23 juin 2023 5 23 /06 /juin /2023 11:59

 

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Critique & réception | Handicaps & diversité inclusive
 

 

 

 

 

 

 

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Soisik Libert

 « Trombes en carré d’or vierge »,

 

L’Harmattan 2022, 81 pages, 12€

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture du recueil de Soisik Libert, Trombes en carré d’or vierge.

 

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La poète se retrouve face à un monde abîmé enfoncé dans les ténèbres et son souhait n’est autre que de voir ce monde traversé par un rayon de lumière. Avec des mots justes elle décrit les atrocités qui prennent forme « Dans la topographie gluante de la cité » où la recherche d’un éden terrestre engendre des situations ingérables fruits d’une civilisation naufragée et chargée de tant de paradoxes que l’Humanité soit « en état de choc ».

 

On dit que la nuit porte conseil mais elle peut être aussi synonyme d’effroi. Aussi  La poète se penche-t-elle sur les victimes de la nuit. La nuit perverse et démoniaque de ceux qui s’y aventurent, ceux en mal d’existence : 

 

«  Nuit chaotique

criblée de prospectus

de seringues

et d’infarctus

du myocarde »

 

Elle souligne également le manque de tolérance face à la différence de l’autre :

 

« Accusé l’autre

dans ses choix de vie

critiquer par principe

dans un amène sourire »

 

C’est un monde qui va à vau-l’eau est dans le paraître. C’est aussi un : 

 

« Monde incohérent

qui se cherche

au milieu des livres

et se cache

derrière des slogans »

 

Dans ce monde il y a aussi :

 

« des guérites qui clignent de l’œil

dans leur devanture

pimpante et menteuse »

 

C’est un monde qui s’accroche aux futilités par manque de bon sens et de discernement. 

Tout est à refaire car le monde semble se tromper de sens par manque de bon sens.

 

 

 

© Crédit photo : Quatrième de couverture du recueil de Soisik Libert, Trombes en carré d’or vierge.

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Le poète est avant tout un être lucide et doté d’une grande sensibilité. Il sait lire entre les lignes et révèle des vérités. Et pour cause, notre poète fait montre d’une grande perspicacité en nous livrant sa perception des choses :  

 

« Je vois

au fond de la nuit

la détresse

d’un monde évanoui

Qui gronde

et couve encore

ses carats de lumière »

 

Et encore :

 

« Je vois

gravés sur ce mur

des serments tressés

qui me grisent

derrière

la chaîne épineuse des tags. »

 

Selon elle, ce monde doit cesser de cultiver le paraître pour apprendre à être. 

Elle est aussi celle qui cherche la lumière. La lumière qui réchauffe le cœur et l’esprit : 

 

« Dans la tresse du soleil

tu laisses éclater ta joie »

 

Malgré sa plume subtilement incisive, elle chante aussi l’amour :

 

« Couvre mon corps

de ton haleine

 

Viens dans ma place

Réchauffe ma nuit

 

Je marche dans la ville

Enfant perdu

uni à tes côtés

 

je marche dans la ville

ivre de ta voix

qui s’est tue »


 

 

© Maggy DE COSTER

 

URL. https://www.editions-harmattan.fr/livre-trombes_en_carre_d_or_vierge_soisik_libert-9782343239217-74125.html

 

 

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Pour citer ce texte inédit​​​​​​​​​​​​

 

Maggy De Coster (texte &  images), « Soisik Libert, « Trombes en carré d’or vierge », L’Harmattan 2022, 81 pages, 12€ »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 23 juin 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/mdc-trombesencarredor

 

 

 

 

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Citation brève de ce texte inédit ​​​​​

 

Maggy De Coster (texte &  images), « Soisik Libert, « Trombes en carré d’or vierge », L’Harmattan 2022, 81 pages, 12€ »http://www.pandesmuses.fr/no13/mdc-trombesencarredor

8 juin 2023 4 08 /06 /juin /2023 17:36

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 | S'indigner, soutenir, Lettres ouvertes |  & hommages | Faits divers & Catastrophes | Varia de textes poétiques 

 

 

 

 

 

 

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​​​​poésie en berne

 

 

 

 

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Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photo : Erato, gravure.

 


 

le soleil à peine levé

s'est ce matin recouché

avec ces tout petits

dans un parc poignardés


 

aujourd'hui ma poésie

est en berne et ma rime

saigne entre les lignes

car les mots ne consolent plus


 

seul le silence

sur la page blanche

où leurs cris d'ange se sont tus

me rapprochent des nues


 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème inédit​​​​​​ 

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Françoise Urban-Menninger, « poésie en berne », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières », mis en ligne le 8 juin 2023. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia23/fum-poesieenberne

 

 

 

 

 

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19 mai 2023 5 19 /05 /mai /2023 17:21

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 | III. Anthologie « Lyres printanières » 

 

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La lyre d'Orphée

 

 

 

 

 

 

Louise Ackermann (1813-1890)

 

Poème choisi, transcrit & présenté avec un commentaire par Floriane Martin

 

 

 

 

Crédit photo : Paul Merwart, portrait de "Louise-Victorine Ackermann", gravure, capture d'écran de Commons.

 


 

Quand Orphée autrefois, frappé par les Bacchantes,

Près de l’Hèbre tomba, sur les vagues sanglantes

On vit longtemps encor sa lyre surnager.

Le fleuve au loin chantait sous le fardeau léger.

Le gai zéphyr s’émut ; ses ailes amoureuses

Baisaient les cordes d’or, et les vagues heureuses

 

 

 

Comme pour l’arrêter, d’un effort doux et vain

S’empressaient à l’entour de l’instrument divin.

Les récifs, les flots, le sable à son passage

S’est revêtu de fleurs, et cet âpre rivage

Voit soudain, pour toujours délivré des autans.

Au toucher de la lyre accourir le Printemps.

 

 

 

Ah! que nous sommes loin de ces temps de merveilles !

Les ondes, les rochers, les vents n’ont plus d’oreilles,

Les cœurs même, les cœurs refusent de s’ouvrir.

Et la lyre en passant ne fait plus rien fleurir.


 

 

Ce poème de Louise-Victorine Ackermann (1813-1890) est tiré du recueil Contes et poésies publié à Paris chez la Librairie de L. Hachette et Cie en 1863, « Poésies », p. 255. Cette œuvre est tombée dans le domaine public). La lyre symbole de grâce et renaissance,  se désole aujourd'hui  du manque d'empathie, souligne l'indifférence face à la détresse d'autrui.

 

***

 

 

Pour citer ce poème de l'aïeule 

 

Louise Ackermann, « La lyre d'Orphée », poème choisi, transcrit & présenté avec un commentaire par Floriane Martin de ACKERMANN, Louise (1813-1890), Contes et poésies (1863), Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières », mis en ligne le 19 mai 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia23/martin-ackermann-lyredorphee

 

 

 

 

 

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9 mai 2023 2 09 /05 /mai /2023 14:12

 

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Dossier mineur| Florilège 

 

 

 

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​​​dans un même regard

 

 

 

 

 

 

​​

Poème lyrique par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

​​​​​ Crédit photo :  Woman with a Mirror, (femme qui se mire), peinture, capture d'écran via Commons.

 

 

 

 

ce  matin mon visage

a flotté sur le miroir

de ma salle de bain

 

 

je me mirai souriante

dans l’eau de ce petit lac

quand les traits de ma mère

 

 

noyèrent les miens

le temps que je devienne elle

le visage de l’une de mes grand-mères

 

 

surgit à son tour

se superposant à celui de ma mère

toutes les trois nous restions figées

 

 

dans un même regard

qui suspendait le temps

dans cette eau dormante

 

 

où chacun de nos reflets

celui de l’une dans le miroir

à l’autre dans l’onde se mêlait*

 

 

© Françoise Urban-Menninger, mai 2023.

 

 

* Ce poème illustre bien cette lignée de femmes que nous portons toutes en nous !

 

Retrouvez demain Françoise Urban-Menninger avec trois poétesses et un poète édités aux éditions Astérion au FEC à Strasbourg pour une soirée poétique en présence de l'éditeur (le 10 mai à 18h30) :

 

© Crédit photo :  Le visuel officiel des lectures poétiques au FEC.

 

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème  inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « dans un même regard », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 9 mai 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/fum-dansunmemeregard

 

 

 

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5 mai 2023 5 05 /05 /mai /2023 15:20

REVUE MDV | N°3 | Célébration | AS | Spicilège & Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 | I. Anthologie « Étrangères »

 

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L'étrangère

 

 

 

 

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore  (1786-1859)

 

Poème choisi, transcrit avec un commentaire & une photographie (prise) par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Portrait de Marceline Desbordes-Valmore jeune, dessin photographié (pour cette revue par DS.) de ses Œuvres poétiques de Marceline Desbordes-Valmore 1819-1833, Idylles, Élégies, Paris, Alphonse Lemerre éditeur, MDCCCLXXXVI) ouvrage poétique tombé dans le domaine public.

 

Ce poème magnifique témoigne des difficultés sociales que rencontrent les femmes en général et les dites « étrangères » en particulier. Il contient deux licences poétiques de versification, la première se trouve dans le vers « Il n'a rien dit... mais je le voi ! » où le verbe voir est conjugué sans « s » à la première personne au présent de l'indicatif, quant à la deuxième, elle apparaît un peu plus loin dans la dernière strophe au vers « Quelle main essuira les larmes », le verbe essuyer est conjugué sans « e » après la lettre « i » à la troisième personne du singulier au futur de l'indicatif.

 

 

 

 

Ah ! que le monde est difficile !

Hélas ! il n'est pas fait pour moi.

Ma sœur, en ton obscur asile,

J'étais plus heureuse avec toi !

On m'appelle ici l'étrangère ;

C'est le nom de qui n'a point d'or.

Si je ris, je suis trop légère ;

Si je rêve... on en parle encor !


 

Si je mêle à ma chevelure

La fleur que j'aimais dans nos bois,

Je suis, dit-on, dans ma parure,

Timide et coquette à la fois ;

Puis-je ne pas la trouver belle !

Le printemps en a fait mon bien ;

Pour me parer je n'avais qu'elle ;

On l'effeuille... et je n'ai plus rien !

 

Je sors de cet âge paisible

Où l'on joue avec le malheur.

Je m'éveille, je suis sensible,

Et je l'apprends par la douleur !

Un seul être à moi s'intéresse ;

Il n'a rien dit... mais je le voi !*

Et je vois même, à sa tristesse,

Qu'il est étranger comme moi.


 

Ah ! si son regard plein de charmes

Recèle un doux rayon d'espoir.

Quelle main essuira* les larmes

Qui m'empêchent de l'entrevoir ?

Soumise au monde, qui m'observe,

Je dois mourir, jamais pleurer !

Et je n'use qu'avec réserve

Du triste droit de soupirer !

 

 

 

L'extrait ci-dessus provient du recueil de poèmes, tombé dans le domaine public de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Poésies [de Mme Desbordes-Valmore], Troisième édition, Paris, François Louis (libraire, rue Hautefeuille, n°10), 1820, « Romances » pp.167-168.

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème de l'aïeule

 

Marceline Desbordes-Valmore, « L'étrangère », poème choisi, transcrit avec un commentaire & une photographie (prise) par Dina Sahyouni de DESBORDES-VALMORE, Marceline (1786-1859), Poésies... 3ème édition, (1820), Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières » & Marceline Desbordes-Valmore | Revue annuelle, internationale, multilingue & poéféministe (poefeminist), « Les couleurs dans les œuvres des autrices Desbordes-Valmore », n°3, mis en ligne le 5 mai 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/mdv/no3/megalesia23/mdv-etrangere

 

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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