ce qu’il appelle le « Mentir-vrai » si cher à Aragon.

Éric Dubois renaît dans la peau d’un écrivain alors qu’il pensait être « un inadapté social » ! Sous sa plume, on lit « Je suis du bois dont on fait du papier et des livres, mon âme est une page blanche à réécrire sans cesse, mes pensées de feuillets au vent et ma vie une librairie à ciel ouvert. »

 

© Crédit photo : Portrait photographique en noir & blanc du poète-diariste Éric Dubois.

 

C’est dans l’écriture qu’il se trouve une identité, son blog Le Capital des Mots fait de lui « un passeur » où des centaines d’auteurs lui doivent d’avoir été publiés.

Au pays de la Schizophrénie, qui l’accompagne depuis un quart de siècle, il finit pas associer l’écriture et sa Maladie jusqu’à déclarer « l’écriture est schizophrénie » !

Retenons ces magnifiques assertions dans lesquelles Éric Dubois se livre, l’âme nue, « Écrire me résume, résume ma personnalité et ma vie. Écrire me fait exister... »

Émaillé  de croquis et de citations, son Journal nous ramène vers la lumière car son écriture est lumière. Dans une phrase luminescente, il explore ce paradoxe : « L’ombre est une part de la lumière. L’ombre nous accompagne quoi que  l’on fasse de bien ou de mal. L’essentiel est de retrouver la lumière. »

 

Éric Dubois qui voulait « montrer la part de poésie qu’il y a dans toute maladie psychique » nous invite dans le même temps à appréhender « cet obscur qui travaille en nous » évoqué par Henri Meschonnic. En lisant son Journal, nous empruntons ce chemin de la connaissance de soi qui passe par celui de l’autre où poésie et folie font danser l’âme sur le fil ténu où celui qui s’adonne à l’écriture n’est autre qu’un funambule en quête de sa lumière intérieure.

 

© Françoise Urban-Menninger, juin 2025.

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Journal, récit d’Éric Dubois paru dans la collection La Bleu-Turquin dirigée par Jacques Cauda aux Éditions Douro », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 26 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-journalericdubois

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro III ▼ Lien à venir

20 juin 2025 5 20 /06 /juin /2025 16:14

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages

 

 

 

 

 

 

 

François Hollande, l’indéfinissable. Journal d’une campagne présidentielle (Extrait)


 

 

 

 

Extrait & photographies par

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste peintre

Sociologue-conseiller au Palais de l’Elysée pendant la présidence de François Hollande

 

 

 

​​​​​© Crédit photo : Élisabeth Bouillot-Saha, « Mustapha Saha visitant l'exposition "Trésors sauvés de Gaza" à l’Institut du Monde Arabe à Paris le samedi 20 mai 2025.

 

 

​​​​​© Crédit photo : « Mustapha Saha. La plume de l'Ombre ».

 

 

François Hollande le confie lui-même. Il vit la politique comme une vocation, un sacerdoce, une consécration. Une prêtrise sans soutane. Humanisme bourgeois et charité chrétienne. Imprégnation  durable  des années d’études chez les Frères des Écoles chrétiennes à Rouen. La politique, un chemin tracé dès l’enfance. Il se rêve Président de la République dans le berceau.  Il s’y consacre corps et âme. Il se faufile dans les coursives. Il brouille les pistes. La consensualité et la  ténacité se conjuguent  singulièrement dans la démarche pragmatique. Et de fait, il existe chez cet homme paradoxal, une clairvoyance empirique, une perspicacité tacticienne, une subtilité florentine qui n’appartiennent qu’aux jésuites. Il fréquente le Lycée Pasteur à Neuilly, sanctifié par ses mythiques professeurs, Jean-Paul Sartre, Fernand Braudel… La philosophie lui tourne le dos.  L’histoire lui ouvre un passage. Il prend le raccourci des Grandes Écoles. Il développe son humour comme une carapace. Il exerce ses talents, en dilettante, dans la troupe du Splendid, aux côtés de  ses condisciples Christian Clavier et Thierry Lhermitte. La sirène politique sera toujours plus forte. Les crocodiles hantent le marécage. La bourbe l’angoisse. Jamais aux bords des sables mouvants il ne s’aventure. Il longe patiemment la digue jusqu’à bon port. Garder le cap quoi qu’il advienne. Gagner dans l’humilité. Perdre dans la dignité. En 1974, à vingt ans, il préside un comité estudiantin de soutien à François Mitterrand. Il trouve son père spirituel, son guide charismatique, son mentor inespéré. Il surmonte, comme il peut, son complexe d’Œdipe. 

 

Quand il accède à la direction du Parti socialiste, en 1997, il s’installe dans la durée. Il ne cède son fauteuil de Premier secrétaire qu’en 2008 pour prendre sa revanche sur les grand économiste,  tombé de son piédestal et les traîtresse intime. L’homme des conciliations et des réconciliations improbables peut se prévaloir d’un bilan balsamique. Il s’entoure d’une poignée de fidèles. Il gère tous les autres comme des intérimaires. Il fait mine de ne rien voir, rien ne lui échappe. Il ménage les susceptibilités Il bricole les procédures. Il déménage les concurrents sans vacarme. Il se place délibérément en dehors de la mêlée. Il sauvegarde l’unité du parti, sinon dans l’armature, du moins dans les apparences. Il masque les divisions internes, les querelles intestines, les intrigues chroniques. Il affronte les intempéries. Il fait le dos rond sous l’orage. Il se donne des airs de sage. Le parti socialiste, sans chef populaire, sans tribun spectaculaire, sans leader solaire, traverse les tempêtes sans aller nulle part. François Hollande désamorce les défaites aux présidentielles. Il se présente et se représente aux congrès du parti comme seul dominateur commun,  un moindre mal, un recours moral. Il remporte régulièrement les élections intermédiaires. Il arrache à la droite, un par un, ses fiefs historiques. Il prépare méthodiquement la conquête du Sénat par la gauche.  Il gagne l’amitié de plusieurs barons de province. Il creuse laborieusement son obscure tanière. Il surgit sous lumière où personne ne l’attend.

 

En novembre 2008, au Congrès de Reims, après avoir annoncé, longtemps à l’avance, qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat de Premier secrétaire, François Hollande se met volontairement en retrait. Il renonce symboliquement au discours de clôture. Il aplanit les conflits latents en coulisses. Il veille au bon déroulement des choses avant de passer la main. Sa bonhomie dissimile un doigté de magicien. Il joue le spectateur.  La fausse modestie absorbe les contradictions. Qu’importe si, plus tard, l’anaphore « Moi, Président » dépromet  le slogan « Président normal ». Une sainte alliance se forme hors scène contre Martine Aubry, donnée prématurément favorite. Sous grand chapiteau blanc, Bertrand Delanoë jette l’éponge. La confusion atteint son comble. Le parti est au bord de l’implosion. Les courants s’affrontent. Les impétrants et les courtisans se déchirent. Nul ne sort indemne de l’arène. La marcescence fatale du parti se profile. Les vétilleux voient dans la posture effacée de François Hollande un signe  de lassitude, de résignation, de renoncement. Les faux-frères décèlent une opportunité à saisir. Ils abattent prématurément leurs cartes. Les impétueux  enterrent  le  sortant dans la petite histoire. Il n’en est rien. François Hollande entre, pour de bon, dans la bataille présidentielle. Sa décision est prise, sa réflexion mûrie depuis longtemps. Seul un noyau de proches connaît le secret.

 

La longue marche commence dès l’hiver 2008. L’association Répondre à gauche  est créée dans une petite salle de la  Fédération Internationale de l’Art photographique (FIAP) Jean Monnet, dans la discrète rue Cabanis du quatorzième arrondissement de Paris.  Une vingtaine de personnes. Le bureau, sous la présidence de Stéphane Le Foll, se compose de compagnons indéfectibles, Michel Sapin, Bruno Leroux, Dominique Villemot, Philippe Bonnefoy, Bernard Rullier... D'autres fidèles sont présents, Frédéric Scanvic, Claude Pigement, Yannick Trigance, Jean-Pierre Bequet, Didier Arnal, Jacques Blandin, Jacques Dementhon..., définitivement exclus après la victoire aux présidentielles. Valérie Trieweiler et Valérie Scharre, compagne de Michel Sapin, participent discrétement à l'acte fondateur. D'autres affidés suivent l'vénement de leur fief, François Rebsamen, Kader Arif, Jean-Yves Le Drian, Bernard Poignant. Isabelle Sima et Vanessa Parodi montent la garde. Aucun journaliste n'est présent. Le club de réflexion, ou plus exactement le cabinet noir, exhume les idéaux socialiste, toujours proclamés comme alléchantes perspectives, vite oubliés aux lendemains des élections. Une rengaine rabâché depuis deux siècles. Le slogan Le Changement, c'est maintenant sonne faux sur tous les registres. La belle envolée du Bourget sur la finance, en janvier 2012, est une supercherie payante, une tartufferie rentable. « Mon véritable adversaire n'a pas de nom. Il n'a pas de visage. Il ne présente jamais sa candidature. Il n'est pas élu. Et pourtant, il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde des finances. Il administre l'économie. Il contrôle la société. Il supervise nos vies. Il soumet les gouvernements à ses volontés ». Annonce anticipatrice, involontairement lucide, de promesses jamais tenues. Les banlieues s'en souviennent avec rancoeur. Sous le drapeau rose, les banques mènent la danse. François Hollande dévoile les grands axes de son programme. Les trois pactes, éducatif, productif, redistributif. Les trois principes, la cohérence, le réalisme, la crédibilité. Les rois approches, l'efficacité, la vigilance, le verrouillage tous azimuts. Triptyque argumentaire éculé de l'École Nationale d'Administration. La poésie, la littérature, la philosophie, la culture en général, sont reléguées aux pavillonneries superfétatoires. La rhétorique se simplifie, se banalise. Une marchine au service d'un seul homme, chargé de perpétuer l'ordre établi. 

 

Pendant dix ans, j'assure des reportages photographiques, des travaux d'écriture en tous genres. Je rédige deux livres, titrés Le Manifeste égalitaire et La société diversitaire, jamais publiés. Je ne suis pas dupe. Je suis sociologue. J'analyse la mécanique de l'intérieur. Je produis cinq cents notes au président. Je pars avec mes archives. Je fais l'expérience de l'ingratitude politique. 

 

© Mustapha Saha.

Sociologue, poète, artiste peintre

 

 

Reportage photographique :

 

​​​​​© Crédit photo : « Campagne présidentielle de François Hollande ». Photographies inédites. Copyright © Mustapha Saha.

 



 

​​​​​© Crédit photo : « François Hollande, préparant dans sa loge, le discours du Bourget du 22 janvier 2012 ». Photographie exclusive © Mustapha Saha. 

 


 

​​​​​© Crédit photo : « François Hollande, le 5 avril 2012,  avant son entrée dans l’émission La Matinale sur Canal + ». Photographie exclusive © Mustapha Saha.

 

 

 

​​​​​© Crédit photo : « François Hollande. Université d’été du Parti socialiste. La Rochelle du 25 – 28 août 2011 ». Photographie exclusive © Mustapha Saha.

 

 

 

 

​​​​​© Crédit photo : « Siège du Parti sociale, 10, rue de Solferino, Paris VIIème. Mustapha Saha, artiste-écrivain de l’ombre,  devant le poster géant illuminé de François Hollande le soir de la victoire présidentielle ». Photographie exclusive © Mustapha Saha.

 


 

© Crédit photo : « Mustapha Saha, sociologue-conseiller. Palais de l’Elysée ».Photographie © Mustapha Saha.

 

***

Pour citer ce texte illustré & inédit en avant-première

 

Mustapha Saha (texte & photographies), «  François Hollande, l’indéfinissable. Journal d’une campagne présidentielle (Extrait) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 20 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/ms-journalextrait

 

 

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro ▼ Lien à venir

11 juin 2025 3 11 /06 /juin /2025 16:29

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception / Chroniques de Camillæ | Dossier

 

 

 

 

 

 

Vertille

 

 

 

 

 

 

Chronique féministe & photographies par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Vertille, hauts et courts », photographie de l'annonce du spectacle prise lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 1. 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Vertille, hauts et courts par Elsa Champigny », photographie prise lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 2.

 

Au Festival de théâtre à Amboise (théâtre Beaumarchais, les 7 et 8 juin 2025)

 

Mise en scène : Bruno Dufour

Interprète : Elsa Champigny

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Vertille, hauts et courts par Elsa Champigny », photographie prise lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 3.

 

 

Une femme clown était impensable il y a cinquante ans. Seule en scène pendant une heure, à capter un auditoire en rehaussant le rire par des émotions tristes. 

Vertille ne nie pas sa féminité, au contraire. La mise en scène en reprend les truismes sociaux, les évidences, comme montrer ses jambes, comme se déshabiller en public, avoir un fils, l’abandonner, mais pas tout à fait... Bien qu’ultra réaliste, la mise en scène est fabuleuse : elle détourne avec humour et intelligence ces attendus de la féminité. Le public s’interroge. 

L’être femme ne peut se révéler davantage dans son aspect concret que dans ces pantomimes, ces mots à peine articulés et intenses qui, une fois lancés sont des appels à échanger avec le public.

Alors naît une osmose entre l’étrange femme qui tire la langue sur scène et nous. 

Le faciès du clown blanc est aussi un truisme d’émotions. Le clown ne cache pas ses émotions, il les joue, et c’est la vérité. Quand Vertille exprime la douleur, c’est un tour de force pour faire ressentir une vérité. La célèbre parréshie de la démocratie à Athènes, « dire sa vérité » est à l’œuvre dans cette succession de scènes qui questionnent le public, et réussissent à le divertir.  

La vie qu’elle exhibe, Vertille, n’est pas seulement codée par la société masculine, mais aussi à la merci des téléphones portables, et c’est une fabrique à déchets. Vertille convie son public à prendre conscience des codes sociaux qui l’aliènent. Son rire et sa liberté font éclater les carcans, nous lui en sommes reconnaissants. Allez la voir !


 

Prochaines représentations :


— Vendredi 20 juin à 20h au bar le Parceque à Ciran (37)

— Samedi 6 juillet à 17h au festival La Mariennee, La Goespierre, Vald’Yerre (28)

 

— Dimanche 30 août à 17h au festival intergalaktik des clowns, à Jupilles (72)

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, l’affiche officielle de « Vertille, hauts et courts », photographies prises lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 4. 

 

© Camille AUBAUDE, juin 2025.
La Maison des Pages, Musée d'écrivain, website :
https://camilleaubaude.wordpress.com

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Camillæ ou Camille Aubaude (texte & photographies), « Vertille », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 11 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/ca-vertille

 

 

 

 

Mise en page par David

Dernière modification de la page : le 17 juin 2025 (mise à jour des dates des représentations). 

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro III ▼ Lien à venir

31 mai 2025 6 31 /05 /mai /2025 17:27

Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles » | Appels à contributions | Agenda poétique

 

 

 

 

 

Invitation à contribuer au

 

numéro spécial de l’été 2025

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photo : Dessin représentant une créatrice, capture d'écran d'une image libre de droits ou d'usage du Web.

 


 

 

La revue féministe Le Pan Poétique Des Muses a la joie de vous convier à prendre part à son numéro spécial de l'été 2025 autour du thème « Créatrices ». La création a longtemps été un acte genré autrement dit : attribué aux hommes censés êtres les seuls capables de créer des œuvres d’art et d'esprit. Ainsi, les femmes ont longtemps souffert des préjugés acculés à leur sexe et ont souvent, malgré leurs talents, demeuré dans l’ombre des hommes créateurs dans l'histoire et à travers le patrimoine littéraire, artistique, caudiovisuel, etc.

Ce numéro vous propose de s'emparer de ce fait historique pour revisiter l’histoire genrée de la création et de ses figures majeures comme mineures partout dans le monde depuis l'antiquité à nos jours pour exprimer vos pensées en libérant les créatrices du passé et de nos jours des clichés, archétypes et préjugés qui les invisibilisent avec leurs œuvres ou minorent leurs puissances créatrices et l’importance de leurs créations et place particulièrement les arts poétiques et dans tous les arts en général.

 

N'hésitez pas d’adresser par courriel vos entretiens, articles, traductions, transcriptions, enquêtes, et autres documents et productions artistiques, poétiques, littéraires, féministes, audiovisuelles... pour contribuer à ce numéro spécial estival à partir du 31 mai et jusqu’au 15 août 2025 sur la notion-clé suggérée ci-haut et/ou aux rubriques habituelles de la revue Le Pan Poétique Des Muses (tout cela dans la langue, sur la période historique et la région géographique de votre choix)*.

 

Bel été en (éco)poésie et (éco)arts à vous !

 

* La rédaction n'accepte ni les propositions en format PDF, ni les images dont la taille dépasse —pour chacune — les 7 MO.

 

***

 

Pour citer cet avis inédit

 

LPPDM, « Invitation à contribuer au numéro spécial de l’été 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles », mis en ligne le 30 mai 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/lppdm-ns2025

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro▼ Lien à venir

Bienvenue !

 

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

Rechercher

Publications

 

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une