7 avril 2026 2 07 /04 /avril /2026 18:20

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Paris célèbre la poésie vivante : hommage à Mohamed Sghaier Ouled Ahmed

 

 

 

 

 

 

Texte & photographies par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française & rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

© Crédits photos : Images de l'affiche officielle de l'événement, « Paris célèbre la poésie vivante : hommage à Mohamed Sghaier Ouled Ahmed », à l’initiative de Moez Awled Ahmed (metteur en scène, traducteur et neveu du poète).

 

 

 

« J’aime mon pays comme nul autre ne l’aime… »

 

C’est par ces mots puissants que s’ouvre, comme une présence toujours vivante, la voix du grand poète tunisien Mohamed Sghaier Ouled Ahmed (1955–2016). Figure majeure de la poésie contemporaine arabe, il incarne une parole libre, engagée, profondément ancrée dans les luttes politiques et sociales de son temps.

Né à Sidi Bouzid, il s’est opposé tout au long de sa vie à toutes les formes d’oppression, des régimes de Habib Bourguiba et Zine el-Abidine Ben Ali jusqu’aux dérives post-révolutionnaires. Son œuvre, marquée par une lucidité sans concession, a durablement façonné le paysage littéraire tunisien et arabe. Son premier recueil, L’Hymne des six jours (1984), fut d’ailleurs censuré en raison de sa portée critique.

Le vendredi 10 avril 2025 à Paris, sa voix résonnera à nouveau à l’occasion d’une soirée exceptionnelle de lecture poétique, placée sous le signe de la mémoire, du partage et de la transmission.

 

© Crédits photos : Portrait photographique du poète Mohamed Sghaier Ouled Ahmed.

 

Un lieu, une rencontre, une mémoire vivante

 

Accueilli par la librairie Maktabat Berfin, au cœur du 18ᵉ arrondissement, cet événement s’inscrit dans un lieu devenu incontournable du paysage culturel parisien. Plus qu’une librairie, cet espace indépendant est un véritable carrefour de rencontres, dédié aux littératures arabes contemporaines et patrimoniales.

À l’initiative de cette soirée, Moez Awled Ahmed — metteur en scène, traducteur et neveu du poète — poursuit un geste à la fois intime et universel : faire vivre l’œuvre de son oncle au-delà des frontières, dans un espace d’échange où les voix, les langues et les sensibilités se rencontrent.

 

Une poésie portée par les voix et les corps

 

Organisée en collaboration avec l’association Maouzoun, cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la poésie arabe orale. Le public est invité à participer activement : lire, écouter, partager.

Les lectures seront assurées par Qutaiba Jameel, Marwan AlDori et Hiba Merhi, dans un esprit de circulation vivante de la parole poétique.

La soirée sera accompagnée par le musicien Majdi Zouari, dont la présence viendra souligner la musicalité des textes et offrir une immersion sensible.

 

 

Informations pratiques

 

Date & horaires : Vendredi 10 avril 2025,  19h

Lieu : Maktabat Berfin

Adresse : 58 rue du Ruisseau, 75018 Paris

Entrée : Libre sur inscription (places limitées)

Lectures poétiques : Moez Awled Ahmed, Qutaiba Jameel, Marwan AlDori et Hiba Merhi

Accompagnement musical : Majdi Zouari

Hommage pensé et réalisé par : Moez Awled Ahmed (metteur en scène, traducteur et neveu du poète)

Soirée organisée en collaboration avec : l’association Maouzoun

 

Une nuit pour dire, se souvenir et faire vivre la poésie.

 

© Hanen Marouani

—————​​​​​

Pour citer ce texte engagé, illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & images fournies), « Paris célèbre la poésie vivante : hommage à Mohamed Sghaier Ouled Ahmed », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 7 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/hm-hommage

 

 

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Dernière modification de la page réalisée à la demande de la rédactrice : le 8 avril 2026

 

 

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7 avril 2026 2 07 /04 /avril /2026 17:55

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Veilleurs de l'indicible

 

 

 

 


 

Prose poétique féministe par

 

Armelle Dupiat-Aellen

 

Auteur-poète

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’œuvre engagée de Massoumeh Raouf & « Ô mères d'Iran. Mère Ebrahimpour et les pionnièrs de la liberté ».

​​​

 

Prose poétique pour soutenir la cause Iranienne et notamment Massoumeh Raouf & son combat.

 

 

 

 

Face aux exécutions qui persistent dans les geôles iraniennes, mes mots restent suspendus, plaqués à ma plume comme des oiseaux blessés. Ils hésitent. Ils tremblent. Ils se taisent presque. Comment nommer l’injustice lorsqu’elle se répète avec la régularité d’un mécanisme froid, implacable ? Dites-moi. Alors mes mots n’accusent plus, ils veillent. Ils se tiennent debout au bord de l’indicible, atterrés mais vivants, refusant que le silence devienne complice. Et dans leur fragilité même, ils murmurent encore : tant qu’un mot demeure, l’oubli ne triomphe pas.

 

© Armelle Aellen Dupiat

 

—————​​​​​

Pour citer ce poème en prose humaniste, engagé, féministe, inédit & illustrée féministement

 

Armelle Dupiat-Aellen (ou Armelle Aellen), « Veilleurs de l'indicible », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 7 avril 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/megalesia26/2026noii/aa-veilleurs

 

 

 

 

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22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 12:10

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Une paire de menottes

 

 

 

 


 

Poème engagé & féministe par

 

Armenida Qyqja

Auteure albano-canadienne,

sa poésie explore souvent l'amour, l'identité, l'exil et la guerre

Site officiel : www.armenida-qyqja.com

 

 

Crédit photo : Zoé-Laure de Chatillon, (née Delaune, 1826–1908), « L’Esclave », allégorie politique, historique & féminine de l’annexion de l’Alsace-Lorraine. Peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de l'image libre de droits diffusée sur un réseau social.

 

 

 

La première fois, ils l'ont tuée

Quand ils lui ont mis le tablier et lui ont fait apprendre

La soumission au sexe supérieur,

« Tu es fille », lui ont-ils dit…

Puis ils l'ont tuée quand ils ont vu

les marques sur son visage et ses bras meurtris,

Ils l'ont tuée avec des jugements, des préjugés,

Devait-elle rester ? S'enfuir ? « Femme divorcée ! »

Finalement, il la tuée

Une fois pour toutes,

La mère de ses enfants,

Avec une balle, un couteau, des cordes,

Avec tout ce qu’il eut à sa portée…

D'autres continuent de la tuer même enterrée sans avoir pitié,

« C’est elle a elle-même qui acherché la mort, pourquoi l’a-t-elle pardonné ! »

(Avril 2024)

 

Poème choisi pour le recueil sur le thème de la liberté du festival Le Printemps des poètes 2026

***​​​​​​

  

Pour citer ce poème engagé & féministe, inédit & illustré

 

Armenida Qyqja, « Une paire de menottes », peinture par Zoé-Laure de Chatillon, (1826-1908), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 22 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/aq-pairedemenottes

 

 

 

 

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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 13:54

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Rencontre avec la poète serbe Nina Živančević

 

 

 

 

 

Propos recueillis & image fournie par

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la poète serbe Nina Živančević.


Biographie de l’invitée

 

Poète d’origine serbe, Nina Živančević a publié une vingtaine de recueils de poésie, pour la plupart dans sa langue maternelle, mais aussi en anglais. Sa poésie à forte teneur humaniste, traduite en français, est un apport substantiel à la langue de Molière. Elle a enseigné la littérature et le film d’avant-garde à la Sorbonne et en ce moment elle fait partie du conseil théorique à la maison d’Éditions Erratum Press. Nous avons eu l’heur de l’interviewer.

 

 

Entrevue 

 

Maggy De Coster : En tant qu’universitaire, vous avez un parcours très riche. Que pouvez-vous nous en dire ?

 

Nina Živančević : Ça dépend du champ d’intérêt  de l’interrogateur. Je me suis intéressée depuis toujours aux soi-disant « avant-gardes » : les avant-gardes historiques et ceux de notre époque donc nos avant-gardes contemporains. Mais comme j’ai travaillé à New York pendant 20 ans, mon cœur est resté toujours proche de l’Expressionnisme et du Néo-expressionnisme. Quand je pense aux équivalents en France et plutôt en poésie, l’expressionnisme correspond au travail de René Schickele.

 

 

MDC : Comment êtes-vous venue à la poésie et comment la vivez-vous ?

 

NZ : Je crains que mes réponses soient toutes liées à mon amour pour ledit Expressionnisme. J’ai eu un penchant pour une poésie d’expression forte quand j’étais jeune fille et cet éveil, je le dois à mon père, Vladimir Živančević, qui fut un des derniers surréalistes.

 

 

MDC : Personne n’a la science infuse, dit-on. Alors en tant que poète cosmopolite, quels sont les poètes qui vous ont le plus influencée ?

 

NZ : En effet, il y  a un très grand nombre de poètes qui ont laissé leurs traces sur ma poésie. Cela dit, je suis très consciente de l’héritage poétique d’Ovide, de Propertius de la Rome antique ; de Villon, de Dante, de Shakespeare et de John Donne pour les époques suivantes. Au sujet des poètes d'expression allemande, citons Goethe, Hölderlin et Celan. Ensuite il y a tous les poètes modernes et postmodernes d’expression slave, surtout les poétesses comme Marina Tsvetaïeva, Anna Akhmatova et Zinaïda Hippius et aussi de nombreux  poètes dits « de bibliothèque Orientale », notamment les poètes persans comme Rûmî, Hafiz et Kabir que j’ai tenté de transposer en serbe, ma langue maternelle.


 

MDC : Parmi les poètes surréalistes, lesquels vous ont le plus marquée ?

 

NZ : C'est une bonne question ! Les poètes surréalistes que j'admire ne sont pas nécessairement ceux qui ont profondément marqué ma poésie ; disons que j'admire René Char et Robert Desnos, mais on peut retrouver dans ma prose des influences cachées de Gherasim Luca, d’Alain Jouffroy et de Nanos Valaoritis, je ne sais pas, je les aime tous, car ils parlent de mon inconscient.

 

 

MDC : Quel rôle la poésie peut-elle jouer en temps de guerre ?

 

NZ : Elle peut jouer un rôle énorme.  La poésie parle toujours de l'espoir, de la lutte contre la tyrannie, de la liberté du corps et de l'âme et elle est le dernier hébergement de l'humanité à l’ère de l'oppression technologique.

 

 

MDC : Selon Dostoïevski dans l’Idiot «  la beauté sauvera le monde » ; la beauté de poésie peut-elle sauver le monde ?

 

N Z : Absolument ! C'est peut-être son rôle principal, et dans son rôle de sauveur du monde 'immonde', la beauté  provient  seulement de nos mots et de la littérature, et elle héberge toutes les facettes des  arts vivants. 

 

 

© Propos recueillis par Maggy De Coster

 

***​​​​​​

  

Pour citer cet entretien poétique, pacifique, engagé, illustré & inédit

 

Maggy De Coster, « Rencontre avec la poète serbe Nina Živančević »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 18 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/mdc-ninazivancevic

 

 

 

 

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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 13:17

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Florilège 

 

 

 

 

 

 

 

À contre-courant

 

 

 

 

 

Metapoème par

 

Germain Droogenbroodt

 

Traduction française de

 

Elisabeth Gerlache 



 

 

© Crédit photo : Peinture de Rauf Janlbekov, «Azerbaïdjan », image fournie par le poète de « Poésie sans Frontières ».

 

 

 

 

La poésie
cherche à contre-courant
son chemin

elle ne peut rien changer à l'homme
dont l'avenir est incertain et lointain

mais peut parfois
pour qui risque de se noyer dans ce courant
être une bouée de sauvetage

 

 

© Germain Droogenbroodt, extrait du recueil « Équilibre fragile », traduit en français par Elisabeth Gerlache. Le poème ci-haut a déjà paru dans « Poésie sans Frontières » * et est repoduit ici accompagné par son illustration avec l’aimable autorisation des personnes physiques et morales concernées.
 

 

* Paraît deux fois par mois et publie des poèmes du monde entier dans plus de 40 langues.

***

Pour citer ce métapoème gnomique, traduit , illustré & inédit

 

Germain Droogenbroodt, « À contre-courant », traduction française par Elisabeth Gerlache, peinture par Rauf Janlbekov, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 18 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noi/gd-acontrecourant

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

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