3 avril 2023 1 03 /04 /avril /2023 11:10

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Bémols artistiques | Dossier majeur | Florilège

 

 

 

 

 

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​​​​​​entrer en poésie

 

 

 

 

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Autoportrait lyrique

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

Photographie par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, portrait photographique de "Françoise Urban-Menninger" lors de sa présentation du récital de l'Académie rhénane au Grenier d'abondance à Strasbourg.

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on entre en poésie

comme on entre en religion

par la porte du ciel

 

 

on y fait ses vœux

dans chacun des vers

qui fait danser le poème

 

 

on entre en poésie

pour y faire éclore

son âme dans un jardin d’écriture

 

 

on entre en poésie

pour composer avec sa mort

une musique de lumière


 

© Françoise Urban-Menninger, 2023

 

 

***


 

Pour citer ces portrait photographique  & autoportrait lyrique inédits

​​​​​​

 

Françoise Urban-Menninger, « entrer en poésie », poème illustré par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 3 avril 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/fum-entrerenpoesie

 

 

 

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7 août 2022 7 07 /08 /août /2022 16:33

N°12 | Poémusique des femmes & genre Poésie & Genre | Dossier majeur | Florilège / Poésie des aïeules

 

 

 

 

 

 

 

 

La chanteuse

 

 

 

 

 

​​

Adèle Souchier (1832-19??)

Poème choisi, transcrit & annoté par Dina Sahyouni

 

 

 

 

​​​Crédit photo : Pierre-Auguste Renoir, une musicienne (et chanteuse ?) jouant de la guitare, domaine public, Wikimedia.

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Le poème ci-dessous provient de SOUCHIER, Adèle (1832-19??), L'oiseau blessé : poésie, Paris, BLOUD et BARRAL, libraires, 18 rue Cassette, 1878, pp. 140-141. Le recueil appartient au domaine public.

 

 

 

 

Je sais un titre cher qui m'est un doux sourire,

Une aimable harmonie, un ravissant trésor,

Un rayon imprégné de tout l'éclat de l'or ;

Aussi, je le murmure aujourd'hui sur ma lyre.

 

 


 

Puisqu'il m'est précieux, – pourquoi ne pas le dire ! –

Plus que d'ardents bravos au fier Toréador1,

Bien plus que ce Pérou que l'on envie encor,

Puisqu'il est ma richesse... oh ! Je puis bien l'écrire.

 

 


 

Je le répète donc avec naïveté,

Le voici, dans sa simple et charmante beauté,

Oui, tel qu'il a su plaire à la pauvre fauvette.


 

Ah ! pour l'avoir aimé du profond de mon cœur,

Et pour l'avoir chanté, comme on chante un vainqueur,

Mon agreste2 pays me nomme son poète !

 

 

Notes

 

1. Toréador est un substantif masculin vieilli et souvent remplacé par le nom Toréro (celui qui combat les taureaux dans des espaces publics ).

2. L'adjectif Agreste renvoie à la campagne, à la vie pastorale, champêtre, bucolique, voire rurale ou rustique. Quant au nom Agreste, il désigne un papillon brun.

 

 

***

 

Pour citer ce sonnet de l'aïeule

 

 

Adèle Souchier, « La chanteuse », extrait de SOUCHIER, Adèle (1832-19??)L'oiseau blessé, poésie (1878), choisi, transcrit & annoté par Dina Sahyouni pour Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 |HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 7 août 2022. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no12/souchier-lachanteuse

 

 

 

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***

 

Pour citer ce sonnet de l'aïeule

 

 

Adèle Souchier, « La chanteuse », extrait de SOUCHIER, Adèle (1832-19??)L'oiseau blessé, poésie (1878), choisi, transcrit & annoté par Dina Sahyouni pour Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 |HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 7 août 2022. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no12/souchier-lachanteuse

 

 

 

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2 août 2022 2 02 /08 /août /2022 15:13

 

N°11 | Parfums, Poésie & Genre | Dossier majeur | Florilège & REVUE ORIENTALES (O) | N° 2-1 | Varia 


 

 

 

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Les Cèdres

 

 

 

 

 

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Édouard Gemayel

Ou Édouard Gemayel

Poème choisi & transcrit avec une note par Dina Sahyouni

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo : "Cèdre du Liban du lac Supérieur du bois de Boulogne", domaine public, Wikimedia.

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À Madame Amy Kher

 

 

 

 

Dans le bois où repose une fadeur d'église

Les cèdres de la Bible exhalent leur encens

Et leur silence a de long soupirs angoissants

Où de leur souvenir l'âme se cristallise.

 

 

 

Leur feuillage s'étale en vivantes assises,

Et dans les cieux du soir tout maculés de sang,

Palpite en disques bleus autour des fûts, puissants,

Et la céleste paix des nuits le divinise.

 

 


 

Nul rêve ne fleurit au pied des troncs rugueux,

Et l'on sent, malgré soi, se renfermer ses yeux,

Et doucement monter un mystique vertige.


 

 

 

Ainsi, parmi les rocs et l'immortalité.

Debouts et dédaigneux de leur antiquité.

Les Géants du Seigneur dans les siècles se figent.*

 

 

 

* Le poète Édouard Gemayel (1???-????) célèbre dans ce poème élogieux le pays dont l'écrivaine Amy Kher est originaire ; le parfum des cèdres est celui du Liban. Amy Kher a vécu en Égypte et fut conteuse, romancière, poète (ou poétesse) du XXème siècle.

 

 

Le poème ci-haut provient du périodique Images, hebdomadaire égyptien paraissant le Dimanche, N°19, Égypte, Le Caire 26 janvier 1930, p. 19. Cette presse écrite appartient au domaine public.

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_______

 

 

 

Pour citer ce poème élogieux d'un aïeul

 

Édouard Gemayel, « Les Cèdres », extrait du périodique égyptien Images (N°19, 1930), choisi, transcrit avec une note par Dina Sahyouni pour Revue Orientales, « Les voyageuses & leurs voyages réels & fictifs », n°2 & Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°11 | ÉTÉ 2022 « Parfums, Poésie & Genre »mis en ligne le 2 août 2022. URL :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no2/no11/eg-lescedres


 

 

 

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 11:58

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Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poésie des ancêtres | Poétextes thématiques

 

 

 

 

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L'Automne, Velléité,

 

 

 

Locusta & Vers d'amour

 

 

 

 

 

 

Renée Vivien

 

Poèmes choisis & transcrits par Dina Sahyouni

 

 

Crédit photo : La danseuse étoile Anna Pavlova en bacchante. Image de Commons. 

 

 

 

L'Automne

 

 

L'Automne s'exaspère ainsi qu'une Bacchante,

Folle du sang des fruits et du sang des baisers

Et dont on voit frémir les seins inapaisés...

L'Automne s'assombrit ainsi qu'une Bacchante

Au sortir des festins empourprés. Elle chante

La moite lassitude et l'oubli des baisers.

 

Les yeux à demi-morts, l'Automne se réveille

Dans le défaillement des clartés et des fleurs,

Et le soir appauvrit le faste des couleurs.

Les yeux à demi-morts, l'Automne se réveille :

Ses membres sont meurtris et son âme est pareille

Aux coupes sans ivresse où s'effeuillent les fleurs.

 

Ayant bu l'amertume et la haine de vivre

Dans le flot triomphal des vignes de l'été,

Elle a connu le goût de la satiété.

L'éternelle amertume et la haine de vivre

Corrompent le festin où le monde s'enivre,

Étendu sur le lit de roses de l'été.

 

L'Automne, ouvrant ses mains d'appel et de faiblesse,

Se meurt du souvenir accablant de l'amour,

Et n'ose en espérer l'impossible retour.

Sa chair de volupté, de langueur, de faiblesse,

Implore le venin de la bouche qui blesse

Et qui sait recueillir les sanglots de l'amour.

 

Le cœur à demi-mort, l'Automne se réveille

Et contemple l'amour à travers le passé.

Le feu vacille au fond de son regard lassé.

Le cœur à demi-mort, l'Automne se réveille :

La vigne se dessèche et périt sur la treille...

Dans le lointain pâlit la rive du passé.

 

 

 


Velléité

 

 

Dénoue enfin tes bras fiévreux, ô ma Maîtresse !

Délivre-moi du joug de ton baiser amer,

Et, loin de ton parfum dont l'opulence oppresse,

Laisse-moi respirer les souffles de la mer.

 

Loin des langueurs du lit, de l'ombre de l'alcôve,

J'aspirerai le sel du vent et l'âcreté

Des algues, et j'irai vers la profondeur fauve,

Pâle de solitude, ivre de chasteté !


 

 

Locusta

 

 

Nul n'a mêlé ses pleurs au souffle de ma bouche,

Nul sanglot n'a troublé l'ivresse de ma bouche,

J'épargne à mes amants les rancœurs de l'amour.

 

J'écarte de leur front la brûlure du jour,

J'éloigne le matin de leurs paupières closes,

Ils ne contemplent pas la ruine des roses.

 

Seule, je sais donner des nuits sans lendemains.

 

J'allume dans leurs yeux d'inexprimables fièvres,

Et, fastueusement, je leur offre mes lèvres,

Mes flancs, et la lenteur savante de mes mains.

 

Je verse les soupirs, l'accablante caresse

Et les mots de langueur murmurés dans la nuit.

J'estompe les rayons, les senteurs et le bruit.

 

Je suis la pitoyable et la tendre Maîtresse.

 

Car je sais les secrets des merveilleux poisons,

Insinuants et doux comme les trahisons

Et plus voluptueux que l'éloquent mensonge.

 

Lorsque au fond de la nuit un râle se prolonge

Et se mêle à la fuite heureuse d'un accord,

J'effeuille une couronne et souris à la Mort.

 

Je l'ai domptée ainsi qu'une amoureuse esclave.

Elle me suit, passive, impénétrable et grave,

Et je sais la mêler aux effluves des fleurs,

 

Et la verser dans l'or des coups des Bacchantes.

 

J'éteins le souvenir importun du soleil

Dans les yeux alourdis qui craignent le réveil

Sous le regard perfide et cruel des amantes.

 

J'apporte le sommeil dans le creux de mes mains.

Seule, je sais donner des nuits sans lendemains.

 

 


 

 

Vers d'amour

 

 

 

Tu gardes dans tes yeux la volupté des nuits,

Ô Joie inespérée au fond des solitudes !

Ton baiser est pareil à la saveur des fruits

Et ta voix fait songer aux merveilleux préludes

Murmurés par la mer à la beauté des nuits.

 

Tu portes sur ton front la langueur et l'ivresse,

Les serments éternels et les aveux d'amour,

Tu sembles évoquer la craintive caresse

Dont l'ardeur se dérobe à la clarté du jour

Et qui te laisse au front la langueur et l'ivresse.*

 

 

* « L'Automne », « Velléité », « Locusta » & « Vers d'amour » sont des poèmes de VIVIEN, Renée (1877-1909), Cendres et poussières, Paris, Alphonse LEMERRE, Éditeur, 23-31, Passage Choiseul, MDCCCCII/1902. pp. 25-27, 67, 83-85 & 107-108. Ce recueil appartient au domaine public.

 

 

***

 

Pour citer ces poèmes

 

Renée Vivien, « L'automne », « Velléité », « Locusta » & « Vers d'amour », poèmes extraits de VIVIEN, Renée (1877-1909), Cendres et poussières (1902), choisis & transcrits par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 13 juillet 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/rv-ivresses

 

 

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 14:19


 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésie des aïeules | Poésies printanières & colorées | Florilège de textes poétiques

 

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Les couleurs, À Cloris,

 

 

À Tircis & à Cloris

 

 

&

 

À ma patrie

 

 

 

 

 

 

 

Mlle Poulain de Nogent

 

Texte choisis, transcrits & remaniés par Dina Sahyouni

 

 

 

 

Les poèmes ci-dessous proviennent du recueil de la poète POULAIN (DE NOGENT-SUR-SEINE) Mlle, Poésies diverses de Mlle Poulain de Nogent, Auteur des Lettres de Madame la Comtesse de la Rivière ; du Tableau de la Parole ; de l'Anecdote intéressante ; de l'Amour Conjugal ; de Nouvelle Histoire abrégée de Port-Royal ; etc., Chez VARIN, Libraire, rue du Petit-Pont, près celle Saint-Jacques, N° 22, MDCCLXXXVII (1787), pp. 115, 116, 146. Cet ouvrage appartient au domaine public.

​​​​​​

 

 

Crédit photo : Capture du poème du recueil cité par DS, 2021.

 

 

 

Les couleurs. À la même, sur ses rubans

 

Madrigal 

 

 

Ton goût, charmante Iris, brille dans tes rubans

L'un représente seul cette douce espérance1

Qui nous fait pressentir de précieux moments :

Un autre peint d'amour la véhémence :2

 

Notes

 

1. Le vert.

2. La couleur de feu.

 

 

 

Crédit photo : Capture du poème du recueil cité par DS en 2021.

 

 

À Cloris

Le jour de sa fête. 

Bouquet sans fleurs

 

 

Belle Cloris, on célèbre ta fête :

Reçois mon amitié, mon estime parfaite,

Point de bouquet, par pitié pour les fleurs ;

Ton teint effacerait leurs plus vives couleurs.

 

 

 

 

Crédit photo : Capture du poème du recueil cité par DS en 2021.

 

 

À Tircis et à Cloris

 

Madrigal

 

 

Tircis est un mortel aimable

Par sa belle âme, son bon cœur,

Par son esprit charmant, par sa riante humeur.

Sa Cloris est douce, agréable,

Belle, spirituelle et pleine de candeur.

Le Ciel qui veille à leur bonheur,

Les satisfait au-delà de l'attente

Dans leur unique rejeton.

Qu'une félicité constante

Couronne leur tendre union !

 

 

 

 

Crédit photo : Capture du poème du recueil cité par DS en 2021.

 

 

 

À ma patrie

Sur l'air épais et malsain de Paris.

 

 

Quatrain

 

Loin de toi, que de maux, ô ma chère Patrie !

Vainement dans le beau, le ravissant Paris

L'on espère goûter les douceurs de la vie ;

Adieu santé, repos, teint frais et coloris.

 

 

À lire sur cette auteure :

 

 

***

 

 

Pour citer ces poèmes printaniers & colorés 

 

Mlle Poulain de Nogent, « Les couleurs », « À Cloris », « À Tircis et à Cloris » & « À ma patrie », poèmes extraits de POULAIN (DE NOGENT-SUR-SEINE) Mlle, Poésies diverses de Mlle Poulain de Nogent, etc. (1787), ont été choisis, transcrits & remaniés par Dina Sahyouni pour Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies printanières & colorées », mis en ligne le 8 mai 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/n-cloris

 

 

 

 

 

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