21 janvier 2026 3 21 /01 /janvier /2026 09:00

N°I | HIVER 2026 | 1ER VOLET « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Florilège / Le Printemps des Poètes 2026 | Philosophies & sagesses en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations  poétiques

 

 

 

 

 

 

 

La liberté diverge sous les cieux

 

 

 

 

 

Portrait poétique par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 
 

 

Crédit photo : Alphonse Mucha (dit Alfons ou Alphons, 1860-1939), Allégorie du « Printemps » dans la série des peintures-affiches « Les Saisons » de 1896. Cette affiche est tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits du Web.

 

 

La liberté diverge sous les cieux 

Elle se rétracte ou s’agrandit

Elle change de couleur à chaque saison

Elle est vice ou vertu

Elle est peau de chagrin ou pot de verdure

Elle est fétu de paille ou paillette d’or

Elle est espoir en maille serrée

Elle est châle de beauté

Mais jamais chape de plomb

 

 

© Cet extrait poétique provient de Maggy De Coster, « Déclinaison du verbe », Éditions Unicité, 2018 avec l’aimable accord de la poète et des éditions Unicité.

 

Poème choisi pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026.

—————

Pour citer ce poème engagé, illustré

 

Maggy de Coster, « La liberté diverge sous les cieux », illustration par Alphonse Mucha (1860-1939), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 21 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/mdc-laliberte

 

 

 

 

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17 janvier 2026 6 17 /01 /janvier /2026 18:58

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Handicaps & diversité inclusive | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages | Travestissements poétiques

 

 

 

 

 

Face au miroir

 

 

 

 

Illustration & poème engagés par

 

Berthilia Swann

 

Poétesse & autrice engagée

 

 

© Crédit photo : Berthilia Swann, « Face au miroir », collage, janvier 2026.

 

 

Pourquoi tu n’es plus là 

Pourquoi tu t’en vas

Devant la mort qui me ronge et me sourit à la fois

M’attendant debout là

Chaque jour pas à pas

Tel un spectre en contrat ?


 

Pourquoi tu t'éloignes de moi

M’obligeant à me taire

À baisser les bras. 


 

Pourquoi m’as-tu laissée là 

Seul, en solitaire

Bravant les tempêtes

Des nuits au plus bas

Te détournant de moi ?


 

Pourquoi ce vide en moi

Me tirant en arrière

Paralysant mes émois

Des nuits, des jours sans toi ?


 

Pourquoi ce regard si froid

De notre amour traversé et vécu

En partance vers l’inconnu

À l’abandon, tu n’es plus là 

De mes jours en souffrances

Tu me fuis au trépas ?


 

Pourquoi la vie sans toi ?

Je perds mes repères

Traînant mes pas en arrières

De pieds lourds et pesants

Je disparais peu à peu, lentement vers l’au-delà.



 

© Berthilia Swann

 

Circonstance liée à la genèse engagée de ce poème : ce poème est un hommage pour un être cher, seul livré au combat d'une maladie incurable ; abandonné par celle qui fut longtemps, sa femme, sa promise ;  choisissant volontairement de s'éloigner de lui, d'une vie maritale afin de ne pas subir aussi sa pathologie.

***

Pour citer ce poème élégiaque, illustré & inédit

 

Berthilia Swann (poème & collage), « Face au miroir », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS  », mis en ligne le 17 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noi/swann-faceaumiroir

 

 

 

 

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13 janvier 2026 2 13 /01 /janvier /2026 17:49

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Florilège | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Ode dédiée à Aida Rostami femme médecin assassinée par la république islamique iranienne

 

 

 

 

 

 

Poème & image fournie par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

Crédit photo : Portrait photographique de cette la magnifique héroïne Aida Rostami, capture d’écran de l'image libre de droits diffusée sur les réseaux sociaux.

 

en hommage à Aida Rostami

elle incarnait la beauté

son corps rayonnait

de la splendeur

d’un soleil intérieur


 

ils l’ont assassinée

parce qu’elle soignait

les défenseurs de la liberté

qui à Téhéran manifestaient


 

Aida Rostami a été torturée

ses os ont été brisés

l’un de ses yeux arraché

sa beauté violentée


 

plusieurs années ont passé

le monde ne l’a pas oubliée

elle survit dans nos pensées

le corps et l’âme apaisés


 

offrons à Aida Rostami

nos plus beaux écrits

afin que dans un poème de lumière

elle nous revienne plus légère

 

© Françoise Urban-Menninger

Le soulèvement contre la République islamique en Iran m'a remémoré l'assassinat d'Aida Rostami qui symbolisait le combat pour la liberté, elle incarne le courage de toutes les femmes, voire celui d'un peuple qui nous demande de le soutenir.

Circonstances liées à la genèse engagée & féministe de cette ode :

 

Le soulèvement contre la République islamique en Iran m'a remémoré l'assassinat d'Aida Rostami qui symbolisait le combat pour la liberté, elle incarne le courage de toutes les femmes, voire celui d'un peuple qui nous demande de le soutenir.

 

 

Poème choisi pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026.

—————

Pour citer ce poème lyrique, engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (texte & photographie fournie), « Ode dédiée à Aida Rostami femme médecin assassinée par la république islamique iranienne », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 13 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/fum-odeaaidarostami

 

 

 

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21 décembre 2025 7 21 /12 /décembre /2025 19:10

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Florilège & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

Deux poèmes du recueil Suaire de l’Aimé (Éditions de l'Aire)

 

 

 

 

 

Poèmes par

 

Jihen Souki

 

Poétesse & auteure

 

 ​​​© Crédit photo : Première de Couverture de l’œuvre de Jihen Souki Suaire de l'Aimé aux Éditions de l'Aire, 2019.

 


 

*

 

Si blanche est la nuit

 

que le ciel prit feu

dans tes cils

 

Tais-toi

et pose tes mains de grège

que la lumière

sache à nouveau prendre

 

dans le blanc de nos yeux


 

*

 

 

Pour dire le grain de sable enjôlé par les salines il faut avoir cédé de toute sa hauteur sous son aire de berceuse interrompue tandis que l’eau riveraine en apparence éloignée rabotait la pente,

et l’avoir oublié.

 

 

Tu te souviendras, à flanc de montagne, de la motte de terre – était-ce un jaspe à visage de roc, une brisée à visage de bois ? –

qui te faillit.

 

 

Tu te souviendras plus avant de la main

qui te saisit au vol

 

 

Elle n’avait pas visage d’homme.

 

 

 

© Jihen Souki, deux poèmes extraits du recueil de poésie Suaire de l’Aimé (publié aux éditions de L’Aire en 2019).

 

Une brève notice biographique de la poétesse tunisienne Jihen Souki :

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la poétesse tunisienne Jihen Souki à la Fondation Maeght (Saint-Paul-de-Vence).

 

 

A grandi en la presqu’île de Monastir, au bord de la Méditerranée africaine. Elle est l’auteure de Suaire de l’Aimé (éd. L’Aire, 2019), ainsi que de nombreux textes parus dans des revues, en Suisse, en France et au Québec. Chercheure, ayant aussi vécu à Tunis et à Paris, tout en explorant d’autres lieux du monde (la Syrie et la Suisse, notamment), son écriture est nourrie de ces rencontres et des questionnements qu’en elle elles suscitent…

URL DE RÉFÉRENCE DE SON RECUEIL :

 

—————

Pour citer ces poèmes

 

Jihen Souki, « Deux poèmes du recueil Suaire de l’Aimé (Éditions de l'Aire) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 17 décembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/js-suaire

 

 

 

 

 

 

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Page rectifiée à la demande de l’auteure le 6 janvier 2026.

 

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17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 18:43

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Articles & témoignages | S'indigner, soutenir, letttres ouvertes & hommages

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand la mer devient la voie du suicide !

 

une chanson pour la poète argentine

 

Alfonsina Storni !

 

 

 

 

 

 

 

Témoignage & Chanson (traduite de l’espagnol) par

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

Crédit photo : Portrait photographique de la créatrice « Alfonsina Storni » capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le site Commons.

​​​​​

 

 

La mer et la mort occupent une place importante dans la poésie d’Alfonsina Storni. 

Atteinte d’un cancer du sein, la journaliste et poète postmoderniste Alfonsina Storni se suicide par la noyade en 1938, à l’âge de 46 ans à Mar de la Plata (Argentine). 

 

Composée par l’auteur-compositeur argentin Ariel Ramírez, avec l’intellectuel et parolier argentin Felix Luna, la chanson ci-dessous a été interprétée par la chanteuse argentine Mercedes Sosa en 1969 et plus tard par la chanteuse chilienne Violeta Parra avant d’être reprise par bien d’autres interprètes de renom.

 


 

Alfonsina y El Mar

 

 

Por la blanda arena

Que lame el mar

Su pequeña huella

No vuelve más

Un sendero solo 

De pena y silencio llegó

Hasta el agua profunda

Un sendero solo 

De penas mudas llegó

Hasta la espuma

 

Sabe Dios qué angustia 

Te acompañó

Qué dolores viejos 

Calló tu voz

Para recostarte 

Arrullada en el canto

De las caracolas marinas

La canción que canta 

en el fondo oscuro del mar

 

La caracola

 

Te vas Alfonsina 

Con tu soledad

¿Qué poemas nuevos 

Fuiste a buscar?

Una voz antigua

De viento y de sal

Te requiebra el alma

Y la está llevando

Y te vas hacia allá

Como en sueños

 

Dormida, Alfonsina,

Vestida de mar

 

Cinco sirenitas

Te llevarán

Por caminos de algas

Y de coral

Y fosforescentes 

Caballos marinos harán

Una ronda a tu lado 

 

Y los habitantes 

Del agua van a jugar

Pronto a tu lado

 

Bájame la lámpara

Un poco más

Déjame que duerma

Nodriza, en paz

Y si llama él

No le digas que estoy, dile que

Alfonsina no vuelve

Y si llama él

No le digas nunca que estoy

Di que me he ido

 

(Chanson d’Ariel Ramírez et Felix Luna, en hommage à Alsonsina Storni)

 

**

 

Alfonsina et la mer

 

 

 

Dans le sable doux

Léché par la mer,

Ses fines traces 

Se sont à jamais évanouies

Un sentier solitaire 

Fait de peine et de silence

Arriva

Jusque dans les profondeurs de l'eau.

Un sentier solitaire

Fait de peines jugulées

Parvint

Jusqu'à l'écume des vagues

 

Dieu seul sait quelle angoisse

T'accompagna,

Quelles douleurs invétérées 

Ta voix a-t-elle tues

Pour que tu reposes, 

Bercée par le chant 

Des conques marines 

Le chant que chantent 

Les conques marines

 

Dans les profondeurs obscures de la mer

 

Tu pars Alfonsina 

Avec ta solitude

Quels nouveaux poèmes

Es-tu allée chercher ?

Une voix immémoriale 

De vent et de sel

Te brise l'âme et l'emporte

Et tu pars là-bas

Comme dans les rêves

Alfonsina, endormie,

Vêtue de mer

 

Cinq petites sirènes

T'emporteront

Vers des chemins d'algues

Et de corail

Et de phosphorescents

Hippocampes 

Se rangeront en cercle autour de toi 

Et les habitants de l'eau viendront 

Bientôt jouer à tes côtés

 

Et les habitants 

De la mer vont bientôt

Jouer avec toi

 

Baisse la lampe

Encore un peu

Laisse-moi dormir

En paix, Nounou

Et si quelqu’un appelle,

Ne lui dis pas que je suis là, dis-lui qu'

Alfonsina ne reviendra pas

Ne lui dis jamais que je suis là

Dis-lui que je suis parti

(©Texte traduit de l’espagnol argentin par Maggy De Coster reproduit avec l'aimble autorisation des auteurs et leur maison d'édition)

 

***

Pour citer ce témoignage illustré

 

Maggy de Coster, « Quand la mer devient la voie du suicide ! une chanson pour la poète argentine Alfonsina Storni ! », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 17 décembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/mdc-suicidealfonsinastorni

 

 

 

 

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LPPDM, SEPTEMBRE 2026

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L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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