13 septembre 2025 6 13 /09 /septembre /2025 17:55

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Muses & Poètes... / Florilèges | Spiritualités en poésie | Astres & animaux / Nature en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques 

 

 

 

 

 

 

 

Narcisse es-tu là ?

& autres poèmes

 

 

 

 

Poèmes d’amour par

 

NYX

 

Poétesse lyrique & tragique

 

 

 

Crédit photo : Allégorie anonyme de la nuit avec une colombe, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du Web.

Mon écriture explore l’amour sous ses visages tragiques et mythologiques, entre lyrisme intime et symboles universels. Mes poèmes explorent la passion, la perte et la solitude avec une voix intime et dramatique.

 

 

 

 

Narcisse es-tu là ?

Reprendre souffle.

La course est terminée,

le sort rompu,

le miroir brisé.

Narcisse a cessé de se mirer,

résigné de cette lutte impossible,

de cette quête d’un amour hors de portée.

Alors moi aussi,

j’arrête de courir.

Mon amour pour toi

tire sa révérence.

 

La nuée perdue

Un sentiment étrange,

quand l’alouette s’arrache à la nuée.

Seule, elle découvre d’autres cieux,

et devient cette alouette allochtone,

égarée dans un monde qui la rejette.

Elle voudrait rejoindre la nuée,

retrouver l’élan premier,

mais la nuée a mué,

sans elle.

Alors l’alouette erre,

éternelle étrangère,

ni des siens,

ni des vôtres.

 

Orphée 

On dit que l’espoir est le plus cruel des poisons,

plus âpre que la ciguë.

Il consume à petit feu

et pourtant on en redemande.

J’ai attendu ton retour,

qu’en amant tu descendes,

que tu m’arraches aux Enfers,

et que tu convainques

Hadès et Perséphone.

Mais hélas,

dans cette version du mythe,

Orphée n’a pas bravé l’ombre.

Il a trouvé une autre Eurydice.

Et moi je me demande :

ai-je vraiment fléchi pour toi ?

 

Les âmes sœurs aveugles

Je cherche ton reflet

dans les yeux de chaque passant,

dans le rire qui éclate

à la table d’à côté.

Me cherches-tu aussi,

toi, mon âme sœur égarée ?

Encore un soir de solitude

où ton absence se fait chair.

Cupidon n’était pas ivre,

il nous a visés droit au cœur.

Mais sa flèche, cruelle ironie,

nous a transpercé les yeux.

Comment te reconnaître,

toi qui es mien,

si l’amour même nous aveugle ?

 

Folle de toi

Hier encore,

je t’aurais cru éternel,

le seul visage inscrit

au fronton de ma vie.

Et moi,

satellite de ma propre solitude,

je t’observe disparaître.

Sont fous

ceux qui veulent retenir

les étoiles filantes.

Pires encore

ceux qui aiment

quand l’amour a quitté le navire.

Folle, oui.

Mais cruellement folle,

de toi.

 

Amour destructeur

J’irais confier mon cœur à Hadès,

qu’il l’enfouisse au plus profond du Tartare,

loin des cieux, loin des flèches d’or.

Car c’est le seul moyen que j’ai trouvé

pour échapper à Cupidon,

et préserver ce cœur fragile

d’un amour trop ardent,

d’un amour destructeur,

de notre amour.

—————

Pour citer ces poèmes d'amour inédits

 

NYX, « Narcisse es-tu là ? et autres poèmes », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 13 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/nyx-poemes

 

 

 

 

 

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10 septembre 2025 3 10 /09 /septembre /2025 15:28

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Revue des continents  | Annonces diverses & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité 

 

 

 

 

 

 

 

 

Djerba accueille la première édition du Kotouf Festival des Littératures du Sud

 

 

 

 

 

 

Texte & photographie par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française & rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

Crédit photo : Image du visuel officiel du lancement de la première édition du Kotouf Festival des Littératures du Sud à Djerba par Hanen Marouani​​​​​​.

 

En octobre 2025, l’île de Djerba s’apprête à devenir le cœur battant de la création littéraire. Les 17 et 18 octobre, Houmt Souk accueillera la première édition du Kotouf Festival des Littératures du Sud, un rendez-vous inédit qui promet de tisser des liens entre les voix venues d’Afrique, d’Europe, des Amériques et du monde arabe.

 

Une rencontre de plumes et d’horizons :

 

Le festival réunira des auteur.e.s de renommée internationale et nationale. Des figures littéraires comme Tanella Boni, Jean-Luc Raharimanana, Ananda Devi, James Noël, Lise Gauvin ou encore Nimrod croiseront leurs regards et leurs mots avec ceux d’écrivain.e.s tunisien.ne.s tels que Emna Belhaj Yahia, Nadia Khiari, Faouzia Zouari, Lotfi Chebbi ou Hafidha Karabiben. Un dialogue fécond entre générations, continents et sensibilités.

 

 

Tables rondes, ateliers et lectures :

 

Durant deux jours, le public sera invité à voyager à travers les mots et les idées. Le programme prévoit des tables rondes thématiques, des cafés littéraires, des lectures performées avec musique, des ateliers de création (bande dessinée, écriture en arabe et en français, traduction de proverbes), ainsi que des projections de films palestiniens. Le tout dans une atmosphère conviviale, rythmée par des pauses musicales et des rencontres informelles.

 

 

Un festival tourné vers l’ouverture :

 

Pensé comme un espace de partage, Kotouf s’adresse aussi bien aux passionnés de littérature qu’aux curieux en quête de découvertes culturelles. Jeunes ou moins jeunes, lecteurs avertis ou simples amateurs, chacun pourra trouver sa place dans ce carrefour des imaginaires.

 

 

Djerba, un écrin symbolique :

 

L’île de Djerba, récemment inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, accueillera cet événement qui souhaite conjuguer créativité, diversité et dialogue interculturel. Carrefour historique des civilisations, la ville de Houmt Souk offrira son décor à cette célébration littéraire où le Nord et le Sud s’interrogeront ensemble : « Quelles écritures pour demain ? »

 

Le Kotouf Festival des Littératures du Sud s’annonce ainsi comme une étape incontournable du calendrier culturel, un lieu où les voix du monde se rencontrent pour faire vibrer la puissance des mots.

 

© Hanen Marouani

—————

 

Pour citer cet événement culturel illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & image de l'affiche) « Djerba accueille la première édition du Kotouf Festival des Littératures du Sud », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 10 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-kotouf-festival

 

 

 

 

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8 septembre 2025 1 08 /09 /septembre /2025 17:00

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Muses & Poètes... / Florilèges | Voix/Voies de la sororité | Spiritualités en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Créations poétiques 

 

 

 

 

 

 

 

Cicatrices

 

 

 

 

Poème engagé & féministe par

 

Viki Katsarou

Écrivaine, traductrice, éditrice grecque, poétesse formée en langue & littérature grecques & en études théâtrales de la Fondation Culturelle de la Banque Nationale de Grèce (MIET)

 

 

 

 

Crédit photo : Dessin anonyme d’une déesse-mère de l’antiquité greco-romaine avec une lyre, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du Commons.

 

Ce poème s’inscrit dans une démarche où la mémoire, le corps et le mythe se croisent pour donner voix à une généalogie féminine de créatrices trop souvent effacée.

 

CICATRICES

 

 

Dieu a toujours été femme,
mais on nous craignait,
car d’un souffle nous pouvions dessécher la terre,
soulever les mers en tempête,
faire éclore des fleurs du sang de nos doigts,
durcir les racines des arbres dans les entrailles de la terre
avec le lait de nos seins.

 

Mais la mémoire est immortalité
et ne sert pas les desseins de la Mort.
Alors les hommes nous ont oubliées,
ils ont bâti sur notre passé
et ont décidé de mener les femmes
vers des tombeaux fermés.

 

Et nous voilà ici,
roses ressuscitées,
revenant ranimer cafés et échoppes de barbiers,
tavernes, moulins à huile, chantiers navals et vieilles barques,
éponges suspendues aux murs des maisons,
bois, fers, pierres, champs, arbres et rochers millénaires —
tout s’anime là où passe notre pas.

 

Et avec nous nous portons la peine, la joie,
la tristesse et l’amour,
la terre.

On nous offrit jadis un œillet, un basilic,
on chanta pour nous sous les fenêtres,
nous déroulions des thrènes et des malédictions.
Leurs regards jadis brûlaient
de ce qui demeurait incompréhensible.
Et les signes se multipliaient —
dans notre nature de femmes sont les entailles,
et l’exil, malédiction.

Mais nous voilà maintenant,
prêtes à porter nos marques en pleine lumière,
le chemin choisi n’a pas de retour.
Des violons résonnent.
À côté de nos saints, guette Dionysos.

Ishtar – Inanna, prostituée des cieux,
Sedna aux yeux fendus,
Anat, Durga,
Shakti, Sarasvati et Cybèle —
nous fûmes créatrices et législatrices,
prophétesses, tisseuses du destin,
inventrices, guérisseuses, archères et cheffes de guerre.

 

Pour Sedna seule nous pleurons encore :
immense, aux yeux de verre, à la langue de cerise,
elle fut dot de son père à un magicien
qui la maltraita cent six ans durant.

Sedna revint, ne voulant plus d’homme.
Elle s’accrocha à la barque de son père,
et son père lui trancha la main.
Puis son père lui trancha l’autre main,
et Sedna s’enfonça dans la mer,
et Sedna devint baleine — elle ne mourut pas.

 

Elle devint déesse,
et quand les vagues emmêlent ses cheveux,
des tempêtes éclatent.

 

Et Ishtar, Inanna, prostituée des cieux,
à la crinière de lionne et aux pieds d’oiseau,
souveraine de la nuit et du monde souterrain —
le seul qu’elle ne put ressusciter fut son amant,
et la nature mourut,
et la nature mourut et son amant aussi,
et Ishtar offrit son corps chaque nuit à tous les saints,
et Ishtar vécut, et nous vécûmes avec elle.

Durga, notre mère, déesse sanguinaire,
toi qui chevauches les tigres avec tes multiples bras,
tu tuas le démon qu’une femme seule
pouvait abattre.

 

Dieu était femme
les deux cent mille premières années
de la vie humaine sur la terre.

 

© Viki Katsarou
 

***

Pour citer ce poème inédit, féministe féminine & engagé pour l'égalité des sexes

 

Viki Katsarou, « Cicatrices »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 8 septembre. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2025noiii/vk-cicatrices

 

 

 

 

 

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8 septembre 2025 1 08 /09 /septembre /2025 15:44

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages

 

 

 

 

 

 

Il avait les mots mis en photos 

 

 

 

 

 

 

Poème & photographie par

 

Berthilia Swann

Poétesse & autrice engagée

 

 

 

© Crédit photo : Berthilia Swann, « Hommage à un ami photographe », image composée de plusieurs photographies. Technique utilisée :  collage, été 2025.

 

En hommage à un ami photographe... Capturant les mouvements de la vie, du ciel et de la terre.. pendant leurs plus belles heures.

 

 

 

Il avait les mots

D’un air nouveau, d’un rythme d’une chanson

D’une balade, d’une évasion

Marchant vers l’horizon

D’air pur, frais, en pas à tâtons.

 

 

Il avait les mots mis en photos

De danses, d’amour, d’aventures, de voyages et tango

De vivre en harmonie, de doux rêves à mille raisons

De cadences, de rythmes, en frissons.

 

 

Il avait les mots mis en photos

De couleurs, en éclats lumineux, d’une joie en floraison

S'élevant jusqu’au bleu du ciel

Montant, formant un arc-en-ciel.

 

 

Il avait les mots, les gestes, la voix

D’un être vivant sa belle passion. 

 

©Berthilia Swann

 

***

Pour citer ce poème élégiaque illustré & inédit

 

Berthilia Swann (poème & illustration), « Il avait les mots mis en photos », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 8 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/swann-motsenphotos

 

 

 

 

 

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3 septembre 2025 3 03 /09 /septembre /2025 16:40

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Muses & Poètes... / Articles & Témoignages | Spiritualités en poésie

 

 

 

 

 

 

 

Trésor caché

 

 

 

 

 

Poème par

 

Naomi khooseeal

Poétesse mauricienne & étudiante en langue française

 

 

 

Crédit photo : Aniela Trębicka (peintresse polonaise), « Basket with roses », peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du Commons.

 


 

Je sais qu’avec toi, c’est autre chose.
Avec toi même mon apparence était différente, j’étais radiante.
Avec toi j’avais une sécurité pas possible.
J’aimais tellement ton odeur.

Tu as été ma personne depuis le premier jour,
tu es ma personne.
Tu me manques plus que tout autre chose.
Tout ce que tu es.
Tout ce que tu ressens.
Tout ce que les mots ne peuvent exprimer.
Tout ce qu’un regard aurait dit.

Comme preuve d’amour je te laisse partir.
Ma plus grande déclaration.
Ma plus grande tristesse.

On dit que là où est ton cœur, là sera ton trésor.
Alors préserve-le avec la plus grande délicatesse.

 

 

© Naomi khooseeal​​​​​​​

***

Pour citer ce poème gnomique inédit & illustré

 

Naomi khooseeal, « Trésor caché » avec une peinture de l’artiste Aniela TrębickaLe Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 3 septembre. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/nk-tresorcache

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

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