20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 17:22

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Critique & réception | Dossiers majeur & mineur | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Critiques poétiques & artistiques

 

 

 

 

 

 

 

BAYT – Habiter le poème

de Nour CADOUR 

 

 

 

 

 

Article & images (fournies) par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture du recueil de poèmes BAYT – Habiter le poème de Nour Cadour. Œuvre bilingue français-arabe, traduit par le poète et metteur en scène Moez Awled Ahmed, parue dans la collection « La Lune sur un plateau » des éditions Les Carnets du Dessert de Lune, 2025.

 

 

Une maison de langue à parcourir

 

Avec BAYT – Habiter le poème, Nour Cadour propose bien plus qu’un recueil : une demeure poétique à traverser. L’ouvrage, bilingue français-arabe, associe chaque poème écrit en français par l’autrice à sa traduction arabe réalisée par le poète et metteur en scène Moez Awled Ahmed. Cette disposition invite à une lecture libre : séparée, successive ou parallèle, selon le rythme et la sensibilité du lecteur. Chaque texte devient ainsi un espace intérieur à investir.

 

 

Une poétique annoncée dès la couverture

 

La couverture impose un bleu profond, méditatif, qui apaise autant qu’il interroge. Le titre BAYT, en capitales noires, évoque une architecture stable, presque sacrée, tandis que le sous-titre Habiter le poème agit comme une déclaration d’intention. Le poème n’est pas un objet figé : il est un lieu de vie.

Ce bleu fait écho au précédent recueil de Nour Cadour, Le bleu de la mer s’est enfui, et convoque des images récurrentes de son univers : la mer, la nuit, la lune, les espaces de veille et d’errance intérieure. Il symbolise l’entre-deux : entre mémoire et présent, exil et ancrage, traversée et refuge.

Le recueil comme architecture intérieure

 

La structure du livre épouse explicitement la métaphore de la maison. Le lecteur est guidé à travers différentes « pièces », qui organisent le parcours poétique :

 

  • L’entrée (Matkhal al-Bayt) : le seuil, lieu d’accueil et d’ouverture.
  • Le salon (Saaloun al-Bayt) : espace de circulation, de dialogue et de partage.
  • La cuisine (Al-Matbahu) : lieu de transformation, où la langue et l’expérience se métamorphosent.
  • La salle de bain (Al-Hamam) : espace d’intimité, de purification et de vulnérabilité.
  • La chambre (Al-Ghorfatu) : lieu du repos, de la mémoire et des confidences.
  • La sortie (Khuruj) : passage vers l’extérieur, ouverture et traversée.

 

À cette progression s’ajoutent les présentations de l’autrice, du traducteur et de la collection La Lune sur un plateau (7ᵉ collection des éditions Les Carnets du Dessert de Lune). L’ensemble compose une maison cohérente et hospitalière, où chaque étape a sa fonction symbolique.

 

 

Des poèmes brefs, sans titre, ouverts au lecteur

 

Les poèmes sont courts, souvent contenus sur une page ou une demi-page, et délibérément sans titre. Cette brièveté renforce leur intensité et leur disponibilité. La mise en regard du français et de l’arabe permet une circulation fluide entre les langues : le lecteur n’est jamais enfermé dans une seule voie de lecture.

Chaque poème fonctionne comme une pièce autonome : un lieu intime, mais jamais clos, que chacun peut habiter selon sa propre expérience.

 

© Crédit photo : Sublime portrait artistique & floral de la poétesse Nour Cadour entourée par ses recueils de poésie et des fleurs.

 

 

Une écriture de l’intime à portée universelle

 

La poésie de Nour Cadour s’enracine dans l’intime tout en s’ouvrant à l’universel. Les motifs de la lune, du seuil et de la maison traversent le recueil comme des figures de veille et de protection. La parole poétique devient hospitalière : elle accueille l’autre, le lecteur, et lui permet de reconnaître sa propre maison dans celle du poème.

 

 

Une voix et une traduction en dialogue

 

Nour Cadour, poétesse et romancière franco-syrienne née en 1990, développe une écriture singulière à la croisée de la médecine et de la poésie, attentive au corps autant qu’à la langue. Son parcours, marqué par de nombreuses publications et distinctions, éclaire la profondeur de ce recueil.

La traduction arabe de Moez Awled Ahmed ne se limite pas à un transfert linguistique : elle constitue un véritable geste poétique. Elle réactive la mémoire du texte, l’inscrit dans un dialogue interculturel et élargit l’espace du poème entre France, Syrie et Tunisie.

 

 

Habiter le monde par le poème

 

 

Reçu symboliquement le 18 décembre 2025, journée internationale de la langue arabe et journée internationale des migrants, BAYT – Habiter le poème prend une résonance particulière. Le recueil affirme que la poésie peut être un lieu : un espace de résistance douce, de transmission et de partage. Habiter le poème, ici, revient à habiter le monde autrement, par la langue et par l’écoute…par la poésie.

 

© Hanen Marouani

 

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Pour citer cet article illustré, engagé, métapoétique & inédit

 

Hanen Marouani (texte & images fournies) « BAYT – Habiter le poème de Nour CADOUR », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 20 février 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/hm-nc-bayt

 

 

 

 

 

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19 septembre 2025 5 19 /09 /septembre /2025 18:01

Événements poétiques | Forêt de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles & N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Florilèges | Poésie & littérature pour la jeunesse


 

 

 

 

 

 

 

 

le grand regret de ma mère

 

 

 

 

 

 

Poème engagé & féministe

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

© Crédit photo : « Une vieille affiche scolaire publiée dans les années 50, image libre de droits fournie par Françoise Urban-Menninger.

 

 

 

elle n’avait que onze ans

quand ma mère quitta l’école

pour s’occuper de ses sept frères

et sœurs lorsque ma grand-mère veuve

fit des ménages pour nourrir sa famille


 

ce fut son grand regret

de ne plus pouvoir étudier

très souvent elle m’en parlait

et c’est ainsi que le livre devint l’objet

qu’elle ne cessa de sacraliser


 

impossible « de faire une corne »

en guise de marque-page

car c’était « profaner » l’ouvrage

le vieux dictionnaire offert par sa mère

était le livre qu’elle préférait


 

sur un rayon de ma bibliothèque

il reste le témoin et le dépositaire

de l’amour que ma mère

portait aux livres et l’école

qu’elle avait dû quitter trop tôt


 

sa grande fierté fut la parution

de mes premiers recueils de poèmes

dont elle fut en quelque sorte

« l’agent littéraire » car partout où elle allait

elle en chantait les louanges


 

aujourd’hui c’est à travers mes écrits

que ma ma mère renaît à la vie

dans le jardin de mes allées fleuries

où je lui rends grâce de m’avoir ouvert

les pages du grand livre de l’univers


 

© Françoise Urban-Menninger

***

Pour citer ce poème féministe, engagé pour l'égalité des sexes, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (texte & photographie fournie), « le grand regret de ma mère », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènement poéféministe 2025 | « Forêt de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles » & ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 19 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/11octobre25/fum-grandregret

 

 

 

 

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17 septembre 2025 3 17 /09 /septembre /2025 17:51

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Dossiers | Articles & témoignages | Poésie & Musique & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier

 

 

 

 

 

 

 


 

Cristiana Eso : Une voix poétique & lyrique au Festival international de poésie de

Bucarest 2025 (quatrième épisode)

'

 

 

 

 

 

Texte & images fournies par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française

& rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la poétesse Cristiana Eso : invitée de l’édition 2025 du Festival international de poésie de Bucarest 2025.

 

 

 

1. Une poétesse entre deux langues et deux cultures

 

Née à Constanța, en Roumanie, Cristiana Eso est une poétesse dont le parcours reflète la richesse et la profondeur de la culture roumaine contemporaine. Son premier livre, Oma El (2001), a reçu le Prix de l’Union des Écrivains Roumains – région Dobrogea. Son deuxième ouvrage, Mécanique du hasard (2004), a confirmé son talent et sa place dans la poésie roumaine contemporaine. Son troisième livre, L’Assomption (2006), a été récompensé par le Prix Ex Ponto. Enfin, le recueil bilingue Les Artisans de l’invisible (2019) a également été primé, soulignant sa capacité à dialoguer entre les cultures et à faire résonner ses textes dans plusieurs langues.

 

Dès ses débuts, elle a été remarquée par Ana Blandiana, qui l’a recommandée à l’Union des écrivains, et Alex Ștefănescu l’a saluée comme « un espoir de la poésie roumaine ». Ayant quitté la Roumanie à 16 ans, elle écrit en roumain tout en enrichissant son français, créant un dialogue intime entre ses deux langues et cultures.

 

 

2. La musique comme langage et inspiration

 

Depuis 2005, Cristiana Eso chante dans les chœurs de l’Opéra de Limoges, où elle a participé à plus de soixante opéras et opérettes ainsi qu’à une vingtaine de concerts. Le chant lyrique constitue son engagement principal et quotidien, et c’est dans ce cadre qu’elle déploie sa voix avec rigueur et émotion.

 

Elle explore également la musique de chambre italienne, française et roumaine, en formations variées — voix et piano, voix et harpe, voix et guitare — et a réalisé quelques lectures poétiques musicales ponctuelles, accompagnée de musiciens improvisant sur ses textes, mêlant voix et violon, voix et percussion, voix et contrebasse. Ces expériences restent occasionnelles et viennent enrichir sa pratique principale sans constituer une activité régulière.

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil bilingue Les Artisans de l’invisible (2019) de la poétesse Cristiana Eso.

 

 

3. Transmission, création et sources d’inspiration

 

Passionnée par la pédagogie et la création, elle a écrit et mis en scène trois petits spectacles musicaux pour enfants au conservatoire, inspirés du folklore roumain. Ces spectacles s’alimentent de sources multiples : musique traditionnelle, arts plastiques, art de la table, traditions et coutumes, superstitions et littérature.

 

Sa poésie, quant à elle, puise dans des horizons très divers : sciences naturelles, mathématiques, musique, architecture et danse, nourrissant son univers d’images et de réflexions singulières.

 

Elle s’est également aventurée dans la peinture : elle a exposé une toile de deux mètres, dont un fragment illustre la couverture d’un de ses livres, et a réalisé une performance unique associant lecture poétique et musique. Ces expériences plastiques et performatives sont ponctuelles mais significatives dans son parcours artistique.


 

4. Un univers artistique où chaque discipline se rencontre

 

À travers ces différentes expériences, Cristiana Eso construit un univers où poésie, musique et arts visuels se répondent et dialoguent. Son travail reste fidèle à une écriture régulière de poésie, ponctuée de projets artistiques qui enrichissent sa pratique sans en modifier la priorité : le chant lyrique et la poésie sont au cœur de son engagement.

 

À suivre…

 

© Hanen Marouani

 

À consulter aussi :
 

À lire également :​​​​​​​

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Pour citer ce texte illustré, engagé & inédit

 

Hanen Marouani, « Cristiana Eso : Une voix poétique et lyrique au Festival international de poésie de Bucarest 2025 (quatrième épisode) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 17 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-bucarest4

 

 

 

 

 

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20 août 2025 3 20 /08 /août /2025 12:46

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Muses & Poètes...| Florilège | Spiritualités en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

La poésie est invincible. Regards croisés d’Abdellatif Laâbi & Mustapha Saha


 

 

 

 

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste peintre

Sociologue-conseiller au Palais de l’Elysée pendant la présidence de François Hollande

 

Photographies par

 

Élisabeth Bouillot-Saha

 

Artiste photographe

 

 

​​​​​© Crédits photos : Élisabeth Bouillot-Saha, de droite à gauche : « Abdellatif Laâbi & Mustapha Saha ».

 

 

LA POÉSIE EST MA RELIGION

 

par Abdellatif Laâbi

 

 

 

J’ai beau chasser la poésie

Elle revient au galop

Elle est ma nature 

Ma langue première

Mon art originel

Ma gloire et ma perdition

Elle est ma religion

Ma religion du doute

Plutôt que de la croyance aveugle

Ma religion de la désobéissance 

Plutôt que de l’allégeance

Elle reconnaît les affres de l’enfer

Plutôt que les félicités du paradis

 

Entre, entre poésie

Ma maison t’est toujours ouverte

Fais comme chez toi

Et s’il te manque

La moindre chose 

N’hésite pas à demander

 

© Abdellatif Laâbi, La Poésie est invisible, éditions Le Castor Astra, 2022.

 


 

LA TERRASSE DES POÈTES.

 

par Mustapha Saha

 

 

La douce rhapsode fille d’Apollinaire
Blasonne sa romance aux couleurs du Verseau
Le penseur aveugle Socrate débonnaire
Porte sa clairvoyance au bout de son paisseau

 

L’amante en silence couve son partenaire
Lecteur impénitent de Montaigne et Rousseau
Paisible explorateur de tant d’imaginaires
L’art est sa bannière le livre son vaisseau

 

Mais qu’attend l’élégante ourlée de saponaires
L’intelligence aux nues les pieds dans le ruisseau
L’incroyable chef-d’œuvre aux reflets sublunaires
Ou sous plis de son sac l’introuvable trousseau

 

© Mustapha Saha, Le Calligraphe des sables, éditions Orion, 2021.

Ces poèmes sont reproduits ici en tant d’extraits inédits avec l’aimable accord des poètes & leurs éditions respectives.

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Pour citer ces métapoèmes engagés pour la défense de la poésie, illustrés & inédits

 

Mustapha Saha, « La poésie est invincible. Regards croisés d’Abdellatif Laâbi et Mustapha Saha », photographie par Élisabeth Bouillot-Saha, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 20 août 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/ms-regards

 

 

 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 15:50

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception  | Revue culturelle des continents

 

 

 

 

 

 

 

 

Les journées trinationales de

 

littérature à Allschwil en Suisse

 

 

 

 

 

 

Chronique de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Françoise Urban-Menninger récitant ses poèmes »  dans le festival « Les journées trinationales de littérature » au Museum d’Allschwil en Suisse, juin 2025.

 

 

C’est un véritable festival de littérature des trois pays (France, Suisse, Allemagne), où les langues du Dreyeckland ont été mises à l’honneur et fêtées durant deux journées les 28 et 29 juin, qui s’est déroulé au Museum d’Allschwill, une maison à colombages jouxtant un magnifique espace vert baignant dans l’ombre d’un immense noyer, un lieu idyllique dédié à la culture et au patrimoine et dont l’âme a imprégné les lectures des écrivain(e)s invité(es).

 

Soutenues par l’association Fachwerk d’Allschwil et sa logistique ainsi que par divers organismes comme les Fonds-Basel-Stadt, ces rencontres littéraires étaient organisées pour la deuxième année consécutive, après l’Allemagne à Weil am Rhein en 2024, c’est la Suisse qui les a accueillies sur deux jours et, bien évidemment, la France prendra le relais l’an prochain, très certainement dans la ville de Saint-Louis.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Une intervention de Victor Saudan » dans le festival « Les journées trinationales de littérature » au Museum d’Allschwil en Suisse, juin 2025.

 

 

Victor Saudan, enseignant et écrivain suisse vivant en Alsace, initiateur de la topopoésie, en est le fondateur et le co-organisateur, il a présenté l’esprit dans lequel ces rencontres étaient conçues, celui de rapprocher autour de l’amour des langues et de l’écriture, les auteur(e)s d’une même région. Cet esprit, c’est celui que l’on retrouve, sans nul doute, dans la Revue Alsacienne de Littérature, cofondée par Auguste Wackenheim, Jean-Claude Walter, Adrien Finck, le concepteur de la triphonie où le français, l’allemand, l’alsacien se côtoient et instaurent des ponts entre les langues et les pays à l’instar du pictogramme dessiné par Camille Claus et repris sur les couvertures qui changent de couleur à chaque publication comme l’a rappelé l’une des autrices de cette revue, membre du comité de rédaction, Maria-Eva Berg qui en a évoqué les grandes lignes et rappelé les projets en cours. Pour la première soirée, Pierre Kretz et Françoise Urban-Menninger représentaient la France, Emilia Lang et Kathrin Ruesch étaient les voix de l’Allemagne tandis que celles de Daniela Dill et de Friederike Kretzen étaient celles de la Suisse. Un auditoire attentif a apprécié ce bouquet linguistique haut en couleur avant d’échanger autour d’un verre dans le jardin où se sont prolongées près de la fontaine ces rencontres enrichissantes.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Une lecture de Gerold Ehrsam dans le jardin » au festival « Les journées trinationales de littérature » au Museum d’Allschwil en Suisse, juin 2025.

 

 

Le lendemain matin, après une séance d’atelier d’écriture proposée en allemand et en français par Sandra Engelbrecht, c’est dans le jardin que les lectures de Laurence Muller Brand et Gerold Ehrsam ont rassemblé un public toujours autant charmé et qui a été totalement surpris et ravi dans la salle du musée par les écrits de Monika Schumacher sur le thème du tango, illustrés par les prestations époustouflantes de deux tangueros ! Après la lecture d’Irène Steiner et la pause méridienne, deux performances étaient programmées. L’une avec Martin O.Koch, Johanna Gerber, Clara A’Campo, l’autre avec Daniela Engist, Till Berger et Tabea König.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Monika Schumacher avec le couple de tangueros sur la scène » du festival « Les journées trinationales de littérature » au Museum d’Allschwil en Suisse, juin 2025

 

Quant au final, ce fut une envolée de textes lus et accompagnés par la talentueuse Barbara Gasser au violoncelle. On a pu écouter ainsi Victor Saudan, Maria-Eva Berg, Marie-Yvonne Munch, Peter Woodtli, Wernfried Hübschmann, Liesa Trefzer, Daniel Zahno, Malte Fues, Maria Marggraf....

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Kathrin Ruesch & Pierre Kretz au jardin » dans le festival « Les journées trinationales de littérature » au Museum d’Allschwil en Suisse, juin 2025.

 

 

N’oublions pas que dans le cadre de ce festival, toute la journée du dimanche un « English Stage » était également annoncé dans le jardin de Susi Lyon à Allschwill avec la participation de Tak Erzinger, Jeanne Darling, Rylla Resler, Sabine Adler, Semi Citcle 2025 et le duo Welsh Kates.

 

 

Ce festival littéraire exceptionnel destiné à tisser des liens forts entre les auteur(e)s du Dreyeckland entre Jura, Vosges et Forêt Noire est incontestablement l’événement trinational (TRINA) le plus important de la région européenne du Rhin supérieur dont on attend déjà avec impatience la prochaine édition et la nouvelle programmation de 2026 ! Gardons pour l’heure et en mémoire cette merveilleuse assertion de Victor Saudan « La poésie crée un lien fort entre les humains et leur permet de dépasser leur isolement existentiel ».

 

© Françoise Urban-Menninger

 

***

Pour citer ce texte inédit & illustré

 

Françoise Urban-Menninger, « Les journées trinationales de littérature à Allschwil en Suisse » avec des photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-journeestrinationalessuisse

 

 

 

 

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Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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