N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Revue Matrimoine
À tous les blessés
Poème historique & photographie par
https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude
https://camilleaubaude.wordpress.com/
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© Crédit photo : John Faed (1819-1902), « Le Rêve du poète » (1881-1882), actuellement exposé au Musée Marmottan dans le cadre de l’exposition sur « Le Sommeil » & les rêves (voir aussi https://www.marmottan.fr/expositions/lempire-du-sommeil/). Huile sur toile, 104,7 x 142,9 cm 46,5 × 76 cm, Collections (RSA), Edimbourg, Royal Scottish Academy of Art & Architecture Dublin, National Gallery of Ireland. Cette peinture tombée dans le domaine public est photographiée par Camille Aubaude « Tableau romantique & poétique représentant le poète face à un ciel peuplé de souffrances ».
Femmes de mystères, encore
nous sommes un peu beaucoup
passionnément Marie Stuart faite
pour régner, femme de génie
brisée par la fatalité.
Continuité de la Reine d’Écosse
fille des Guise et de Lorraine
enfance vermeille au château d’ambroisie
où la feuille d’acanthe
porte les promesses de vertes vallées.
Août 1548, le port de Roscoff.
Une pierre garde l’empreinte du soulier d’une reine de six ans
venue en Bretagne avec les bannières de l’Écosse.
Révolution et génie tiennent tête à la barbarie.
Un mariage royal à Notre-Dame de Paris
les fêtes de la jeunesse, l’appel d’un règne éclairé
de grâces admirables, de voluptés
et puis la maladie implorant l’injuste déclin.
Grâce et finesse face à la Révolution totalitaire.
Ô l’affreuse gloire des errances
pour un règne humilié par les guerres
les atrocités où toutes les Marie Stuart
aux yeux brillants succombent dans l’oubli.
« Ma fin sera mon commencement », dit-elle à son bourreau
qui s’y reprend trois fois pour faire taire cette voix.
L’humaine boucherie outrageant la Nature,
l’implacable douleur ensevelissent le pouvoir temporel.
Marie joue du luth, elle chiffre ses lettres
pour fuir l’indolence, s’affranchit des lâchetés
de la censure sans grâce et volupté.
Des tyrans, des cerbères, le Néant en toile de fond,
le Patriarcat questionné par nos lettres et nos livres.
La reine rivale, Élisabeth Première, revit la mort
injuste de sa Mère, Anne Boleyn, aimée des Amboisiens.
Seulette dans sa cour, dépossédée de ses rentes
trahie par son fils bientôt roi, Marie Stuart exaspère,
« trop intelligente », subtile, profonde et fine.
Marie espère revoir les belles figures
d’Amboise où elle goûta le nectar d’ambroisie.
Prisonnière, elle élève des animaux,
pourfend ceux qui dénoncent
dans un sombre château cerné de bocages.
Épistolière couronnée de Sagesse
Marie crypte la grâce de son être
s’écrit dans le mystère épistolaire
à présent décrypté, en 2025, grâce
à une Révolution planétaire, linéaire
qui va de plus en plus vite.
© Camille Aubaude
***
Pour citer ce poème historique, élégiaque, engagé, féministe, illustré & inédit
Camille Aubaude (poème & photographie), « À tous les blessés », peinture par John Faed (1819-1902), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 18 novembre 2025. URL :
https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/ca-atouslesblesses
Mise en page par David
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