18 février 2026 3 18 /02 /février /2026 18:53

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Philosophies & sagesses en poésie | Spiritualiés, croyances, religions & mysticismes en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

Testament & Clarté finale

 

 

 

 

 

Poèmes philosophiques par

 

Léla LASHKHI

 

 

 

 

Crédit photo : Image d'une nature morte : un paysage hivernal avec un fil de fer sous la neige neige papillon sur une branche verdâtre. Capture d'écran de la photographie libre de droits trouvée sur le Web.

 

Testament

 

 

Le dernier jour,
tout à la fin,
mon père n’aimait plus rien.

Rien ne lui plaisait.
Rien ne l’atteignait.
Rien ne le retenait ici.

Même la musique —
celle par laquelle il m’a élevée —
il l’avait reniée.

Il a posé sur moi
son dernier regard.
Et dans ce regard
tout était dit:

 

N’emprunte jamais mon chemin.
Ne pardonne pas
à ceux qui t’y contraindront.

17.01.2026
Maison

 

 

Clarté finale

 

 

Il ne reste
que la pensée.

Plus rien à dire.

Tout a été dit.
Tout a été compris.

14/09/24

 

***

Pour citer ces poèmes sociopoétiques & élégiaques illustrés & inédits

 

Léla Lashkhi, « Testament » & « Clarté finale », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS  » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 18 février 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/lashkhi-clarte

 

 

 

 

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17 février 2026 2 17 /02 /février /2026 17:14

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges

 

 

 

 

 

 

 

Haïku du cœur, Trois ans dans le même train, Visages d’enfance & L’amour étouffe

 

 

 

 

 

Poèmes d'amour par

 

Léla LASHKHI

 

 

 

Crédit photo : Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), illustration d'une nature morte en un joli brin fruité avec un papillon, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.

 

 

Haïku du cœur

 

Si mes yeux s’éteignent,
ton regard
ne manquera pas à mon cœur.

 

21/03/24 Paris

 

 

Trois ans dans le même train

 

Je devais partir tard du travail aujourd’hui.
Il y avait une fête.
Je n’aime pas le bruit.
Je n’ai pas tenu.

J’ai mis de la musique.
J’ai allumé une cigarette.
La chanson s’appelait Le vent souffle.

Dans la rue, le vent était tel
que j’ai failli me fâcher avec la chanson.

Je ne contourne jamais
le bâtiment aux vitres grises.
J’ai décidé que,
avant d’entrer au travail,
à chaque retour aussi,
je regarderais les vitres
et me dirais :
Bonjour. Ça va ?

Pour la première fois en trois ans,
tu t’es reflété derrière moi
sur le verre gris.
Avant que je ne me retourne,
tu étais déjà
quelques pas devant.

Je n’ai jamais le temps
de compter tes pas.

Ici, à l’angle de Porte de Saint-Ouen,
il y a toujours du vent
et il lutte contre tes cheveux.
Cette guerre ressemble à un tango.

Depuis trois ans,
chaque matin dans le train,
en route vers le travail,
et chaque soir,
en route vers la maison,
je tente de te reconnaître.

Je t’ai rarement vu la tête levée.
C’est un mystère.

Nous approchons de l’allée.
Tu es loin devant.

Je te regarde enlever ton manteau.
Un rayon de soleil tombe de biais
sur tes bras bronzés.
Je n’arrive pas à détourner les yeux.

Tu portes encore
les mêmes baskets qu’il y a trois ans.
Ce jean, je l’ai déjà vu.
Ce sac aussi, bleu pétrole.

Je sais déjà
que tu ne changes jamais de parfum.
Je crois que tu ne fumes plus.

J’ai déjà écrit sur toi.
Je disais : je sais presque tout.

Après tout,
nous prenons le même train
depuis trois ans,
chaque matin,
chaque soir.

Mais comment tu parviens
à disparaître sur le quai,
je n’ai jamais compris.

Tu maîtrises l’art
de ne pas être reconnu.

 

                                      11/06/2024

                                                   

                                           

 

Visages d’enfance

 

Toi et moi, sans doute,
pleurerons encore ensemble.

Jamais aussi nus,
face à face.

La mort
nous a rendu
nos visages d’enfance.

23/10/2024
Saint-Ouen-l’Aumône

 

 

L’amour étouffe Seuil

 

C’est un mensonge
de croire
qu’on sauve l’aimé
par l’amour
au moment de l’abandon.

L’amour, alors,
étouffe.

C’est son oubli
— net, brutal —
qui ouvre la respiration,
qui rend à l’autre
la joie.

17/02/2024
Paris

 

© Léla Lashkhi

***

Pour citer ces poèmes d'amour, illustrés & inédits

 

Léla Lashkhi, « Haïku du cœur », « Trois ans dans le même train », « Visages d’enfance » & « L’amour étouffe », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS  », mis en ligne le 17 février 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noi/lashkhi-amour

 

 

 

 

 

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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 18:32

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Le Printemps des Poètes 2026 | & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

Salut. Je suis ton ego., Langue de survie & seuil

 

 

 

 

 

Poèmes engagés & féministes par

 

Léla LASHKHI

 

 

Crédit photo : Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), illustration d'une nature morte en un joli bouquet de fleurs avec des insectes, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.

 

Salut. Je suis ton ego.

 

Salut. Je suis ton ego.

 

Bonjour.
Je suis ton ego.

Stérile de mémoire
et libre.

J’ai enfin vaincu
la peur de perdre du temps.
Désormais,
le gaspiller est mon plus grand plaisir.

Je ne sais pas combien de temps je vivrai.
Mais je ne renaîtrai pas
pour restaurer la mémoire.

Je vivrai ma vie
tant qu’elle durera.

Le reste
m’est parfaitement égal.

02/12/2025

 

 

Langue de survie

 

 

La première fois,
c’était la peur.

La deuxième,
une partie perdue.

La troisième,
un défi.

Après,
la mémoire s’est retirée.

Pour survivre,
j’ai inventé ma propre langue.

06/10/2024

 

Seuil

                                   

 

Je suis née
au seuil de l’oubli de la liberté.
Toute ma vie,
j’ai porté le nom
de la ville où je voulais vivre.

26/05/2024
Saint-Ouen-l’Aumône

 

 

© Léla Lashkhi

Poèmes choisis pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026.

 

—————

Pour citer ces poèmes engagés, féministes, illustrés & inédits

 

Léla Lashkhi, « Salut. Je suis ton ego. », « Langue de survie »  & « seuil », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS  » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 31 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/lashkhi-liberte

 

 

 

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21 janvier 2026 3 21 /01 /janvier /2026 09:00

N°I | HIVER 2026 | 1ER VOLET « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Florilège / Le Printemps des Poètes 2026 | Philosophies & sagesses en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations  poétiques

 

 

 

 

 

 

 

La liberté diverge sous les cieux

 

 

 

 

 

Portrait poétique par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 
 

 

Crédit photo : Alphonse Mucha (dit Alfons ou Alphons, 1860-1939), Allégorie du « Printemps » dans la série des peintures-affiches « Les Saisons » de 1896. Cette affiche est tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits du Web.

 

 

La liberté diverge sous les cieux 

Elle se rétracte ou s’agrandit

Elle change de couleur à chaque saison

Elle est vice ou vertu

Elle est peau de chagrin ou pot de verdure

Elle est fétu de paille ou paillette d’or

Elle est espoir en maille serrée

Elle est châle de beauté

Mais jamais chape de plomb

 

 

© Cet extrait poétique provient de Maggy De Coster, « Déclinaison du verbe », Éditions Unicité, 2018 avec l’aimable accord de la poète et des éditions Unicité.

 

Poème choisi pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026.

—————

Pour citer ce poème engagé, illustré

 

Maggy de Coster, « La liberté diverge sous les cieux », illustration par Alphonse Mucha (1860-1939), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 21 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/mdc-laliberte

 

 

 

 

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17 janvier 2026 6 17 /01 /janvier /2026 18:58

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Handicaps & diversité inclusive | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages | Travestissements poétiques

 

 

 

 

 

Face au miroir

 

 

 

 

Illustration & poème engagés par

 

Berthilia Swann

 

Poétesse & autrice engagée

 

 

© Crédit photo : Berthilia Swann, « Face au miroir », collage, janvier 2026.

 

 

Pourquoi tu n’es plus là 

Pourquoi tu t’en vas

Devant la mort qui me ronge et me sourit à la fois

M’attendant debout là

Chaque jour pas à pas

Tel un spectre en contrat ?


 

Pourquoi tu t'éloignes de moi

M’obligeant à me taire

À baisser les bras. 


 

Pourquoi m’as-tu laissée là 

Seul, en solitaire

Bravant les tempêtes

Des nuits au plus bas

Te détournant de moi ?


 

Pourquoi ce vide en moi

Me tirant en arrière

Paralysant mes émois

Des nuits, des jours sans toi ?


 

Pourquoi ce regard si froid

De notre amour traversé et vécu

En partance vers l’inconnu

À l’abandon, tu n’es plus là 

De mes jours en souffrances

Tu me fuis au trépas ?


 

Pourquoi la vie sans toi ?

Je perds mes repères

Traînant mes pas en arrières

De pieds lourds et pesants

Je disparais peu à peu, lentement vers l’au-delà.



 

© Berthilia Swann

 

Circonstance liée à la genèse engagée de ce poème : ce poème est un hommage pour un être cher, seul livré au combat d'une maladie incurable ; abandonné par celle qui fut longtemps, sa femme, sa promise ;  choisissant volontairement de s'éloigner de lui, d'une vie maritale afin de ne pas subir aussi sa pathologie.

***

Pour citer ce poème élégiaque, illustré & inédit

 

Berthilia Swann (poème & collage), « Face au miroir », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS  », mis en ligne le 17 janvier 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noi/swann-faceaumiroir

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

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